Le Chevalier au Lion
Le chevalier Calogrenant verse l'eau sur le perron de la fontaine merveilleuse et déclenche la tempête ; il se retourne pour affronter le gardien, Esclados le Roux, sorti précipitamment de son château.
Chrétien de Troyes (ca. 1135-ca. 1185), Yvain ou Le Chevalier au Lion
Roman écrit entre 1177 et 1181
Manuscrit copié dans le Nord de la France, vers 1325
Vélin, 118 folios (25,5 x 19 cm)
Roman écrit entre 1177 et 1181
Manuscrit copié dans le Nord de la France, vers 1325
Vélin, 118 folios (25,5 x 19 cm)
BnF, Manuscrits, Français 1433 fol. 65
Pour la fête de Pentecôte, les chevaliers se retrouvent à la cour du roi Arthur. L'un d'eux, le chevalier Calogrenant, raconte une aventure qui n'a point tourné à sa gloire. Alors qu'il chevauchait en forêt de Brocéliande, un horrible bouvier lui indique le chemin d'une fontaine merveilleuse : si l'on verse de l'eau sur son perron, le ciel se couvre et se déchainent alors la foudre, le tonnerre, la grêle et le vent. Calogrenant s'y rend ; il verse l'eau et déclenche un effroyable orage. Quand enfin le ciel se calme, apparaît un chevalier, qui fonce sur lui et l'abat, le laissant à terre, humilié et vaincu.
Pour illustrer cette aventure située explicitement au-delà du réel, le peintre a composé un véritable tableau fantastique où le personnage central est dédoublé : muni du bassin d'or qui pend à l'arbre couvert d'oiseaux, le chevalier, lancé au galop, verse l'eau sur le perron de la fontaine qui coule au-dessous. Calogrenant se retourne aussitôt pour en affronter le gardien, Esclados le Roux, qui sort de son château apparu soudain d'un Autre Monde. Ce dédoublement du personnage, procédé très répandu chez les illustrateurs du Moyen Âge, permet au peintre d'évoquer la quasi-simultanéité du défi de Calogrenant et de la réaction du gardien de la fontaine. Le dédoublement du héros crée un lien très fort entre les scènes juxtaposées, dans un effet de mouvement quasi-cinématographique.
Pour illustrer cette aventure située explicitement au-delà du réel, le peintre a composé un véritable tableau fantastique où le personnage central est dédoublé : muni du bassin d'or qui pend à l'arbre couvert d'oiseaux, le chevalier, lancé au galop, verse l'eau sur le perron de la fontaine qui coule au-dessous. Calogrenant se retourne aussitôt pour en affronter le gardien, Esclados le Roux, qui sort de son château apparu soudain d'un Autre Monde. Ce dédoublement du personnage, procédé très répandu chez les illustrateurs du Moyen Âge, permet au peintre d'évoquer la quasi-simultanéité du défi de Calogrenant et de la réaction du gardien de la fontaine. Le dédoublement du héros crée un lien très fort entre les scènes juxtaposées, dans un effet de mouvement quasi-cinématographique.
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