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La
révocation de l'Edit de Nantes :
Protestants entre Terres et mer
En
dépit des conversions, ces mesures d'autorité
entraînent une émigration massive. Demuin, Intendant de Rochefort est
révoqué, et des instructions sont données pour que les populations côtières
fassent l'objet de moins de violences. De nouvelles interdictions
sont publiées. Elles restreignent plus encore leur liberté, et les privent de
l'exercice de leurs métiers.
La Révocation de l'Édit
de Nantes vient parachever l'entreprise de destruction du Protestantisme.
Le 15 octobre 1685, Louis XIV, considère que "la meilleure et la plus
grande partie" des Protestants "ont embrassé" le Catholicisme.
Il révoque l'Édit de Nantes, jugé "inutile", et signe l'Édit de
Fontainebleau.
Les Temples sont démolis, les assemblées interdites, les Protestants ne
doivent plus sortir de France "sous peine pour les hommes des galères,
et de confiscation de corps et de biens pour les femmes". "Les
enfants qui naîtront de ceux de la RPR (*) seront baptisés par les curés et
élevés dans la religion catholique". Seuls les Chefs protestants ont
obligation de quitter le Royaume.
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Agrippa
d'Aubigné
A.
d'Aubigné est né en 1552,
à Pons,
en Pays de la Haute-Saintonge Il est le grand-père de Madame de Maintenon.
Il a exprimé, par la plume et par l'épée, la colère, la souffrance et la
foi du militant
Protestant.
Son talent littéraire, critique et poétique, sera
mis au service
de ses convictions politiques et religieuses
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L'exode s'intensifie. Les Protestants
qui cherchent refuge à l'étranger sont de plus en plus nombreux.
Les évasions passent de moins en moins
inaperçues. Des mesures sont prises pour durcir la surveillance du littoral
d'Aunis et de Saintonge. Le courrier est intercepté. Les passeurs sont
arrêtés et condamnés. On recherche tous ceux qui pourraient donner asile
aux fugitifs.
Les Réformés sont envoyés aux Galères, emprisonnés, enfermés dans les
couvents ou à l'Hôpital général.
Les passagers d'une
barque trop chargée, et immobilisée en Seudre, sont arrêtés :
"On a mis tous ces pauvres gens en prison et dans les fers. Ils y
avoit vingt-cinq hommes, la plupart jeunes matelots et vingt-six femmes et
filles
avec deux enfants à la mamelle et une vieille de quatre-vingt
ans".
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Des récits font le décompte des bateaux
qui quittent, chaque jour, les villes et les villages de la
Charente-Maritime :
"La nuit précédente le 22 février 1687, il estoit parti trois
barques de Mornac, une de Chaillevette et une autre de La Tremblade. [..]
Une qu'on avoit fait sortir dés le soir de Brouage se défendit si bien
qu'elle passa et se sauva, ayant blessé quelques soldats de la chalupe
armée".
En bord de Seudre, le Pays royannais et le Pays de Marennes-Oléron se
vident de leur population.
(*)
Pour les Catholiques, la "Religion Prétendue Réformée".
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Une Frégate rochelaise
du 17ème siècle
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