La Bagavad-Gîta
(Le Chant du Seigneur)
Traduction du Sanscrit par Anna Kamensky, éditions J.B. Janin, Paris, 1947, 1 volume 11,5 x 18 cm de 224 pages.
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Ce
livre est un épisode du Mahabarata, œuvre dont il n’existe qu'une traduction
ancienne en 10 volumes. Il n'est guère accessible sans le résumé de Georges
Dumézil (dans le premier volume de Mythe et Epopée. Le lecteur trouvera
ailleurs toute les études historiques et les exégèses qu'il désire sur le
sujet. Le but de cette note n'est pas de faire oeuvre d'érudition,
simplement d'attirer l'attention sur ce qui est considéré comme un traité de
chevalerie spirituelle. Les traductions Françaises de la Gîta sont nombreuses (1) et j'ai choisi l'une des
plus anciennes et aussi des plus difficiles à scanner pour la seule raison
qu'elle m'a paru la meilleure. Elle est en effet la seule qui utilise souvent
le mot juste tout en étant de lecture agréable. La traductrice a pris soin de
noter les divergences entre sa traduction et celles qui étaient parues à
l'époque. Pour cette raison les notes sont précieuses à ceux qui désirent,
sanskritisants ou non, (c'est mon cas) se rapprocher du texte original.
C'est un traité de la Voie de l'Action. Il démontre, IL FAUT Y INSISTER ! que la Connaissance doit précéder toute action, qui sans elle, dans le moins mauvais des cas, ne serait que vaine agitation.(2) On peut de ce fait le considérer comme un livre de chevalerie.
Ce livre mal interprété peut, il est vrai, justifier les pires excès. Doit-on pour autant condamner les Évangiles parce qu’au nom de leur message d'amour, les hommes continuent à s'égorger ? Un proverbe chinois déclare « aussi large est la face, aussi large est le dos », c'est notre "revers de la médaille".
S'il n'est de livre véritablement sacré que celui de la Nature, il existe dans toutes les véritables civilisations, dans la littérature et dans l'art des joyaux intemporels et universels et la Gîta est l'un d'eux
Merci à l'ami Roger D. qui a corrigé ce texte et ajouté quelques réflexions.
C. G. le 17-11-95
Pour des raison de facilité de navigation , le texte est divisé en autant de pages que la Bhagavad Gîta comprend de dialogues.
1er DIALOGUE |
LE DÉSESPOIR D'ARJUNA |
2ème DIALOGUE |
LE YOGA SELON LE SANKHYA |
3ème DIALOGUE |
LE YOGA DE L'ACTION |
4ème DIALOGUE |
LE YOGA DE LA SAGESSE |
5ème DIALOGUE |
LE YOGA DU RENONCEMENT A L'ACTION |
6ème DIALOGUE |
LE YOGA DE LA MAÎTRISE DE SOI |
7ème DIALOGUE |
LE YOGA DE LA CONNAISSANCE |
8ème DIALOGUE |
LE YOGA DE L'INDESTRUCTIBLE SUPRÊME ÉTERNEL |
9ème DIALOGUE |
LE YOGA DE LA SCIENCE ROYALE ET DU MYSTÈRE SUPRÊME |
10ème DIALOGUE |
LE YOGA DE LA SOUVERAINETÉ |
11ème DIALOGUE |
LE YOGA DE LA VISION DE LA FORME UNIVERSELLE |
12ème DIALOGUE |
LE YOGA DE LA DÉVOTION |
13ème DIALOGUE |
LE YOGA DE LA DISTINCTION ENTRE LE CHAMP ET LE CONNAISSEUR DU CHAMP |
14ème DIALOGUE |
LE YOGA DE LA SÉPARATION DES TROlS QUALITÉS |
15ème DIALOGUE |
LE YOGA DE L'APPROCHE DE L'ESPRIT SUPRÊME |
16ème DIALOGUE |
LE YOGA DE LA DIVISION ENTRE CE QUI EST DIVIN ET CE QUI EST DÉMONIAQUE |
17ème DIALOGUE |
LE YOGA DE LA TRIPLE DIVISION DE LA FOI |
18ème DIALOGUE |
LE YOGA DE LA LIBÉRATION PAR LE RENONCEMENT |
Quelques commentaires par Roger D.
· (1)
On peut citer, entre autres, le traduction de Shri Aurobindo ainsi que celle de
A C Bhaktivedanta Swami Prabhupada fondateur de l’Association Internationale
pour la Conscience de Krishna à laquelle est empruntée l’image de la page de
titre.
Notons que si cette association , mieux connue sous le nom de « Haré Krishna
» a malheureusement tourné à la secte, elle a une origine authentiquement
traditionnelle. Contrairement aux sectes fabriquées de toutes pièces par des «
illuminés » ou ; pire, par des escrocs.
· (2) De même, la voie de l’Amour, sans la connaissance risque de n’être que vain sentimentalisme !