Que transmet le prologue
à
l'évangile
de Jean ?"
par
Gabriel S.
01/06/2001

Cette étude
propose un petit historique du spirituel et de la spiritualité, puis un
commentaire du prologue de Jean et ce que nous
pouvons en comprendre compte tenu de
l’évolution de nos schémas spirituels et de notre sensibilité symbolique.
Pour des
raisons faciles à
comprendre d'exonération d'une
quelconque influence
spirituelle, ce commentaire s’appuie sur
la
version du
prologue
sans
doute
la
plus
connue,
celle
de
la
Bible
du
chanoine
Augustin
Crampon
(1826-1894).
Un
second
texte
vous
est
proposé
:
Réflexion
sur
le
Prologue
à
l'évangile
de
Jean
Par
Hubert
G.
1/5/2007
Les curieux
trouverons
d'ailleurs
en annexe un certain nombre de «versions» de ce prologue.
La première rédaction ayant été écrite,
croit-on,
en grec ancien, les traductions de
natures différentes de ces versions dépendent beaucoup de l'inféodation
religieuse de leurs traducteurs.
Lire
le
1er
texte
:
Que
transmet le
prologue
à
l'évangile
de
Jean
Lire
le
second
texte
:
Réflexion
sur
le
prologue
à
l'évangile
de
Jean

.
;
;
;
Annexe
Quelques versions du prologue de Jean
.
Version maçonnique
du
SCDF
Bible du chanoine CRAMPON
L’Araméen Évangélique
Traduction de Claude Tresmontant = reconstitution en hébreu à partir du
grec
Traduction André Chouraqui 1984 / Brépols édit.
Bible de Jérusalem
Autre Bible dite aussi "de
Jérusalem"
Traduction « version synodale » 1934/bibliothèque Stalag IX C
Bible des moines de Maredsous/1968
Traduction de Lemaistre de Sacy (1664 – 1668)
Bible de JN Darby (ed. de 1872)
Bible de l'Épée
Traduction œcuménique de la Bible
Traduction d’un Evangile français de 1697
La Bible pour tous - Jean Claude Lévy
La Bible - Edition Louis Segond, 1910
Bible des Témoins
de Jéhovah
.
.
.

Bref historique
Dans les
temps anciens (les premiers siècles de notre ère), le travail, essentiellement
le travail manuel, était considéré comme avilissant pour l’homme. Pensons à
l’esclave qui était au plus bas de l’échelle sociale de l’époque. Au contraire,
les membres évolués de la société d’alors ne travaillaient pas.
Parmi
les travailleurs, il y eut des individus capables de surmonter l’aspect
dégradant du travail manuel et d’y trouver des raisons d’une élévation morale,
puis intellectuelle et enfin spirituelle. Ces individus furent à l’origine de
ce qui deviendra la franc-maçonnerie et le
compagnonnage, depuis les « collegiae » de la Rome de
l’antiquité, aux compagnons bâtisseurs du Moyen Age.
Cette
démarche s’inscrit dans la tendance naturelle, innée, qu’à l’homme à vouloir
comprendre ce qui l’entoure. Tous les progrès qu’a connu, que connaît et que
connaîtra l’humanité résultent de cette tendance.
Ces progrès
se constatent au cours du temps sous une forme technicienne, d’une technique
empirique d’abord, puis d’un comportement plus systématique : les sciences.
Depuis
toujours, les hommes cherchent à comprendre l'Univers en vue d'exercer sur lui
une action pour satisfaire leurs besoins vitaux ou leurs désirs. Cette quête
permanente des lois des processus naturels est ce qu'on appelle la science.
Elle s'attache à identifier les paramètres qui caractérisent l'Univers, les
définir, les mesurer, tenter de décrypter les messages contenus dans les
observations ; elle suppose les lois régissant les rapports entre les divers
éléments mis en œuvre et s’assure que ces lois sont conformes aux données de
l’expérimentation. Ainsi que l’ont affirmé Renan vers la fin du siècle dernier
et, plus récemment Jacques Monod, il ne peut donc y avoir de science véritable
que du mesurable, de ce qui est directement perceptible ou non par nos sens,
autrement dit de la matière. Pour les matérialistes, les hommes, grâce à la
science, seront en mesure tôt ou tard de se débarrasser du fatras des discours
inauthentique ; de rejeter, parce que devenues inutiles, les mythologies, les
religions, et les philosophies qui se disqualifient en mélangeant constamment
connaissances positives et préoccupations éthiques.
Mais les
sciences, habituées qu’elles sont à expliquer – et avec quels succès - le
« comment » des phénomènes, continuent à en ignorer le
« pourquoi ». Comme ces jeunes enfants qui posent inlassablement des
questions gigognes limitées en nombre par le seul niveau d’incompétence de
l’interlocuteur, la science se heurte régulièrement à l’ultime
« pourquoi ? ». N’est ce pas d’ailleurs la véritable raison
d’être des religions que de prétendre apporter une réponse à une question qui
semble n’en comporter aucune sur le plan scientifique ?
Or, aussi bien les mythologies que les religions et les
philosophies expliquent à leur manière ce qui reste à ce jour inaccessible à la
science, en faisant intervenir une substance immatérielle d’une qualité
supérieure à celle de la matière, notamment parce qu’elle n’est pas soumise aux
contraintes de l’espace et du temps, tout en restant soumise au principe de
causalité auquel il semble bien que nous ne puissions échapper : l’esprit.
.

Il y aurait
donc deux aspects coexistants de l’Univers, et s’interpénétrant
: esprit et
matière. Or, le propre de la spiritualité est de considérer que le monde
sensible n’est que l’envers, le reflet du monde réel qui est, lui, de nature
spirituelle. Une telle conception appelle la croyance en une conscience, une
volonté globale et absolue, à un esprit total qui pense et qui est en soi
l’Univers. Les religions ont appelé cette entité "Dieu". Les Francs Maçons et les Gnostiques l’appellent "Grand Architecte de l’Univers". Sans
doute, y a-t-il entre les deux notions une différence fondamentale et si le
vocable « Dieu » provoque chez certains une réaction allergique,
c’est qu’il a été détourné de son sens véritable. Les théologiens, ayant admis
au départ qu’on ne pouvait rien dire, ni savoir sur l’ineffable, ce qui va de
soi, n’en ont pas moins poursuivi leurs discours en glosant à son sujet,
discutant de sa nature, de ses sentiments, de sa motivation. Ceci les rend
quelque part suspects et leurs discours demandent à être analysés, et non admis
en bloc, sans réserves, comme ils l’exigent.
Le grand
questionnement, qu’ils ont été parmi les premiers à poser : qui
sommes-nous ? d’où venons-nous ? où allons-nous ? s’adressent à
tous les hommes, croyants ou non. Et les réponses les plus satisfaisantes ne
peuvent ignorer le concept divin. L’intervention de Dieu est tellement nécessaire
dans tout schéma visant à expliquer la genèse de l’Univers que de modernes
positivistes, comme Jean Rostand ou encore Jacques Monod, l’ont incluse dans
leurs théories sous le nom de Hasard, voire de Nécessité. Bien sûr, ce ne sont
là que des mots utilisés pour remplir fictivement une case essentielle du
raisonnement matérialiste, mais des mots derrière lesquels se profile une sorte
de dessein, de volonté, tant nous sommes enclins à penser que tout ordre ne peut
être que voulu.
La spiritualité consiste donc à
reconnaître l’existence d’une "substance" autre que matérielle nommée
esprit, et la primauté de cet esprit sur la matière. Encore est-il difficile,
ou pour le moins décevant de se confiner dans cette dualité alors que nous
aspirons plus ou moins confusément à l’unité. Les physiciens, par exemple, sont
à la poursuite d’une théorie unificatrice, qui rendrait compte de tous les
phénomènes d’observation, cependant que certains philosophes – et on ne peut
méconnaître les louables efforts de Teilhard de Chardin développant et étayant
les intuitions de Leibniz – tentent de faire de la matière et de l’esprit une
seule substance à des niveaux d’évolution différents. La spiritualité n’est
certes pas l’apanage exclusif du Franc Maçon ou du
Gnostique, mais ils lui accordent une place tout à fait prépondérante.
Cette spiritualité reçoit une
manifestation sensible à travers la lecture du Prologue de l’Évangile de Jean.
Jean est un
des quatre évangélistes (les autres étant Luc, Marc et
Matthieu) officiellement
reconnus par l’Église christique. C’est aussi un apôtre, proche parent du
Christ, en qui l'on voit le gardien de la "part réservée et secrète"
de la Tradition chrétienne, par opposition à Pierre, le chef des apôtres, qui a
révélé la doctrine aux masses. C’est la dichotomie bien connue qui met aux
prises ésotérisme et exotérisme.
Écoutons Joseph de Maistre :
« L’ésotérisme des écrits de Jean fait comprendre au mieux, en les
faisant mûrir, le fonds commun et traditionnel de toutes les religions ».
L’Évangile de
Jean est d’esprit ésotérique, car il fait
éclater la personne (certains diront peut-être le mythe, peu importe) de Jésus
le Galiléen aux mesures du Cosmos, ce cosmos que nos savants commencent à
explorer, dans lequel la matière se traduit en forces ; le temps, ici compté en
jours et années, s’efface dans le cosmos, l’espace se fond dans l’infini. Nous
ne sommes plus alors les enfants d’un canton de la planète, d’une maison
isolée, d’un ghetto, mais les fils de l’Univers. Les fils de la Lumière ont
tous leurs demeures au sein de la maison du Père. Oui, grâce à Jean, notre
petit monde explose et tend vers l’Unité.
L’Évangile de
Jean, et donc son Prologue, fortement imprégné de culture et de pensées
grecques, a été rédigée vers l’année 100 en grec ancien, pour les communautés
chrétiennes d’Asie, lieu de prédilection de la recherche intérieure, mais aussi
lieu et époque où s’affrontaient les traditions grecque, égyptienne, judaïque,
perse et hindoue (bouddhiste)
et où apparaissait le mouvement gnostique. Cet Évangile a un caractère fortement
judaïque, on y trouve une parenté frappante des idées qu’il développe avec
celles que l’on trouve dans les Manuscrits de la Mer Morte.
Le prologue,
précédant le texte évangélique proprement dit, constitue un message qui
s’adresse à tous les hommes et pas exclusivement aux chrétiens.
.

.
.
Commentaire du prologue
Prologue
-
Au commencement était le Verbe, et le
Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu.
-
Il était au commencement auprès de Dieu.
-
Tout a été fait par lui, et sans lui rien
n'a été fait de ce qui a été fait.
-
En lui était la Vie, et la Vie était la
Lumière des hommes;
-
Et la Lumière brille dans les ténèbres,
et les ténèbres l’ont repoussée.
-
Il y eut un homme, envoyé de Dieu, dont
le nom était Jean.
-
Il est venu comme témoin, pour rendre
témoignage à la Lumière,
-
Il n’était pas lui, la Lumière, mais il
venait rendre témoignage à la Lumière
-
La Lumière vraie, qui éclaire tout homme,
venait dans le monde.
-
Il était dans le monde, et le monde a été
fait par lui, et le monde ne l’a pas reconnu..
-
Il est venu chez lui et les siens ne
l’ont pas reçu.
-
Mais à ceux qui l’ont reçu, il a donné
pouvoir de devenir enfants de Dieu.
-
A ceux qui croient en son nom, qui ne
sont nés ni du sang, ni d’un vouloir charnel, ni d’un vouloir humain, mais
de Dieu.
-
Et le Verbe s’est fait chair, et il a
habité parmi nous – et nous avons contemplé sa gloire, gloire que tient de
son Père un Fils unique – plein de grâce et de vérité.
-
Jean lui rend témoignage et clame en ces
termes : « C’était celui dont j’ai dit : Celui qui
vient après moi a passé devant moi, parce
qu’il était avant moi ».
-
C’est bien de sa plénitude que nous avons
tous reçu, et grâce après grâce
-
car si la loi a été donnée par Moise, la
grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ
-
Personne n’a jamais vu Dieu, un Dieu Fils
unique qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.
Le prologue
est indicé en 18 versets. A partir du verset 12, le texte devient de plus en
plus religieux et de plus en plus engagé dans la religion chrétienne.
Avec ce texte, nous sommes interpellé
par un certain nombre de termes : Verbe, Parole, Lumière, Ténèbres, Vie dont la
définition est à trouver dans le texte lui-même.
Le premier verset :
1 - Au commencement était le Verbe, et le Verbe était
auprès de Dieu et le Verbe était Dieu.
insiste sur le mot
« Verbe ». Ce mot d’origine latine se veut la traduction du grec logos,
qui a le sens de parole, discours mais aussi raison. De
fait son sens doit être précisé. Ce premier verset, qu'on peut résumer sous la
formule: « Le Verbe et le langage » décrit un état de chose initial
concernant le Verbe et Dieu d’une part et la totalité du créé d’autre
part. « Dieu » est un terme marqué de connotations spécifiques à
la religion chrétienne. Il provient d’une racine indo-européenne bha,
dénotant l’idée de brillance, de lumière et de parole, que l’on retrouve en
grec sous les formes theos et Zeus, en latin sous les formes deus
et jovis (génitif de Jupiter), et en français sous la forme
« dieu ».
En effet le « Verbe » est au départ
triplement qualifié par ce qu’on peut appeler des notations :
- d’ordre
temporel : « au commencement »
- d’ordre
spatial : « auprès de
Dieu »
-
d’ordre qualitatif : « il
était Dieu »
Ces notations permettent de
distinguer le Verbe du Monde, si elles ne permettent pas d’en définir le
statut:
Si le Monde a
un commencement, le Verbe n’en a pas :
Il était
(l’imparfait,
important ici, marque la durée dans le passé, avant le commencement)
Si le Monde
s’étend à la totalité de l’espace, le Verbe est ailleurs :
Il était auprès de Dieu
Si le Monde
pose la question du "tout ou rien", le Verbe est quelqu’un :
Il était Dieu
On voit que le
statut du Verbe est à rechercher dans une autre direction. Dans cette séquence,
le terme trois fois répété de « Verbe » l’inscrit dans la configuration
du langage. Le texte nous révèle que si le Verbe relève du langage, il est en
quelque sorte avant lui, puisqu’il est « au principe ». Il en
condense les propriétés, mais en les assumant dans un seul et même acte. Il en
révèle les trois composantes essentielles :
- son objectivité :
il est le Verbe
- son intentionnalité :
il est tourné vers Dieu
- sa subjectivité : il est Dieu
Le
Verbe relève bien du langage puisqu’il en épouse toutes les propriétés, mais il
n’en relève pas dans la mesure où il les syncrétise dans un même acte. Tout à
la fois, Parole dite, Parole en train de se dire et Parole sujette au dire, il
est d’un seul jet le Révélé, la Révélation et le Révélateur du concept divin.
Ne serait-il pas, je me pose la
question, la manifestation sensible, recevable par l’homme et adaptée à
son intelligence, du Message Spirituel Primordial?
Ce premier verset ne peut-il se
lire ainsi : « Au commencement était la Parole, et la Parole
était accompagnée de la Lumière, et la Parole était la Lumière ». Avant de
poursuivre, il faut remarquer que Philon d’Alexandrie, imprégné de platonisme,
a le premier démontré que le logos platonicien représente cette Parole
divine qui a une vertu créatrice.
En fonction
de ces explications, les versets 2 et 3 :
2 - Il était au
commencement auprès de Dieu.
3 - Tout a été fait par lui, et sans lui rien n'a été fait de ce qui a été fait.
se lisent alors : « La
Parole (le Verbe) était au commencement avec la Lumière. Tout fut par elle, et
sans elle rien ne fut de ce qui existe ». Le Verbe crée tout ce qui
existe. « Tout par lui, rien sans lui ». Cette création est partout
et nulle part et elle sature tout ce qui est. Dans un premier temps, le Monde
est dans un état indifférencié: sans agent, sans action, sans altérité ni
conflit, sans langage, (songeons à : Ordo ab Chaos). Le
Monde est créé par le Verbe, donc par un acte de Parole. Il devient le produit
d’une énonciation.
Venons-en maintenant aux
versets 4 et 5 :
4 - En lui était
la Vie, et la Vie était la Lumière des hommes;
5 - Et la Lumière brille dans les Ténèbres, et les Ténèbres l’ont
repoussée.
à propos de la Lumière et des
Ténèbres. (Notez: Lumière au singulier et Ténèbres au pluriel). Consécutives à
la création de tout ce qui existe apparaissent maintenant la différenciation
entre l'Etre et la Vie d'une part, et l'opposition Lumière - Ténèbres d'autre
part. Jusqu'ici, dans le déroulement du prologue, il n'y a pas encore eu
rencontre entre le Verbe et les hommes. Ceux-ci vont assister au combat Lumière
– Ténèbres, sans y prendre part.
Pourtant
le Verbe s’est déjà mis en relation avec les hommes précisément par la
médiation de la Lumière. C’est là une phase préalable au cours de laquelle sont
posées les conditions de la rencontre entre le Verbe et les Hommes sous
l’espèce de l’affrontement entre Lumière et Ténèbres.
Lorsque la
Lumière entre en jeu, c’est par l’arrivée de la « Vie ». C’est elle
qui apparaît grâce au Verbe, puis vient la Lumière comme complément de la Vie,
pour autant que celle-ci soit la Vie des hommes. (« La Vie est la Lumière des
hommes »). C’est le privilège de l’Homme dans la totalité de la
Création de l’espace-temps de l’Univers, que d’être concerné par la Vie sous la
détermination de la Lumière.
Nous ne trouvons pas trace de conflit entre la Vie et la
Mort, sinon sous l’opposition de la Lumière et des Ténèbres. Quand elle se
manifeste, se pose alors le problème de savoir si la Lumière va ou non
disparaître dans les Ténèbres.
Pour éviter
toute mauvaise interprétation, examinons comment sont mises en opposition la
Lumière et les Ténèbres. La tentation première qui s’offre à nous consiste à
considérer l’apposition Lumière - Ténèbres sous l’angle de la contrariété, de
telle sorte que la victoire de l’un des opposants entraînerait ipso facto la neutralisation
de l’autre, et réciproquement. Considérons le texte. On n’y parle pas d’un
combat qui serait marqué par la victoire de la Lumière et par voie de
conséquence, à la disparition des Ténèbres. « La Lumière brille dans les
Ténèbres ». Plus qu’un constat, voilà la définition du rôle dévolu à la
Lumière. Les Ténèbres ne sont pas à priori le mal. Certes, elles pourraient le
devenir si la part qu’elles détiennent tend à devenir exorbitante pour étouffer
le Lumière et ainsi, l’empêcher d’agir.
A
ce point du raisonnement, on voit se présenter à nous trois possibilités
théoriques et non pas deux :
-
Les Ténèbres règnent seules, recouvrant et neutralisant la
Lumière,
-
La Lumière règne seule. C’est alors une illumination qui
n’éclaire que les illuminés,
-
Surmontant cette opposition binaire : « La Lumière
brille dans les ténèbres ».
Si donc
Lumière et Ténèbres se donnent pour contraires, ce texte précise une position
médiane où s’établit ce qu’on pourrait désigner comme une situation de tension
entre Lumière et Ténèbres (cf, entre autre, le symbolisme du pavé mosaïque).
Nous ne sommes
pas pour autant sortis de l’ambiguïté car en effet, d’un côté ces deux
contraires relèvent de la configuration cosmique. Si la lutte qui les oppose
n’est évidemment pas indifférente aux hommes, ceux-ci cependant en sont moins
les acteurs que les observateurs.
D’un autre côté,
comment nier que les hommes sont concernés par ce combat initial, puisque de la
Lumière va dépendre la Vie des hommes (verset 4). Dès lors, par ce biais, le couple
Lumière-Ténèbres n’appartient plus à l’ordre cosmique, mais désormais
anthropologique, certainement pas sous l’angle de l’Histoire, de l’Evènement,
mais sous un angle structurel.
Cette
opposition Lumière-Ténèbres met en relief une dramatique que nous avons tous
ressenti de façon plus ou moins claire ou cohérente dans nos vies. Comme dans
tout drame posé se présentent deux voies :
-
l’une ouverte :
La Lumière dans
les Ténèbres
- l’autre sans
issue :
Les Ténèbres sans la
Lumière
Ainsi, au
travers de nos réflexions, on peut voir apparaître pour nos esprits une
structure que je définirai comme historique et antérieure à toutes les
performances de l’humanité à venir. Il y a deux possibilités d’existence pour
le monde qui correspondent à deux façons d’écrire l’histoire.
La suite du
récit (verset 6 et
suivants) établit que la Lumière fait l’objet d’un témoignage,
autrement dit d’un acte de langage.
Ce témoignage
est rendu à la parole d’un plus digne. La différenciation Lumière-Ténèbres nous
instruit sur le langage lui-même. Cette différenciation met en évidence la
division interne à tout discours, entre l’énonciation et l’énoncé. Autrement
dit se trouve en cause moins la vérité ou la fausseté d’un message que le
rapport du sujet qui parle à ce qu’il dit : sa vérité ou son mensonge.
Les Ténèbres
correspondraient à des énoncés intégralement réalisés et comme autonomes, d’où
aurait disparu toute prise en charge par un énonciateur. La Lumière, elle,
désignerait la capacité du "parler vrai".
Ainsi, à ce
stade, le prologue indiquerait à priori les conditions de toute parole
authentique. Les hommes ne sont pas encore mis en scène, à ce moment comme
acteurs de la parole et de son écoute, mais ils sont dans leur capacité ou leur
compétence car préformés par cette loi fondamentale de communication :
« Dans
les Ténèbres : voir la Lumière; dans le discours : entendre la parole qui vient
du Verbe. »
Dans les versets 6, 7 et 8 :
6 - Il y eut un homme, envoyé
de Dieu, dont le nom était Jean.
7 - Il est venu comme témoin,
pour rendre témoignage à la Lumière,
8 - Il n’était pas lui, la Lumière, mais il venait
rendre témoignage à la Lumière ,
Jean le
Baptiste est une instance d’énonciation attestant le vrai. Si j’ai cherché à
établir que le mode humain de la vie est spécifié par la tension
Lumière-Ténébres, le témoignage de Jean sanctionne cette possibilité de la
parole dans l’humanité. Sa place se trouve au point d’inversion, celui où les
Ténèbres risquaient d’effacer la Lumière. Jean n’est pas la Lumière, il n’est
pas les Ténèbres : il est à la charnière, là où il y a division et réunion. Il
est représentatif de l’homme en qui vient la Lumière.
Sa démarche en
témoignage ne peut être que corrélative à un "croire". A
l’affirmation du vrai correspond d’autre part la possibilité d’un assentiment.
La vérité résultera de ce rapport intersubjectif. Il est posé ici, comme
universel et l’universalité du témoignage de Jean pose son cas comme typique.
L’homme est
placé de telle façon qu’il ne peut dire le Vrai sur le Vrai. Il ne peut
l’attester ou y croire par l’intermédiaire d’un autre. Jean, en parlant, ouvre
en l’autre ce qui parle en lui. Il n’argumente pas, il ne persuade pas. Il
ouvre une possibilité de croire.
Il s’ensuit un
certain progrès dans le dévoilement de la Lumière. Au commencement, c’était la
figure d’un élément cosmique qui, transposé dans le langage humain, s’affichait
comme instance de discours. Dans la mesure où cette instance est reprise dans
le témoignage et reçue par la croyance, on ne peut plus la classer parmi les
objets qui s’imposent par leur visibilité. L’évidence se passe de témoignage.
En tant qu’objet de croyance, la Lumière loin de combler le regard, le désarme.
La vérité à son propos ne résulte que de la communication entre sujets. La
Lumière est l’instance, voire le principe de toute communication vraie.
Il faut donc préciser les rapports de Jean
et de la Lumière.
L’identification
de Jean avec la Lumière tient au fait qu’il est le premier auteur à prendre la
parole et que son témoignage a une portée universelle. Mais Jean exerce des
fonctions d’envoyé en sujet délégué. Le fait qu’il parle ne démontre pas que la
Parole commence avec lui et encore moins qu’il la personnifie. Mais qu’est-ce
donc que la Lumière pour qu’elle semble faire l’objet d’une rivalité éventuelle
entre deux acteurs ?
La Lumière ne
va devenir une personne qu’à partir du verset 9 :
9 - La Lumière vraie, qui éclaire tout homme, venait
dans le monde.
sous la désignation de Lumière
véritable. Pour l’instant elle n’est pas encore investie par le Verbe en
personne, c’est pourtant un rôle qu’il est chargé d’assumer. Il n’est pas la
Lumière, mais il annonce le rôle de la Lumière, c’est à dire la prise en charge
du langage humain par le Verbe. C’est après qu’il désignera en Jésus de Nazareth
le porteur de la Lumière et que nous abordons ce qui est de plus en plus
christique.
Dans les versets suivants :
10, 11 et 12 :
10 - Il était dans le monde, et le monde a été fait
par lui, et le monde ne l’a pas reconnu..
11 - Il est venu chez lui et les siens ne l’ont pas
reçu.
12
- Mais à ceux qui l’ont reçu, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu.
le verset 10 pose un problème de compréhension. Le mot
« monde » y figure trois fois. Il faut remarquer que ce mot a trois
sens différents : c’est tantôt l’univers, tantôt le genre humain, tantôt encore
les hommes qui se refusent à la lumière, à savoir le monde profane. Ce verset
pourrait être interprété ainsi : « La Parole était dans l’Univers et
le genre humain fut par elle et le monde profane ne l’a pas connue ».
Les
versets suivants se comprennent sans difficultés avec l’aide des explications
précédentes. Un rapide survol permettra d’en saisir tout le message.
Dans
le verset 13 :
« cette parole que ni sang ni
chair ni vouloir humain n’a engendrée »,
Jean implique que son origine n’est pas dans le genre
humain, mais résulte bien d’une volonté supérieure à l’homme, la Volonté divine
d’amener la Lumière parmi les
hommes. Il s’agit de la Lumière venue d’en haut
éclairer le genre humain pour lui permettre d’accéder à la Vérité.
Le
verset 14 franchit une nouvelle étape :
« Et
la Parole s’est faite chair »
signifiant par là qu’elle s’est
incarnée dans le Grand Initié qu’était Jésus, qui l’a transmise au genre
humain. Si l’homme, par nature faible et mortel, garde cette Parole, il
accédera à la vie éternelle, celle de l’Esprit.
« Et elle a demeuré parmi nous »
à la présence divine, redoutable dans la
Tente ou le Temple de la première Alliance, succède, par l’incarnation de la
parole en la personne de l’Initié, la présence tangible du divin dans l’homme.
C’est le principe d’immanence.
« Et
nous avons vu sa gloire »
il s’agit de la manifestation de la présence divine. Son éclat
redoutable que nul vivant, sauf un initié, ne pouvait voir, était tamisée jadis
par la nuée, dorénavant par l’humanité de la Parole incarnée.
« Gloire
qu’il tenait de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité »:
le Fils unique a propagé sur terre le message divin reçut
par les initiés.
Enfin,
jetons un regard sur le dernier passage du Prologue, versets 16 à 18 :
« Oui,
de sa plénitude, nous avons tous reçu et grâce pour grâce »
cela signifie que dorénavant, une grâce (celle de la
nouvelle Alliance) se substitue à une autre grâce (celle de l’ancienne
Alliance).
« Car
la loi fut donnée par l’intermédiaire de Moïse »
les juifs attendaient le Messie comme un nouveau Moïse, le
Prophète par excellence, qui renouvellerait au centuple les prodiges de
l’Exode.
« La
Grâce et la Vérité nous sont venues par Jésus Christ »
on voit ici le passage de la
rigueur vétéro-testamentaire à l’illumination néo-testamentaire sous l’effet de
cette Parole de Lumière qui engendra la fusion harmonieuse des adeptes dans
l’Unité primordiale.
« Nul
n’a jamais vu Dieu »
justifiant par là qu’il est aussi
impossible de démontrer son existence que de la nier. Seuls ceux qui allient
Foi et Raison sont capables de rechercher la Parole qui donne la Lumière et la
Lumière qui engendre la Parole, et ainsi de parvenir à la véritable initiation.
Seule la Grâce, c’est-à-dire le passage de l’initié à la Lumière, permet
d’accéder à la Vérité.
« Le
Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître »
nous parvenons ici à la
conclusion logique de tout ce qui précède. Par extrapolation, tout initié, tout
fils de Lumière, est à même de connaître, c’est–à–dire « naître
avec » la Lumière et de la faire connaître : c’est le rôle de
l’initié initiant.
En conclusion,
essayons de dégager la signification du prologue.
Si la tradition exégétique a
considéré que les 18 premiers versets de l’Évangile de Jean constituait un
prologue, c’est dans la mesure où il transmet les informations nécessaires sur
l’acteur principal du récit, sa mission, ses partenaires et corrélativement les
conditions de réception de son message. Prologue, il nous éclaire sur les
interlocuteurs du drame à venir.
Il ne raconte
pas l’histoire du personnage central mais c’est déjà un récit, un récit des
origines qui nous concerne tous.
Le Prologue
décrit un changement d’état. Il met en scène une transformation caractéristique
de tout récit qui concerne l’acteur principal et ceux qui l’ont entendu.
.
;
;
;
Voici
une
autre
étude
du
Prologue
par
Hubert
G.
;
;
Réflexion
sur
le
Prologue
à
l'évangile
de
Jean
Si
élevée
que
soit
une
doctrine,
si
haute
que
soit
une
institution
il
est
fatal
qu'elle
descende
de
ses
hauteurs
dès
lors
qu'elle
sera
devenue
une
institution
populaire.
Le
christianisme
va
peu
après
ses
origines
subir
cette
fatalité.
« Nombreux
sont
parmi
nous
les
faibles
d'esprit
et
les
lâches
de
cœur,
sans
compter
les
endormis »
écrira
Saint
Paul
dans
sa
première
épître
aux
Corinthiens.
Dans
sa
lettre
aux
Hébreux
il
dira
« De
nos
mystères
nous
aurions
de
grandes
chose
à
dire
;
mais
nous
ne
tenterons
pas
de
vous
les
expliquer
parce
que
vous
êtes
devenus
incapables
de
les
entendre ».
Ce
que
ne
leur
démontraient
pas
leurs
docteurs,
ces
chrétiens
incapables
de
comprendre,
se
le
formulaient
naturellement
à
partir
d'une
théologie
naïve.
Tout
un
monde,
celui
des
intellectuels
serait
resté
fermé
aux
conquêtes
du
christianisme,
si
la
foi
chrétienne
au
lieu
de
s'intellectualiser,
était
restée
étrangère
au
monde
de
la
pensée,
indifférente
ou
réfractaire
aux
spéculations
métaphysiques
de
cette
école
d'Alexandrie
qui
synthétisait
alors
toutes
les
religions
et
toutes
les
philosophies
dans
un
enseignement
partout
déjà
répandu.
C'est
de
cette
aspiration,
dans
cette
situation
contradictoire
que
surgit
l'Évangile
de
Jean.
Tous
les
exégètes,
même
les
plus
orthodoxes
ne
contestent
pas
cette
genèse
du
dernier
évangéliste.
Son
but
sera
de
faire
de
la
théologie
et
non
de
la
chronique.
Clément
d'Alexandrie
dira
de
lui
« Les
premiers
évangélistes
avaient
écrit
l'évangile
matériel
;
Jean
a
voulu
écrire
l'évangile
spirituel »,
c'est-à-dire
l'exposé
philosophique
de
l'esprit
nouveau
que
le
christianisme
a
voulu
infuser
au
monde.
Il
est
l'évangile
éternel,
toujours
actuel
et
portant
en
lui
même
les
preuves
de
sa
véracité.
Car
ce
qu'il
affirme
c'est
une
doctrine,
ce
qu'il
enseigne,
ce
sont
des
idées
qui
se
rendent
témoignage
à
elles
mêmes,
éternellement,
devant
ce
juge
qui
ne
ment
pas
lui
non
plus
:
l'Esprit
Humain,
la
Raison
Humaine.
Si
dans
ma
loge
bleue
le
volume
de
la
loi
sacrée
est
la
Bible,
si
celle-ci
est
ouverte
à
la
page
du
prologue
de
l'évangile
de
Jean,
si
notre
frère
expert
nous
remet
un
mémoire
à
chaque
tenue
ses
cinq
premiers
versets,
sans
doute
pourriez-vous
imaginer
que
mon
propos,
ce
soir
doive
se
limiter
à
la
seule
analyse
de
cet
énoncé,
ce
qui
était
mon
intention.
Ma
réflexion
cependant
m'a
porté
à
établir
qu'il
ne
pouvait
en
être
ainsi.
Sans
doute,
et
parce
que
reprenant
une
formule
de
Dante,
grand
admirateur
de
l'évangile
auquel
se
rattache
ce
prologue,
j'appartiens
comme
lui
à
un
échelon
beaucoup
plus
modeste
à
la
« bergerie
de
Jean »
ai-je
ressenti
la
nécessité
de
prendre
le
prologue
dans
sa
globalité,
dans
son
unité
avant
de
laisser
le
soin
à
vos
esprits,
à
vos
consciences,
de
le
réduire
dans
son
principe
à
la
lumière
et
au
Verbe,
le
Logos,
c'est-à-dire
l'intelligence
divine
organisatrice
de
l'univers,
centres
essentiels
de
nos
convergences
en
loge
de
Saint
Jean.
Nous
allons
être
confrontés
à
deux
personnages
l'énonciateur
et
l'acteur
d'une
des
branches
essentielles
de
la
spiritualité
des
origines
:
Jean
le
Baptiste,
et
Jean
l'Évangéliste.
Mais
qui
pouvait
être
l'Évangéliste
?
Jean,
cousin
germain
du
Christ,
pécheur
au
lac
de
Tibériade,
disciple
du
Baptiste,
fut
l'un
des
douze
apôtres,
le
plus
proche
de
Jésus,
à
la
fois
dans
le
domaine
événementiel
comme
dans
celui
de
l’Esprit.
Les
Synoptiques
nous
montrent
un
homme
violent,
ambitieux
jalousé
par
les
Apôtres.
Avec
son
frère
il
sera
désigné
par
Jésus
comme
« fils
du
tonnerre ».
Avec
Pierre
il
formera
la
principale
autorité
du
premier
groupe
chrétien.
Son
oeuvre
est
une
tunique
sans
couture
et
forme
dans
le
Nouveau
Testament
un
Univers
à
part.
Pour
ne
s'en
tenir
qu'à
son
évangile
on
a
pu
dire
qu'il
était
celui
de
l'Esprit,
de
l'Amour.
Moins
que
Matthieu,
Marc
et
Luc
il
a
insisté
sur
les
aspects
narratifs
et
événementiels
de
la
vie
du
Christ.
Sa
certitude
en
a
étonné
plus
d'un.
La
Foi
est
chez
lui
plus
que
la
Foi
si
j'ose
dire.
Le
détail
lorsqu'il
le
fournit
est
précis
et
son
choix
a
une
profonde
signification.
Chaque
phrase
n'est
écrite
que
pour
être
vraie
dans
tous
les
domaines.
Il
eut
la
conscience
de
produire
une
écriture
sacrée
et
pour
lui
le
langage
était
Dieu
chez
Dieu.
Ce
qui
nous
rapproche
de
notre
sujet
d'aujourd'hui.
Parce
que
son
enseignement
s'appuie
sur
une
base
doctrinale
impliquant
une
conception
logique
des
conséquences
de
nos
actes,
il
satisfait
la
raison.
Il
est
en
ce
sens
le
continuateur
des
philosophies
antiques.
Dans
son
style,
même
si
la
syntaxe
est
sémite
on
retrouve
l'influence
grecque.
Le
Christianisme
est
chargé
de
philosophie
grecque
et
l'évangile
de
Jean,
comme
les
écrits
de
Paul
montrent
que
l'Eglise
fut
grecque
à
son
origine.
Le
prologue
de
l'Évangile
de
Jean
est
un
récit
qui
rapporte
et
décrit
un
changement
d'état.
Comme
tous
les
récits
il
met
en
scène
une
transformation.
Celle-ci
concerne
l'acteur
principal
et
par
voie
de
conséquence
ceux
qui
l'ont
entendue.
Au
commencement,
l'acteur
est
présenté
sous
la
forme
du
Verbe
de
Dieu.
Le
Verbe
nous
place
en
face
d'un
sujet
d'énonciation
pure
:
c'est
une
parole
pleine,
divine,
insaisissable
en
terme
de
langage
humain.
Par
contre
au
terme
du
parcours,
le
texte
nous
présente
le
même
acteur
sous
la
forme
d'un
locuteur
humain
:
Jésus
Christ
dont
l'objet
est
de
nous
révéler
son
Père.
Entre
temps,
moment
décisif
de
la
transformation,
le
texte
énonce
à
quelle
condition
le
Verbe,
sujet
transcendant
de
la
Parole
a
pu
s'investir
en
Jésus
Christ,
objet
humain
du
langage,
en
vertu
de
l'opération
par
laquelle
le
Verbe
a
pris
chair,
opération
assimilable
à
une
naissance.
Ce
récit
est
donc
un
récit
des
origines
pour
autant
qu'il
remonte
au
principe
de
tout
et
pose
ce
principe
dans
le
Verbe.
Si
dans
notre
ordre
nous
avons
procédé
au
découpage
du
prologue
pour
n'en
retenir
que
les
cinq
premiers
versets,
il
faut
dire
que
les
propositions
d'interprétations
ne
manquent
pas.
Avec
une
certaine
école
je
suis
prêt
à
considérer
que
le
texte
présente
d'un
côté
le
récit
des
« aventures »
du
Verbe
et
de
l'autre
le
témoignage
rendu
par
Jean
le
Baptiste.
De
la
même
manière
je
retiendrai
l'alternance
des
séquences
relatives
au
Verbe
puis
à
Jean.
C'est-à-dire
-
des
versets
1
à
5
:
séquence
concernant
le
Verbe.
-
6
à
8
:
le
témoignage
de
Jean.
-
des
versets
9
à
14
:
deuxième
témoignage
de
Jean.
-
15
à
18
:
les
déclarations
du
narrateur
désigné
par
le
vocable
« nous ».
La
première
approche
va
nous
permettre
de
considérer
que
ce
prologue
est
un
récit
convoquant
l'humanité
autour
d'un
acteur
central
Le
Verbe.
C'est
donc
au
récit
de
ses
« aventures »
et
aux
réactions
des
autres
acteurs
que
nous
nous
trouvons
conviés.
La
première
séquence
(l-5)
qu'on
peut
résumer
sous
la
formule
:
« le
Verbe
et
le
langage »,
décrit
un
état
de
chose
initial
concernant
le
Verbe
et
Dieu
d'une
part
et
la
totalité
du
créé
d'autre
part.
En
effet
le
Verbe
est
au
départ
triplement
qualifié
par
ce
que
j'appellerai
des
notations
-
d'ordre
temporel
« au
commencement »
-
d'ordre
spatial
« auprès
de
Dieu »
-
d'ordre
qualitatif
« il
était
Dieu »
Ces
déterminations
nous
permettent
de
distinguer
le
Verbe
du
Monde
plutôt
que
d'en
définir
le
statut.
Si
le
Monde
a
un
commencement
:
le
Verbe
n'en
a
pas.
« Il
était ».
Si
le
Monde
s'étend
à
la
totalité
de
l'espace
:
le
Verbe
est
ailleurs.
« Il
était
auprès
de
Dieu ».
Si
le
Monde
pose
la
question
du
tout
ou
rien,
le
Verbe
est
quelqu'un
«Il
était
Dieu ».
Nous
voyons
bien
que
le
statut
du
Verbe
est
à
chercher
dans
une
autre
direction.
Dans
cette
séquence
à
laquelle
nous
nous
référons,
le
terme
trois
fois
répété
de
« Verbe »
l'inscrit
dans
la
configuration
du
langage.
Laissons
nous
guider
par
cette
figure
fondamentale.
Le
texte
nous
révèle,
car
il
s'agit
bien
pour
Jean
de
révélation,
que
si
le
Verbe
relève
du
langage,
il
est
en
quelque
sorte
avant
lui
puisqu'il
est
« au
principe ».
Il
en
condense
les
propriétés,
mais
en
les
assumant
dans
un
seul
et
même
acte.
E
en
révèle
les
trois
composantes
essentielles
-
son
objectivité
:
il
est
le
Verbe
-
son
intentionnalité
:
il
est
tourné
vers
Dieu
-
sa
subjectivité
:
il
est
Dieu.
Le
Verbe,
en
ce
sens,
relève
bien
du
langage
puisqu'il
en
épouse
toutes
les
propriétés,
mais
il
n'en
relève
pas
dans
la
mesure
où
il
les
syncrétise
dans
un
même
acte.
Tout
à
la
fois,
Parole
dite,
Parole
en
train
de
se
dire,
et
Parole
sujette
au
dire,
il
est
d'un
seul
jet
le
Révélé,
la
Révélation
et
le
Révélateur
de
Dieu.
La
fusion
de
ces
aspects
ne
fait
pas
imploser
pour
autant,
la
configuration
générale
du
langage.
Reprenons
les
versets
1
et
2.
Nous
voyons
bien
que
le
texte
insiste
sur
l'altérité
entre
le
Verbe
et
Dieu.
Etant
Dieu
sans
être
un
autre
Dieu,
le
Verbe
entretient
avec
Dieu
un
rapport
de
proximité
sur
lequel
la
notion
de
sujet
et
de
la
parole
n'est
pas
sans
apporter
quelque
lumière.
Le
Verbe
est
aussi
l'auteur
d'une
autre
performance
:
Il
crée
tout
ce
qui
existe.
« Tout
par
lui,
rien
sans
lui ».
Cette
création
est
partout
et
nulle
part
et
elle
sature
tout
ce
qui
est.
Dans
un
premier
temps,
le
Monde
est
dans
un
état
indifférencié
:
sans
agent,
sans
action,
sans
altérité
ni
conflit,
sans
langage.
Le
Monde
est
créé
par
le
Verbe,
donc
par
un
acte
de
parole.
Il
ne
sort
pas
de
la
configuration
du
langage.
Il
devient
le
produit
d'une
énonciation.
Il
est
comparable
à
un
discours
énoncé
ou
plutôt
à
la
condition
de
possibilité
du
discours.
Avant
d'aller
plus
loin
et
d'aborder
les
rapports
de
la
Lumière
et
des
Ténèbres,
je
veux
vous
exprimer
ce
qui
peut
être
ma
crainte
de
vous
avoir
tenu
par
un
effet
de
dérive
sur
un
terrain
peut
être
à
votre
goût
trop
théologique,
mais
puisque
nous
nous
appuyons
sur
un
texte
sacré,
je
trouverai
dans
ce
fait
quelque
justification
à
vos
yeux.
Evadons-nous
pour
un
moment
du
prologue
de
Jean.
Laissons
dériver
notre
pensée
vers
des
temps
antérieurs
ou
contemporains
de
l'Évangéliste
pour
nous
interroger
sur
le
Verbe,
c'est-à-dire
le
Logos,
« davas »
pour
les
Juifs,
« l'information
créatrice ».
Pour
eux,
en
effet,
la
Parole
et
l'événement
ne
sont
pas
séparés.
Pour
qu'une
chose
existe
elle
a
besoin
d'être
informée
au
sens
génétique
du
terme.
Il
s'agira
d'une
parole
actée,
d'un
Verbe
agissant.
Dans
la
pensée
grecque
les
études
sur
le
Logos
qu'elles
aboutissent
ou
non
au
prologue,
commencent
avec
Héraclite.
Saint
Justin
lui
attribua
d'avoir,
le
premier
proclamé
l'existence
du
Logos
six
siècles
avant
Jésus-Christ
à
Ephèse
même
qui
sera
bien
plus
tard,
terre
de
refuge
et
de
méditation
pour
Jean
l'Évangéliste.
Un
néo-platonicien
du
nom
d'Amélios
ira
jusqu'à
accuser
de
plagiat,
Jean
l'Évangéliste
« ce
barbare ».
« Prêtant
l'oreille
non
à
moi,
mais
au
Logos,
il
est
sage
de
dire
en
accord
avec
lui
que
tout
est
un,
car
la
Sagesse
est
une
:
connaître
la
pensée
qui
dirige
tout
à
travers
tout ».
Philon
d'Alexandrie,
lui,
Juif
fortement
hellénisé
voit
dans
le
Logos
le
lieu
archétype
des
idées.
Il
dira
que
le
Monde
c'est-à-dire
le
cosmos
étant
du
domaine
de
la
sensation
est
le
fils
cadet
de
Dieu,
tandis
que
le
fils
aîné,
le
Logos
étant
de
nature
intelligible
est
gardé
auprès
de
Dieu.
II
dira
aussi
: « Le
Logos
infini
du
Dieu
éternel
est
le
soutien
le
plus
puissant
et
le
plus
stable
de
la
totalité
du
Monde ».
Mais
arrivons
maintenant
aux
versets
4
et
5
à
propos
de
la
lumière
et
des
ténèbres.
Consécutives
à
la
création
de
tout
ce
qui
existe,
apparaissent
maintenant
la
différenciation
entre
l'Etre
et
la
Vie
d'une
part
et
l'opposition
Lumière
Ténèbres
d'autre
part.
Jusqu'ici,
dans
le
déroulement
du
prologue,
il
n'y
a
pas
encore
eu
de
rencontre
entre
le
Verbe
et
les
hommes.
Ceux-ci
vont
assister
au
combat
Lumière-Ténèbres
sans
y
prendre
part.
Autrement
dit :
le
Verbe
n'a
pas
encore
bougé.
Pourtant,
il
s'est
déjà
mis
en
relation
avec
les
hommes
précisément
par
la
médiation
de
la
Lumière.
C'est
là
une
phase
préalable
au
cours
de
laquelle
sont
posées
les
conditions
de
la
rencontre
entre
le
Verbe
et
les
Hommes
sous
l'espèce
de
l'affrontement
entre
Lumière
et
Ténèbres.
Lorsque
la
Lumière
entre
en
jeu
c'est
par
l'arrivée
de
la
« Vie ».
C'est
elle
qui
apparaît
grâce
au
Verbe,
puis
vient
la
Lumière
comme
complément
de
la
Vie,
pour
autant
que
celle-ci
est
la
vie
des
hommes.
«La
Vie
était
la
Lumière
des
hommes».
C'est
le
privilège
de
l'Homme
dans
la
totalité
de
la
Création
espace-temps
de
l'Univers;
que
d'être
concerné
pour
la
vie
sous
la
détermination
de
la
Lumière.
N'est-ce
pas
là
cela
même
qui
nous
occupe
et
nous
guide
dans
notre
recherche
spirituelle
?
Nous
ne
trouvons
pas
de
trace
de
conflit
entre
la
Vie
et
la
Mort,
sinon
sous
l'opposition
de
la
Lumière
et
des
Ténèbres.
Quand
elle
se
manifeste,
se
pose
alors
le
problème
de
savoir
si
la
Lumière
va
ou
non
disparaître
dans
les
Ténèbres.
Faisons
attention
à
la
façon
dont
l'Évangéliste
met
en
opposition
la
Lumière
et
les
Ténèbres
pour
éviter
toute
mauvaise
interprétation.
La
tentation
première
qui
s'offre
à
nous
consiste
à
considérer
l'opposition
Lumière-Ténèbres
sous
l'angle
de
la
contrariété
de
telle
sorte
que
la
victoire
d'un
des
deux
opposants
entraînerait
ipso
facto
la
neutralisation
de
l'autre
et
réciproquement,
bien
entendu.
Considérez
le
texte,
il
est
plus
fin
et
plus
précis.
On
n'y
parle
pas
d'un
combat
qui
serait
marqué
par
la
victoire
de
la
Lumière
et
par
voie
de
conséquence,
à
la
disparition
des
Ténèbres.
Relisons
le
début
du
verset
5:
« La
Lumière
brille
dans
les
Ténèbres ».
Plus
qu'un
constat
voilà
la
définition
du
rôle
dévolu
à
la
Lumière.
Les
Ténèbres
ne
sont
pas
a
priori,
le
mal.
Certes,
elles
pourraient
le
devenir
si
la
part
qu'elles
détiennent
tend
à
devenir
exorbitante
pour
étouffer
la
Lumière
et,
ainsi
l'empêcher
d'agir.
A
ce
point
du
raisonnement,
nous
voyons
bien
se
présenter
à
nous
trois
possibilités
théoriques
et
non
pas
deux
-
Les
Ténèbres
règnent
seules
recouvrant
et
neutralisant
la
Lumière.
-
La
Lumière
règne
seule.
C'est
alors
une
illumination
qui
n'éclaire
que
les
illuminés.
-
Surmontant
cette
opposition
binaire
:
« la
Lumière
brille
dans
les
Ténèbres ».
Si
donc
Lumière
et
Ténèbres
se
donnent
pour
des
contraires,
ce
texte
précise
une
position
médiane
où
s'établit,
ce
qu'on
pourrait
désigner
comme
un
régime
de
tension
entre
Lumière
et
Ténèbres.
Nous
ne
sommes
pas
pour
autant
sortis
de
l'ambiguïté
car
en
effet,
d'un
côté
ces
deux
contraires
relèvent
de
la
configuration
cosmique.
Si
la
lutte
qui
les
oppose
n'est
évidemment
pas
indifférente
aux
hommes,
ceux-ci
cependant
en
sont
moins
les
acteurs
que
les
observateurs.
D'un
autre
côté,
comment
nier
que
les
hommes
sont
concernés
par
ce
combat
initial
puisque
de
la
lumière
va
dépendre
la
vie
des
hommes.
Dès
lors,
par
ce
biais,
le
couple
Lumière-Ténèbres
n'appartient
plus
à
l'ordre
cosmique,
mais
désormais
anthropologique,
certainement
pas
sous
l'angle
de
l'Histoire,
de
l'Evènement,
mais
sous
un
angle
à
proprement
parler,
structurel.
Cette
opposition
Lumière-Ténèbres
met
en
relief
une
dramatique
que
nous
avons
tous
ressenti
de
façon
plus
ou
moins
claire
ou
cohérente
dans
nos
vies.
Et,
comme
dans
tout
drame
posé
se
présentent
deux
voies
-
l'une
ouverte
:
la
Lumière
dans
les
Ténèbres
-
l'autre
sans
issue
:
les
Ténèbres
sans
la
Lumière.
Ainsi
au
travers
de
notre
réflexion
nous
avons
pu
voir
apparaître
pour
nos
esprits,
une
structure
que
je
définirai
comme
historique
et
antérieure
à
toutes
les
performances
de
l'humanité
à
venir.
Il
y
a
deux
possibilités
d'existence
pour
le
monde
qui
correspondent
à
deux
façons
d'écrire
l'histoire.
La
suite
du
récit
que
nous
n'entendons
pas
en
loge,
ce
que
je
regrette,
établit
que
la
Lumière
fait
l'objet
d'un
témoignage,
autrement
dit
d'un
acte
de
langage.
Ce
témoignage
est
rendu
à
la
parole
d'un
plus
digne.
La
différenciation
Lumière-Ténèbres
nous
instruit
là
sur
le
langage
lui-même.
Cette
différenciation
met
en
évidence
la
division
interne
à
tout
discours
entre
l'énonciation
et
l'énoncé.
Autrement
dit
se
trouve
en
cause
moins
la
vérité
ou
la
fausseté
d'un
message
que
le
rapport
du
sujet
qui
parle
à
ce
qu'il
dit
:
sa
vérité
ou
son
mensonge.
Les
Ténèbres
correspondraient
à
des
énoncés
intégralement
réalisés
et
comme
autonomes,
d'où,
vous
le
noterez,
aurait
disparu
toute
prise
en
charge
par
un
énonciateur.
La
Lumière,
elle,
désignerait
la
capacité
du
parler
vrai.
Ainsi
à
ce
stade,
le
prologue
de
l'Évangile
de
Jean
indiquerait,
a
priori
les
conditions
de
toute
parole
authentique.
Les
hommes
ne
sont
pas
encore
mis
en
scène,
à
ce
moment
comme
acteurs
de
la
parole
et
de
son
écoute,
mais
ils
le
sont
dans
leur
capacité
ou
leur
compétence,
car
préformés
par
cette
loi
fondamentale
de
communication
Dans
les
Ténèbres,
voir
la
Lumière,
et
dans
le
discours
entendu,
la
parole
qui
vient
du
Verbe.
Je
n'irai
pas
encore
bien
loin
dans
l'analyse
du
prologue
mais
je
pense
que
nous
devons
évoquer
la
démarche
en
témoignage
de
Jean
le
Baptiste.
Jean
le
Baptiste
est
une
instance
d'énonciation
attestant
le
vrai.
Il
annonce
pour
nous
le
plus
sage
et
le
plus
humble
de
tous.
Si
j'ai
cherché
à
établir
que
le
mode
humain
de
la
vie
était
spécifié
par
la
tension
Lumière-Ténèbres,
le
témoignage
de
Jean
sanctionne
cette
possibilité
de
la
parole
dans
l'humanité.
Sa
place
se
trouve
au
point
d'inversion,
celui
où
les
ténèbres
risquaient
d'effacer
la
lumière.
Jean
n'est
pas
la
Lumière,
il
n'est
pas
les
Ténèbres
:
Il
est
à
la
charnière,
là
où
il
y
a
division
et
réunion.
Il
est
donc
représentatif
de
l'homme
en
qui
vient
la
lumière.
Sa
démarche
en
témoignage
ne
peut
être
que
corrélative
à
un
croire.
A
l'affirmation
du
vrai
correspond
d'autre
part
la
possibilité
d'un
assentiment.
La
vérité
résultera
de
ce
rapport
intersubjectif.
Il
est
posé
ici,
comme
universel.
L'Universalité
du
témoignage
de
Jean
pose
son
cas
comme
typique.
L'homme
est
placé
de
telle
façon
qu'il
ne
peut
dire
le
Vrai
sur
le
Vrai.
Il
ne
peut
que
l'attester
ou
y
croire
par
l'intermédiaire
d'un
autre.
Jean,
en
parlant,
ouvre
en
l'autre
ce
qui
parle
en
lui.
Il
n'argumente
pas,
il
ne
persuade
pas.
Il
ouvre
une
possibilité
de
croire.
Il
s'ensuit
un
certain
progrès
dans
le
dévoilement
de
la
Lumière.
Au
commencement,
c'était
la
figure
d'un
élément
cosmique
qui,
transposé
dans
le
langage
humain,
s'affichait
comme
instance
de
discours.
Dans
la
mesure
où
cette
instance
est
reprise
dans
le
témoignage
et
reçue
dans
la
croyance,
on
ne
peut
plus
la
classer
parmi
les
objets
qui
s'imposent
par
leur
visibilité.
L'évidence
se
passe
de
témoignage.
En
tant
qu'objet
de
croyance
la
lumière
loin
de
combler
le
regard,
le
désarme.
La
vérité
à
son
propos,
ne
résulte
que
de
la
communication
entre
sujets.
La
Lumière
est
l'instance,
voire
le
principe
de
toute
communication
vraie.
Il
nous
faut
donc
préciser
les
rapports
de
Jean
et
de
la
Lumière.
L'identification
de
Jean
avec
la
Lumière
tient
au
fait
qu'il
est
le
premier
auteur
à
prendre
la
parole
et
que
son
témoignage
a
une
portée
universelle.
Mais
Jean
exerce
des
fonctions
d'envoyé
en
sujet
délégué.
Le
fait
qu'il
parle
ne
démontre
pas
que
la
parole
commence
avec
lui
et
encore
moins
qu'il
la
personnifie.
Mais
qu'est-ce
donc
que
la
Lumière
pour
qu'elle
semble
faire
l'objet
d'une
rivalité
éventuelle
entre
deux
acteurs
?
La
Lumière
ne
va
devenir
une
personne
qu'à
partir
du
verset
9
sous
la
dénomination
de
lumière
véritable.
Pour
l'instant
elle
n'est
pas
encore
investie
par
le
Verbe
en
personne,
c'est
pourtant
un
rôle
qu'il
est
chargé
d'assumer.
Il
n'est
pas
la
Lumière,
mais
il
annonce
le
rôle
de
la
Lumière,
c'est-à-dire
la
prise
en
charge
du
langage
humain
par
le
Verbe.
C'est
après
qu'il
désignera
en
Jésus
de
Nazareth
le
porteur
de
la
Lumière.
Essayons
de
dégager
la
signification
du
prologue.
Si
la
tradition
exégétique
a
considéré
que
les
18
premiers
versets
de
l'Évangile
de
Jean
constituait
un
prologue
c'est
dans
la
mesure
où
il
nous
transmet
les
informations
nécessaires
sur
l'acteur
principal
du
récit,
sa
mission,
ses
partenaires
et
corrélativement
les
conditions
de
réception
de
son
message.
Prologue,
il
nous
éclaire
sur
les
interlocuteurs
du
drame
à
venir.
Il
ne
raconte
pas
l'histoire
du
personnage
central
mais
c'est
déjà
un
récit,
un
récit
des
origines
qui
nous
concerne
tous.
Le
Prologue
décrit
un
changement
d'état.
Il
met
en
scène
une
transformation
caractéristique
de
tout
récit
qui
concerne
l'acteur
principal
et
ceux
qui
l'ont
entendu.
Verbe
de
Dieu,
Dieu
lui-même.
C'est
une
parole
pleine,
divine,
insaisissable
en
terme
de
langage
humain.
Au
terme
du
parcours
le
texte
nous
présente
le
même
acteur
sous
la
forme
d'un
locuteur
humain
Jésus
de
Nazareth.
Entre
temps,
moment
décisif
de
la
transformation,
le
texte
énonce
à
quelle
condition
le
Verbe
sujet
transcendant
de
la
Parole
a
pu
s'investir
en
Jésus,
sujet
humain
du
langage.
Récit
des
origines
pour
autant
qu'il
remonte
au
principe
de
tout
et
pose
ce
principe
dans
le
Verbe
:
c'est
donc
au
sens
littéral
une
archéologie.
La
voie
de
l'analyse
devrait
s'ouvrir
sur
la
venue
du
Verbe
mais
j'arrêterai
là
mon
propos.
Essayant
d'esquisser
une
projection
de
l'analyse
d'un
texte
sacré
sur
notre
démarche
spirituelle,
j'ai
préféré
m'effacer.
Je
n'ai
pas
la
prétention
de
fixer
le
rôle
des
deux
Jean
au
sein
de
nos
loges
mais
je
souhaite
que
ma
méditation
personnelle
puisse
susciter
en
chacun
de
vous,
des
réflexions
dont
la
source
véritable
relève
du
caractère
universel
(espace
temps)
de
ce
prologue
et
soit
de
nature
à
ne
heurter
quiconque
dans
son
approche
du
Grand
Architecte
de
l'Univers
à
propos
duquel
nous
pourrions
dire
comme
Jean
Racine
dans
la
traduction
du
bréviaire
Romain
« Source
ineffable
de
Lumière,
Verbe
en
qui
l'Eternel
contemple
sa
beauté
Astre
dont
le
soleil
n'est
que
l'ombre
grossière
Sacré
Jour
dont
le
jour
emprunte
la
Beauté »
;
;
;
;
ANNEXE
;
Bible du chanoine
CRAMPON
;
-
Au commencement était le Verbe, et le Verbe
était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu.
-
Il était au commencement auprès de Dieu.
-
Tout a été fait par lui, et sans lui rien n'a
été fait de ce qui a été fait.
-
En lui était la Vie, et la Vie était la Lumière
des hommes;
-
Et la Lumière brille dans les ténèbres, et les
ténèbres l’ont repoussée.
-
Il y eut un homme, envoyé de Dieu, dont le nom
était Jean.
-
Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage
à la Lumière,
-
Il n’était pas lui, la Lumière, mais il venait
rendre témoignage à la Lumière
-
La Lumière vraie, qui éclaire tout homme, venait
dans le monde.
-
Il était dans le monde, et le monde a été fait
par lui, et le monde ne l’a pas reconnu.
-
Il est venu chez lui et les siens ne l’ont pas
reçu.
-
Mais à ceux qui l’ont reçu, il a donné pouvoir
de devenir enfants de Dieu.
-
A ceux qui croient en son nom, qui ne sont nés
ni du sang, ni d’un vouloir charnel, ni d’un vouloir humain, mais de Dieu.
-
Et le Verbe s’est fait chair, et il a habité
parmi nous – et nous avons contemplé sa gloire, gloire que tient de son Père un
Fils unique – plein de grâce et de vérité.
-
Jean lui rend témoignage et clame en ces
termes : « C’était celui dont j’ai dit : Celui qui vient
après moi a passé devant moi, parce qu’il était avant moi ».
-
C’est bien de sa plénitude que nous avons tous
reçu, et grâce après grâce
-
car si la loi a été donnée par Moise, la grâce
et la vérité sont venues par Jésus Christ
-
Personne n’a jamais vu Dieu, un Dieu Fils
unique qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.
.
-
Au commencement était le Verbe, et le Verbe était
auprès de Dieu et le verbe était Dieu.
-
Il était au commencement auprès de Dieu.
-
Par lui, tout est paru, et sans lui rien n'a paru de
ce qui est paru.
-
En lui était la vie, et la Vie était la Lumière des
hommes;
-
Et la Lumière brille dans les ténèbres, et les
ténèbres ne l’ont pas arrêtée.
-
Paru un homme envoyé de Dieu, son nom était Jean.
-
Il vient en témoignage, pour témoigner au sujet de
la Lumière, afin que tous crussent par lui.
-
Celui-là n’était pas la Lumière,
mais il devait témoigner au sujet de la Lumière.
-
La Lumière, la véritable, qui illumine tout homme,
venait dans le monde.
-
Il était dans le monde, et par lui, le monde à paru,
et le monde ne l’a pas connu..
-
Il est venu chez lui et les siens ne l’ont pas
accueilli.
-
Mais à tous, il a donné pouvoir de devenir enfants
de Dieu,
-
à ceux qui croient en son nom, qui ne sont pas né de sang, ni d’un
vouloir de chair, ni d’un vouloir d’homme, mais de Dieu,
-
et le Verbe est devenu
chair, et il a séjourné parmi nous. Et nous avons contemplé sa gloire, gloire
comme celle que tient de son Père un Fils unique, plein de grâce et de vérité.
-
Jean témoigne à son sujet et il crie : « C’était celui dont j’ai
dit: celui qui vient après moi est passé avant moi, parce que avant moi il
était ».
-
Car de sa plénitude nous avons tous reçu et grâce
sur grâce ;
-
car la loi a été donnée par Moise, mais la grâce et la vérité
sont venues par Jésus Christ.
-
Dieu, personne ne l’a jamais vu; un Dieu, fils
unique qui est dans le sein du Père. Celui là l’a fait connaître.
.
Au commencement le
Verbe était
Et ce verbe était
chez Dieu et Dieu était ce verbe
Il était au
commencement en Dieu
Tout par sa main a
existé
Et sans lui rien n’a
existé de ce qui a existé
en lui la Vie exista
et
la Vie est la lumière des hommes
Et cette lumière
éclaire dans l’obscurité
et l’obscurité ne l’a pas saisi
Il a été un homme envoyé
de Dieu son nom Jean
Celui-ci vint pour un
témoignage afin de témoigner de la lumière
Pour que tout homme
ait foi par sa main
mais
lui n’était pas la lumière
mais était pour témoigner de la
lumière
elle était en effet
la lumière de la Vérité
éclairant tout homme venant au monde
Elle a été dans le
monde
et le monde exista
par sa main et le monde ne l’a pas reconnu
pour
les siens il est venu et les siens ne l’ont pas accepté
ceux qui l’ont
accepté
il leur a donné le
pouvoir de devenir enfants de Dieu
ceux qui ont fois en
son nom
ceux qui ne sont pas
nés du sang
ni de la volonté de
la chair ni de la volonté d’un homme
mais de Dieu sont nés
et le Verbe s’est
fait chair et il demeura parmi nous
et nous avons vu sa
gloire la gloire de celui-là
comme Unique du Père
Qui est plein de
Grâce et de Vérité
.
.
.
Traduction de
Claude Tresmontant = reconstitution en hébreu à partir du grec
Au
commencement était le parler
et
le parler était à dieu
et dieu il était le parler
lui
il était au commencement à dieu
tout par lui a été créé
et sans lui rien n’a été
créé de ce qui a été créé
en lui était la vie
et la vie était la lumière
des hommes
et la lumière dans la
ténèbre a resplendi
et la ténèbre ne l’a pas
reçue
Il
y eu un homme
il était envoyé de la part
de dieu
son nom (c’est) iohannan
lui il est venu pour
l’attestation
afin d’attester en faveur de
la lumière
afin que tous soient
certains de la vérité par sa main
il n’était pas lui-même la
lumière
mais (c’est) pour attester
en faveur de la lumière
C’était la lumière de vérité qui illumine tout homme
elle est venue dans le monde
de la durée présente
dans le monde de la durée
présente elle était
et le monde par sa main a
été créé
et le monde ne l’a pas
connue
chez ceux qui sont à
elle elle est venue
et ceux qui sont à elle ne
l’ont pas reçue
Mais tous ceux qui l’ont reçue
elle leur a donné la
puissance
de devenir des enfants de die
à ceux qui sont certains de
la vérité
(qui est) en son nom
ceux-là
ni des sangs ni de la
volonté
d’un être de chair
ni de la volonté d’un homme
mais de dieu ils sont nés
Et
le parler
un homme de chair il a été
et il a campé au milieu de
nous
et nous avons contemplé sa
gloire
gloire (qui est) comme celle
d’un fils
unique et chéri
qui vient du père
plein de grâce et de vérité
.
.
Traduction André
Chouraqui 1984/Brépols édit.
Entête, lui, le logos et le logos est pour Élohim
et le logos est Élohim, il est entête pour
Élohim.
Tout devient par
lui ;
hors de lui, rien
de ce qui advient ne devient.
En lui est la
vie
la vie est la
lumière des hommes.
La lumière
brille dans la ténèbre,
mais la ténèbre ne
l’a pas saisie.
Advient un homme, un envoyé d’Élohim
Son nom Iohanan
Il vient pour un
témoignage
pour témoigner de la lumière,
afin que tous
adhèrent par lui ;
Il n’était pas la
lumière
mais celui qui
témoigne pour la lumière.
C’est la vraie lumière
qui illumine
tout homme.
Il vient dans
l’univers.
Il est dans
l’univers
l’univers est
engendré par lui ;
mais l’univers ne
l’a pas reconnu.
Il est venu chez
lui,
mais les siens ne
l’ont pas accueilli.
A tous ceux qui le reçoivent
il a donné le
pouvoir
de devenir enfants
d’Elohim,
à ceux qui
adhèrent à son nom,
Nés, non par le
sang
non par un vouloir
de chair,
non par un
vouloir d’homme,
mais d’Elohim.
Le logos est devenu chair
Il a planté sa
tente parmi nous.
Nous avons
contemplé sa gloire,
gloire comme celle
d’un fils unique
auprès du père,
plein de
chérissement et de vérité.
Iohanân témoigne de lui
Il crie et dit
: "c'est de lui que j'ai dit :
Après moi venu,
devant moi devenu,
parce
qu'antérieurement à moi il est !"
La tora a été donnée par Moshé
le chérissement
et la vérité
sont advenus par
Iéshoua' le messie.
Élohim, personne ne l'a
jamais vu ;
l'unique Élohim
dans le sein du Père,
lui,
entraîne.
.
.
.
.
.
Autre
édition
de
la
Bible dite
"de
Jérusalem"
.
Au
commencement existait : le Verbe
Le Verbe était auprès de
Dieu,
Le Verbe était Dieu même.
Il était depuis toujours
auprès de Dieu
Tout par lui a été fait, et
rien sans lui.
Ce qui a été fait, en lui
était vie.
Et la vie était lumière pour
les hommes.
La lumière parut dans les
ténèbres du monde ;
et les ténèbres ne l’ont pas
accueillie.
Il
y eut un homme envoyé de Dieu, qui s’appelait
Jean.
Il vint comme témoin,
pour rendre témoignage à la
lumière,
afin que tous croient à lui.
Il n’était pas lui même la
Lumière,
mais venait seulement
rendre témoignage à la lumière.
Le Verbe, vraie Lumière qui éclaire tout homme,
faisait son entrée dans le
monde.
Il était dans le monde,
et le monde a été fait par
lui ;
le monde pourtant ne l’a pas
connu.
Il est venu chez lui, et les
siens ne l’ont pas reçu.
Mais à tous ceux qui l’ont reçu,
il a donné le pouvoir de
devenir enfants de Dieu,
à ceux-là qui croient en
lui,
lui qui n’est pas né du sang
humain,
de la poussée de l’instinct,
ni du vouloir de l’homme, mais qui est né de Dieu.
Et le verbe est devenu chair, et il a habité parmi
nous.
Et nous avons contemplé sa gloire,
la gloire que le Père donne
à son Fils éternel,.
plein de grâce et de vérité.
;
;
;
;
;
;
Jn 1:1
-
|
Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu.
|
Jn 1:2 -
|
Il était au commencement avec Dieu.
|
Jn 1:3 -
|
Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut.
|
Jn 1:4 -
|
Ce qui fut en lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
|
Jn 1:5 -
|
et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont pas saisie.
|
Jn 1:6 -
|
Il y eut un homme envoyé de Dieu ; son nom était Jean.
|
Jn 1:7 -
|
Il vint pour témoigner, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui.
|
Jn 1:8 -
|
Celui-là n'était pas la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière.
|
Jn 1:9 -
|
Le Verbe était la lumière véritable, qui éclaire tout homme ; il venait dans le monde.
|
Jn 1:10 -
|
Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l'a pas reconnu.
|
Jn 1:11 -
|
Il est venu chez lui, et les siens ne l'ont pas accueilli.
|
Jn 1:12 -
|
Mais à tous ceux qui l'ont accueilli, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom,
|
Jn 1:13 -
|
lui qui ne fut engendré ni du sang, ni d'un vouloir de chair, ni d'un vouloir d'homme, mais de Dieu.
|
Jn 1:14 -
|
Et le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
|
Jn 1:15 -
|
Jean lui rend témoignage et il clame : " C'est de lui que j'ai dit : Celui qui vient derrière moi, le voilà passé devant moi, parce qu'avant moi il était. "
|
Jn 1:16 -
|
Oui, de sa plénitude nous avons tous reçu, et grâce pour grâce.
|
Jn 1:17 -
|
Car la Loi fut donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
|
Jn 1:18 -
|
Nul n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est tourné vers le sein du Père, lui, l'a fait connaître. Le témoignage de Jean.
|
;
;
;
;
Traduction « version synodale »
1934/bibliothèque Stalag IX C
Au commencement était la
Parole,
et la Parole était avec Dieu.
et la Parole était Dieu.
Elle était au commencement
avec Dieu
Toutes choses ont été faites
par elle,
et rien de ce qui a été fait
n’a été fait sans elle.
En elle était la vie
et la vie est la lumière des
hommes
La lumière brille dans les
ténèbres
et les ténèbres ne l’ont
point reçue.
Il y eut un homme, envoyé de Dieu,
dont le nom était Jean.
Il vint pour être le témoin
pour rendre témoignage à la
lumière
afin que, par lui,
tous fussent amenés à la
foi.
Il n’était pas lui-même la
lumière
mais il devait rendre
témoignage
à la Lumière.
Celle-ci était la véritable lumière,
qui éclaire tout homme,
venant dans le monde.
La Parole était dans le
monde
Et le monde a été fait par
elle ;
mais le monde ne l’a pas
connue.
Elle est venue chez les
siens,
et les siens ne l’ont point
reçue
Mais à ceux qui l’ont reçue,
elle a donné le pouvoir de
devenir enfant de Dieu
à tous ceux qui croient en
son nom,
qui ne sont pas nés du sang
ni de la volonté de chair,
ni de la volonté de l’homme
mais qui sont nés de Dieu.
La Parole a été faite chair ;
elle a habité parmi nous
pleine de grâce et de vérité
et nous avons contemplé sa
gloire
une gloire telle que celle
du Fils unique
venu d’auprès du Père.
;
;
Bible
des moines de Maredsous/1968
Au commencement était le
Verbe,
et le Verbe était auprès de Dieu.
et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu
Toutes choses ont été faites
par lui,
et sans lui, rien n’a été fait.
Ce qui a été fait en lui
était vie
et la vie était la lumière
des hommes ;
et la lumière luit dans les
ténèbres,
et les ténèbres ne l’ont
point saisie.
Il
y eut un homme, envoyé de Dieu,
son nom était Jean.
Il vint en témoin
pour rendre témoignage à la
lumière
afin que, tous les hommes
eussent la foi par lui.
Il n’était pas la lumière
mais il vint pour rendre
témoignage à la Lumière.
(Le Verbe) était la véritable lumière qui,
venant dans le monde,
éclaire tout homme,
Il était dans le monde
et le monde a été fait par
lui ;
et le monde ne l’a pas
connu.
Il est venu chez lui,
et les siens ne l’ont pas
reçu
Mais à ceux qui l’ont reçu,
il a donné le pouvoir de
devenir enfant de Dieu ;
à tous ceux qui croient en
lui,
qui ne sont nés ni du sang
ni du désir de la chair,
ni du désir d’un homme,
mais de Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair ;
elle a dressé sa tente parmi
nous,
et nous avons contemplé sa
gloire
la gloire qu’un Fils unique
reçoit de son Père,
plein de grâce et de vérité.
;
;
;
;
Traduction de
Lemaistre de Sacy (1664 – 1668)
- Édition de 1831 d'après le texte publié en 1759
1 - Au commencement était le
Verbe, et le Verbe était avec Dieu ; et le Verbe était Dieu.
2 -
Il était au commencement
avec Dieu
3 - Toutes choses ont été faites
par lui ; et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans lui.
4 - En lui était la vie, et la vie était la lumière
des hommes,
5 - et la lumière luit dans les
ténèbres, et les ténèbres ne l’ont
point comprise.
6 - Il y eut un homme, envoyé de Dieu, qui s’appelait Jean.
7 - Il vint pour servir de
témoin, pour rendre témoignage à la
lumière afin que tous crussent par
lui.
8 - Il n’était pas la lumière mais il vint pour rendre
témoignage à celui qui était la
Lumière.
9 - C’était la vraie lumière qui éclaire tout homme
venant en ce monde,
10 - Il était dans le monde, et le monde a été fait par
lui, et le monde ne l’a point
connu.
11 - Il est venu chez soi, et les siens ne l’ont point
reçu.
12 - Mais il a donné, à tous ceux qui l’ont reçu, le pouvoir d’être faits
enfants de Dieu ;
à tous ceux qui croient en
son nom,
13 - qui ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la
chair, ni de la volonté de homme,
mais de Dieu même.
14 - Et le Verbe a été fait chair, et il a habité
parmi nous ;
et nous avons vu sa gloire, sa gloire telle que le Fils unique devait la recevoir du
Père ;
il a, dis-je, habité parmi
nous, plein de grâce et de vérité.
15 - Jean rend témoignage de lui, et il crie, en disant :
Voici
celui dont je vous disais :
Celui
qui doit venir après moi m'a été préféré, parce qu'il était avant moi.
16
- Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce.
17
- Car la loi a été donnée par Moïse ; mais la grâce et la
vérité a été apportée par Jésus Christ.
18
- Nul n'a jamais vu Dieu :
le
Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui en a donné la
connaissance.
;
;
;
;
1
Au commencement était le Verbe, et le Verbe était tourné vers Dieu, et le Verbe était Dieu.
2
Il était au commencement tourné vers Dieu.
3
Tout fut par lui, et rien de ce qui fut, ne fut sans lui.
4
En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes,
5
et la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point comprise.
6
Il y eut un homme, envoyé de Dieu : son nom était Jean.
7
Il vint en témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient par lui.
8
Il n'était pas la lumière, mais il devait rendre témoignage à la lumière.
9
Le Verbe était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, illumine tout homme.
10
Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l'a pas reconnu.
11
Il est venu dans son propre bien et les siens ne l'ont pas accueilli.
12
Mais à ceux qui l'ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu.
13
Ceux-là ne sont pas nés du sang, ni d'un vouloir de chair, ni d'un vouloir d'homme, mais de Dieu.
14
Et le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire, cette gloire que, Fils unique plein
de grâce et de vérité, il tient du Père.
15
Jean lui rend témoignage et proclame : " Voici celui dont j'ai dit : après moi vient un homme qui m'a devancé,
parce que, avant moi, il était. "
16
De sa plénitude en effet, tous, nous avons reçu, et grâce sur grâce.
17
Si la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
18
Personne n'a jamais vu Dieu ; Dieu Fils unique, qui est dans le sein du Père, nous l'a dévoilé.
;
;
;
Traduction œcuménique de la Bible
;
Au commencement était le Verbe.
Le Verbe était auprès de
Dieu,
Le Verbe était Dieu.
Il était au commencement
auprès de Dieu
par lui tout a paru
et sans lui rien n’a paru de
ce qui est paru.
En lui était vie.
et la vie était lumière des
hommes.
la lumière brille dans les
ténèbres;
et les ténèbres ne l’ont pas
arrêtée.
Il
y eut un homme envoyé de Dieu,
son nom était Jean.
Il vint en témoignage,
pour témoigner au sujet de
la lumière,
afin que tous crussent par
lui.
Celui là n’était pas la
Lumière,
mais il devait témoigner au
sujet de la lumière.
La lumière – la véritable- qui illumine tout homme,
venait dans le monde.
Il était dans le monde,
et par lui le monde a paru;
le monde ne l’a pas connu.
Il est venu chez lui,
et les siens ne l’ont pas
accueilli.
Mais à tous ceux qui l’ont reçu,
il a donné le pouvoir de
devenir enfants de Dieu,
à ceux qui ne sont pas nés
du sang ,
ni du vouloir de chair,
ni d’un vouloir d’homme,
mais de Dieu.
Et le Verbe est devenu chair, et il a séjourné parmi
nous.
Et nous avons contemplé sa gloire,
gloire comme celle que tient
de son Père
un Fils unique, plein de grâce et de vérité.
;
;
Traduction d’un
Évangile
français de 1697
;
Au commencement était le Verbe
&t le Verbe eftoit avec
Dieu
&t le Verbe eftoit Dieu.
Il eftoit au commencement
avec Dieu.
Toutes choses ont efté
faites par luy
&t rien de ce qui a efté
fait n’a efté fait fans luy
Dans luy eftoit la vie,
&t la vie eftoit la
lumière des hommes
&t la lumière luit dans
les ténèbres,
&t les ténèbres ne l’ont
point comprife.
Il y eut un homme envoyé de Dieu ,
qui s’appeloit Jean
Il vint pour fervir de
témoin
pour rendre témoignage à la
lumière
afin que tous cruffent par
luy
Il n’eftoitpas la lumière
Mais il vint pour rendre
témoignage
a celuy qui eftoit la
lumière
Celuy-là eftoit la vraie lumière
qui illumine tout homme
venant en ce monde
Il eftoit dans le monde
&t le monde a efté fait par luy
&t le monde ne l’a point
connu
Il eft venu chez soy,
&t les siens ne l’ont
point reçu
Mais il a donné à tous ceux
qui l’ont reçu,
le pouvoir d’eftre fait
enfants de Dieu
à ceux qui croient en fon
nom
qui ne sont point nez du fang,
ni de la volonté de l’homme,
mais de Dieu même.
Et le Verbe a été fait chair,
&t il a habité parmi
nous
&t nous avons vû fa
gloire, fa gloire dis-je,
comme du Fils unique du
Père,
eftant plein de grâce et de
vérité ;
;
;
;
;
;
;
La
Bible - Edition Louis Segond,
1910
1
Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la
Parole était Dieu.
2
Elle était au commencement avec Dieu.
3
Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait
n'a été fait sans elle.
4
En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
5
La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue.
6
Il y eut un homme envoyé de Dieu : son nom était Jean.
7
Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière,
afin que tous crussent par lui.
8
Il n'était pas la lumière, mais il parut pour rendre témoignage à la
lumière.
9
Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le
monde, éclaire tout homme.
10
Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde
ne l'a point connue.
11
Elle est venue chez les siens, et les siens ne l'ont point reçue.
12
Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle
a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,
13
non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme,
mais de Dieu.
14
Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de
grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la
gloire du Fils unique venu du Père.
15
Jean lui a rendu témoignage, et s'est écrié : C'est celui dont j'ai
dit : Celui qui vient après moi m'a précédé, car il était avant moi.
16
Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce ;
17
car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont
venues par Jésus Christ.
18
Personne n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père,
est celui qui l'a fait connaître.
;
;
;
;
-
Au
commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était
Dieu.
-
Il
était au commencement avec Dieu.
-
Tout
fut par lui, et sans lui rien ne fut.
-
Ce
qui fut en lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
-
et
la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont pas saisie.
-
Il
y eut un homme envoyé de Dieu ; son nom était Jean.
-
Il
vint pour témoigner, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous
crussent par lui.
-
Celui-là
n'était pas la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la
lumière.
-
Le
Verbe était la lumière véritable, qui éclaire tout homme ; il venait
dans le monde.
-
Il
était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l'a pas
reconnu.
-
Il
est venu chez lui, et les siens ne l'ont pas accueilli.
-
Mais
à tous ceux qui l'ont accueilli, il a donné pouvoir de devenir enfants de
Dieu, à ceux qui croient en son nom,
-
lui
qui ne fut engendré ni du sang, ni d'un vouloir de chair, ni d'un vouloir
d'homme, mais de Dieu.
-
Et
le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons
contemplé sa gloire, gloire qu'il tient de son Père
comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
-
Jean
lui rend témoignage et il clame : " C'est de lui que j'ai dit : Celui
qui vient derrière moi, le voilà passé devant moi,
parce qu'avant moi il était. "
-
Oui,
de sa plénitude nous avons tous reçu, et grâce pour grâce.
-
Car
la Loi fut donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par
Jésus Christ.
-
Nul
n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est tourné vers le sein du Père,
lui, l'a fait connaître. Le témoignage de Jean.
;
;
;
Bible des Témoins de Jéhovah
Selon
-
Au commencement la
Parole était, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était un dieu.
-
Celui-ci était au
commencement avec Dieu.
-
Toutes choses vinrent à
l’existence par son intermédiaire, et en dehors de lui pas même une chose
ne vint à l’existence.
-
Ce qui est venu à
l’existence par son moyen était vie, et la vie était la lumière des
hommes.
-
Et la lumière brille
dans les ténèbres, mais les ténèbres ne l’ont pas dominée.
-
Parut un homme qui
avait été envoyé comme représentant de Dieu : son nom c’était Jean.
-
Cet [homme] vint en
témoignage, afin de témoigner au sujet de la lumière, pour que des gens de
toutes sortes croient par lui.
-
Il n’était pas cette
lumière, mais il devait témoigner au sujet de cette lumière.
-
La vraie lumière qui
éclaire toutes sortes d’hommes allait venir dans le monde.
-
Il était dans le monde,
et le monde vint à l’existence par son intermédiaire, mais le monde ne l’a
pas connu.
-
Il est venu chez lui,
mais les siens ne l’ont pas accueilli.
-
Cependant, tous ceux
qui l’ont reçu, il leur a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, parce
qu’ils exerçaient la foi dans son nom ;
-
et ils sont nés, non du
sang ou d’une volonté de chair ou de la volonté de l’homme, mais de Dieu.
-
Ainsi la Parole devint
chair et résida parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire
comme celle d’un fils unique-engendré [et qui vient] d’un père ; et il
était plein de faveur imméritée et de vérité.
-
(Jean témoigna à son
sujet, oui, en fait il cria — c’était celui-là qui [l’]a dit —, en disant
: “ Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, parce qu’il
existait avant moi. ”)
-
Car nous avons tous
reçu de sa plénitude, oui faveur imméritée sur faveur imméritée.
-
Parce que la Loi fut
donnée par l’intermédiaire de Moïse, la faveur imméritée et la vérité sont
venues par Jésus Christ.
-
Aucun homme n’a jamais
vu Dieu ; le dieu unique-engendré qui est dans le sein du Père, c’est lui
qui l’a expliqué.
;
;
;
;
;
-
Au commencement était la
Parole, et la Parole était accompagnée de la Lumière, et la Parole était la
Lumière.
-
La parole était au
commencement en compagnie de la Lumière.
-
Tout fut crée par elle, et
sans elle rien ne fut de ce qui existe.
-
De tout être la Parole était
la Vie, et la Vie était la Lumière des hommes
-
Et la Lumière luit dans les
ténèbres, et les ténèbres n’ont pu l’atteindre.
-
Parut un homme envoyé de la
Lumière, il se nommait Jean (le Baptiste).
-
Il vint comme témoin pour en
rendre témoignage afin que tous crussent par lui.
-
Il n’était pas la Lumière
mais le témoin de la Lumière
-
La Parole était la Lumière,
la vraie qui éclaire tout homme; elle faisait son entrée dans l’Univers.
-
Elle était dans l’Univers,
et le genre humain fut par elle, et le monde profane ne l’a pas connue.
-
Elle est venue dans le genre
humain et les siens ne l’ont pas reçue.
-
Mais à tous ceux qui l’ont
reçue, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de la Lumière, à ceux qui
croient en son nom.
-
Elle que ni sang, ni chair
(le genre humain) ni vouloir d’homme n’a engendrée.
-
Et la parole s’est incarnée,
et elle a demeuré parmi nous et nous avons vu sa Gloire, Gloire qu’il
(l’initié) tient de son Père (spirituel) comme Fils Unique (disciple
privilégié) plein de grâce et de vérité.
-
Jean (l’Evangéliste) lui
rend témoignage. Il proclame : « Voici celui dont j’ai
dit : lui qui vient après moi est passé devant moi, parce qu’avant moi il
était ».
-
Oui, de sa plénitude nous
avons tous reçu une grâce à la place d’une (autre) grâce.
-
Car la loi fut donnée par
l’intermédiaire de Moise ; (mais) la grâce et la vérité nous sont venues
par Jésus-Christ.
-
Nul n’a jamais vu Dieu; le
Fils unique (Le Grand Initié) qui fait un avec le Père (le Grand Architecte de
l’Univers) lui, l’a fait connaître.
;
;
;
;
;
Bible de JN Darby
(ed. de 1872)
;
-
Au commencement était la Parole; et la Parole était auprès de Dieu; et la Parole était Dieu.
-
Elle était au commencement auprès de Dieu.
-
Toutes choses furent faites par elle, et sans elle pas une seule chose ne fut faite de ce qui a été fait.
-
En elle était [la] vie, et la vie était la lumière des hommes.
-
Et la lumière luit dans les ténèbres; et les ténèbres ne l'ont pas comprise.
-
Il y eut un homme envoyé de Dieu; son nom était Jean.
-
Celui-ci vint pour [rendre] témoignage, pour rendre témoignage de la lumière, afin que tous crussent par lui.
-
Lui n'était pas la lumière, mais pour rendre témoignage de la lumière :
-
la vraie lumière était celle, qui, venant dans le monde, éclaire tout homme.
-
Il était dans le monde, et le monde fut fait par lui; et le monde ne l'a pas connu.
-
Il vint chez soi; et les siens ne l'ont pas reçu.
-
Mais à tous ceux qui l'ont reçu il leur a donné le droit d'être enfants de Dieu, [savoir] à ceux qui croient en son
nom ;
-
lesquels sont nés, non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu.
-
Et la Parole devint chair, et habita au milieu de nous (et nous vîmes sa gloire, une gloire comme d'un fils unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité
;
-
Jean rend témoignage de lui, et a crié, disant : C'était celui-ci duquel je disais : Celui qui vient après moi prend place avant moi; car il était avant
moi ;
-
car, de sa plénitude, nous tous nous avons reçu, et grâce sur grâce.
-
Car la loi a été donnée par Moïse; la grâce et la vérité vinrent par Jésus Christ.
-
Personne ne vit jamais Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l'a fait connaître.
;
;
;
;
-
Au commencement était celui qui
est la Parole de Dieu. Il était avec Dieu, il était lui-même Dieu.
-
Au
commencement, il était avec Dieu.
-
Tout a été créé par lui ; rien de
ce qui a été créé n’a été créé sans lui.
-
En lui résidait
la vie,
et cette vie était la lumière des hommes.
-
La lumière
brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas étouffée
-
Un
homme parut, envoyé par Dieu ; il s’appelait Jean.
-
Il vint pour
être un témoin de la lumière, afin que tous les hommes croient par lui.
-
Il
n’était pas lui-même la lumière, mais sa mission était d’être le témoin de la
lumière.
-
Celle-ci
était la véritable lumière, celle qui, en venant dans le monde, éclaire tout
être humain.
-
Celui
qui est la Parole était déjà dans le monde, puisque le monde a été créé par
lui, et pourtant, le monde ne l’a pas reconnu.
-
Il est venu
chez lui, et les siens ne l’ont pas accueilli.
-
Certains
pourtant l’ont accueilli ; ils ont cru en lui. A tous ceux-là, il a
accordé le privilège de devenir enfants de Dieu.
-
Ce n’est pas
par une naissance naturelle, ni sous l’impulsion d’un désir, ou encore par la
volonté d’un homme, qu’ils le sont devenus ; mais c’est de Dieu qu’ils
sont nés.
-
Celui
qui est la Parole est devenu homme et il a vécu parmi nous. Nous avons contemplé
sa gloire, la gloire du Fils unique envoyé par son Père : plénitude de
grâce et de vérité !
-
Jean,
son témoin, a proclamé publiquement : —Voici celui dont je vous ai parlé lorsque j’ai dit :
Celui qui vient après moi m’a précédé
car il existait déjà avant moi.
-
Nous
avons tous été comblés de ses richesses. Il a déversé sur nous une grâce après
l’autre .
-
En
effet, si la Loi nous a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont
venues par Jésus-Christ.
-
Personne
n’a jamais vu Dieu : Dieu, le Fils unique qui vit dans l’intimité du Père,
nous l’a révélé.
;
;
;
;
;
Bible de l'Épée
;
-
Au
commencement était la Parole, la Parole était la présence unique de Dieu,
car la Parole était Dieu.
-
Elle
était au commencement la présence unique de Dieu.
-
Toutes
choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait, n'a été
fait sans elle.
-
En
elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
-
Et la lumière a lui dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point
perçue.
-
Il
y eut un homme, appelé Jean, qui fut envoyé de Dieu.
-
Il
vint pour être témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que
tous croient par lui.
-
Il
n'était pas la lumière, mais il était envoyé pour rendre témoignage à
la lumière.
-
La
resplendissement véritable qui éclaire tout homme était venue dans le
monde.
-
Il
était dans le monde, et le monde a été fait par Lui; mais Lui le monde ne
l'a pas connu.
-
Il
est venu chez les siens; et les siens ne l'ont point reconnu.
-
Mais
à tous ceux qui l'ont reconnu, il leur a donné le droit d'être faits
enfants de Dieu, savoir, à ceux qui croient en son nom,
-
Qui
ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté
de l'homme, mais de Dieu.
-
Et
la Parole a été faite chair, et a habité parmi nous, pleine de grâce et
de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du
seul Fils engendré du Père.
-
Jean
lui rendit témoignage, lorsqu'il s'écria en disant: C'est ici celui dont
je disais: Celui qui vient après moi est au-dessus de moi, parce qu'il était
avant moi.
-
Et
nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce sur grâce.
-
Car
la loi a été donnée par Moïse, mais la grâce et la vérité sont venues
par Jésus-Christ.
-
Personne
n'a jamais vu Dieu; le seul Fils engendré, qui est l'enveloppe visible du Père
invisible, est celui qui l'a manifesté dans la chair.
;
;
;
;
;
-
Au commencement était la Parole, la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.
-
Elle était au commencement avec Dieu.
-
Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait, n'a été fait sans elle.
-
En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
-
Et la lumière a lui dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue.
-
Il y eut un homme, appelé Jean, qui fut envoyé de Dieu.
-
Il vint pour être témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui.
-
Il n'était pas la lumière, mais il était envoyé pour rendre témoignage à la lumière.
-
La véritable lumière qui éclaire tout homme était venue dans le monde.
-
Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle; mais Lui le monde ne l'a pas connu.
-
Il est venu chez les siens; et les siens ne l'ont point reçu.
-
Mais à tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné le droit d'être faits enfants de Dieu, savoir, à ceux qui croient
en son nom,
-
Qui ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu.
-
Et la Parole a été faite chair, et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa
gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père.
-
Jean lui rendit témoignage, lorsqu'il s'écria en disant: C'est ici celui dont je disais: Celui qui vient après moi
est au-dessus de moi, parce qu'il était avant moi.
-
Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce sur grâce.
-
Car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ.
-
Personne n'a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l'a fait connaître.
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