|
Armoiries de John
Stuart of Darnley, |
Les
Ecossais au siège d'Orléans Blair - Carmichael (Kirkmichael) - Chamber - Crichton - Douglas - Galois - Hamilton - Houston - Kennedy - Lennox - Melvill - Norwill - Ogilvy - Stuart - Wishart |
L’amitié entre la France et l’Ecosse est une vieille histoire, une vieille alliance ou en anglais "old alliance" que l’on continue de nos jours d’écrire "Auld Alliance". Cette amitié s’était forgée en raison de la même lutte contre les Anglais, quoique d’origines différentes.
Il semble bien que ce soit Charles V qui fut le premier roi de France à faire entrer des Ecossais dans sa garde. Mais c’est surtout avec Charles VII que l’alliance fut mise à profit et que furent créés les premiers éléments des gardes écossais qui se maintiendront par tradition dans la Maison du Roi jusqu’au XVIIIe siècle et même sous la Restauration.
En 1422, Charles VII créa, avec uniquement des hommes d’armes écossais à qui il faisait entière confiance, une compagnie des "Cent hommes d’armes pour la garde du roy" ou "Cent lances de la garde" qui donneront naissance à la compagnie écossaise de la "Gendarmerie de France" qui chargera notamment à Fontenoy en 1745. La garde personnelle rapprochée de Charles VII était confiée à vingt-cinq archers dits "Archers du corps" qui deviendront les vingt-quatre gardes de la manche et le Premier homme d’armes de France et qui se perpétueront jusqu’à la chute de la monarchie.
Dès le début du siège, en octobre 1428, Orléans abritait un fort contingent écossais appointé par le roi, puisque les comptes du trésorier des guerres, maître Raguier, prouvent la présence de compagnies commandées par trois chevaliers du pays d’Ecosse : William Hamilton, Thomas Houston, John Wischard alias Oulchart, et cinq écuyers : Thomas Blair, Henry Galois, Edward Lennox, David Melvill et Alexander Norwill.
Le 8 février 1429, arrivent d’importants renforts conduits par Guillaume d’Albret, avec un fort contingent de 1 000 Ecossais commandés par les frères Jean et Guillaume Stuart. Hélas, peu de jours après, c’est le désastre de Rouvray-Saint-Denis, dans la plaine de Beauce.
Le 9 février 1429, on apprend l’approche d’un convoi de ravitaillement anglais envoyé de Paris vers Orléans, sous la protection de John Falstolf. Charles de Bourbon, comte de Clermont, qui commande des troupes dans la région, est prévenu par des envoyés de la garnison d'Orléans. Il est décidé que l’ensemble des troupes françaises doit se rejoindre pour intercepter le convoi. Imbu de son titre princier, Charles de Bourbon demande aux capitaines français sortis d’Orléans de ne pas passer à l’action sans lui. Le bâtard d’Orléans, Xaintrailles et La Hire, mais surtout Jean Stuart, impatients d’en découdre, ne l’attendent pas et se ruent sur les "Godons". Derrière des fortifications improvisées à l'aide des chariots et barils remplis de poissons, les archers anglais attendent l’ennemi. Charles de Bourbon fait retraite, endossant ainsi la responsabilité de l’échec lamentable de cette bataille. Encore une fois, l’attaque impétueuse de la chevalerie coûtera cher à l’armée franco-écossaise. A l’issue de cette funeste journée, au milieu des poissons jonchaient le champ de bataille, l’armée française laissait sur le terrain les corps de deux cent cinquante combattants dont les frères Stuart. Le 12 février 1429 resta dans l’histoire sous le nom de "journée des harengs".
Néanmoins, la renommée des archers écossais est telle qu’ils furent chargés de la protection du convoi de ravitaillement qui devait être conduit de Blois à Orléans avec Jeanne d'Arc, sous le commandement de Patrick Ogilvy of Auchterhouse, vicomte d’Angus, portant le titre de connétable de l’armée écossaise en France.
Les notices ci-dessous sont sans doute encore insuffisantes,
voire erronées sur certains points.
Nous espérons notamment que des internautes écossais ou d'origine écossaises
pourront nous apporter des compléments d'informations qui seront plus que
jamais les bienvenus
sur notre e-mail : colrat-jc@wanadoo.fr






