Le Catholicisme


Introduction

Le Catholicisme est la religion la plus répandue dans le monde, basée sur l’enseignement de Jésus, incarnant le Christ il y a 2000 ans. Environ 930 millions de fidèles sont dénombrés, principalement en Europe, en Amérique latine et en Afrique. L’Eglise chrétienne s'est constituée puis divisée à deux grandes reprises, l'Eglise catholique restant, aujourd'hui encore, la branche la plus importante, sous l'autorité du pape, à Rome. Son objectif est toujours de faire des chrétiens. Son influence sur la pensée, sur l'éthique, sur l'art, a été et reste considérable en Europe.

Histoire

L’histoire de l’Eglise catholique est naturellement étroitement liée à celle du christianisme. Progressivement, l’Eglise chrétienne s'est organisée; Paul l'a imprégnée du zèle qu’il avait mis à combattre les premiers chrétiens, s’opposant souvent à Pierre, qui devait la bâtir. Les premiers évêques ont ensuite remplacé les apôtres.
Elle s'est divisée une première fois lors du schisme de 1054 en deux branches:

·         occidentale ou romaine,

·         orientale ou orthodoxe.

Puis une autre division fondamentale s'est opérée au 16ème siècle avec la séparation en:

·         catholiques (catholique signifiant « universel » en grec, terme utilisé en fait dès le concile de Constantinople (381), dans la "règle de foi": « Nous croyons l'Eglise une, sainte, catholique »),

·         protestants.

L’Eglise catholique a réuni en 1545, un concile à Trente, dit concile de la Contre-Réforme, en réaction à la réforme protestante, au cours duquel est née la "Réforme catholique".
Au 18ème siècle, l'Eglise a eu de gros problèmes avec:

·         la philosophie des Lumières (les philosophes opposant la raison à la foi),

·         la Révolution française (contrôle de l’Eglise de France par l'Etat, condamné par le Pape, massacres de catholiques sous la Terreur).

Le concile Vatican I a proclamé en 1864 le dogme de l'infaillibilité pontificale.
Le second concile du Vatican (1962-1965), dernier des 21 conciles, a apporté, sous l'impulsion de Jean XXIII, une touche de tolérance, d'autocritique et de modernisme. Il a reconnu la liberté religieuse et la valeur des religions non chrétiennes, en lesquelles il a admis la présence de valeurs spirituelles et morales; il a aussi condamné les persécutions antisémites.
Une minorité "intégriste" d'évêques dirigée par Mgr Lefebvre s'est opposée à ce concile et a finalement été exclue, lors du schisme de 1988 (nomination d'évêques par Mgr Lefebvre).

Organisation et structure de l’Eglise catholique

Elle est constituée par la communauté des croyants. Il a été mis en doute que Jésus ait eu l'intention de fonder une Eglise, mais ses disciples ont toujours été convaincus que cela était le souhait de Jésus, en choisissant Simon-Pierre et en lui disant : "Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise". Il plus que probable, quoi qu'il en soit, que Jésus ne souhaitait pas une organisation d'une telle envergure, tombant dans les vicissitudes de l'administration avec ses hiérarchies et ses formalismes. Le pape, qui siège au Vatican, le plus petit état du monde, enclave à l'intérieur de Rome, est le chef suprême de l’Eglise catholique. Il est assisté dans l'administration de l’Eglise par la curie (congrégations, tribunaux, secrétariats). Il nomme:

·         les cardinaux (un peu plus de 150), les plus hauts dignitaires ecclésiastiques après lui, qui forment le conseil suprême de l’Eglise, le Sacré Collège, qui se réunit notamment à la mort du pape pour élire son successeur),

·         les évêques, responsables d'un diocèse, associé à une cathédrale.

La paroisse a vocation de rassembler les catholiques habitant le même territoire. Le prêtre est responsable de sa paroisse et travaille en collaboration étroite avec des laïcs. Il est considéré comme interface entre Dieu et les hommes, ce qui est assez spécifique à la religion catholique. Les diacres (hommes ou femmes) sont des collaborateurs directs de l'évêque; ils ont une mission particulière dans l’Eglise comme l'aide aux malades, et divers services.

Les sacrements

Les sacrements sont au nombre de sept, tous liés à la mort et la résurrection du Christ, et formalisés lors du concile de Trente au 16ème siècle :
le baptême, l'eucharistie, la confirmation, le sacrement de pénitence, le mariage, l'ordre, l'extrême onction:

·         le baptême est normalement effectué dans les premiers mois de la vie de l’enfant, sur demande de ses parents. Un parrain et une marraine sont désignés à cette occasion, devant porter secours à l’enfant en cas de problème grave. Il est administré "au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit",

·         l'eucharistie, qui signifie action de grâce, remerciement, consiste à partager le pain et le vin, symbolisant la réalité de la présence du Christ, sous forme d'hostie consacrée, qui a lieu dans la deuxième partie de la Messe, la première étant consacrée à la Parole, sous forme de lecture de textes des Evangiles et de "sermon" par le prêtre qui officie.
Elle est possible à partir de la communion solennelle ou profession de foi, engagement personnel, normalement à l'âge de 12 ans, après avoir suivi pendant plusieurs années les cours de "catéchisme",

·         la confirmation de la profession de foi ou communion solennelle, souvent un an plus tard,

·         le sacrement de pénitence ou sacrement de la réconciliation, plus connu sous le nom de confession, est l'occasion pour un catholique d’avouer ses fautes (péchés) devant un prêtre qui lui donne l'absolution au nom de l’Eglise et lui attribue une pénitence (généralement un "Notre Père" ou un "Je vous salue Marie" dans le but de laver les fautes),

·         le mariage, qui unit un homme et une femme seulement après le mariage civil,

·         l'ordre, qui conduit à l'ordination des prêtres,

·         l'extrême onction, donné dans les derniers moments de la vie, normalement en pleine conscience, aux grands malades et mourants.

Autres particularités

A peu près toutes les religions du monde reconnaissent que Dieu (chacune avec son concept) est Amour (il aime l’humanité entière) et non terreur et domination, et qu'en conséquence, la morale contient l’amour des ennemis, le courage de la vérité, le désintéressement, la responsabilité de l’existence, la hiérarchie des valeurs, le combat pour la liberté, la volonté de paix entre les hommes.
Par contre, propre aux religions chrétiennes est la déclaration que Jésus est le "Fils unique de Dieu". La crucifixion de Jésus et sa résurrection sont considérées par les chrétiens comme la preuve que Jésus est celui qui a "réconcilié" l'humanité avec Dieu. La croix est ainsi devenue le symbole chrétien de l'amour de Dieu.
Spécifiquement, l’Eglise catholique se pense infaillible dans les domaines de la foi et de la morale.
Les catholiques expriment leur dévotion à la Vierge Marie par notamment les pèlerinages à Lourdes ou à Fatima et par la récitation du "rosaire". Le culte des saints se manifeste par leur fête propre un jour de l'année, et par une fête commune, le 1er novembre, jour de la Toussaint.
Dans les pays occidentaux industrialisés, le nombre des pratiquants baisse régulièrement, de même que celui des ordinations (en France, près de 70 % des Français se disent catholiques, mais en fait 10 % d'entre eux vont à la messe régulièrement, majoritairement des femmes et des personnes âgées).
Un renouveau existe cependant qui attire beaucoup de jeunes, constitué par:

·         les groupes de prière,

·         le courant du renouveau charismatique.

Parmi les personnalités les plus médiatiques en France depuis la dernière guerre, on peut citer les cardinaux Marty, Gerlier, De Courtray et Lustiger, Mgr Gaillot et l'abbé Pierre.

Les grands initiés du catholicisme

Selon les informations du Maître de Benjamin Creme, voir "La mission de Maitreya" en bibliographie.

·         Autour de Jésus, initié du 4ème degré, on trouve Pierre, Paul, Jean-Baptiste, Jean le Bien Aimé (voir Apôtres), initiés du 3 ème degré,

·         Origène, théologien et philosophe grec, 3ème siècle, initié du 4ème degré,

·         St François d'Assise, 13 ème siècle, en Italie, initié à mi-chemin entre le 3ème et le 4ème degré,

·         Ste Thérèse d'Avila et St Jean de la Croix, 16 ème siècle, en Espagne, 3ème degré.

Deux saintes avaient commencé la polarisation spirituelle:

·         Ste Catherine, martyre en Alexandrie, au 4ème siècle,

·         Ste Ursula, martyre allemande, au 4ème siècle également.

D'autres saints reconnus par l'Eglise catholique, comme Sainte Marie mère de Jésus, St Augustin, certains Apôtres comme St Marc, St Luc, St Matthieu, étaient des initiés du 2ème degré. Ste Thérèse de l'Enfant Jésus n'avait pas atteint la 2ème initiation mais avait commencé la polarisation mentale.

Quelques papes ont atteint la 2ème initiation, comme Jean XXIII.


Bibliographie

·         "Théo, encyclopédie catholique", éditions Droguet et Ardant-Fayard

·         "Le catholicisme" de Bernard Baudouin, éditions de Vecchi

·         "Le grand livre des religions du monde" sous la direction de Peter Clarke, éditions Solar

·         "le catéchisme de l'Eglise catholique", éditions Mame

·         "La Mission de Maitreya", tome III, de Benjamin Creme, éditions Partage

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