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Dieu est unique.
Pour
tous les croyants monothéistes, tout ce qui vit, que ce soit au
ciel ou sur la terre, doit son existence au CRÉATEUR.
En effet, le DIEU TOUT PUISSANT habite une lumière inaccessible et aucun humain
ne peut le voir et rester en vie, selon ce que nous rapporte Moïse dans la
Thora (Exode 33:20). En tant que DIEU et CRÉATEUR, il est le MAÎTRE. Lui seul a créé,
crée et créera toutes choses. Il n'y a pas d'autre unité qui soit semblable à
la sienne comme le souligne fort bien Isaïe 40:25 :
"Mais à qui pourrez-vous m'assimiler, pour que j'en sois l'égal? dit LE SAINT".
Puisqu'il en est ainsi de Dieu, pourquoi les croyants qui sont chrétiens
disent-ils que Jésus serait "fils" de Dieu? Comment une telle chose
est-elle possible? diront des croyants musulmans. En effet, le Coran déclare :
Un seul Dieu: "Dis Dieu est un. C'est le Dieu éternel. Il n'a point enfanté,
et n'a point été
enfanté. Il n'a point d'égal." (Sr 112, v. 1 à 4). Ainsi, lorsqu'ils
entendent cette expression "Jésus fils de Dieu", beaucoup sont pris
de sentiments de répulsion très forts.
Comme cela a été souligné, tout ce qui vit est venu à l'existence par le
moyen de Dieu. Jésus ne fait pas exception, comme le confirment les
déclarations du Livre inspiré. En ce qui concerne son existence préhumaine, il est appelé "le
premier-né de toute création" (Colossiens 1:15), "le commencement de
la création de Dieu" (Révélation 3:14, comparez avec proverbes 8:22). Cependant,
il est vrai que vers le 3ème puis le 4ème siècle de notre ère, certains ont
élevé Jésus
à un rang que les premiers chrétiens (ceux du 1er et 2ème siècle) n'avaient
pas connu, et du même coup ils ont fait disparaître le rôle essentiel de
Jésus et la raison principale de sa venue.
Ainsi, l'identité réelle du "Messie" s'est estompée avec le
développement de l'apostasie.
Alors,
pourquoi disent-ils Jésus "Fils de Dieu" ?
Avant d'entrer dans le vif du sujet, revoyons quelque chose que nous utiliserons
comme
exemple. Lorsque vous regardez la photo ci-dessus, qui est une photo d'une
portion d'un très ancien Coran qui se trouve au musée de Jérusalem, vous
constaterez que les lettres n'ont pas de point.
Or, en langue arabe, une consonne sans le point peut avoir plusieurs sens.
Par exemple: la consonne, avec les points diacritiques, peut signifier les consonnes: b, n, t, s, y
et tous les savants
musulmans s'accordent pour dire qu'il y a plusieurs lectures
possibles du Coran. Ainsi, toutes les personnes qui le souhaitent
lisent le Coran selon la version dite "officielle",
reconnaissant humblement les explications fournies par leurs
enseignants. D'ailleurs, à la fin des études de l'élève, le
maître octroie un diplôme, qui mentionne toute la chaîne de ses
maîtres, attestant la correction de la récitation.
Note : ceci ne se rencontre pas en hébreu, car les points diacritiques
sont utilisés pour les sons voyelles. En conséquence, le sens fondamental
d'un mot, exprimé par les consonnes, ne change pas.
Si quelqu'un venait à déformer la version officielle du Coran, un homme sincère
n'éprouverait-il pas une profonde déception ? Aussi soyez sans crainte, le texte
ne sera pas déformé ni mal utilisé. L'exemple a été pris pour dire que malgré
la dévotion que des croyants peuvent accorder à un livre, au sein d'une même
communauté religieuse, d'autres peuvent en utiliser des parties hors du contexte.
Ce qui est une des raisons pour lesquelles l'Islam est divisé.
Il en a été de même pour le christianisme, tout particulièrement un peu plus
de deux cents ans après le sacerdoce de Christ. Étant l'objet d'oppression de
toutes parts, des chrétiens de cette époque ont accepté que des lettres et des
rouleaux autres que les écrits inspirés, en provenance d'autres congrégations,
soient lus pendant les réunions
chrétiennes. Le malheur est que certains de ces rouleaux sont franchement opposés
au Saint Livre et certaines congrégations de l'époque sont allées jusqu'à accepter l'immoralité,
le
spiritisme, et d'autres choses encore. Tout comme certains qui tordent le sens d'un
livre en prenant des portions hors contexte, de même en voulant élever la personne
du Christ, quelques-uns ont commis le sacrilège de placer Jésus à une place qui
ne lui revenait pas.
Mais
en ce qui concerne le mot "fils", que signifie t-il?
En langue arabe, très proche de l'hébreu, le mot fils "ibn" vient du
verbe "bana" qui se traduit par: bâtir, construire. On dit d'ailleurs
dans le langage courant d'un maçon qu'il est un banaï (un bâtisseur, façonneur),
terme où l'on retrouve la racine.
D'ailleurs, beaucoup connaissent très bien cette expression,
"fils du bled" ou "fils de la nation", ce qui ne signifie pas
pour autant que le village ou la nation les ont enfantés. Ainsi un homme ou une
femme peut être fils de quelque chose sans avoir été engendré. Cette expression
signifie simplement qu'il ou elle appartient au village ou au pays. Ils sont simplement
un pur produit du pays. De même, quelqu'un peut devenir fils ou fille de quelqu'un
s'il ou elle est adopté(e).
A partir de l'inexistant Dieu peut donner la vie.
Ainsi, dans une image à la fois poétique et symbolique, le Créateur est décrit
comme "LE POTIER" (par allusion au fait qu'Adam fut tiré de la poussière
du sol et façonné).Voici ce que texte d'Isaïe déclare: "Et maintenant, ô
Yahwah (heb: Yehwah), tu es notre Père. Nous sommes l'argile, et tu es notre Potier;
nous sommes tous l'œuvre de ta main. Ne t'indigne pas, ô Yahwah, jusqu'à l'extrême,
et ne te souviens pas pour toujours de notre
faute. Oh! regarde, s'il te plaît : nous sommes tous ton peuple!" (Isaïe 64:8-9).
Note :
Yahwah
est la transcription phonétique en langue arabe du "NOM" connu par Noé, Abraham, Moïse,
Jésus et bien d'autres. Au 1er
siècle, les scribes ont décrété que ce Nom ne devait plus être
prononcé, car les chrétiens en faisaient couramment usage.
Ainsi en tant que POTIER (celui qui façonne, qui crée), le DIEU TOUT PUISSANT
est le Père d'une nation. La nation d'Israël, le peuple de Dieu, en venant à
l'existence (remarquez qu'il s'agit d'une nation et qu'il n'y a pas de relations charnelles)
devient ibn, c'est-à-dire
fils. Il est donc compréhensible que Jésus (Michel), la première création du
DIEU GLORIEUX qui fut également façonnée, devienne son fils, tout comme Adam
ou les anges.
Que la description des Saintes Écritures soit spirituelle, et non
charnelle, pour ce qui est de l'expression fils en ce qui concerne Jésus, cela
est clairement spécifié dans l'évangile de Luc au chapitre 3, verset 21. Il y
est expliqué que celui-ci fut engendré en tant que tel à l'âge de 30 ans,
par l'onction de l'esprit
saint, recevant par là une nouvelle naissance.
En conséquence, il est bien de veiller à ne rien sortir du contexte, pour ne pas
sous-entendre ou faire dire au Livre Sacré ce qu'il ne dit pas, et ne pas mettre
les Saintes Écritures au même niveau que l'homme
charnel, ce qui constituerait un acte d'irrévérence à l'égard du DIEU ÉTERNEL.
Note : Rappelons ici, que les premières créatures de Dieu furent célestes.
Jésus est le nom du messie sur la terre, mais avant que Dieu ne transfère sa vie
du ciel dans le sein de Marie, son nom dans le ciel était
Michel. Nous verrons également qu'il portait le nom de "La
Parole".
Étude et commentaires du Livre Sacré
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