Cycle du Lancelot-Graal : III. Roman de Lancelot
Lancelot prisonnier de la fée Morgane dont il dédaigne l'amour
Manuscrit en quatre volumes réalisés pour Jacques d'Armagnac, duc de Nemours.
Atelier d'Evrard d'Espinques. Centre de la France (Ahun), vers 1475.
Atelier d'Evrard d'Espinques. Centre de la France (Ahun), vers 1475.
BnF, Manuscrits, Français 114 fol. 341v
Après avoir triomphé des épreuves du Val sans Retour, Lancelot rencontre Morgane qui s'afflige de la fin des sortilèges, car les dames et demoiselles du Val perdent leurs amants. Tout à son amour absolu pour Guenièvre, Lancelot résiste aux avances de Morgane qui, furieuse, décide de l'emprisonner. En échange de sa liberté, elle exige l'anneau qu'il porte au doigt. Mais il s'y refuse obstinément car c'est un gage d'amour de la reine. Lancelot menace de se laisser mourir de faim s'il ne part pas à l'assaut de la Douloureuse Tour pour délivrer son ami Gauvain. Morgane y consent contre la promesse qu'ensuite il revienne dans sa prison.
Dans une enceinte fortifiée, Morgane rend visite à Lancelot qu'elle a emprisonné et parle avec lui à travers les barreaux de sa prison. Elle tente de négocier les conditions de libération de son prisonnier. Levant l'index gauche, en signe d'avertissement et de mise en garde, Morgane promet de respecter sa parole "comme une loyale chrétienne" et pour conclure le pacte, tape de sa main droite celle que Lancelot lui tend entre les barreaux. Toute en demies teintes, entre gris, bleu, mauve et brun, la peinture s'allie à l'atmosphère de l'épreuve infligée au héros du roman. Les couleurs ternes et sombres mettent en valeur la pâleur des carnations c'est en effet dans le jeu des mains et l'expression des visages que se concentre l'action.
Dans une enceinte fortifiée, Morgane rend visite à Lancelot qu'elle a emprisonné et parle avec lui à travers les barreaux de sa prison. Elle tente de négocier les conditions de libération de son prisonnier. Levant l'index gauche, en signe d'avertissement et de mise en garde, Morgane promet de respecter sa parole "comme une loyale chrétienne" et pour conclure le pacte, tape de sa main droite celle que Lancelot lui tend entre les barreaux. Toute en demies teintes, entre gris, bleu, mauve et brun, la peinture s'allie à l'atmosphère de l'épreuve infligée au héros du roman. Les couleurs ternes et sombres mettent en valeur la pâleur des carnations c'est en effet dans le jeu des mains et l'expression des visages que se concentre l'action.
