L’intégrale des constitutions d’AndersonAvertissementLes mots hébreux sont translitérés, chaque lecteur ne possédant pas de police hébraïques, et il existe des variantes dans leur codage. Les indications marginales sont reprises en renvois hypertextes. A la correction il nous a paru indispensable d’ajouter quelques notes personnelles, elles figurent entre [ ] (Ce texte est
aussi disponible au format pfd C. G. le 1er mai 1999 Ce texte est en principe archi-connu, c'est vrai pour la première partie. La lecture de l'ensemble permet d'avoir une idée plus précise du fait que les rédacteurs ont tenu à s'inscrire dans la lignée des prédécesseurs. Il nous montre également que l'architecture gothique était au XVIIIe siècle aussi décriée en Angleterre qu'en France. Il eu moins d'importance pour les maçons français qu'actuellement. Une seule traduction fut réellement diffusée au XVIII° siècle, celle de La Tierce en 1742, c'est une interprétation plus qu'une traduction littérale. Il faut attendre ensuite celle de l'anti-maçon Mrg Jouin avant la dernière guerre. Quand au rite pratiqué au début de la G. L. de Londres et celle d'Angleterre jusqu'en 1813, il a té remplacé à cette époque par le rite Emulation, très influencé par celui des "anciens" de Dermott. C'est la divulgation de Samuel Pritchard, "Massonry dissected", parue en 1730 qui en donne l'ensemble en 3 degrés pour la première fois. Le rite que l'on appellera plus tard "français" en est la continuation avec des aménagements, tel l'introduction de la fonction d'Orateur. C. G. le 18 novembre 1999
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CAROLO II, CÆSARI BRITANNICO, PATRIÆ PATRI, REGUM OPTIMO, CEEMENTISSIMO AU GU STIS S I MO , GENERIS HUMANI DEEICIJS, PACIS EUROPÆ ARBITRO, MARIUM DOMINO AC VINDICE, SOCIETAS MERCATORUM ADVENTUR. ANGEIÆ. QUÆ, PER CCCC JAM PROPÆ ANNOS, REGIA BENIGNITATE FLORET, FIDEI INTEMERATÆ ET GRATITUDINIS ÆTERNÆ, Hoc TESTIMONIUM, VENERABUNDA POSUIT, ANNO SALUTIS HUMANÆ MDCLXXXIV. |
A CHARLES II, EMPEREUR DE BRETAGNE, PÈRE DE SON PAYS, LE PLUS CLÉMENT ET LE PLUS AUGUSTE DES ROIS, DÉLICE DU GENRE HUMAIN, ARBITRE DE LA PAIX DE L'EUROPE, COMMANDEUR ET SOUVERAIN DES MERS, LA SOCIÉTÉ DES $ AVENTURIERS COMMERÇANTS D 'ANGLETERRE, QUI, DURANT PRÈS DE CCCC ANS, PROSPÈRE PAR FAVEUR ROYALE, D INÉBRANLABLE LOYAUTÉ ET ÉTERNELLE GRATITUDE, CE TÉMOIGNAGE, ÉRIGÉ EN VÉNÉRATION, L'ANNÉE DU SALUT MDCLXXXIV. |
N'oublions pas non plus le célèbre THEATRE D OXFORD, édifié par l'Archevêque SHELDON et à ses Frais, pendant le Règne de ce Roi. IL fut conçu et dirigé, entre autres Ouvrages, par Sir Christopher Wren, Architecte d'` Roi, et il est justement admiré des Curieux. Citons aussi le MUSÉE qui y est adjoint, beau bâtiment érigé a la Charge de la célèbre UNIVERSITÉ où l'on a édifié depuis plusieurs autres Bâtiments Romains comme Trinity-College Chappel, Allhallows Church à High-Street, Peckwater-Square à Christchurch College, la nouvelle Imprimerie, et tout le Collège de la Reine : tout cela reconstruit par les généreuses Donations de quelques éminents Bienfaiteurs, et grâce à l'Esprit public, la Vigilance et la Fidélité des Chefs des Collèges, qui ont eu en général un Goût réel pour l'Architecture Romaine.
La savante UNIVERSITÉ de CAMBRIDGE — qui n'a point bénéficié de telles généreuses Donations — ne possède pas autant de beaux Edifices; mais elle a deux des bâtiments les plus curieux et les plus excellents d'Angleterre, dans ce genre; l'un est un bâtiment Gothique, KING S COLLEGE CHAPPEL (à moins qu'on n’excepte King Henry VII s Chappel à l'Abbaye de Westminster), l'autre est un Edifice de Style Romain, TRINITY-COBLEGE LIBRARY.
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27 - L'Evêque de Salisbury alla en Procession ordonnée, bien accompagné. Il posa d'aplomb la première Pierre et lui donna deux ou trois Coups avec un Maillet; là-dessus, les Trompettes sonnèrent, et une Foule considérable poussa de bruyantes Clameurs de Joie lorsque Sa Seigneurie déposa sur la Pierre une Bourse de 100 Guinées comme Présent de Sa Majesté à l'Usage des Artisans. Dans la Pierre de Fondation, on grava l'Inscription suivante et on y fixa une Feuille de Plomb :
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SERENISSIMUS REX GEORGIUS, PER DEPUTATUM SUUM, REVERENDUM ADMODUM IN CHRISTO PATREM, RICHARDUM EPISCOPUM SALISBURIENSEM' SUMMUM SUUM ELEEMOSYNARIUM, ADSISTENTE (REGIS JUSSU) DOMINO THO. HEWETT EQU. AUR., ÆDIFICIORUM REGIORUM CURATORE, PRINCIPALI, PRIMUM HUJUS ECCLESIÆ LAPIDEM, POSUIT, MARTIJ. 19° ANNO DOMINI 1721, ANNOQUE REGNI SUI OCTAVO |
CONSACRÉE A DIEU, SA TRÈS EXCELLENTE MAJESTÉ LE ROI GEORGE, PAR SON MANDATAIRE, LE TRÈS RÉVÉREND PÈRE EN JÉSUS-CHRIST, RICHARD, SEIGNEUR ÉVÊQUE DE SALISBURY, CHEF AUMONIER DE SA MAJESTÉ, ASSISTÉ (SUR ORDRE DE SA MAJESTÉ), PAR SIR THOMAS HEWETT, CHEVALIER DES BATIMENTS ROYAUX DE SA MAJESTÉ, SURVEILLANT PRINCIPAL, LA PREMIÈRE PIERRE DE CETTE ÉGLISE, POSÉE CE 19 MARS, ANNÉE DU SEIGNEUR 1721 EN LA HUITIÈME ANNÉE DE SON RÈGNE. |
Il serait interminable d'énumérer et de décrire les nombreux curieux Edifices Romains, rien qu'en Grande-Bretagne, et qui furent érigés depuis la Restauration de la Maçonnerie Romaine. Outre ceux qui ont été déjà cités, mentionnons encore ceux qui suivent :
La Maison de la REINE, à Greenwich Appartient à la Couronne
La grande Galerie à Somerset-Gardens La Couronne.
Gunnersbury-House, près de Brentford
(Middlesex) Au Duc de Queensbury.
Lindsay-House, à Lincoln's Inn-Fields Au Duc d'Ancaster.
York-Stairs (Tamise) à York-Buildings.
Église St-Paul, Covent-Garden, avec son glorieux Portique
Bâtiment et Place, Covent-Garden Au Duc de Bedford.
Château de Wilton (Wiltshire) Au Comte de Pembroke.
Château -Ashby ( Northamptonshire) Au Comte de Strafford.
Parc de Stoke (in ditto) A M. Arundel, Esq.
Maison -Wing (Bedfordshire) A l'Hon. Wm. Stanhope, Esq.
Maison-Chevening (Kent) Au Comte Stanhope.
Ambrose-Bury (Wiltshire) A Lord Carleton.
Tous furent conçus par l'incomparable INIGO JONES, et la plupart dirigés par lui ou par son Beau-Fils, M. Web, selon les Plans de M. Jones.
Voici par ailleurs d'autres Edifices érigés par d'autres Architectes inspirés du même heureux Génie:
Bow-Church Steeple de Cheapside (le clocher) Construit par Sir Chr. Wren.
Maison Hotham à Beverley (Yorkshire) Sir Charles Hotham,Bart.
Maison Melvin à Fise Comte de Levin.
Maison Longleate (Wiltshire) Vicomte Weymouth.
Maison Chesterlee-Street (Comté de Durham) John Hedworth, Esq.
Maison Montague (Bloomsbury, Londres) Duc de Montague.
Château Drumlanrig (Nithisdaleshire) Duc de Queensbury.
Château Howard (Yorkshire) Comte de Carlisle.
Maison Stainborough (in ditto) Comte de Strafford.
Château Hopton (Linlithgowshire) Comte de Hopton.
Château Blenheim (Woodstock, Oxfordshire) Duc de Marlborough
Château Chatsworth (Derbyshire) Duc de Devonshire.
Palais de Hammilton (Clydsdaleshire) Duc de Hammilton.
Maison Wanstead à Epping-Forest (Essex) Lord Castlemain.
Parc Duncomb (Yorkshire) Thomas Duncomb,Esq.
Château Mereworth (Kent Hon. John Fanc, Esq.
Maison Sterling (près du Château de Sterling) Duc d'Argyle.
Maison Kinross (Kinrossshire) Sir William Bruce, Bart.
Château Stourton (Wiltshire) — Henry Hoar, Esq.
Maison Willbury (in ditto) William Benson, Esq.
Château Bute (Ile de Bute) Comte de Bute.
Maison Walpole (près de Lin Regis) (Norfolk) Hon. Rob. Walpole, Esq.
Burlington-House (Piccadilly), St-James Westminster Comte de Burlington.
Dortoir de King's School (Westminster) La Couronne.
Parc Tottenham (Wiltshire Lord Bruce.
Ces trois derniers ont été conçus et dirigés par le Comte de BURLINGTON, qui tend assez bien (s'il ne l'est déjà) a devenir le meilleur Architecte d'Angleterre. On croit que Sa Seigneurie a l'intention de publier les précieux Ouvrages de M. Inigo Jones, pour le Perfectionnement des autres Architectes.
On pourrait citer d'autres Ouvrages du même Style Romain, et encore beaucoup plus qui en sont une Imitation (bien qu'on ne puisse les classer à quelque Style particulier). Ce sont des Edifices majestueux, beaux et commodes en dépit des Fautes de plusieurs de leurs Architectes. Outre les somptueux et vénérables Edifices Gothiques, qui sont innombrables (Cathédrales, Eglises Paroissiales, Chapelles, Ponts, anciens Palais des Rois, Nobles, Evêques et Gentilshommes) et bien connus des Voyageurs et de ceux qui étudient l'Histoire des Comtés et les anciens Monuments des grandes Familles, on peut retrouver de nombreux Edifices de Style Romain dans VITRUVIUS BRITANNICUS, l’ingénieux ouvrage de M. Campbell, Architecte.
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28 - Et si le Goût de la vraie Maçonnerie ancienne prévaut quelque Temps chez les Nobles, Gentilshommes et Savants (comme il est probable qu'il prévaudra), notre Île deviendra MAÎTRESSE de la Terre en ce qui concerne les Plans, le Dessin et la Direction; elle sera capable d'instruire toutes les autres Nations en tout ce qui concerne l’ART ROY
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OBLIGATIONS D'UN FRANC - MAÇON
EXTRAITES Des anciennes ARCHIVES des LOGES d'Outre-mer, et de celles d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande, pour l'Usage des Loges de LONDRES
A LIRE Lors de l’admission de NOUVEAUX FRÈRES, ou quand le VÉNÉRABLE l'ordonnera
Titres généraux
I. DIEU et de la RELIGION.
II. Du MAGISTRAT CIVIL (suprême et subalterne).
III. Des LOGES.
IV. Des VÉNÉRABLES, Surveillants, Compagnons et Apprentis.
V. De la Direction du Métier pendant les Travaux.
VI. De la TENUE, c'est-à-dire :
I° Dans la Loge quand elle est constituée;
2° Quand la Loge est fermée et que les Frères ne sont pas partis;
3° Quand les Frères se réunissent sans Étrangers, mais pas en Loge;
4° En Présence d'Étrangers non Maçons;
5° A la Maison et dans le Voisinage;
6° Envers un Frère inconnu.
I - Concernant DIEU et la RELIGION
Un Maçon est obligé, par sa Condition, d'obéir à la Loi morale; et s'il comprend bien l'Art, il ne sera jamais un Athée stupide, ni un Libertin irréligieux. Mais bien qu'aux Temps anciens les Maçons fussent tenus en tout Pays d'appartenir à la Religion de ce Pays ou de cette Nation, quelle qu'elle fût, on estime cependant, maintenant, plus convenable de ne leur imposer que cette Religion sur laquelle tous les Hommes sont d'accord, et de les laisser libres de leurs Opinions particulières : c'est-à-dire, être des Hommes bons et loyaux, ou Hommes d'Honneur et de Probité, quelles que soient les Dénominations et Croyances qui puissent les distinguer. Ainsi, la Maçonnerie devient le Centre d'Union et le Moyen de promouvoir la véritable Amitié entre des Personnes qui eussent dû rester perpétuellement séparées.
II - DU MAGISTRAT CIVIL (suprême et subalterne)
Un Maçon est pour les Pouvoirs Civils un paisible sujet, où qu'il réside ou travaille, et ne doit jamais être impliqué dans des Complots et Conspirations contre la Paix et le Bien-être de la Nation, ni se conduire irrespectueusement à l'égard des Magistrats subalternes. Alors que la Guerre, l'Effusion de Sang et la Confusion ont toujours nui à la Maçonnerie, les anciens Rois et Princes ont toujours été fort enclins à encourager les Artisans à cause de leur Calme et leur Loyauté. C'est ainsi qu'ils répondirent pratiquement aux Chicanes de leurs Adversaires et servirent l'Honneur de la Confrérie, qui a toujours prospéré en Temps de Paix. Si bien que si un Frère se rebellait contre l'État, il ne doit pas être soutenu dans sa Rébellion, bien qu'il puisse être cependant pris en pitié comme un Homme malheureux; et s'il n'est convaincu d'aucun autre Crime, la loyale Fraternité doit désavouer sa Rébellion, mais ne doit point porter Ombrage au Gouvernement du moment ni lui donner un Motif de Jalousie politique. On ne peut l'exclure de la Loge et ses Relations avec elle demeurent imprescriptibles.
III - Des LOGES
Une Loge est un endroit où s’assemblent et travaillent les Maçons. Il s'ensuit que cette Assemblée, ou société de maçons dament organisée, est nommée LOGE, et chaque Frère doit appartenir à l'une d'elles; et se soumettre à ses Statuts et aux RÈGLEMENTS GÉNÉRAUX. Elle est soit particulière soit générale, et sera d'autant mieux comprise qu'elle sera fréquentée, et selon les Règlements de la Loge Générale ou Grande Loge, annexés ci-après. Aux Temps anciens, aucun Martre ou Compagnon ne pouvaient s'en absenter, surtout s'ils étaient avertis d'avoir à y venir, sans encourir une sévère Censure, à moins qu'il n'apparût au Vénérable et aux Surveillants que seule la Nécessité les en avait empêchés.
Les Personnes admises comme Membres d'une Loge doivent être des Hommes bons et loyaux, nés libres, et d'un Age mûr et discret, ni Serfs, ni Femmes, ni Hommes immoraux et scandaleux, mais de bonne Réputation.
IV - Des MAITRES (Vénérables), Surveillants, Compagnons et Apprentis
Tout Avancement parmi les Maçons n'est fondé que sur la Valeur réelle et le seul Mérite personnel, afin que les Seigneurs soient bien servis, les Frères non humiliés, et que 1'0rdre Royal ne soit point méprisé. En conséquence, aucun Vénérable ou Surveillant n'est choisi pour l'Ancienneté, mais pour son Mérite. I1 est impossible de décrire ces Choses par écrit, et chaque Frère doit jouer son Rôle et apprendre tout cela d'une manière particulière à cette Confrérie. Seuls les Candidats peuvent savoir qu'aucun Vénérable ne saurait prendre un Apprenti s'il n'a pour lui un Emploi suffisant, et à condition qu'il soit un Jeune Homme accompli : Il ne doit avoir aucune Mutilation ou Défaut en son Corps qui puissent le rendre incapable d'apprendre l'Art ou de servir le Seigneur de son Vénérable, d'être initié comme Frère, puis, le moment venu, comme Compagnon, lorsqu'il a servi tel Nombre d'Années prescrit par la Coutume du Pays. I1 doit aussi descendre de Parents honnêtes, pour qu'ainsi il puisse atteindre - lorsqu'il sera autrement qualifié - à l'Honneur d'être SURVEILLANT, puis Vénérable de la Loge, puis Grand Surveillant, et enfin, selon son Mérite, GRAND MAÎTRE de toutes les Loges.
Aucun Frère ne peut être SURVEILLANT s’il n'a fait son devoir comme Compagnon, ni VÉNÉRABLE s'il n'a rempli les fonctions de Surveillant ; de même, il ne peut être GRAND SURVEILLANT s'il n'a été Vénérable d'une Loge, ni Grand Maître s'il n'a été Compagnon
Avant son Election. Il lui faut être aussi de noble naissance, ou Gentilhomme de la meilleure Sorte, ou quelque Savant éminent, ou quelque délicat Architecte ou autre Artiste. I1 doit descendre de Parents honnêtes, et avoir, de l'Avis des Loges, un Mérite exceptionnellement grand. Pour assurer un meilleur, plus facile et plus honorable Exercice de ses Fonctions, le Grand Maître a le Pouvoir de choisir son propre GRAND MAÎTRE ADJOINT ; celui-ci doit être alors, ou avoir été précédemment, Vénérable d'une Loge particulière; il a le Privilège d'agir en tout comme le ferait le GRAND MAÎTRE, son Chef, à moins que ledit Chef ne soit présent ou n'ait exprimé son Autorité par Lettre.
Ces Dirigeants et Gouverneurs, suprême et subalterne, de l'ancienne Loge, doivent être obéis en leurs Offices respectifs par tous les Frères, selon les Charges et Règlements anciens, et avec Humilité, Révérence, Affection et Empressement.
V - De la Direction du MÉTIER pendant les Travaux
Tous les Maçons doivent travailler aux Jours ouvrables pour pouvoir vivre honorablement aux Jours de Fête; et le Temps désigné par la Loi ou le pays, ou confirmé par la Tradition, doit être observé.
Le plus expert des Compagnons doit être choisi ou nommé Maître (Vénérable) ou Contremaître des Travaux du Seigneur, et ceux qui travaillent sous sa direction doivent l'appeler MAÎTRE. Les Artisans doivent éviter tout écart de Langage, et ne pas se donner mutuellement des Noms désobligeants, mais Frère ou Compagnon. Ils doivent se conduire avec courtoisie à l'intérieur et à l'extérieur de la Loge.
Parce que le Vénérable se sait capable d'Habileté, il doit entreprendre les Travaux du Seigneur, aussi raisonnablement que possible, et administrer loyalement ses Biens comme s'ils étaient les siens. I1 ne doit point donner à aucun Frère ou Apprenti un Salaire plus élevé que celui qu'il mérite réellement.
Comme le Vénérable et les Maçons reçoivent justement leur salaire, ils doivent être fidèles au Seigneur et achever honnêtement leurs Travaux, qu'ils soient à la Tâche ou à la Journée. Ils ne doivent pas mettre à la Tâche les Travaux qu'il est d'usage de faire à la Journée.
Personne ne doit éprouver d'Envie pour la Prospérité d'un Frère, ni le supplanter ou le chasser de son Travail s'il est capable de l'achever pour lui: aucun Homme ne saurait terminer la Besogne d'un autre pour le Profit du Seigneur, s'il ne connaît à fond les Projets et Plans de celui qui l'a commencée.
Quand un Compagnon est choisi comme Surveillant des Travaux sous la direction du Maître, il doit être loyal aussi bien envers le Vénérable que les Compagnons. En l'absence du Maître, il doit diriger les Travaux avec soin et pour le Profit du Seigneur, et ses Frères doivent lui obéir.
Tous les Maçons employés doivent recevoir humblement leur Salaire, sans Murmurer ou se révolter, et ne doivent pas abandonner le Vénérable avant la fin des Travaux.
Un jeune Frère doit être instruit dans les Travaux, pour éviter le gaspillage des Matériaux par manque de Jugement, et pour accroître et maintenir l'Amour Fraternel.
Tous les Outils employés aux Travaux doivent être approuvés par la Grande Loge.
Aucun Travailleur ne doit être employé aux Travaux proprement dits de la Maçonnerie, et les Francs-maçons ne doivent pas travailler avec ceux qui ne sont point libres, sauf Nécessité urgente. De même, ils ne doivent pas instruire les Travailleurs et Maçons non acceptés, comme ils le feraient pour un Frère ou Compagnon.
VI - DE LA TENUE, C’est-à-dire :
I° Dans la Loge quand elle est Constituée
On ne doit pas tenir de Comités privés ou de Conversations séparées, sans Autorisation du Vénérable, et l'on ne doit parler de quoi que ce soit d'impertinent ou inconvenant, ni interrompre le Vénérable ou les Surveillants, ou quelque Frère parlant au Vénérable. On ne doit point se conduire de façon plaisante ou comique lorsque la Loge est occupée à des choses sérieuses et solennelles ni user d'un Langage inconvenant, sous quelque Prétexte que ce soit. Il faut au contraire montrer une Déférence correcte envers le Vénérable, les Surveillants et Compagnons, et l'on doit les honorer.
Si une Plainte quelconque est déposée, le Frère déclaré coupable doit se soumettre au Jugement et à la Décision de la Loge, où se trouvent les Juges convenables et compétents pour toutes les Controverses de ce Genre. Il peut toutefois se pourvoir en Appel devant la GRANDE LOGE; mais c'est à la Loge qu'il doit s'adresser, à moins que cela ne nuise aux Travaux du Seigneur: en ce Cas, il peut être procédé à un Renvoi particulier. Mais on ne doit jamais faire appel à la Loi pour ce qui concerne la Maçonnerie, sans Nécessité absolue et évidente pour la Loge.
2° Quand la LOGE est fermée et que les Frères ne sont pas partis
On peut s'amuser d'une Gaieté innocente en se traitant mutuellement selon ses Moyens; mais il faut éviter tous Excès, ne forcer aucun Frère à manger ou à boire au-delà de son Goût, ni l'empêcher de partir lorsque ses Obligations l'appellent. On ne doit faire ni dire rien de choquant ou qui puisse interdire une Conversation aisée et libre : cela détruirait notre Harmonie, et ferait échouer nos louables Desseins. En conséquence, aucune Dispute ou Querelle privée ne doit franchir la Porte de la Loge, et bien moins encore toutes Querelles à propos de Religion, de Nations, de Politique d'État. En tant que Maçons, nous n'appartenons qu'à la Religion Universelle citée plus haut ; nous sommes aussi de toutes les Nations, Langues, Parentés et Langages, et nous sommes résolument opposés à Toute politique, parce qu'elle n'a encore jamais contribué au Bien-être de la Loge, ni ne le fera jamais. Cette Obligation a toujours été strictement imposée et observée, spécialement depuis la Réforme en GRANDE BRETAGNE, ou Dissidence et Séparation de nos Pays d'avec la Communion de ROME.
3° Quand les Frères se réunissent sans Etrangers, mais pas en Loge
On doit se saluer réciproquement d'une manière courtoise, ainsi que cela sera enseigné, en s'appelant l'un l'autre « Frère ». I1 faut se donner de mutuelles Instructions si l'on juge la chose utile, mais sans être aperçu ou entendu, et sans abuser l'un de l'autre ou déroger au Respect qui est dû à tout Frère (même à un non Maçon). En effet, tous les Maçons sont comme des Frères sur le même Niveau, mais cependant la Maçonnerie ne prend à un Homme aucun des Honneurs qu'il a déjà; au contraire, elle lui en ajoute d'autres, surtout s'il a bien mérité de la Fraternité: celle-ci doit honorer ceux qui le méritent, et elle évite les mauvaises Manières.
4° En présence d ETRANGERS non Maçons
I1 faut être prudent dans les Paroles et le Maintien, pour que l'Étranger ( Profane) le plus perspicace ne puisse découvrir ou deviner ce qu'il n'est pas convenable de lui communiquer. I1 faut parfois détourner un Entretien, et le conduire avec Prudence pour l'Honneur de la respectable Confrérie.
5° A la Maison et dans le voisinage
On doit agir comme il convient à un Homme sage et moral. En particulier, on ne doit rien dire des Affaires de la Loge à sa Famille, ses Amis et Voisins: il suffit de réfléchir sagement sur son propre Honneur et celui de l'ancienne Confrérie, pour des Raisons à ne pas mentionner ici. Quand les Travaux de la Loge sont terminés, il faut aussi songer à sa Santé et ne pas s'attarder trop longtemps loin de la Maison ; de même, il faut éviter la gloutonnerie et l'ivrognerie, ce qui ferait négliger la Famille et la blesserait, et rendrait également impropre aux Travaux.
6° Envers un Frère inconnu
On doit l'examiner avec Prudence et selon la Méthode indiquée par la Circonspection, de manière à n'être point abusé par un ignorant Imposteur, qu'il conviendrait de rejeter avec Mépris et Dérision, et à qui il faudrait se garder de donner les moindres Signes de Reconnaissance.
Mais si l'on découvre qu'il est un vrai et authentique Frère, il faut le respecter en conséquence ; et s'il est dans le besoin, on doit le soulager si l'on peut le faire, ou alors lui indiquer comment il peut l'être. On doit l'employer quelques Jours, ou alors le recommander pour un emploi. Mais on n'est point tenu d'agir au-delà de ses Moyens, mais seulement de préférer un pauvre Frère (qui est un Homme bon et loyal) à tout autre Pauvre dans les mêmes Circonstances.
EN CONCLUSION, on doit observer toutes ces Obligations, de même que celles qui seront communiquées d’autre façon. Il faut cultiver l'AMOUR FRATERNEL, Fondement et Pierre Angulaire, Ciment et Gloire de cette ancienne Confrérie; éviter toutes Disputes et Querelles, Médisance et Calomnie, et ne permettre à quiconque de calomnier un honnête Frère, mais le défendre et lui rendre tous bons Offices autant qu'il est possible pour l'Honneur et la Sécurité, sans plus. Si l'un des Frères cause un Préjudice, on doit s'adresser à sa Loge ou à celle de l'accusé; on peut ensuite faire appel à la GRANDE LOGE, lors de l’Assemblée Trimestrielle, puis encore à la GRANDE LOGE annuelle, selon la louable Coutume de nos Prédécesseurs en toutes Nations. Il ne faut jamais laisser prendre à ces choses un cours légal, sauf quand le Cas ne peut être tranché d'autre façon; on doit écouter avec Patience l'Avis honnête et amical du Vénérable et des Compagnons, s'ils veulent vous éviter d'aller devant la Loi avec des Etrangers ou vous inciter à accélérer la Période de toutes les Instances légales, de manière que vous puissiez vous occuper des Affaires de la MAÇONNERIE avec d'autant plus d'empressement et de Succès. Quant aux Frères ou Compagnons en Procès, le Vénérable et les Frères doivent leur proposer aimablement leur Médiation, et les Contestants doivent s'y soumettre avec Reconnaissance. Si la Médiation est impraticable, les Frères en dispute doivent alors poursuivre leur Procès, sans Colère ni Rancune (pas de la manière commune) ; ils ne doivent rien dire ou faire qui puisse entraver l'Amour Fraternel et interdire la continuation des bons Offices. Ainsi, tous peuvent voir la bénigne Influence de la MAÇONNERIE, et ce que tous les vrais Maçons ont fait depuis le Commencement du Monde, et feront jusqu'à la Fin des Temps.
Amen, qu'il en soit ainsi.
POST SCRIPTUM
UN Illustre FRÈRE, érudit en matière légale, a communiqué à l'auteur (pendant l'impression de cette Epreuve) l'opinion du Grand Juge COKE; au sujet de la Loi contre les Maçons, 3 Hen. VI, Cap. I., citée dans cet Ouvrage, laquelle Citation l'Auteur a comparée avec l'original, c'est à dire :
« COKE's Institutes », troisième partie, Fol. 99.
« La CAUSE pour laquelle cette Offense fut déclarée Félonie, c'est qu'ainsi la bonne Marche et l'Effet des Statuts des Travailleurs étaient violés et rompus. Or (déclare Mylord COKE), tous les Statuts relatifs aux Travailleurs, avant cette Loi, et auxquels elle se réfère, sont abrogés par le Statut du 5 Eliz. Cap. 4., par lequel la Cause et l'Objet de cette Loi sont enlevés; en conséquence, ladite Loi est devenue sans Force ni Effet; car, cessante ratione Legis, cessat ipsa Lex: Et l'accusation de Félonie contre ce Statut doit stipuler que ces Chapitres et Congrégations étaient de nature à violer et rompre la bonne Marche et l'Effet des Statuts des Travailleurs; ce qui ne peut être allégué maintenant, du fait que lesdits Statuts sont abroges. En conséquence, cela devrait entre supprimé des Charges des Justices de Paix, rédigées par Maître LAMBERT (page 227). »
Cette Citation confirme la Tradition des anciens Maçons, selon laquelle ce très savant JUGE appartint réellement à l'ancienne Loge et fut un Frère Fidèle.
Règlements Généraux
D'abord compilés par M. GEORGE PAYNE
Anno I720, lorsqu'il était Grand Maître, et approuvés par la GRANDE LOGE, le Jour de St.Jean-Baptiste, Anno I72I, à Stationer's Hall (Londres), lorsque le très noble Prince John, Duc de MONTAGU, fut nommé Grand Maître à l'unanimité pour l'Année suivante. Il désigna :
JOHN BEAL, M.D., comme son GRAND MAÎTRE Adjoint, et I M. Thomas Morris, junior & M Josiah Villeneau furent nommés Grands Surveillants, par la Loge
A présent, sur l'ordre de notre Très Respectable GRAND MAÎTRE MONTAGU, l’Auteur de cet Ouvrage a examiné les Règlements, les a réduits aux anciennes Archives et aux Usages immémoriaux de la Confrérie, et les a résumés en cette Méthode nouvelle, avec plusieurs Explications appropriées, à l'Usage des Loges de Londres et environs, et de Westminster.
I. Le Grand Maître, ou son ADJOINT, a l'Autorité et le Droit, non seulement d'être présent dans toute Loge vraie, mais aussi de présider où qu'il se trouve, avec le Vénérable de la Loge à sa Gauche. Il peut ordonner à ses Grands Surveillants de l'assister; ceux-ci ne doivent pas agir comme Surveillants dans les Loges particulières, mais en sa Présence et sur son Ordre. Là, en effet, le GRAND MAÎTRE peut commander aux Surveillants de cette Loge, ou à tous Frères qu'il lui conviendra, de l'assister et d'agir comme ses surveillants pro tempore.
II. Le VÉNÉRABLE d'une Loge particulière a le Droit et l'Autorité de réunir les Membres de sa Loge en un Chapitre, comme il lui plaît, en cas d'Urgence ou Nécessité, aussi bien que de désigner l'heure et le lieu des réunions usuelles. En cas de Maladie, Décès, ou Absence obligée du Vénérable, le Premier Surveillant doit agir comme Vénérable pro tempore s'il n'y a là aucun Frère présent qui ait été Vénérable de cette Loge précédemment. En effet, l'Autorité du Vénérable absent revient au précédent Vénérable s'il est présent; celui-ci ne peut néanmoins agir avant que le Premier Surveillant (ou, en son Absence, le Second Surveillant), ait réuni la Loge.
III. Le Vénérable de chaque Loge particulière, ou l'un des Surveillants, ou quelque autre Frère de cet Ordre, doit tenir un Registre contenant le Règlement Intérieur, les Noms des Membres, avec la Liste de toutes les Loges de la Ville, les Heures et Lieux usuels de leurs Réunions, et tout ce qu'il est convenable d'écrire de leurs Transactions.
IV. Aucune Loge ne doit initier plus de CINQ nouveaux Frères à la fois, ni tout Homme de moins de Vingt-cinq ans, et qui doit être aussi son propre Maître; à moins, cependant, d'une Dispense du Grand Maître ou de son Adjoint.
V. Aucun Homme ne peut être initié ou admis comme Membre d'une Loge particulière, sans notification préalable qui doit être faite un Mois avant à ladite Loge, de façon à permettre toutes Enquêtes convenables sur la Réputation et les Aptitudes du Candidat; à moins, cependant, de la Dispense précédemment indiquée.
VI. Aucun Homme ne peut être initié comme Frère, ou admis comme Frère dans une Loge particulière, sans le Consentement unanime de tous les Membres de cette Loge, présents au moment où le CANDIDAT est proposé; et leur Consentement doit être demandé formellement par le Vénérable. Les Frères doivent signifier leur Consentement ou Désaccord de leur prudente Manière soit virtuellement, soit de façon formelle, mais avec Unanimité. Ce Privilège naturel n'est d'ailleurs pas sujet à Dispense, car les Membres d'une Loge particulière en sont les meilleurs Juges; et si un Membre querelleur leur était imposé, cela pourrait gâcher leur Harmonie ou entraver leur Liberté, ou même encore détruire la Loge et la disperser: ce qui doit être évité par tous les Frères bons et loyaux
VII. Lors de son initiation, tout nouveau Frère doit « vêtir » convenablement la Loge, c'est-à-dire déposer, devant tous les Frères présents, quelque chose pour le Secours aux Frères indigents ou malheureux; et le Candidat donnera ce qu'il jugera convenable, mais davantage que la petite Redevance prescrite par le Règlement Intérieur de cette Loge particulière. Cela sera confié au Vénérable, ou aux Surveillants, ou au Trésorier si les Membres ont jugé utile d'en désigner un.
Le Candidat doit également promettre solennellement de se soumettre aux Constitutions, Règlements et Obligations, et à tous autres bons Usages qui peuvent lui être prescrits au Moment et à l'Endroit convenables.
VIII. Aucun Groupe ou Nombre de Frères ne doit se retirer ou séparer de la Loge dans laquelle ils ont été reçus comme Frères, ou admis ensuite comme Membres, à moins que la Loge ne devienne trop nombreuse. Même alors, il faut une Dispense du Grand Maître ou de son Adjoint. Lorsqu'ils se sont ainsi séparés, ils doivent, soit se réunir aussitôt à telle autre Loge qu'ils le désirent, et avec le unanime de ses Membres (voir ce qui a été prescrit plus haut), ou bien obtenir une Patente du Grand Maître pour se grouper et se réunir en une nouvelle Loge.
Si quelque Groupe ou Nombre de Maçons prend l'initiative de former une Loge sans la Patente du Grand Maître, les Loges régulières ne doivent pas le soutenir, ni considérer ces Maçons comme des bons Frères réunis régulièrement, ni approuver leurs Faits et Gestes; au contraire, elles doivent les traiter comme Rebelles jusqu'à ce qu'ils aient fait amende honorable ainsi qu'en décidera le Grand Maître en sa Sagesse, et jusqu'à ce qu'il les ait approuvés par sa Patente: et cela doit être signifié aux autres Loges, comme il est de Coutume lorsqu'une nouvelle Loge doit être inscrite dans la Liste des Loges.
IX. Si quelque Frère se conduit mal au point de troubler sa Loge, il doit être dûment admonesté, à deux reprises, par le Vénérable ou les surveillants devant la Loge réunie. S'il n'amende point sa Folie et ne se soumet avec Obéissance au Conseil de ses Frères, s'il réitère ses Offenses à leur égard, alors il sera traité selon le Règlement Intérieur de cette Loge particulière, ou de toute autre façon qu'en décidera l'Assemblée Trimestrielle en sa grande Sagesse; et un Règlement nouveau en pourra être fait par la suite.
X. Quand la Loge particulière se réunit, la Majorité de ses Membres a le Privilège de donner au Vénérable et aux Surveillants des Instructions avant la réunion du Grand Chapitre (ou Loge), lors des trois Assemblées Trimestrielles mentionnées ci-après, et aussi de la Grande Loge Annuelle. En effet, le Vénérable et les Surveillants sont les Représentants de la Loge, et à ce titre, ils sont supposés exprimer son Opinion.
XI. Toutes les Loges particulières doivent, autant que possible, observer les mêmes Usages, de la sorte, et pour cultiver la bonne Compréhension entre Francs-maçons, quelques Membres de chaque Loge seront chargés de visiter les autres Loges aussi souvent qu'on le jugera utile.
XII. La Grande Loge consiste en la réunion des Vénérables et Surveillants de toutes les Loges particulières et régulières selon les Archives. Le GRAND MAÎTRE la préside, avec son Adjoint à sa Gauche, et les Grands Surveillants installés à leurs Places respectives. Elle doit tenir une ASSEMBLÉE TRIMESTRIELLE vers la Saint Michel, la Noël et l'Annonciation, en tout Endroit convenable et tel que le désignera le Grand Maître. Là, aucun Frère ne doit être présent s'il n'est Membre régulier, sauf Dispense; et s'il est autorisé à y assister, il n'aura pas le droit de Vote ni même celui de donner son Avis, sauf Autorisation accordée sur demande par la Grande Loge; à moins, toutefois, qu'il n'y soit dûment invité par ladite Loge.
Toutes les Affaires doivent être décidées en Grande Loge par une Majorité des Votes (chaque Membre a une Voix, et le Grand Maître en a deux), à moins que ladite Loge laisse quelque point particulier à la Décision du Grand Maître, et dans l'intérêt de l'Exécution.
XIII. A ladite Assemblée Trimestrielle, tous les Problèmes concernant la Confrérie en général, ou les Loges particulières, ou les Frères isolés, doivent être discutés et résolus avec calme, posément et mûrement. Là seulement les Apprentis peuvent être reçus Maîtres et Compagnons, sauf Dispense. Là aussi, tous Différends qui ne peuvent être discutés et réglés en privé, ni par une Loge particulière, doivent être examinés sérieusement, et résolus. Si quelque Frère s'estime lésé par la Décision de ce Tribunal, il peut se pourvoir en Appel devant la Grande Loge Annuelle qui suivra, et sur demande écrite adressée au Grand Maître, ou à son Adjoint, ou aux Grands Surveillants.
Là aussi, les Vénérables ou les Surveillants de toutes les Loges particulières doivent apporter et fournir une Liste des Membres qui ont été initiés ou même admis en leurs Loges particulières depuis l'Assemblée de la Grande Loge. Un Registre doit être tenu par le Grand Maître, ou son Adjoint, ou plutôt par quelque Frère que la Grande Loge désignera comme SECRÉTAIRE. En ce Registre seront inscrites toutes les Loges, avec leurs Heures et Lieux habituels de Réunions, les Noms de tous les Membres de chaque Loge, et toutes les Affaires de la Grande Loge qu'on jugera convenable d'inscrire.
On devra aussi étudier les Méthodes les plus sages et efficaces pour recueillir l'Argent qui doit être donné, et d'en disposer, qu'il soit remis pour la Bienfaisance ou pour le seul Secours aux loyaux Frères tombés dans la Pauvreté ou la Maladie - mais à personne d'autre. Cependant, chaque Loge particulière disposera de ses propres Fonds de Bienfaisance à l'usage des Frères pauvres et selon son propre Règlement Intérieur; à moins que toutes les Loges ne se mettent d'accord (par un nouveau Règlement) pour remettre à la GRANDE LOGE, lors de son Assemblée Trimestrielle ou Annuelle, les Aumônes recueillies, afin de constituer ainsi un Fonds commun pour un meilleur Secours aux Frères pauvres.
On doit nommer aussi un TRÉSORIER, un Frère de bonne Aisance mondaine, qui sera Membre de la Grande Loge en raison de son Office et devra être toujours présent; il aura Pouvoir de proposer quoi que ce soit à la Grande Loge, surtout en ce qui concerne son Office. Tout l'Argent recueilli devra lui être remis pour la Bienfaisance ou tout autre Usage de la Grande Loge, et il inscrira le tout en un Registre avec les Utilisations respectives à donner aux diverses Sommes. Il devra les dépenser ou débourser en vertu de certain Ordre signé, ainsi que la Grande Loge le prescrira par la suite en un nouveau Règlement. Toutefois, il ne pourra pas voter lors de la désignation d'un Grand Maître ou des Surveillants, mais il le pourra dans toute autre Transaction. De même, le Secrétaire sera Membre de la Grande Loge en raison de son Office, et pourra voter en toutes circonstances, sauf à l'élection d'un Grand Maître ou des Surveillants.
Le Trésorier et le Secrétaire doivent avoir chacun un Employé qui doit être Frère et Compagnon, mais ne sera jamais Membre de la Grande Loge et ne pourra prendre la parole sans y être autorisé ou invité.
Le Grand Maître, ou son Adjoint, doit toujours avoir à sa disposition Trésorier et Secrétaire, avec les Employés et Registres, de manière à voir comment vont les Affaires, et savoir ce qu'il est utile de faire en cas d'urgente Nécessité.
Un autre Frère (qui doit être Compagnon) doit être mandaté pour surveiller la Porte de la Grande Loge; mais il n'en sera point Membre.
Ces Offices pourront d'ailleurs être expliqués plus longuement dans un nouveau lorsque la Nécessité et l'opportunité en apparaîtront davantage que maintenant à la Confrérie.
XIV. Si, à toute GRANDE LOGE, régulière ou occasionnelle, trimestrielle ou annuelle, le Grand Maître et son Adjoint se trouvaient absents tous deux, alors le plus ancien Franc‑Maçon présent, et Vénérable actuel d'une Loge, présidera comme Grand Maître pro tempore, et sera investi à ce moment de tous Pouvoirs et Honneurs; à moins qu'aucun Frère ne soit présent qui n'ait été précédemment Grand Maître ou Grand Maître Adjoint. En effet, le précédent Grand Maître, s'il est présent, ou encore l'ancien Adjoint, doivent toujours, et de Droit, remplacer le Grand Maître actuel et son Adjoint.
XV. A la GRANDE LOGE, personne ne peut agir comme Surveillant, sinon les Grands Surveillants eux-mêmes s'ils sont présents. S'ils sont absents, le Grand Maître, ou la Personne qui préside à sa place, doit ordonner à des Surveillants privés d'agir comme Grands Surveillants pro tempore; le rôle de ceux-ci sera alors tenu par deux Compagnons de la même Loge désignés à cet effet ou envoyés là par le Vénérable particulier. Si ce dernier omettait de le faire, les Compagnons seront alors désignés par le Grand Maître, de sorte que la Grande Loge puisse toujours être complétée.
XVI. Les GRANDS SURVEILLANTS, ou tous autres Frères, doivent d'abord renseigner l'Adjoint sur les Affaires de la Loge.
Des Frères ; ils ne doivent point faire appel au Grand Maître sans le faire connaître à l'Adjoint, à moins que celui‑ci ne refuse d'intervenir en toute Affame nécessaire: en ce Cas, ou en Cas de Différend entre Adjoint et Grands Surveillants ou autres Frères, les deux Parties doivent aller en Accord devant le Grand Maître, qui peut aisément trancher la Controverse et régler le Différend en raison de sa grande Autorité.
Le Grand Maître ne doit recevoir d'Avis relatif aux Affaires de la Maçonnerie que de son Adjoint d'abord, sauf en certains Cas tels qu'en peut très bien juger Son Honneur. Et si le Recours au Grand Maître est irrégulier, il peut aisément ordonner aux Grands Surveillants, ou à tous autres Frères s'adressant à lui, de se rendre chez son Adjoint, qui doit assurer l'Expédition rapide des Affaires et les exposer avec Ordre devant Son Honneur.
XVII. Aucun Grand Maître, Grand Maître Adjoint, Grand Surveillant, Trésorier, Secrétaire, ou quiconque les remplace, fût-ce à titre provisoire, ne peut être en même temps Vénérable ou Surveillant à une Loge particulière. toutefois, aussitôt que l’un d’eux s'est honorablement acquitté de son Grand Office, il retourne à son Poste ou ses Fonctions dans sa Loge particulière, d'où il avait été appelé pour officier plus haut.
XVIII. Si le GRAND MAITRE ADJOINT est malade ou absent par nécessité, le Grand Maître peut choisir tout Compagnon qu'il lui plaît comme Adjoint pro tempore Mais celui qui est choisi comme Adjoint à la Grande Loge (de même que pour les Grands Surveillants) ne pourra être libéré de ses Obligations sans que la Cause n'ait été honnêtement décidée par la Majorité de la Grande Loge. Et si le Grand Maître est gêné, il pourra réunir une GRANDE LOGE à l'effet de lui exposer la Cause et demander Aide et Concours; en ce cas, si la Majorité de la Grande Loge ne peut réconcilier le Maître et son Adjoint (ou ses Surveillants), elle doit autoriser le Maître à libérer son Adjoint (ou ses Surveillants), et à choisir aussitôt un autre Adjoint; et ladite Grande Loge doit désigner en ce cas d'autres Surveillants, de manière que l'Harmonie et la Paix soient préservées.
XIX. Si le Grand Maître abusait de son Pouvoir et se rendait indigne de l'obéissance et la Sujétion des Loges, il serait traité alors de la manière qui sera fixée par un nouveau Règlement: jusqu'ici, en effet, l'ancienne Confrérie n'a jamais eu l'occasion de le faire, parce que tous ses GRANDS MAÎTRES se sont toujours montrés dignes de cet honorable Office.
XX. Le Grand Maître, avec son Adjoint et ses Surveillants, doit (au moins une fois) se déplacer et visiter toutes les Loges de la Ville, durant sa Maîtrise.
XXI. Si le Grand Maître vient à décéder pendant sa Maîtrise, ou s'il tombe malade, ou voyage au‑delà des Mers, ou soit, de toute autre façon, incapable d'assurer ses Fonctions, l'ADJOINT (ou, en son Absence, le Premier GRAND SURVEILLANT; ou, à défaut, le Second; ou encore, si besoin, tout groupe présent de trois Vénérables de Loges) doit réunir immédiatement la GRANDE LOGE pour discuter ensemble de cette Nécessité. Elle enverra deux de ses Membres pour inviter le précédent GRAND MAÎTRE à reprendre son Office, ce qui lui revient maintenant; s'il refuse, on s'adressera à celui qui l'a précédé, et ainsi de suite; mais si aucun ancien Grand Maître ne peut être trouvé, alors l'Adjoint agira comme Président jusqu'à ce qu'un remplaçant soit désigné; et s'il n'y a point d'Adjoint, on prendra le Maître le plus ancien.
XXII. Les Frères de toutes les Loges de Londres, Westminster et environs, doivent se réunir en COMMUNICATION ANNUELLE et Fête, en quelque Lieu convenable, le Jour de Saint Jean Baptiste, ou le Jour de Saint Jean l'EVANGÉLISTE; la Grande Loge déterminera cela par un nouveau Règlement; comme elle s'est réunie les Années précédentes au Jour de la Saint Jean Baptiste; mais à condition :
Que la Majorité des Vénérables et Surveillants, avec le Grand Maître, son Adjoint et ses Surveillants, aient décidé, lors de leur Assemblée Trimestrielle, trois mois plus tôt, qu'il doit y avoir une Fête, et une Assemblée Générale de tous les Frères. Par contre, si le Grand Maître ou la Majorité des Vénérables particuliers y sont opposés, on doit y renoncer pour cette Fois.
Mais que la Fête pour tous les Frères ait été décidée ou non, la Grande Loge doit cependant se réunir annuellement en quelque Lieu convenable, le Jour de la SAINT JEAN. Si ce Jour est un Dimanche, alors on prendra le Jour suivant, de façon à choisir chaque Année un nouveau GRAND MAÎTRE, un Adjoint et des Surveillants.
XXIII. Si on le juge opportun et que le GRAND MAÎTRE, avec la Majorité des Vénérables et Surveillants, sont d'accord pour organiser une GRANDE FÊTE selon l’ancienne et louable Coutume des Maçons, alors les Grands Surveillants seront chargés de préparer des Tickets portant le Sceau du Grand Maître; ils en disposeront et recevront l'Argent des Tickets, et ils achèteront les Matériaux de la Fête. Il leur faudra trouver un Local commode et convenable pour y festoyer. Ils seront enfin chargés de toutes autres choses concernant la Réception.
Mais pour que les Travaux ne puissent être trop pénibles pour les deux Grands Surveillants, et pour que tous les Problèmes soient sûrement et rapidement traités, le Grand Maître (ou son Adjoint) aura Pouvoir de nommer et désigner tel Nombre de Servants que Son Honneur jugera utile. Ceux-ci agiront de concert avec les deux Grands Surveillants; toutes choses relatives à la Fête seront décidées entre eux à la Majorité des Voix, à moins que le Grand Maître (ou son Adjoint) n'intervienne par une Décision ou un Ordre particuliers.
XXIV. Surveillants et Servants doivent, à tout moment, se tenir prêts à exécuter les Ordres et Directives du Grand Maître ou de son Adjoint, pour tout ce qui concerne les Lieux. Si Son Honneur et l'Adjoint sont malades ou absents par Nécessité, les Surveillants et Servants doivent inviter Vénérables et Surveillants à se réunir à l'effet de leur donner Ordres et Directives; mais ils peuvent aussi prendre toute l'Affaire sur eux-mêmes, et agir pour le mieux.
Les Grands Surveillants et les Servants doivent rendre compte de tout l'Argent qu'ils reçoivent ou dépensent, devant la Grande Loge, après le Dîner, ou lorsque celle-ci jugera utile de leur demander des Comptes.
Le Grand Maître peut, si cela lui plait, convoquer en temps voulu tous les Vénérables et Surveillants des Loges pour se concerter avec eux sur l'organisation d'une Grande Fête, et sur toute Urgence ou Eventualité s'y rapportant, et pour lesquelles il désire un Avis; mais il peut aussi prendre toute l'Affaire sur lui-même.
XXV. Les Vénérables des Loges doivent désigner chacun un Compagnon discret et expérimenté, pour former un COMITÉ groupant un Membre de chaque Loge. Ce Comité doit se réunir pour recevoir dans une Pièce convenable chaque Personne munie d'un Ticket; il aura Pouvoir de la traiter de la façon qu'il jugera convenable, de manière à l'admettre, ou à l'exclure s'il y a un motif. L'essentiel est de ne chasser aucun Homme avant d'avoir fait la Connaissance de tous les Frères qui se trouvent à l'intérieur du Local. L'examen préalable évitera des Erreurs: aucun vrai Frère ne pourra être exclus, et aucun faux Frère (ou simple Imposteur) ne sera admis. Ce Comité devra se réunir de très bonne heure, le Jour de la Saint Jean, à l'Endroit convenu, et même avant que n'arrivent toutes Personnes munies de Tickets.
XXVI. Le GRAND MAÎTRE doit désigner deux (ou plus) Frères sûrs comme Portiers ou Concierges; ceux-ci devront aussi arriver de bonne heure sur les Lieux, pour certaines bonnes Raisons; et ils se mettront aux Ordres du Comité.
XXVII. Les Grands Surveillants, ou les Servants, doivent désigner à l'avance tel Nombre de Frères qu'ils jugeront aptes et convenables pour servir à Table; si cela leur convient, ils pourront discuter avec les Vénérables et Surveillants des Loges à propos des Personnes les plus convenables, ou les accepter sur leur Recommandation. Personne, en effet, ne doit servir en ce Jour là s'il n'est Maçon libre et Accepté; et ainsi, l'Assemblée demeure libre et harmonieuse.
XXVIII. Tous les Membres de la Grande Loge doivent être en place longtemps avant le Dîner, avec le Grand Maître sortant, son adjoint à leur tête ; et ils doivent s’organiser de manière :
1° A recevoir tous Appels dûment déposés, ainsi qu'il est prescrit plus haut, et de sorte que l'Appelant puisse être entendu et l'Affaire traitée à l'amiable avant Dîner, si possible. Mais si c'est impossible, l'Affaire doit alors être différée jusqu'après l'élection du nouveau Grand Maître; et si elle ne peut être résolue après Dîner, on pourra la remettre et la renvoyer à un Comité particulier, qui la réglera dans le calme et en fera un Compte Rendu à la prochaine Assemblée Trimestrielle. Ainsi, l'Amour Fraternel peut être préservé;
2° A prévenir tout Différend ou Ennui qu'on peut craindre de voir surgir en ce Jour : De la sorte, aucune Interruption ne peut être causée à l'Harmonie et au Plaisir de la GRANDE FÊTE.
3° A se consulter sur tout ce qui concerne la Décence et le Décorum de la Grande Assemblée, et prévenir l'indécence et les mauvaises Manières: l'Assemblée, en effet, est formée de gens indistinctement mêlés;
4° A recevoir et examiner toute bonne Motion ou tout Problème d'extrême importance pouvant émaner des Loges particulières, et présentés par leurs Représentants, les divers Vénérables et Surveillants.
XXIX. Après la Discussion de ces Problèmes, le Grand Maître et son Adjoint, les Grands Surveillants, ou les Servants, le Secrétaire, le Trésorier, les Employés, et toute autre Personne, doivent se retirer, et laisser seuls les Vénérables et Surveillants des Loges particulières : ceux-ci doivent en effet se consulter à l'amiable sur l’élection d’un NOUVEAU GRAND MAÎTRE, ou maintenir le présent, s'ils ne l'ont fait le Jour précédent. S'ils sont unanimes à maintenir le présent Grand Maître, Son Honneur doit être appelé, et l'on doit lui demander humblement de faire à la Confrérie l'Honneur de la diriger pendant l'Année suivante. On saura après Dîner s'il accepte ou non: Car cela ne doit être révélé que par l'Election elle-même.
XXX. Vénérables et Surveillants, et tous les Frères, peuvent alors discuter librement ou se grouper comme il leur convient, jusqu'au moment du Dîner, où chaque Frère prendra sa Place à la Table.
XXXI. Quelque temps après le Dîner, la GRANDE LOGE est constituée, non en Privé, mais en Présence de tous les Frères, même s'ils n'en sont point Membres; et ces derniers, en conséquence, ne doivent prendre la Parole que s'ils y sont autorisés et invités.
XXXII. Si, au cours d'un entretien privé avec le Vénérable et les Surveillants, le Grand Maître sortant a accepté de rester en fonctions durant l'année suivante, alors un Membre de la Grande Loge, mandaté à ce propos, doit exposer à tous les Frères la bonne Administration de Son HONNEUR; puis, se tournant vers lui, il doit, au Nom de la Grande Loge, le prier humblement (s'il est Noble) de faire à la CONFRÉRIE le grand Honneur (et s'il n'est point Noble, la grande Bonté) de continuer d'être son Grand Maître durant l'Année à venir. Lorsque Son Honneur aura indiqué Son Acceptation par un Salut ou une Allocution, comme il Lui plaira, ledit Membre délégué de la GRANDE LOGE le proclamera Grand Maître, et tous les Membres de la Loge devront le saluer dans les Formes. Alors, pendant quelques Minutes, tous les Frères auront Permission de déclarer leurs Satisfaction, Plaisir et Congratulations.
XXXIII. Mais si le Vénérable et les Surveillants n'ont pas, en privé, ce Jour avant Dîner, ni le Jour précédent, prié le Grand Maître sortant de continuer sa Maîtrise durant une autre Année, ou si lui-même, ainsi sollicité, n'a pas accepté, alors le GRAND MAÎTRE sortant doit désigner un Successeur pour l'Année à venir. Si celui-ci, présent, est approuvé unanimement par la Grande Loge, il doit être proclamé, salué et congratulé comme nouveau Grand Maître (comme il est indiqué plus haut), et immédiatement installé par le Grand‑Maître sortant, selon l'Usage.
XXXIV. Mais si cette Désignation n'est pas unanimement approuvée, le nouveau Grand Maître doit être immédiatement choisi au Scrutin. Tous les Vénérables et Surveillants écrivent leurs Noms, ainsi que le Grand Maître sortant; puis celui-ci tire un Nom, et l'Homme dont le Nom est tiré le premier par le Grand Maître sortant, et que le Hasard aura ainsi désigné, sera le GRAND MAÎTRE pour l'Année à venir. S'il est présent, on doit le proclamer saluer et congratuler comme indiqué plus haut, et il doit être immédiatement installé, selon l'Usage, par le Grand Maître sortant.
XXXV. Le GRAND MAÎTRE sortant ainsi maintenu (ou le Nouveau GRAND MAÎTRE ainsi installé) doit ensuite désigner et nommer son Grand‑Maître Adjoint, que ce soit le sortant ou un nouveau; et celui-ci doit être aussi proclamé, salué et congratulé comme indiqué plus haut.
Le Grand Maître doit aussi désigner les nouveaux GRANDS SURVEILLANTS; et si ces derniers sont unanimement approuvés par la Grande Loge, on les doit proclamer, saluer et congratuler comme indiqué plus haut. Sinon, on doit les choisir au Scrutin, de même façon que pour le Grand Maître. De même, les Surveillants des Loges privées doivent être également choisis au Scrutin dans chaque Loge, si les Membres n'y sont pas d'accord sur la Désignation faite par le Vénérable.
XXXVI. Mais si le FRÈRE désigné comme son Successeur par le présent Grand Maître (ou éventuellement choisi au Scrutin par la Majorité de la Grande Loge) se trouve absent de la Grande Fête pour cause de Maladie ou d'Absence obligée, il ne peut être proclamé NOUVEAU GRAND MAÎTRE, à moins que le Grand Maître sortant (ou un groupe de Vénérables et Surveillants de la Grande Loge) ne puisse garantir sur son Honneur de Frère que ladite Personne, ainsi désignée ou choisie, acceptera volontiers ledit Office. Dans ce cas, le Grand Maître sortant devra agir comme son Délégué, et désigner en son Nom l'Adjoint et les Surveillants; c'est aussi en son Nom qu'il doit recevoir les Honneurs d'Usage, Hommage et Congratulations.
XXXVII. Le Grand Maître doit alors autoriser quelque Frère (Compagnon ou Apprenti) à prendre la parole en une Allocution adressée à son Honneur, ou à présenter une Motion dans l'intérêt de la Confrérie. Cette Motion doit être, soit aussitôt examinée et conclue, soit renvoyée à l'Etude de la Grande Loge dès sa prochaine Assemblée, régulière ou extraordinaire. Cela fait,
XXXVIII. Le GRAND MAÎTRE ou son Adjoint, ou tout Frère désigné par lui, doit alors faire une Allocution à tous les Frères et leur donner de bons Conseils. Finalement, après quelques autres Transactions qu'on ne saurait écrire en aucun Langage, les Frères peuvent se retirer, ou demeurer plus longtemps, comme il leur plaît.
XXXIX. Chaque GRANDE LOGE Annuelle a l’Autorité et le Pouvoir inhérents de faire de nouveaux Règlements, ou de modifier les présents, dans le réel Intérêt de notre ancienne Fraternité: Mais cela, à condition que les anciennes Limites (« LAND MARKS , ») soient toujours soigneusement respectées, et que toutes Modifications ou Réglementations nouvelles soient proposées et acceptées à la troisième Assemblée Trimestrielle précédant la Grande Fête Annuelle. Elles doivent aussi être proposées à l'Examen de tous les Frères avant le Dîner, même aux plus jeunes Apprentis, et par écrit. L'Approbation et le Consentement de la Majorité de tous les Frères présents sont absolument nécessaires pour rendre obligatoires ces Modifications, qui doivent être solennellement demandées après le Dîner, et après l'installation du nouveau Grand Maître.
C'est de cette manière que furent demandés et obtenus les présents RÈGLEMENTS lorsqu ils furent proposés par la GRANDE LOGE à environ 150 frères, le jour de la Saint Jean Baptiste, en I72I.
POST SCRIPTUM
Voici la manière de constituer une nouvelle loge, comme la pratique sa grâce le Duc de WHARTON, le présent et très respectable Grand Maître, et conformément aux anciens usages des Maçons :
Pour éviter de nombreuses Irrégularités, une Nouvelle Loge doit être solennellement constituée par le Grand Maître, avec ses Adjoint et Surveillants. En l'Absence du Grand Maître, l'Adjoint doit agir au nom de Son Honneur, et désigner pour l'assister quelque Vénérable de Loge. Dans le cas où l'Adjoint est absent, le Grand Maître doit choisir quelque Vénérable de Loge pour agir comme Adjoint pro tempore.
Comme les Candidats ou les nouveaux Vénérable et Surveillants se trouvent encore parmi les Compagnons, le GRAND MAÎTRE doit demander à son Adjoint s'il les a bien examinés, et s'il trouve le Candidat Vénérable très habile en la noble Science et l'Art Royal, et dûment instruit dans nos Mystères, etc.
Lorsque l'Adjoint a répondu par l'affirmative, il doit (sur l'Ordre du Grand Maître) séparer le Candidat de ses Compagnons, et le présenter au Grand Maître en disant : « Très Respectable GRAND MAÎTRE, les Frères que voici désirent se constituer en une nouvelle Loge; et je vous présente ici mon valeureux Frère comme leur Vénérable. Je le connais comme Homme de bonne Moralité et grande Habileté, loyal et digne de confiance, et qui aime la Confrérie entière, où qu'elle soit répandue sur la Surface de la Terre ».
Puis le GRAND MAÎTRE place le Candidat à sa Gauche, et après avoir demandé et obtenu le Consentement unanime de tous les Frères, il doit déclarer: « Je constitue et organise ces bons Frères en une nouvelle Loge, vous désigne comme leur Vénérable, et ne doute pas de votre Capacité et de votre Soin pour préserver le Ciment de la LOGE... » (etc.). Il peut ajouter quelques autres Expressions opportunes et usuelles en la Circonstance, mais qu'il n'est point convenable d'écrire ici.
Là dessus, l'Adjoint doit rappeler les Obligations d'un Vénérable et le GRAND MAÎTRE doit demander au Candidat : « Vous soumettez-vous à ces Obligations comme ont fait les Vénérables à toutes les Epoques ? ». Et le Candidat ayant signifié sa cordiale Soumission, le Grand Maître doit alors, selon certaines Cérémonies particulières et conformes aux anciens Usages, l'installer, et lui remettre les Constitutions, le Registre de la Loge, et les Instruments de son Office, non point tout ensemble, mais l'un après l'autre; et après chacun d'eux, le Grand Maître, ou son Adjoint, doit répéter l'énergique Obligation se rapportant à l'objet présenté.
Cela fait, les Membres de cette nouvelle Loge s'inclinent tous ensemble pour saluer le Grand Maître et remercier Son Honneur; puis ils rendent immédiatement Hommage à leur nouveau Vénérable et lui signifient leur Promesse de Sujétion et Obéissance à sa Personne, par l'usuelle Congratulation.
L'Adjoint et les Grands Surveillants, et tous autres Frères présents qui ne sont point Membres de cette nouvelle Loge, doivent alors congratuler le nouveau Vénérable; celui-ci doit ensuite adresser ses Remerciements convenables, d'abord au GRAND MAÎTRE, puis aux autres Frères, dans l'Ordre de préséance.
Le Grand Maître invite alors le nouveau Vénérable à entrer immédiatement en Fonctions dans son Office, en choisissant ses Surveillants; et le Nouveau Vénérable, désignant aussitôt deux Compagnons, les présente à l'Approbation du Grand‑Maître et au Consentement de la nouvelle Loge. Cela accordé:
Le Premier GRAND SURVEILLANT, ou le Second, ou quelque Frère à sa place, doit alors rappeler les Obligations des Surveillants; et les Candidats, solennellement invités par le nouveau Vénérable, doivent signifier leur Soumission.
Sur quoi le NOUVEAU VÉNÉRABLE, en leur remettant les Instruments de leur Office, doit les installer en bonne Forme à leurs propres Places; puis les Frères de cette nouvelle Loge doivent signifier leur Obéissance aux nouveaux Surveillants par l'usuelle Congratulation.
Et cette LOGE, ainsi complètement constituée, doit être inscrite sans le registre du Grand Maître, et notifiée par son ordre aux autres loges.
APPROBATION
ATTENDU QUE dans les Confusions causées par les Guerres des Saxons, Danois et Normands, les Archives des Maçons ont été fort corrompues, les Francs-maçons d'Angleterre ont jugé nécessaire à deux reprises de corriger leurs CONSTITUTIONS, OBLIGATIONS et RÈGLEMENTS: la première fois, sous le Règne du Roi ATHELSTAN le Saxon, et, longtemps après, sous le Règne du Roi ÉDOUARD IV le Normand. Et cela fut d'autant plus nécessaire que les anciennes Constitutions en Angleterre avaient été fort mutilées, interpolées, et affreusement corrompues, non seulement par une fausse Orthographe, mais même par de nombreux Faits inexacts et des Erreurs grossières sur l'Histoire et la Chronologie. Cela est dû à la Longueur du Temps, et à l'ignorance des Transcripteurs aux sombres Siècles illettrés qui précédèrent la Renaissance de la Géométrie et de l'ancienne Architecture: et tous les Frères instruits et sages en ont été grandement outragés comme les Ignorants en ont été abusés.
Notre ancien et Honorable Grand Maître, Sa Grâce le Duc de MONTAGU, avait ordonné à l'Auteur d'examiner, corriger et résumer en une nouvelle et meilleure Méthode, I'Histoire, les Obligations et Règlements de l'ancienne FRATERNITÉ. Celui-ci étudia donc plusieurs Documents d'Italie et d'Ecosse, et de diverses régions d'Angleterre; et de ces documents (quoique erronés sur bien des points), et de plusieurs autres anciennes Archives de Maçons, il tira les nouvelles CONSTITUTIONS rédigées plus haut, ainsi que les Obligations et Règlements Généraux. Puis il soumit le tout à l'Examen et aux Corrections des ancien et nouveau Grands Maîtres Adjoints et autres Frères érudits, ainsi qu'aux Vénérables et Surveillants des Loges particulières, lors de leur Assemblée Trimestrielle. Il communiqua enfin tout cela à l'ancien GRAND MAÎTRE lui-même, ledit Duc de MONTAGU, aux fins d'Examen, Corrections et Approbation; et sur le Conseil de plusieurs Frères, Sa Grâce ordonna que ce fût convenablement imprimé pour l'usage des Loges. Toutefois, les épreuves ne furent point tout à fait prêtes pour l'Imprimerie durant la Maîtrise de Sa Grâce.
EN CONSÉQUENCE, Nous, actuel GRAND MAÎTRE de la Très Vénérable et la plus ancienne Confrérie de Maçons Libres et Acceptés, GRAND MAÎTRE Adjoint, Grands Surveillants, Vénérables et Surveillants des Loges particulières (avec le Consentement des Frères et Compagnons des Cités de LONDRES, WESTMINSTER, et environs), avons également examiné cet Ouvrage, et nous nous joignons à nos louables Prédécesseurs par notre solennelle Approbation de ce que nous considérons comme répondant parfaitement au But poursuivi. Toutes Choses valables des anciennes Archives ont été retenues, les Erreurs d'Histoire et Chronologie corrigées, les Faits inexacts et Termes impropres supprimés, et le tout bien résumé en une nouvelle et meilleure Méthode.
Et nous ordonnons Que tout cela soit adressé à chaque Loge particulière sous notre Juridiction, comme étant les SEULES CONSTITUTIONS de Maçons Libres et Acceptés panai nous, et qui devront être lues à l'initiation des nouveaux Frères, ou quand le Vénérable le jugera utile; et les nouveaux Frères devront les étudier avant leur Initiation.
PHILIPPE, DUC de WHARTON, Grand Maître
T. DESAGULIERS L. L. D. et F. R. S.
DÉPUTÉ Grand Maître
Joshua Timson
William Hawkins
Grands Surveillants
Et les Vénérables et Surveillants des Loges particulières, soit :
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I. THOMAS MORRIS senior, Vénérable, John Bristow , Abraham A bbot surveillants II. RICHARD HAIL, Vénérable, Philip Wolverston, John Doyer Surveillants III.JOHN TURNER, Vénérable, Anthony Sayer, Edward Cale Surveillants IV. M. GEORGES PAYNE, Vénérable, Stethen Hall, M.D. , Francis Sorell, Esq. Surveillants V. M. MATH. BIRKHEAD, Vénérable, Francis Baily, Nicholas Abrabam, Surveîllants VI. WILIAM READ, Vénérable, John Gloser, Robert Cordell, Surveillants VII. HENRY BRANSON, Vénérable Henry Lug, John Townshend Surveillants VIII. , .......Vénérable Jonathan Sisson, John Shipton Surveillants IX. GEORGE OWEN, M.D., Vénérable Eman Bowen, John Heath Surveillants X., Vénérable John Lubton, Richard Smith Surveillants |
XI. FRANCIS, Comte de DALKEITH Vénérable Capt. Andrew Robinson,lCol. Thomas Inwood Surveillants XII. JOHN BEAL, M.D. et F.R.S., Vénérable Edward Pawlet, Esq., Charles More, Esq. Surveillants XIII. THOMAS MORRIS Junior, Vénérable Joseph Ridler , John Clark Surveîllants XIV. THOMAS ROBBE, Esq., Vénérable Thomas Grave, Bray Lane, Surveillants XV. M. JOHN SHEPHERD, Vénérable John Senex, John Bucler, Surveillants XVI. JOHN GEORGES, Esq., Vénérable Robert Gray, Esq.,Charles Grymes, Esq. Surveillants XVII. JAMES ANDERSON, A.M., Vénérable (I'auteur de cet ouvrage) Gwinn Vaughan, Walter Green wood Surveillants XVIII. THOMAS HARBIN, Vénérable William Attley, John Saxon, Surveillants XIX. ROBERT CAPEL, Vénérable Isaac Mansfield, WilliaM Bly Surveillants XX. JOHN GORMAN, Vénérable, Charles Garey, Edward Morphey, Surveillants |
Le CHANT DU MAÎTRE
ou
L'HISTOIRE de la MAÇONNERIE
Par l'Auteur
Pour être chanté avec un Refrain, quand le Vénérable le permettra; soit une seule Partie, soit le tout, comme il lui plaira.
PREMIÈRE PARTIE
I
ADAM, le premier de l'Espèce humaine,
Créé avec la GÉOMÉTRIE
Gravée en son Royal Esprit,
Instruisit bientôt sa Descendance
CAÏN et SETH, qui améliorèrent alors
La Science libérale dans l'Art
De l’ARCHITECTURE, qu ils aimaient,
Et communiquèrent à leurs Fils.
II
CAÏN bâtit d'abord une belle et puissante Cité
Et la nomma Consacrée,
Du nom d'ENOCH, son Fils aîné,
Que toute sa Race imita:
Mais le pieux Enoch, de la Famille de Seth,
Eleva deux Colonnes avec une grande Habileté
Et toute sa Famille s'associa
Pour l'accomplissement des Vraies Colonnades.
III
NOÉ, notre Père, apparut alors,
Un Maçon aussi, divinement instruit;
Et sur l'Ordre divin, érigea
L'ARCHE qui portait un Chargement considérable:
Elle fut construite par la vraie Géométrie,
Un Morceau de belle Architecture;
Aidé de ses Fils, au Nombre de TROIS,
Participant au grand Projet.
IV
Ainsi, du Déluge général, personne
Ne fut sauvé, sinon les Maçons et leurs Femmes;
Et tout le Genre Humain d'eux seulement
Descendant, l'Architecture prospère;
Car, lorsqu'ils se furent largement multipliés.
Prêts à se disperser pour remplir la Terre,
Dans la grande et belle Plaine de SHINAR
Ils donnèrent à la MAÇONNERIE une seconde Naissance.
V
Car la majeure partie de l'Humanité était employée
A bâtir la Cité et la Tour,
La Loge Générale débordait de joie
Devant de tels Effets de la Puissance des Maçons;
Jusqu'à ce que la vaine Ambition eût amené
Leur Créateur à déjouer leur Complot;
Pourtant, malgré la confusion des Langues qu'ils parlaient,
Jamais ils n'oublièrent l'Art qu'ils avaient appris.
Refrain
Qui peut révéler l'Art Royal ?
0ù chanter ses Secrets en une Chanson ?
Ils sont en sûreté dans le CŒUR du Maçon,
Et appartiennent à l'ancienne Loge.(S'arrêter ici pour boire à la Santé du GRAND MAÎTRE actuel.)
DEUXIÈME PARTIE
I
AINSI, quand ils se dispersèrent loin de BABEL,
En Colonies, vers des Contrées lointaines,
Tous vrais Maçons, qui pouvaient répéter
Leurs Ouvrages à ceux des Temps à venir;
Le Roi NEMROD fortifia son Royaume,
Par des Châteaux, des Tours et de belles Cités:
Mitzraïm, qui gouvernait en Egypte,
Y construisit de prodigieuses Pyramides.
II
Ni JAPHET et sa vaillante Race,
N'eurent moins de Succès en Maçonnerie,
Ni SEM, et ceux qui succédèrent
Par Substitution aux Biens promis;
Car ABRAHAM, le Père, rapporta d'UR
La bonne Science, la Géométrie,
Qu'il révéla sans Hésitation
A tous ceux qui étaient de son Sang.
III
Qui plus est, la Race de JACOB fut enfin instruite
A laisser de côté la Houlette du Berger;
On l'amena à se servir de la Géométrie,
Alors qu'elle était sous le Joug cruel de Pharaon;
Jusqu'à ce que MOISE, Maître Maçon, apparût,
Et dès lors, dirigea la SAINTE LOGE:
Tous les Maçons exercés à qui il décida
De dispenser son remarquable Savoir.
IV
AHOLIAB et BEZALEEL,
Hommes inspirés, érigèrent la TENTE;
Où le Shechinah décida de demeurer,
Et l'Habileté Géométrique apparut:
Et quand ces courageux Maçons peuplèrent
Chanaan, les PHENICIENS instruits surent
Orgue les Tribus d'Israël étaient plus habiles
En solide et vraie Architecture.
V
Car la Maison de DAGON, dans la Ville de Gaza,
Etait adroitement soutenue par deux COLONNES;
Les bras puissants de SAMSON la firent s'écrouler
Sur les Seigneurs Philistins qu'elle tua;
Bien que ce fût le plus bel Edifice érigé
Par les Fils de Chanaan, il ne pouvait être comparé
Au Temple du Créateur loué
Pour sa Force magnifique et sa belle Structure.
VI
Mais ici, nous arrêtons un instant pour porter un Toast
A la Santé de notre VÉNÉRABLE et des Surveillants;
Et pour vous prévenir tous de fuir le Rivage
Où naufragèrent la Renommée et la Foi de Samson:
Dès qu'il eut révélé ses Secrets à sa FEMME,
Sa Force s'enfuit, son Courage fut dompté,
Il fut livré à de cruels Ennemis,
Et jamais ne fut appelé « Maçon ».
Refrain
[S'arrêter ici pour boire à la Santé du Vénérable et des Surveillants de cette Loge particulière].
TROISIÈME PARTIE
I
NOUS chantons des MAÇONS l'ancienne Renommée,
Lorsque quatre‑vingt mille artisans travaillaient
Sous la direction des MAÎTRES de grand Nom,
Trois mille six cents bons (Artisans)
Employés par SALOMON le Père,
Et aussi MAÎTRE MAÇON Général;
Alors qu'HIRAM était à Tyr, la Magnifique,
Comme Salem, bâtie par de vrais Maçons.
II
L'Art Royal était alors divin,
Les Artisans étaient conseillés d'en haut,
Le Temple éclipsait tous les Travaux,
Le Monde émerveillé approuvait tout cela;
Des Hommes ingénieux, de tous Lieux,
Venaient surveiller le glorieux Edifice
Et, revenus chez eux, commençaient à tracer
Et à imiter son Style élevé.
III
Les GRECS finirent enfin par connaître
La Géométrie, et apprirent l'Art,
Que révéla le grand PYTHAGORE,
Et que transmit l’illustre EUCLIDE;
L’étonnant ARCHIMÈDE aussi,
Et beaucoup d'autres bons Savants;
Jusqu'à ce que les anciens ROMAINS aient analysé
L'Art, et compris la Science.
IV
Mais quand ils eurent dominé la fière Asie,
Et vaincu la GRÈCE et l’ EGYPTE,
Ils excellèrent en Architecture,
Et apportèrent toute la Science à ROME;
Où le sage VITRUVIUS, premier Maître,
Améliora l'Art des Architectes,
A l'Epoque paisible du grand AUGUSTE,
Quand les Arts et les Artistes étaient bien‑aimés.
V
Ils apportèrent la Connaissance de l'Orient,
Et comme ils soumettaient les Nations,
Ils la répandirent dans le Nord et l'Ouest,
Et enseignèrent au Monde l'Art de bâtir,
Témoin leurs Citadelles et Tours,
Et à fortifier leurs belles Légions,
Leurs Temples, Palais et Arcades,
Qui exprimaient le GRAND DESSEIN des Maçons.
VI
Ainsi, les puissants Rois d'Orient, et quelques-uns
De la Race d'Abraham, et de bons Monarques
D'Egypte, Syrie, Grèce et Rome,
Comprirent la vraie Architecture:
Il n'est pas étonnant alors que les Maçons se groupent
Pour célébrer ces Rois Maçons
Par des Accents solennels et du Vin à flots,
Pendant que tous les Frères chantent de concert.
Refrain
[S'arrêter ici pour boire à l'illustre Mémoire des Empereurs, Rois, Princes, Nobles, Gentilshommes, Membres du Clergé et Savants, qui ont toujours propagé l'Art].
QUATRIÈME PARTIE
I
OH ! Jours glorieux pour les sages Maçons,
Sur tout l’EMPIRE Romain, quand
Leur Renommée retentissant jusqu'aux Cieux,
Les proclama Hommes bons et utiles;
De longs Siècles durant, ils furent ainsi employés,
Jusqu'à ce que les Goths, avec une Rage guerrière,
Et une brutale Ignorance, détruisissent
Le Labeur de maints Siècles érudits.
II
Mais quand les Goths conquérants furent amenés
A embrasser la Foi Chrétienne, ils virent
La Folie commise par leurs Pères,
Dans la Perte de la saine Architecture.
A la fin, leur Zèle pour les majestueux TEMPLES SACRÉ
Et la Grandeur opulente, en Temps de Paix,
Les fit s'employer, de toutes leurs Forces,
A édifier des monuments gothiques.
III
Ainsi, beaucoup de hauts et somptueux EDIFICES
Furent construits dans tous les Pays Chrétiens;
Bien que non conformes au STYLE Romain,
Ils commandaient toutefois le RESPECT:
Le ROI et le métier acceptèrent néanmoins
De pallier, dans les Loges bien constituées,
Au triste Défaut d'Habileté Romaine,
Avec leur nouvelle Sorte de Maçonnerie.
IV
Cela a prévalu durant de longs Siècles,
Leur Œuvre passe pour de l'Architecture;
En ANGLETERRE, en ECOSSE, en IRLANDE, en PAYS DE GALLES.
Les Artisans étaient hautement estimés
Par les Rois, comme maîtres de la Loge,
Par maint riche et noble Pair,
Par les Seigneurs anglais et écossais, par Prêtres et JUGES,
Par tout le monde en tous Pays.
Les anciennes Archives des Maçons disent donc
Que le Roi Athelstan, de Sang Saxon,
Leur donna libre Charte pour demeurer
En HAUTE LOGE, avec des Ordres convenables,
Tirés des vieilles Ecritures par son Fils,
Le Prince EDWIN, brillant MAÎTRE GÉNÉRAL,
Qui réunit bientôt les Frères à York,
Et proclama tout cela à cette Loge.
VI
Dés lors, leurs Lois et belles Obligations
Furent observées avec soin sous tous les Règnes,
Des lignées Saxonne, Danoise, Normande,
Jusqu'à ce que les COURONNES Britanniques fussent unies
Le Premier Monarque de cette Ile tout entière
Fut le savant JAMES, un Roi Maçon,
Qui, le Premier des Rois, fit revivre le Style
Du Grand AUGUSTE. Chantons donc !
Refrain
Qui peut révéler l'Art Royal ?
Ou chanter ses Secrets en une Chanson?
Ils sont en sûreté dans le CŒUR du Maçon,
Et appartiennent à l'ancienne Loge.
[S'arrêter ici pour boire à l'heureuse Mémoire de tous les Reno-valeurs (?) de l'ancien Style Augustin].
CINQUIÈME PARTIE
I
AINSI, bien qu'en Italie l'Art
fût d'abord élevé des ruines gothiques,
Le (grand PALLADIO transmit
Un Style justement apprécié des Maçons.
Pourtant, ici, son puissant Rival, JONES,
Le Premier des Architectes Britanniques,
Construisit des Edifices de Pierre d'une telle Splendeur
Qu'on ne les égala jamais depuis CÉSAR.
II
Le Roi CHARLES Premier, également Maçon,
Avec plusieurs Pairs, et des Hommes riches,
L'employèrent avec ses loyaux Artisans,
Jusqu'au début des tristes Guerres Civiles.
Mais quand la Paix et la Couronne furent restaurées,
Et bien que LONDRES fût réduite en Cendres,
Par l'Art des Maçons et la bonne Entente,
Un plus beau LONDRES releva la Tête.
III
Le Roi CHARLEs Second érigea alors
La plus belle Colonne de la Terre,
Fonda St Paul, ce majestueux Temple sacré,
Et la Bourse Royale, avec Joie et Plaisir :
Mais ensuite, les Loges périclitèrent,
Jusqu'à ce que le Grand NASSAU fît renaître le Goût;
Son brillant Exemple prévalut ainsi,
Si bien que toujours, depuis, l'Art a prospéré.
IV
Que les autres Nations se vantent à loisir:
La GRANDE‑BRETAGNE, maintenant, ne le cédera à aucune
Pour la vraie Géométrie et l'Habileté
A bâtir en Bois, Brique et Pierre;
Pour l'Architecture de toute sorte,
Pour les curieuses LOGES où l'on trouve
Nobles et Sages assemblés,
Et buvant avec les loyaux Artisans aimables.
V
Que tous les bons Frères se réjouissent donc,
Et emplissent leurs Verres d'un Cœur joyeux;
Qu'ils expriment d'une Voix reconnaissante
Les Louanges de 1'ART merveilleux:
Qu'on boive à la ronde à la Santé de chaque Frère,
Ni Sot ni Valet, mais loyal MAÇON:
Et que retentisse la Renommée de notre MAÎTRE,
Le noble Duc de MONTAGU.
Refrain
LE
CHANT DU SURVEILLANT
OU UNE AUTRE
HISTOIRE de 1a MAÇONNERIE
composé
Depuis que le très noble Prince PHILIPPE DUC de WHARTON
fut choisi comme GRAND‑MAITRE
par l'Auteur
Pour être chanté et joué à l'Assemblée trimestrielle
I
CHAQUE fois que nous sommes seuls,
Et que tous les Etrangers sont partis,
En Eté, Automne, Hiver, au Printemps,
Commence à jouer, commence à chanter
Le PUISSANT GÉNIE de la Haute Loge,
A chaque Epoque
Qui engageait
Et bien inspirait le PRINCE, le PRÊTRE, le JUGE,
Le Noble et le Sage à s'unir
Pour accomplir le GRAND DESSEIN.
II
Accomplir le GRAND DESSEIN
Fut toujours le Souci des Maçons,
Depuis ADAM (bien avant le Déluge),
Dont l'Art fut compris du vieux NOÉ
Qui en fit part à JAPHET, SEM et CHAM,
Qui enseignèrent à leur Race
A bâtir rapidement
La Ville et la Tour de la fière BABEL, si bien
Qu'on les admira trop, et alors
Les Fils des Hommes furent dispersés.
III
Mais en dépit de la confusion des Langues,
Ils les employèrent en des Régions lointaines,
Ils apportèrent de SHINAR des Ordres excellents
Pour réaliser l'Art qu'ils entendaient:
Chantons donc d'abord les PRINCES des Iles;
Puis le Grand BELLUS
Qui fixa son Domaine
Dans la vieille Assyrie, et bâtit de majestueux Edifices:
Et les Pyramides de MITZRAIM, parmi
Les autres Sujets de notre Chant.
Et SEM, lui qui inspira
L'Habileté utile et merveilleuse
Aux Esprits des grandes Nations:
Puis ABRAEIAM, qui transmit
La Science Assyrienne à ses Fils, qui alors
Dans le Pays d'Egypte, Sur l'ordre du Pharaon
Furent grossièrement instruits à devenir des Hommes habiles;
Jusqu'à ce que se dressât leur Grand‑Maître MOISE
Qui les délivra de leurs Ennemis.
V
Mais qui pourrait chanter sa Louange,
Qui donc érigea le TABERNACLE ?
Chantons donc ses Ouvriers loyaux comme l'Acier,
AHOEIAB et BEZALEEL;
Chantons Tyr et Sidon, et les anciens PHÉNICIENS.
Mais la Faute de SAMSON Ne sera jamais effacée:
Il divulgua ses Secrets à sa FEMME, qui vendit
Son Mari, qui finalement fit écrouler
Sur tous, la Maison de la Ville de Gaza.
VI
Mais le Roi SALOMON Nous le chantons avec de solennels Accents,
Il réalisa enfin le GRAND DESSEIN,
Par la Richesse, le Pouvoir, et l'Art divin;
Aidé du savant HIRAM, Prince Tyrien,
Avec de bons Artisans
Qui entendaient
L’aimable Influence du Sage HIRAM ABIF.
Il aida les brillants Maîtres Juifs,
Dont personne ne peut conter les curieux Travaux.
VII
Ces illustres Rois Maçons,
Chaque Frère reconnaissant les chante,
Eux qui élevèrent l'Art à son Zénith,
Et transmirent à toutes les Nations
L'utile Habileté: Car du beau TEMPLE,
En tous Pays, Et Rives étrangères,
Les Artisans allèrent enseigner le GRAND DESSEIN
Dont les Rois, les Pairs puissants, Et les Savants, furent les Surveillants.
VIII
Puis le TEMPLE de Diane
Fut bâti en ASIE Mineure;
Et les fières Murailles de BABYLONE,
Siège De NABUCHODONOSOR le Grand;
Le Tombeau de MAUSOLUS, Roi de Carie,
Avec plus d'un Monument
De Style élevé
En AFRIQUE et en ASIE; chantons !
En GRÈCE, en SICILE, et à Rome
Qui avait soumis ces Nations.
IX
Chantons maintenant aussi AUGUSTE,
Le vrai Maître Général,
Qui, par VITRUVIUS, épura
Et répandit le GRAND DESSEIN des Maçons
Au Nord et à l'Ouest, jusqu'à ce que les anciens BRETONS adoptassent L'Art Royal
En tous Pays,
Et puissent révéler l'Architecture Romaine;
Et jusqu'à ce que la Rage guerrière des Saxons
Eût détruit l'Habileté de plusieurs Siècles.
X
Finalement, le style gothique
Prévalut dans les Iles Britanniques,
Quand renaquit le GRAND DESSEIN des Maçons,
Et qu'il prospéra dans leurs Loges bien formées,
Bien qu'autrement qu'aux Jours Romains d'autrefois:
Chantons pourtant les TEMPLES SACRÉS
Des Scots, Gallois, Irlandais; mais chantons d'abord la Louange
ATHELSTAN et du Prince EDWIN,
Notre Maître de grande Influence.
XI
Et ajoutons les Rois Normands,
Chante le Maçon Britannique,
Jusqu'à ce que le Style Romain fût ranimé là,
Et que les Couronnes Britanniques fussent unies
Dans le savant JAMES, Roi Maçon, qui érigea
De beaux Edifices de Pierre Par INIGO JONES,
Qui égala le sage PALLADIO, justement loué
En Italie comme en Grande‑Bretagne, Pour la ferme et vraie
Architecture.
XII
C'est ainsi que dans tous les Règnes
La Maçonnerie parvint vraiment
(Avec Rois, Nobles et Savants,
Dont la Renommée retentit jusqu'aux Cieux,
Et incite la présente Génération à rejoindre la Loge,
Et à porter les Tabliers
Avec Habileté et Soin),
A accomplir l’ancien GRAND DESSEIN des Maçons,
Et faire renaître le Style Augustin En plus d'un MONUMENT d'un Art splendide.
XIII
Désormais, chantons toujours
Les ARTISANS et les ROIS;
Avec Poésie et Musique douces
Résonne leur complète Harmonie
Et par la Géométrie en d'habiles Mains!
Rendons un Hommage mérité, Sans plus tarder,
Au noble Duc de WHARTON, notre GRAND MAÎTRE,
Il dirige les Fils de 1'ART nés libres,
Par l'Amour et l'Amitié, par la Main et le Cœur.
Refrain
Qui saurait répéter la Louange,
En de doux Chants Poétiques,
Ou en bonne Prose, des loyaux MAÇONS
Dont l'Art surpasse la Vue commune?
Leurs Secrets, encore jamais révélés aux Etrangers,
Seront préservés
Par les Francs‑Maçons,
Et exposés seulement aux anciennes Loges;
Car ils sont conservés dans le Cœur des Maçons
Par les Frères de 1'ART ROYAL.
Pour remplir cette Page, on a estimé qu'il n'est pas déplacé d'insérer ici un Paragraphe d'une ancienne Archive de Maçons:
« La Compagnie des Maçons, autrement nommés FRANCS-MAÇONS' d'organisation ancienne et bonne Considération, grâce à d'affables et cordiales Réunions à diverses Époques; et comme doit le faire une affectueuse Fraternité, elle fréquentait cette Assemblée mutuelle au Temps du Roi HENRY V en la XIIe Année de son très gracieux Règne. Ladite Archive décrit un Blason fort semblable à Celui de la COMPAGNIE de LONDRES des Libres‑Maçons; on croit généralement que ladite Compagnie est issue de l'ancienne Fraternité, et qu'autrefois, aucun homme n'était libéré de cette Compagnie avant d'être installé en quelque Loge de Maçons Libres et Acceptés, selon la Qualification nécessaire. Mais cette louable Coutume semble être depuis longtemps en Désuétude. Ces Frères des Pays Etrangers ont aussi découvert que plusieurs anciennes et nobles Sociétés et Ordres d'hommes ont recueilli leurs Obligations et Règlements des Francs‑maçons (qui constituent maintenant le plus vieil Ordre de la Terre), et qu'elles furent peut‑être toutes Membres de ladite ancien et respectable confrérie. Mais cela apparaîtra plus clairement le moment venu.
LE
CHANT DES COMPAGNONS
par notre Frère CHARLES DELAFAYE, Esq.
Pour être Chanté et Joué à la Grande Fête.
I
SALUT A LA MAÇONNERIE ! Ô toi, Art divin !
Gloire de la Terre, révélée du Ciel;
Qui brille de précieux Bijoux
Cachés à tous les Yeux, sauf ceux des Maçons.
Refrain
Qui peu répéter tes Louanges méritées
En Prose nerveuse, ou en Vers coulants ?
II
Comme les Hommes se distinguent des Brutes,
Un Maçon surpasse les autres Hommes;
Car, qu'y a-t-il de choisi et de rare dans le Savoir
Qui ne repose en sécurité au fond de son Cœur?
Refrain
Sa Poitrine muette et son Cœur loyal
Conservent les Secrets de l'Art.
III
De la Chaleur brûlante et du Froid perçant,
Des Animaux, dont le Rugissement déchire la Forêt,
Des Assauts des hardis Guerriers,
L'Art des Maçons protège le Genre Humain.
Refrain
Qu'un Honneur mérité soit rendu à cet Art,
Dont l'humanité reçoit une telle Aide.
IV
Les Drapeaux des Etats, qui nourrissent l'orgueil,
Les Distinctions ennuyeuses et vaines !
Par les loyaux Maçons sont laissés de côté:
Les Fils nés libres de l'Art dédaignent de tels Jouets.
Refrain
Ennoblis par le NOM qu'ils portent,
Distingués par le SIGNE qu'ils arborent.
V
Doux Compagnonnage, dépourvu d'Envie
Entretiens amicaux de la Confrérie,
Que ce soit le Ciment durable de la Loge!
Qui se dresse fermement depuis des Siècles.
Refrain
Ainsi construite depuis des Siècles, une Loge
A duré, et durera toujours.
VI
Qu'il soit donc fait Justice en notre Chant
A ceux qui ont enrichi l'Art,
Depuis Jabal jusqu’à BURLINGTON,
Et que chaque Frère en ait une Part.
Refrain
Buvons à la ronde à la Santé des nobles Maçons;
Leur Louange retentit dans la Loge élevée.
CHANT DES APPRENTIS
Par Feu notre Frère
M. MATTHEW BIRKHEAD, décédé
Pour être chanté quand tout Travail sérieux est terminé, et avec
L’Autorisation du VÉNÉRABLE
I
Allons, préparons-nous,
Nous, Frères qui sommes
Réunis par une joyeuse Occasion;
Buvons, rions et chantons;
Notre Vin a de la Force:
Voici un toast à la Santé d'un MAÇON Accepté.
II
Le Monde est dans la peine,
Pour gagner nos Secrets,
Et laissons encore les gens se demander et admirer;
Ils ne pourront jamais deviner
Le Mot ou le Signe
D'un MAÇON Libre et Accepté.
III
C'est Ceci, et c'est Cela,
Ils ne peuvent dire Quoi,
Ni pourquoi tant de GRANDS HOMMES de la Nation
Doivent mettre des Tabliers
Pour ne faire qu'un
Avec un MAÇON Libre et Accepté.
Des Grands Rois, Ducs et SEIGNEURS
Ont déposé leurs Epées
IV
Pour étendre leurs bonnes Faveurs sur notre Mystère,
Et ils n'ont jamais eu honte
De s'entendre désigner
Comme MAÇONS Libres et Acceptés.
V
L' Orgueil de l' Antiquité,
Nous l'avons de notre côté,
Et il place l'Homme à son exacte Condition
Il n'est là rien qui ne soit digne
D'être compris
Par un MAÇON Libre et Accepté.
VI
Tenons-nous donc la Main dans la Main,
Debout fermement l'un près de l'autre,
Soyons joyeux et montrons un Visage réjoui:
Quel Mortel pourrait se vanter D’un TOAST aussi NOBEE,
Qu'un MAÇON Libre et Accepté?
LONDRES, ce I7e Jour de Janvier, I723
A l'Assemblée Trimestrielle, le présent Ouvrage, qui fut entrepris sur l' Ordre de Sa GRACE le Duc de
MONTAGU, notre ancien Grand Maître, a été régulièrement approuvé sous sa forme manuscrite par la GRANDE LOGE. Il a donc été imprimé en ce Jour, et approuvé par la SOCIÉTÉ. En conséquence, nous ordonnons par la présente que ledit Ouvrage soit Publié, et le recommandons pour l'Usage des Loges.
PHILIP, Duc de WHARTON, Grand Maître,
J.T. Desaguliers, Grand-maître Adjoint.
F I N I S.
