Histoire des Neuf Preux
Le roi Arthur au XVIIIe siècle
France, début du XVIIIe siècle .Papier, 312 f. (2 col.), 330 x 225 mm .Provenance : bibliothèque du duc de La Vallière
BnF, Manuscrits, français 12598 (f. 219)
Ce manuscrit du XVIIIe siècle, sur papier, reproduit très probablement un modèle du XVe siècle. Il témoigne de ce fait d'un intérêt renouvelé, à l'époque des Lumières, pour les manuscrits médiévaux - et sans doute pour les coutumes chevaleresques, à un moment où l'aristocratie remet au goût du jour ses principes féodaux.
À chacun des Neuf Preux est consacré un chapitre, qui s'ouvre sur une peinture en pleine page le représentant. La section arthurienne occupe les folios 219-231. Alors que les autres sections semblent dériver principalement de la Chronique de Baudouin d'Avesnes, le texte de la partie arthurienne combine plusieurs sources : Geoffroy de Monmouth, le Roman de Brut de Wace, le Lancelot-Graal. Il parvient à rendre cohérentes des données parfois contradictoires, en les simplifiant et en supprimant tout ce qui évoque le surnaturel ou la prédestination. Renouvelant l'approche des récits arthuriens traditionnels, qui décrivent le règne d'Arthur comme un temps clos, il inscrit ainsi Arthur dans une continuité historique qui, s'étendant de l'Ancien Testament à Godefroy de Bouillon, ne commence ni ne s'achève avec lui.
À chacun des Neuf Preux est consacré un chapitre, qui s'ouvre sur une peinture en pleine page le représentant. La section arthurienne occupe les folios 219-231. Alors que les autres sections semblent dériver principalement de la Chronique de Baudouin d'Avesnes, le texte de la partie arthurienne combine plusieurs sources : Geoffroy de Monmouth, le Roman de Brut de Wace, le Lancelot-Graal. Il parvient à rendre cohérentes des données parfois contradictoires, en les simplifiant et en supprimant tout ce qui évoque le surnaturel ou la prédestination. Renouvelant l'approche des récits arthuriens traditionnels, qui décrivent le règne d'Arthur comme un temps clos, il inscrit ainsi Arthur dans une continuité historique qui, s'étendant de l'Ancien Testament à Godefroy de Bouillon, ne commence ni ne s'achève avec lui.
