Les Armes de René d'Anjou
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Né en 1409 à Angers, René d'Anjou, titré comte de Guise, fils cadet du duc Louis II d'Anjou et héritier adoptif de son oncle maternel, Louis, cardinal et duc de Bar, écartelait les armes d'Anjou (d'azur fleurdelisé d'or à la bordure de gueules) et de Bar (d'azur à deux bars adossés d'or, le champ semé de croisettes recroisettées au pied fiché d'or). |
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Après son mariage, le 24 octobre 1420, avec Isabelle, fille du duc Charles de Lorraine, il pose sur le tout un écusson de Lorraine (d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent). Ce sont les armes qu'il porte en tant que duc de Bar (1423) et de Lorraine (1431). |
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En 1434, à la mort de son frère aîné Louis III d'Anjou (mort en Calabre lors de ses luttes incessantes pour recouvrer la succession des rois angevins de Naples, de Sicile et de Hongrie descendants de Charles d'Anjou, frère de Saint Louis), il reçoit le duché d'Anjou, le comté de Provence et les droits chimériques sur la Hongrie, Naples, la Sicile, ainsi que sur le royaume de Jérusalem "acheté" en 1277 par Charles d'Anjou. Par défi, il place en chef les armes de ses royaumes virtuels de Hongrie, de Naples-Sicile et de Jérusalem avant celles de ses possessions réelles d'Anjou, Bar et Lorraine. |
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A la mort de son épouse Isabelle de Lorraine, en 1453, il abandonne les armes du duché de Lorraine qu'il avait perdu après sa défaite et sa capture à Bulgnéville (2 juillet 1431) devant les troupes de son rival, le comte de Vaudémont, cousin germain d'Isabelle, appuyé par le duc de Bourgogne. |
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Enfin, en 1466, il peut coiffer une couronne royale, celle d'Aragon et Majorque qui lui est donnée, en tant que fils de Yolande d'Aragon, fille du roi Jean Ier († 1395), par une partie de la noblesse aragonaise révoltée contre le roi nominal, Jean II († 1479). Il place en abîme les armes d'Aragon : d'or à quatre pals de gueules. René d'Anjou, le "bon roi René", meurt à Aix-en-Provence le 10 juillet 1480. |