Rose+Croix


Introduction

Le terme "Rose+Croix" désigne diverses associations à caractère ésotérique, s'inspirant des textes relatifs au mystique allemand Christian Rosenkreutz.

Histoire

Les historiens pensent que le mouvement est parti dès 1604, sous l'impulsion du "cénacle de Tübingen", composé de Johann Valentin Andreae, Christoph Besold et Tobias Hess, intellectuels luthériens. A cette date, la tombe de Christian Rosenkreutz (Croix de Rose), mystique allemand mort en 1484 (après avoir séjourné à Damas, puis fondé un cloître en Allemagne), est retrouvée, contenant des formules magiques et des règles de conduite.
En 1614, une lettre ouverte, intitulée "Fama Fraternitatis de l’ordre louable de la Croix de Rose", est envoyée aux sages, savants et chefs de l’Europe.
En 1616, un texte remarquable intitulé "Les Noces chimiques de Christian Rosenkreutz, anno 1454" est publié par Johann Valentin Andreae.
Dans ces manifestes, se retrouvent des points communs avec les idées de Paracelse, médecin alchimiste, et Maître Eckhart, mystique et philosophe. Francis Bacon écrit Nova Atlantis (1625), beau roman initiatique dont le style paraît influencé par le voyage de Christian Rosenkreutz : des naufragés, guidés par une croix céleste, arrivent sur une île où ils trouvent une société initiatique idéale.

L'idée clé est celle de la société occulte, constituée d'hommes engagés sur la voie de la perfection appelés fils occultes, invisibles.

De nombreuses sociétés groupées sous le nom de "Rose+Croix" voient alors le jour en Europe, surtout en Allemagne, certains de leurs membres étant également francs-maçons.
Au 18ème siècle, celle des "Rose-Croix d’or d’ancien système" croît rapidement (plusieurs milliers d’adeptes), sous l'influence de nombreux francs-maçons et alchimistes, pour disparaître dès que deux des membres dirigeants deviennent ministres de Frédéric-Guillaume II de Prusse, initié lui aussi aux pratiques de la société.

La Rose+Croix aujourd'hui

Actuellement, deux ordres principaux existent:
  • Antiquus Mysticusque Ordo Rosae Crucis, ou AMORC, organisé en 1909 par Harvey Spencer Lewisle, dont le siège international se trouve à San José (Californie). L'enseignement consiste en l'étude de douze lois mystiques fondamentales, la nature de l'âme humaine et ses liens avec Dieu, le but spirituel de la vie, les mystères de la naissance et de la mort, le karma, la réincarnation, les Maîtres Cosmiques et les Anges. C'est le plus important quantitativement : six millions de membres, dont cent mille en France. Jeanne Guesdon, mystique rosicrucienne et martiniste, accède en 1955, à la charge de Grand Maître de l'AMORC.
  • Lectorium Rosicrucianum, Ecole internationale de la Rose-Croix, dont le siège est aux Pays-Bas. Il s’inspire à la fois des cathares, du Graal et de la Rose-Croix, des antiques mystères chrétiens et publie des livres d’initiation mystique.
L’enseignement comporte, outre les travaux collectifs, une pédagogie tendant à développer la personnalité spirituelle de ses membres, qui reçoivent généralement leurs initiations dans les loges.

Il existe un mouvement rosicrucien johannite, intégrant l'enseignement du "courant de Saint Jean".


Bibliographie

  • "Message d'une initiée de la Rose-Croix" de Jeanne Guesdon, éditions diffusion rosicrucienne
  • "L'Ontologie des Rose-Croix" de Serge Toussaint (Grand Maître actuel de l'AMORC), éditions diffusion rosicrucienne
  • "Cosmogonie de la Rose+Croix" de Olivier Maritana, éditions Telesma
  • "La Rose+Croix" de Olivier Martin, éditions Telesma
  • "Cosmogonie des Rose-Croix" de Max Heindel.

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