1 :

Sindon : mot grec, traduit en latin par sindone, qui désigne un drap de toile pouvant avoir différents usages, drap, voile, linceul, robe, etc.

2 :  

Jean n'emploie pas le mot sindon mais othonia, lintea en latin, bandelettes et soudarion, sudarium en latin, suaire, ce qui reste sujet à controverse.
Othonia est un diminutif d'othone qui désigne une fine toile de lin.
L'ensevelissement par bandelettes était pratiqué par les juifs occasionnellement seulement, et cela vient en contradiction avec la fin du texte de Jean où il est dit : "selon que les juifs ont coutume d'ensevelir".

3 :

Mandylion : Selon une théorie encore controversée le mandylion et le suaire de Turin seraient un seul et même objet.
Les partisans de cette théorie s'appuient notamment sur les "Actes de Thaddée du VIe siècle, sur le "Codex Vossianus" du Xe siècle, le Codex Skylitzès du XIVe siècle ainsi que d'autres témoignages de l'époque. A noter l'apparition à partir du VIe siècle de l'image du "Christ Pancrator" ( visage noble, cheveux longs et barbe ) qui s'imposa dès lors dans l'iconographie du Christ.

4 :

  • Vers 1090, l'empereur byzantin Alexis Ier Comnène demande de l'aide pour la protection des reliques conservées à Constantinople dont "les linges retrouvés dans la tombe après la résurrection".

  • En 1147, le roi de France Louis VII vénère le Linceul à Constantinople dans l'église Sainte-Marie des Blachernes, avant de poursuivre sa route vers Jérusalem.

  • Le Codex Pray datant de 1150, contient des miniatures décrivant le Suaire avec de nombreux détails.

  • Entre 1151 et 1154, le moine bénédictin Nicolas Soemundarson se recueille à Constantinople devant "les bandeaux de lin, avec le soudarion et le sang du Christ".

  • En 1171, Amaury Ier, roi de Jérusalem, voit à Constantinople "le drap que l'on appelle synne où le Christ fut enveloppé".

  • En 1201, le gardien des reliques de l'église Sainte-Marie du Phare, Nicolas Mésaritès, évoque "les linges sépulcraux du Christ qui bravent la corruption parce qu'ils ont enveloppé l'ineffable mort, nu et embaumé après la passion".

  • Le 12 avril 1204, le chevalier Robert de Clary rapporte avoir vu à l'église Sainte-Marie des Blachernes "le Sydoine où Notre Sire fut enveloppé".

5 : 

Courrier du neveu de l'empereur de Constantinople Isaac II Ange, Théodore Ange au pape Innocent III, daté du 1er août 1205 :
"... le Sacré Linceul étant à Athènes."
Présence confirmée par Nicolas d'Otrante, abbé de Casole :
"...les Linges que nous avons vus plus tard de nos yeux."

6 : Déclaration de sa petite-fille, Marguerite de Charny en 1443, où elle déclare que le Suaire avait été "conquis par messire Geoffroy de Charny, feu son grand-père".

Datation au Carbone 14 :
Cette méthode de datation n'est pas une chronométrie à rebours mais une carbonométrie, c'est à dire une mesure de proportion entre le carbone 12 stable et très répandu et le carbone 14, un isotope radioactif du premier qui est fabriqué dans la haute atmosphère en faible quantité.
Tous les êtres vivants absorbent le gaz carbonique présent dans l'air et la proportion entre le C12 et le C14 est constante au sein de leurs molécules.
Lorsque l'organisme meurt, il n'y a plus d'apport de C14 et sa teneur diminue en fonction de sa période de 5 700 ans.
C'est donc en mesurant la proportion restante de C14 que l'on peut déduire par une loi mathématique simple le temps écoulé depuis la mort.

Définition 317 du Linceul de Lirey-Chambéry-Turin du Catalogue du British Museum :
Le tissu de lin, de quelque 4,25 mètres de long, porte l'image ombrée de face et de dos, d'un homme qui apparaît comme ayant été flagellé et crucifié, et est donc considéré comme ayant été le linceul mortuaire du Christ...
En 1898, la première photographie du Linceul révéla que lorsqu'elle est vue en négatif, l'image est frappante de vraisemblance et de vie.
Cette découverte et les résultats médicaux ultérieurs ont satisfait aux suggestions que le tissu pouvait être considéré comme authentique...
Le résultat du radiocarbone calibré, publié dans la revue Nature en 1989, est 1260-1390, ce qui correspond bien à la première apparition du Linceul en France...
Jusqu'à ce qu'il puisse être dûment établi comment cette frappante image vint à l'existence, le mystère restera incomplètement résolu.