Le baptême dans la mort de Jésus-Christ
Pour déterminer ce qu’est «le
baptême dans la mort» de Jésus-Christ, il est nécessaire de se rappeler ce que
signifie l’expression baptiser ainsi qu’un événement relatif à son baptême.
Dans la Bible, "baptiser" est synonyme d’"immerger". Le mot
baptême (grec baptisma) désigne l’acte d’immersion, qui comprend une
submersion et une émersion; il dérive du verbe baptô, qui signifie
"tremper" (Jn 13:26 voir également Romains 6:3,4 ainsi que Exode
12:22 et Lévitique 4:6). Ainsi, quand quelqu’un est immergé dans l’eau, il est
momentanément "enterré" hors de vue, puis relevé.
Concernant le baptême de Jésus, l’apôtre Paul en fait un résumé en Hébreux
10:5-10 (voir aussi Colossiens 2:14). Jésus est décrit en train de prier Dieu
reprenant le Psaume 40 verset 6. Jésus était déjà voué à son Créateur bien
aimé; comprenant ce qu’était la volonté de Dieu à son égard il s’avance donc en
eau profonde au milieu du Jourdain, puis s’approche de Jean le Baptiseur tout
en priant à haute voix. Après le dialogue avec Jean (Mat 3:15), il est pris par
celui-ci, est immergé disparaissant totalement sous l’eau puis émergé. Jésus va
faire une relation entre son baptême et la volonté de son Dieu et Père.
Le ministère terrestre de Jésus a débuté par son baptême et s’est achevé avec
son ascension. Au moment où il fut baptisé dans le Jourdain, Jésus savait qu’il
s’engageait dans un sacrifice. Il savait que son "corps préparé"
devait être mis à mort, qu’il lui faudrait mourir innocent, offrant un sacrifice
humain parfait ayant valeur de rançon pour l’humanité (Mt 20:28).
Durant son ministère Jésus-Christ a continuellement adressé des prières à son
Créateur. C’est pourquoi son ministère était comparable à l’encens régulier
offert à Yahwah (
) par les prêtres qui officiaient dans le temple. Par conséquent
la prière qui a précédé son baptême est comparable à son ministère (Ephésiens
5:2, Psaume 141:2). Mais Jésus a fait plus que prier, il a accomplit la volonté
de Dieu. Jésus comprenait qu’il devait être plongé dans la mort, mais qu’il en
serait relevé le troisième jour (Mt 16:21). Il compara donc ce qui allait lui
arriver à un baptême dans la mort (Lc 12:50). Il expliqua à ses disciples qu’il
était déjà en train d’être baptisé de ce baptême durant son ministère (Mc 10:38,
39).
Toute l’activité de Jésus, depuis son baptême jusqu’à sa mort puis sa
résurrection, constituait également le fait de boire la coupe que Dieu avait
préparée pour lui, c’est à dire de partager la volonté ou l’action de Yahwah (
) en faveur de la
sanctification de Son Nom (
) et la rédemption de l’humanité (Mat 6:9; Marc 10:38-40; Rm
6:3-5; Ph 3:10,11).
Note: si Jésus prie dans le jardin de Gethsémané pour que son Père céleste
écarte de lui la coupe ce n’est pas par refus de faire sa volonté ou par
défaillance, mais parce que cette coupe comprenait le fait que Jésus subirait
l’accusation de « blasphémateur » c’est à dire qu'il serait comparable
au diable, qui le premier a proféré des paroles injurieuses et
irrespectueuses contre Dieu et contre les choses sacrées. Ce qui était pour la
première créature de Dieu, toujours fidèle et juste, quelque chose de très
lourd à porter. Pouvait-il être dispensé de cette image calomnieuse?
Pour résumer : lorsque Jésus a parlé d'un baptême dans la mort dont il devait
être baptisé, c’était l’immersion de Jésus dans sa mort. Son baptême a été
précédé de la prière, ce qui y correspond c’est son ministère. Après le baptême
il y a l’émersion ce qui se rapporte à sa résurrection.