Le tabernacle de l'ancien testament
Le Tabernacle
La construction de ce tabernacle avait été ordonnée par Dieu lui-même à Moïse, sur la montagne du Sinaï, après la sortie d'Egypte des hébreux : "ils feront pour moi un sanctuaire, et j'habiterai au milieu d'eux. Vous ferez le tabernacle et tous ses ustensiles d'après le modèle que je vais te montrer." Exode 25,8-9.
Déjà dans
l'ancien testament Dieu déclare vouloir habiter avec les hommes. Le modèle de
la maison donnée à Moïse était une image des choses qui sont dans les cieux.
Tout dans cette maison reflète symboliquement les pensées de Dieu, les
gloires
du ciel et la cité d'or, la
nouvelle Jérusalem annoncée dans les derniers chapitres de la Bible comme le
sceaux d'une promesse solennelle et irrévocable :
"Et je vis descendre du ciel, d'auprès de
Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui
s'est parée pour son époux. J'entendis du trône une voix forte qui disait :
Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils
seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de
leurs yeux, et la mort ne sera plus ; il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni
douleur, car les premières choses ont disparu... C'est fait! Je suis l'alpha
et l'omega, le commencement et la fin. A celui qui a soif, je donnerai de la
source de l'eau de la vie, gratuitement. Celui qui vaincra héritera ces
choses, je serai son Dieu, et il sera mon fils." Apocalypse
21, 2-7.
Les tentures, l'enceinte et la porte
Tout autour du tabernacle, nous voyons des tentures blanches, symboles de la pureté et la sainteté de Dieu. L'homme pécheur ne peut approcher du Dieu trois fois saint, il n'y résisterai pas. "selon ce qu'il est écrit : Il n'y a pas de juste, Pas même un seul ; nul n'est intelligent, nul ne cherche Dieu ; tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n'en est pas un qui fasse le bien, pas même un seul...Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu" Romains 3,10;23.
Pourtant Dieu a souhaité
qu'une porte soit aménagée, large et belle par laquelle on pouvait entrer. Il
y a donc un moyen pour nous d'entrer dans le Royaume de Dieu. Le Seigneur
Jésus a déclaré "Moi, je suis la porte : si quelqu'un
entre par moi, il sera sauvé." Jean
10,9. L'écriture précise "Ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de
la rédemption qui est en Jésus-Christ" Romains
3, 24; et encore "Si tu confesses de
ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton coeur que Dieu l'a ressuscité
des morts, tu seras sauvé." Romains
10,9.
Par
Jésus-Christ nous avons accès auprès de Dieu notre Père. Lui seul est le
médiateur entre Dieu et les hommes, le Sauveur, il n'y a donc qu'un seul
moyen d'être sauvé.
L'autel de l'holocauste
C'est sur cet
autel que les sacrifices étaient offerts, des agneaux notamment. Ces
sacrifices étaient offerts par les hommes désireux de se réconcilier avec
Dieu, après avoir péché. Combien ces péchés étaient jugés gravement. L'homme
pécheur est
privé de la communion avec le
Dieu trois fois saint. Le péché entraîne la séparation d'avec Dieu : la mort.
Aussi dans l'ancien testament, Dieu avait instauré les sacrifices
d'animaux pour effacer les péchés des hommes : Vie pour vie, Sang pour sang.
Mais ces sacrifices n'étaient que l'image du sacrifice unique, parfait,
universel et perpétuel; celui de Jésus-Christ dont Jean le baptiste a dit, en
le voyant venir à lui : "Voici l'Agneau de
Dieu qui ôte le péché du monde".
Ce sacrifice a
été offert une fois pour toute, pour tous les hommes, Christ est mort à la
croix pour tous. C'était là le prix payé par Dieu lui-même pour que tous
puissent être réconciliés avec lui par le sacrifice de Jésus-Christ. Le prix
de la rançon a été payé, nous avons été rachetés de nos péchés; Christ est le
rédempteur (celui qui rachète).
Pourtant tant
d'hommes ignorent ou méprisent ce sacrifice d'amour; ils continuent leur vie
honnête ou inique, sans faire cas de cet offrande de Dieu, de cette main
tendue. Quand ils seront parvenus au rendez-vous de tous les vivants,
qu'adviendra-t-il d'eux ?
Ils ne feront que recevoir le prix de leur attitude.
Ayant vécu sans Dieu leur existence terrestre, ils vivront sans lui pour
l'éternité; c'est ce que la Bible nomme "l'enfer", ou la seconde
mort.
Alors qu'il
suffit de reconnaître : "C'est vrai
Seigneur, je suis pécheur, petit ou grand mais je le suis. Je fais le mal que
je ne veux pas faire, et je ne fais pas le bien que je voudrais faire. Et tu
es mort à ma place, pour que je sois réconcilié avec mon Père qui est dans
les cieux. Je te remercie, Seigneur ; oui je crois ; je place ma confiance
dans ton oeuvre accomplie pour moi sur la croix" pour
être pardonné et libre, dès cet instant et pour l'éternité.
C'est là l'essentiel du christianisme !

Dans le lieu saint, se trouvait le chandelier d'or qui
éclairait la pièce. C'est une image de Christ qui a déclaré : "Je suis la lumière du monde, celui qui me suit ne marchera pas
dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie" Jean 8,
12 .
Dans
ce même lieu saint, se dressait l'autel d'or des parfums. De cet autel, où
brûlait l'encens, une odeur agréable montait vers Dieu. Cet encens représente
les prières, les louanges et l'adoration des saints, ce qui ont choisi de
vivre avec Dieu, par la foi en Jésus-Christ : "Que ma prière soit devant ta face comme l'encens, et
l'élévation de mes mains comme l'offrande du soir" Psaume
141, 2; et "Et un autre ange
vint, et il se tint sur l'autel, ayant un encensoir d'or; on lui donna
beaucoup de parfums, afin qu'il les offrît, avec les prières de tous les
saints..." Apocalypse 8,3.

Au-delà du lieu saint se tenait le lieu très saint, le saint
des saints. On peut y voir l'arche de l'alliance sur laquelle se situait le
propitiatoire et les deux chérubins. Le souverain sacrificateur n'y pénétrait
qu'une fois l'an, en franchissant le voile qui séparait le lieu très saint du
lieu saint. C'est ce voile qui se déchira de haut en bas lorsque le Seigneur
Jésus expira sur la croix; cet événement est le signe que le trône de Dieu
nous est désormais accessible.
Voici
l'arche de l'alliance qui est une image de Jésus-Christ. Elle contenait les
tables de la loi, les dix commandements que seul Jésus a pu respecter
intégralement tout au long de sa vie; il n'a pas connu le péché.
Elle contenait aussi la cruche d'or renfermant la manne
céleste qui nourrit les hébreux au désert. Cette manne nous parle de Jésus
qui a dit "En vérité, je vous le dis, celui qui
croit en moi a la vie éternelle. Je suis le pain de vie. Vos pères ont mangé
la manne et ils sont morts. C'est ici le pain qui est descendu du ciel, afin
que celui qui en mange ne meure point" Jean 6,
47-50.
Enfin, il y avait dans l'arche la verge d'Aaron qui
avait bourgeonné quoique sèche. Elle était un signe de la résurrection, de
Christ d'abord, puis de tous les saints.