Que transmet le prologue à l’évangile de Jean ?

Par Gabriel le 01/06/2001

Cette étude propose un petit historique du spirituel et de la spiritualité, puis un commentaire du prologue de Jean et ce que nous pouvons en comprendre compte tenu de l’évolution de nos schémas spirituels et de notre sensibilité symbolique.

Pour des raisons, faciles à comprendre, d'exonération d'une quelconque influence religieuse, ce commentaire s’appuie sur une version du prologue proposée par une grande obédience maçonnique française connue pour sa rigueur intellectuelle, sa tolérance et son œcuménisme spirituel et qui ne peut être soupçonnée d'esprit partisan.

Les curieux trouveront d'ailleurs en annexe un certain nombre de «versions» de ce prologue. La première rédaction ayant été écrite en grec ancien, les traductions de natures différentes de ces versions dépendent beaucoup de l'inféodation religieuse de leurs traducteurs.

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Annexe

Quelques versions du prologue de Jean

  Version maçonnique de la GLDF 

  Bible du chanoine CRAMPON

  L’Araméen Évangélique

  Traduction de Claude Tresmontant = reconstitution en hébreu à partir du grec

  Traduction André Chouraqui 1984 / Brépols édit.

  Bible de Jérusalem

  Traduction « version synodale » 1934/bibliothèque Stalag IX C

  Bible des moines de Maredsous/1968

  Traduction de Lemaistre de Sacy (1664 – 1668)

  Bible de JN Darby (ed. de 1872)

  Bible de l'Épée

  Traduction œcuménique de la Bible

  Traduction d’un Evangile français de 1697

  Traduction  (S.C.D.F.) de l’Ecole Biblique de Jérusalem

  La Bible pour tous  -  Jean Claude Lévy

  La Bible - Edition Louis Segond, 1910

  Bible des Témoins de Jéhovah

Bref historique

Dans les temps anciens (les premiers siècles de notre ère), le travail, essentiellement le travail manuel, était considéré comme avilissant pour l’homme. Pensons à l’esclave qui était au plus bas de l’échelle sociale de l’époque. Au contraire, les membres évolués de la société d’alors ne travaillaient pas.

Parmi les travailleurs, il y eut des individus capables de surmonter l’aspect dégradant du travail manuel et d’y trouver des raisons d’une élévation morale, puis intellectuelle et enfin spirituelle. Ces individus furent à l’origine de ce qui deviendra la franc-maçonnerie et le compagnonnage, depuis les « collegiae » de la Rome de l’antiquité, aux compagnons bâtisseurs du Moyen Age.

Cette démarche s’inscrit dans la tendance naturelle, innée, qu’à l’homme à vouloir comprendre ce qui l’entoure. Tous les progrès qu’a connu, que connaît et que connaîtra l’humanité résultent de cette tendance.

Ces progrès se constatent au cours du temps sous une forme technicienne, d’une technique empirique d’abord, puis d’un comportement plus systématique : les sciences.

 Depuis toujours, les hommes cherchent à comprendre l'Univers en vue d'exercer sur lui une action pour satisfaire leurs besoins vitaux ou leurs désirs. Cette quête permanente des lois des processus naturels est ce qu'on appelle la science. Elle s'attache à identifier les paramètres qui caractérisent l'Univers, les définir, les mesurer, tenter de décrypter les messages contenus dans les observations ; elle suppose les lois régissant les rapports entre les divers éléments mis en œuvre et s’assure que ces lois sont conformes aux données de l’expérimentation. Ainsi que l’ont affirmé Renan vers la fin du siècle dernier et, plus récemment Jacques Monod, il ne peut donc y avoir de science véritable que du mesurable, de ce qui est directement perceptible ou non par nos sens, autrement dit de la matière. Pour les matérialistes, les hommes, grâce à la science, seront en mesure tôt ou tard de se débarrasser du fatras des discours inauthentique ; de rejeter, parce que devenues inutiles, les mythologies, les religions, et les philosophies qui se disqualifient en mélangeant constamment connaissances positives et préoccupations éthiques.

Mais les sciences, habituées qu’elles sont à expliquer – et avec quels succès - le « comment » des phénomènes, continuent à en ignorer le « pourquoi ». Comme ces jeunes enfants qui posent inlassablement des questions gigognes limitées en nombre par le seul niveau d’incompétence de l’interlocuteur, la science se heurte régulièrement à l’ultime « pourquoi ? ».  N’est ce pas d’ailleurs la véritable raison d’être des religions que de prétendre apporter une réponse à une question qui semble n’en comporter aucune sur le plan scientifique ?

Or, aussi bien les mythologies que les religions et les philosophies expliquent à leur manière ce qui reste à ce jour inaccessible à la science, en faisant intervenir une substance immatérielle d’une qualité supérieure à celle de la matière, notamment parce qu’elle n’est pas soumise aux contraintes de l’espace et du temps, tout en restant soumise au principe de causalité auquel il semble bien que nous ne puissions échapper : l’esprit.

Il y aurait donc deux aspects coexistants  de l’Univers, et s’interpénétrant: esprit et matière. Or, le propre de la spiritualité est de considérer que le monde sensible n’est que l’envers, le reflet du monde réel qui est, lui, de nature spirituelle. Une telle conception appelle la croyance en une conscience, une volonté globale et absolue, à un esprit total qui pense et qui est en soi l’Univers. Les religions ont appelé cette entité "Dieu". Les Francs Maçons et les Gnostiques l’appellent "Grand Architecte de l’Univers". Sans doute, y a-t-il entre les deux notions une différence fondamentale et si le vocable « Dieu » provoque chez certains une réaction allergique, c’est qu’il a été détourné de son sens véritable. Les théologiens, ayant admis au départ qu’on ne pouvait rien dire, ni savoir sur l’ineffable, ce qui va de soi, n’en ont pas moins poursuivi leurs discours en glosant à son sujet, discutant de sa nature, de ses sentiments, de sa motivation. Ceci les rend quelque part suspects et leurs discours demandent à être analysés, et non admis en bloc, sans réserves, comme ils l’exigent. 

Le grand questionnement, qu’ils ont été parmi les premiers à poser : qui sommes-nous ? d’où venons-nous ? où allons-nous ? s’adresse à tous les hommes, croyants ou non. Et les réponses les plus satisfaisantes ne peuvent ignorer le concept divin. L’intervention de Dieu est tellement nécessaire dans tout schéma visant à expliquer la genèse de l’Univers que de modernes positivistes, comme Jean Rostand ou encore Jacques Monod, l’ont incluse dans leurs théories sous le nom de Hasard, voire de Nécessité. Bien sûr, ce ne sont là que des mots utilisés pour remplir fictivement une case essentielle du raisonnement matérialiste, mais des mots derrière lesquels se profile une sorte de dessein, de volonté, tant nous sommes enclins à penser que tout ordre ne peut être que voulu.

La spiritualité consiste donc à reconnaître l’existence d’une "substance" autre que matérielle nommée esprit, et la primauté de cet esprit sur la matière. Encore est-il difficile, ou pour le moins décevant de se confiner dans cette dualité alors que nous aspirons plus ou moins confusément à l’unité. Les physiciens, par exemple, sont à la poursuite d’une théorie unificatrice, qui rendrait compte de tous les phénomènes d’observation, cependant que certains philosophes – et on ne peut méconnaître les louables efforts de Teilhard de Chardin développant et étayant les intuitions de Leibniz – tentent de faire de la matière et de l’esprit une seule substance à des niveaux d’évolution différents. La spiritualité n’est certes pas l’apanage exclusif du Franc Maçon ou du Gnostique, mais ils lui accordent une place tout à fait prépondérante.

Cette spiritualité reçoit une manifestation sensible à travers la lecture du Prologue de l’Évangile de Jean.

Jean est un des quatre évangélistes (les autres étant Luc, Marc et Mathieu) officiellement reconnus par l’Église christique. C’est aussi un apôtre, proche parent du Christ, en qui l'on voit le gardien de la "part réservée et secrète" de la Tradition chrétienne, par opposition à Pierre, le chef des apôtres, qui a révélé la doctrine aux masses. C’est la dichotomie bien connue qui met aux prises ésotérisme et exotérisme.

Écoutons Joseph de Maistre : «  L’ésotérisme des écrits de Jean fait comprendre au mieux, en les faisant mûrir, le fonds commun et traditionnel de toutes les religions ».

L’Évangile de Jean est d’esprit ésotérique, car il fait éclater la personne (certains diront peut-être le mythe, peu importe) de Jésus le Galiléen aux mesures du Cosmos, ce cosmos que nos savants commencent à explorer, dans lequel la matière se traduit en forces ; le temps, ici compté en jours et années, s’efface dans le cosmos, l’espace se fond dans l’infini. Nous ne sommes plus alors les enfants d’un canton de la planète, d’une maison isolée, d’un ghetto, mais les fils de l’Univers. Les fils de la Lumière ont tous leurs demeures au sein de la maison du Père. Oui, grâce à Jean, notre petit monde explose et tend vers l’Unité.

L’Évangile de Jean, et donc son Prologue, fortement imprégné de culture et de pensées grecques, a été rédigée vers l’année 100 en grec ancien, pour les communautés chrétiennes d’Asie, lieu de prédilection de la recherche intérieure, mais aussi lieu et époque où s’affrontaient les traditions grecque, égyptienne, judaïque, perse et hindoue (bouddhiste) et où apparaissait le mouvement gnostique. Cet Évangile a un caractère fortement judaïque, on y trouve une parenté frappante des idées qu’il développe avec celles que l’on trouve dans les Manuscrits de la Mer Morte.

Le prologue, précédant le texte évangélique proprement dit, constitue un message qui s’adresse à tous les hommes et pas exclusivement aux chrétiens.

Commentaire du prologue

Prologue

1.          Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu.

Il était au commencement auprès de Dieu.

Tout a été fait par lui, et sans lui rien n'a été fait  de ce qui a été fait.

En lui était la Vie, et la Vie était la Lumière des hommes;

Et la Lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres l’ont repoussée.

Il y eut un homme, envoyé de Dieu, dont le nom était Jean.

Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière,

Il n’était pas lui, la Lumière, mais il venait rendre témoignage à la Lumière

La Lumière vraie, qui éclaire tout homme, venait dans le monde.

10.     Il était dans le monde, et le monde a été fait par lui, et le monde ne l’a pas reconnu.. 

Il est venu chez lui et les siens ne l’ont pas reçu.

Mais à ceux qui l’ont reçu, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu.

13.     A ceux qui croient en son nom, qui ne sont nés ni du sang, ni d’un vouloir charnel, ni d’un vouloir humain, mais de Dieu.

14.     Et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous – et nous avons contemplé sa gloire, gloire que tient de son Père un Fils unique – plein de grâce et de vérité.

15.     Jean lui rend témoignage et clame en ces termes :  « C’était celui dont j’ai dit : Celui qui vient après moi a passé devant moi, parce qu’il était avant moi ».

C’est bien de sa plénitude que nous avons tous reçu, et grâce après grâce

17.     car si la loi a été donnée par Moise, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ

18.     Personne n’a jamais vu Dieu, un Dieu Fils unique qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître. 

Le prologue est indicé en 18 versets. A partir du verset 12, le texte devient de plus en plus religieux et de plus en plus engagé dans la religion chrétienne.

Avec ce texte, nous sommes interpellés par un certain nombre de termes : Verbe, Parole, Lumière, Ténèbres, Vie dont la définition est à trouver dans le texte lui-même.

Le premier verset :

1 - Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu

 insiste sur le mot « Verbe ». Ce mot d’origine latine se veut la traduction du grec logos, qui a le sens de parole, discours mais aussi raison. De fait son sens doit être précisé. Ce premier verset, qu'on peut résumer sous la formule : « Le Verbe et le langage » décrit un état de chose initial concernant le Verbe et Dieu d’une part et la totalité du créé d’autre part. « Dieu » est un terme marqué de connotations spécifiques à la religion chrétienne. Il provient d’une racine indo-européenne bha, dénotant l’idée de brillance, de lumière et de parole, que l’on retrouve en grec sous les formes theos et Zeus, en latin sous les formes deus et jovis (génitif de Jupiter), et en français sous la forme « dieu ».

En effet le « Verbe » est au départ triplement qualifié par ce qu’on peut appeler des notations :

           - d’ordre temporel:        « au commencement »

- d’ordre spatial:            « auprès de Dieu »

           - d’ordre qualitatif:       « il était Dieu »

Ces notations permettent de distinguer le Verbe du Monde, si elles ne permettent pas d’en définir le statut:

Si le Monde a un commencement, le Verbe n’en a pas :         Il était

(l’imparfait, important ici, marque la durée dans le passé, avant le commencement)

Si le Monde s’étend à la totalité de l’espace, le Verbe est ailleurs : Il était auprès de Dieu

Si le Monde pose la question du "tout ou rien", le Verbe est quelqu’un : Il était Dieu

On voit que le statut du Verbe est à rechercher dans une autre direction. Dans cette séquence, le terme trois fois répété de « Verbe » l’inscrit dans la configuration du langage. Le texte nous révèle que si le Verbe relève du langage, il est en quelque sorte avant lui, puisqu’il est « au principe ». Il en condense les propriétés, mais en les assumant dans un seul et même acte. Il en révèle les trois composantes essentielles :

           - son objectivité :           il est le Verbe

           - son intentionnalité :    il est tourné vers Dieu

           - sa subjectivité :           il est Dieu

Le Verbe relève bien du langage puisqu’il en épouse toutes les propriétés, mais il n’en relève pas dans la mesure où il les syncrétise dans un même acte. Tout à la fois, Parole dite, Parole en train de se dire et Parole sujette au dire, il est d’un seul jet le Révélé, la Révélation et le Révélateur du concept divin.

Ne serait-il pas, je me pose la question, la manifestation sensible, recevable par l’homme et adaptée à son intelligence, du Message Spirituel Primordial ?

Ce premier verset ne peut-il se lire ainsi : « Au commencement était la Parole, et la Parole était accompagnée de la Lumière, et la Parole était la Lumière ».

Avant de poursuivre, il faut remarquer que Philon d’Alexandrie, imprégné de platonisme, a le premier démontré que le logos platonicien représente cette Parole divine qui a une vertu créatrice.

En fonction de ces explications, les versets 2 et 3 :

2 - Il était au commencement auprès de Dieu.

3 - Tout a été fait par lui, et sans lui rien n'a été fait  de ce qui a été fait.

se lisent alors : « La Parole (le Verbe) était au commencement avec la Lumière. Tout fut par elle, et sans elle rien ne fut de ce qui existe ». Le Verbe crée tout ce qui existe. « Tout par lui, rien sans lui ». Cette création est partout et nulle part et elle sature tout ce qui est. Dans un premier temps, le Monde est dans un état indifférencié : sans agent, sans action, sans altérité ni conflit, sans langage, (songeons à : Ordo ab Chaos). Le Monde est créé par le Verbe, donc par un acte de Parole. Il devient le produit d’une énonciation. 

Venons-en maintenant aux versets 4 et 5 :

4 - En lui était la Vie, et la Vie était la Lumière des hommes;

5 - Et la Lumière brille dans les Ténèbres, et les Ténèbres l’ont repoussée.

à propos de la Lumière et des Ténèbres. (Notez: Lumière au singulier et Ténèbres au pluriel). Consécutives à la création de tout ce qui existe apparaissent maintenant la différenciation entre l'Etre et la Vie d'une part, et l'opposition Lumière - Ténèbres d'autre part. Jusqu'ici, dans le déroulement du prologue, il n'y a pas encore eu rencontre entre le Verbe et les hommes. Ceux-ci vont assister au combat Lumière – Ténèbres, sans y prendre part.

Pourtant le Verbe s’est déjà mis en relation avec les hommes précisément par la médiation de la Lumière. C’est là une phase préalable au cours de laquelle sont posées les conditions de la rencontre entre le Verbe et les Hommes sous l’espèce de l’affrontement entre Lumière et Ténèbres.

Lorsque la Lumière entre en jeu, c’est par l’arrivée de la « Vie ». C’est elle qui apparaît grâce au Verbe, puis vient la Lumière comme complément de la Vie, pour autant que celle-ci soit la Vie des hommes. (« La Vie est la Lumière des hommes »). C’est le privilège de l’Homme dans la totalité de la Création de l’espace-temps de l’Univers, que d’être concerné par la Vie sous la détermination de la Lumière.

Nous ne trouvons pas trace de conflit entre la Vie et la Mort, sinon sous l’opposition de la Lumière et des Ténèbres. Quand elle se manifeste, se pose alors le problème de savoir si la Lumière va ou non disparaître dans les Ténèbres.

Pour éviter toute mauvaise interprétation, examinons comment sont mises en opposition la Lumière et les Ténèbres. La tentation première qui s’offre à nous consiste à considérer l’apposition Lumière - Ténèbres sous l’angle de la contrariété, de telle sorte que la victoire de l’un des opposants entraînerait ipso facto la neutralisation de l’autre, et réciproquement. Considérons le texte. On n’y parle pas d’un combat qui serait marqué par la victoire de la Lumière et par voie de conséquence, à la disparition des Ténèbres. « La Lumière brille dans les Ténèbres ». Plus qu’un constat, voilà la définition du rôle dévolu à la Lumière. Les Ténèbres ne sont pas à priori le mal. Certes, elles pourraient le devenir si la part qu’elles détiennent tend à devenir exorbitante pour étouffer le Lumière et ainsi, l’empêcher d’agir.

A ce point du raisonnement, on voit se présenter à nous trois possibilités théoriques et non pas deux :

-             Les Ténèbres règnent seules, recouvrant et neutralisant la Lumière,

-             La Lumière règne seule. C’est alors une illumination qui n’éclaire que les illuminés,

-             Surmontant cette opposition binaire : « La Lumière brille dans les ténèbres ».

Si donc Lumière et Ténèbres se donnent pour contraires, ce texte précise une position médiane où s’établit ce qu’on pourrait désigner comme une situation de tension entre Lumière et Ténèbres (cf, entre autre, le symbolisme du pavé mosaïque).

Nous ne sommes pas pour autant sortis de l’ambiguïté car en effet, d’un côté ces deux contraires relèvent de la configuration cosmique. Si la lutte qui les oppose n’est évidemment pas indifférente aux hommes, ceux-ci cependant en sont moins les acteurs que les observateurs.

D’un autre côté, comment nier que les hommes sont concernés par ce combat initial, puisque de la Lumière va dépendre la Vie des hommes (verset 4). Dès lors, par ce biais, le couple Lumière-Ténèbres n’appartient plus à l’ordre cosmique, mais désormais anthropologique, certainement pas sous l’angle de l’Histoire, de l’Evènement, mais sous un angle structurel.

Cette opposition Lumière-Ténèbres met en relief une dramatique que nous avons tous ressenti de façon plus ou moins claire ou cohérente dans nos vies. Comme dans tout drame posé se présentent deux voies:

- l’une ouverte :              La Lumière dans les Ténèbres

- l’autre sans issue :       Les Ténèbres sans la Lumière

Ainsi, au travers de nos réflexions, on peut voir apparaître pour nos esprits une structure que je définirai comme historique et antérieure à toutes les performances de l’humanité à venir. Il y a deux possibilités d’existence pour le monde qui correspondent à deux façons d’écrire l’histoire.

La suite du récit (verset 6 et suivants) établit que la Lumière fait l’objet d’un témoignage, autrement dit d’un acte de langage.

Ce témoignage est rendu à la parole d’un plus digne. La différenciation Lumière-Ténèbres nous instruit sur le langage lui-même. Cette différenciation met en évidence la division interne à tout discours, entre l’énonciation et l’énoncé. Autrement dit se trouve en cause moins la vérité ou la fausseté d’un message que le rapport du sujet qui parle à ce qu’il dit : sa vérité ou son mensonge.

Les Ténèbres correspondraient à des énoncés intégralement réalisés et comme autonomes, d’où aurait disparu toute prise en charge par un énonciateur. La Lumière, elle, désignerait la capacité du "parler vrai".

Ainsi, à ce stade, le prologue indiquerait à priori les conditions de toute parole authentique. Les hommes ne sont pas encore mis en scène, à ce moment comme acteurs de la parole et de son écoute, mais ils sont dans leur capacité ou leur compétence car préformés par cette loi fondamentale de communication :

« Dans les Ténèbres : voir la Lumière; dans le discours : entendre la parole qui vient du Verbe. »

Dans les versets 6, 7 et 8 :

6 - Il y eut un homme, envoyé de Dieu, dont le nom était Jean.

7 - Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière,

8 - Il n’était pas lui, la Lumière, mais il venait rendre témoignage à la Lumière

Jean le Baptiste est une instance d’énonciation attestant le vrai. Si j’ai cherché à établir que le mode humain de la vie est spécifié par la tension Lumière-Ténébres, le témoignage de Jean sanctionne cette possibilité de la parole dans l’humanité. Sa place se trouve au point d’inversion, celui où les Ténèbres risquaient d’effacer la Lumière. Jean n’est pas la Lumière, il n’est pas les Ténèbres : il est à la charnière, là où il y a division et réunion. Il est représentatif de l’homme en qui vient la Lumière.

Sa démarche en témoignage ne peut être que corrélative à un "croire". A l’affirmation du vrai correspond d’autre part la possibilité d’un assentiment. La vérité résultera de ce rapport intersubjectif. Il est posé ici, comme universel et l’universalité du témoignage de Jean pose son cas comme typique.

L’homme est placé de telle façon qu’il ne peut dire le Vrai sur le Vrai. Il ne peut l’attester ou y croire par l’intermédiaire d’un autre. Jean, en parlant, ouvre en l’autre ce qui parle en lui. Il n’argumente pas, il ne persuade pas. Il ouvre une possibilité de croire.

Il s’ensuit un certain progrès dans le dévoilement de la Lumière. Au commencement, c’était la figure d’un élément cosmique qui, transposé dans le langage humain, s’affichait comme instance de discours. Dans la mesure où cette instance est reprise dans le témoignage et reçue par la croyance, on ne peut plus la classer parmi les objets qui s’imposent par leur visibilité. L’évidence se passe de témoignage. En tant qu’objet de croyance, la Lumière loin de combler le regard, le désarme. La vérité à son propos ne résulte que de la communication entre sujets. La Lumière est l’instance, voire le principe de toute communication vraie.

Il faut donc préciser les rapports de Jean et de la Lumière.

L’identification de Jean avec la Lumière tient au fait qu’il est le premier auteur à prendre la parole et que son témoignage a une portée universelle. Mais Jean exerce des fonctions d’envoyé en sujet délégué. Le fait qu’il parle ne démontre pas que la Parole commence avec lui et encore moins qu’il la personnifie. Mais qu’est-ce donc que la Lumière pour qu’elle semble faire l’objet d’une rivalité éventuelle entre deux acteurs ?

La Lumière ne va devenir une personne qu’à partir du verset 9 :

9 - La Lumière vraie, qui éclaire tout homme, venait dans le monde.

 sous la désignation de Lumière véritable. Pour l’instant elle n’est pas encore investie par le Verbe en personne, c’est pourtant un rôle qu’il est chargé d’assumer. Il n’est pas la Lumière, mais il annonce le rôle de la Lumière, c’est à dire la prise en charge du langage humain par le Verbe. C’est après qu’il désignera en Jésus de Nazareth le porteur de la Lumière et que nous abordons ce qui est de plus en plus christique.

Dans les versets suivants : 10, 11 et 12 :

10 - Il était dans le monde, et le monde a été fait par lui, et le monde ne l’a pas reconnu.. 

11 - Il est venu chez lui et les siens ne l’ont pas reçu.

12 - Mais à ceux qui l’ont reçu, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu.

le verset 10 pose un problème de compréhension. Le mot « monde » y figure trois fois. Il faut remarquer que ce mot a trois sens différents : c’est tantôt l’univers, tantôt le genre humain, tantôt encore les hommes qui se refusent à la lumière, à savoir le monde profane. Ce verset pourrait être interprété ainsi : « La Parole était dans l’Univers et le genre humain fut par elle et le monde profane ne l’as pas connue ».

Les versets suivants se comprennent sans difficultés avec l’aide des explications précédentes. Un rapide survol permettra d’en saisir tout le message.

Dans le verset 13 :

« cette parole que ni sang ni chair ni vouloir humain n’a engendrée »,

Jean implique que son origine n’est pas dans le genre humain, mais résulte bien d’une volonté supérieure à l’homme, la Volonté divine d’amener la Lumière parmi les hommes. Il s’agit de la Lumière venue d’en haut éclairer le genre humain pour lui permettre d’accéder à la Vérité.

Le verset 14 franchit une nouvelle étape :

« Et la Parole s’est faite chair »

signifiant par là qu’elle s’est incarnée dans le Grand Initié qu’était Jésus, qui l’a transmise au genre humain. Si l’homme, par nature faible et mortel, garde cette Parole, il accédera à la vie éternelle, celle de l’Esprit.

« Et elle a demeuré parmi nous »

 à la présence divine, redoutable dans la Tente ou le Temple de la première Alliance, succède, par l’incarnation de la parole en la personne de l’Initié, la présence tangible du divin dans l’homme. C’est le principe d’immanence.

« Et nous avons vu sa gloire »

 il s’agit de la manifestation de la présence divine. Son éclat redoutable que nul vivant, sauf un initié, ne pouvait voir, était tamisée jadis par la nuée, dorénavant par l’humanité de la Parole incarnée.

« Gloire qu’il tenait de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité »: 

le Fils unique a propagé sur terre le message divin reçut par les initiés.

Enfin, jetons un regard sur le dernier passage du Prologue, versets 16 à 18 :

« Oui, de sa plénitude, nous avons tous reçu et grâce pour grâce »

cela signifie que dorénavant, une grâce (celle de la nouvelle Alliance) se substitue à une autre grâce (celle de l’ancienne Alliance).

« Car la loi fut donnée par l’intermédiaire de Moïse »

les juifs attendaient le Messie comme un nouveau Moïse, le Prophète par excellence, qui renouvellerait au centuple les prodiges de l’Exode.

« La Grâce et la Vérité nous sont venues par Jésus Christ »

on voit ici le passage de la rigueur vétéro-testamentaire à l’illumination néo-testamentaire sous l’effet de cette Parole de Lumière qui engendra la fusion harmonieuse des adeptes dans l’Unité primordiale.

« Nul n’a jamais vu Dieu »

justifiant par là qu’il est aussi impossible de démontrer son existence que de la nier. Seuls ceux qui allient Foi et Raison sont capables de rechercher la Parole qui donne la Lumière et la Lumière qui engendre la Parole, et ainsi de parvenir à la véritable initiation. Seule la Grâce, c’est-à-dire le passage de l’initié à la Lumière, permet d’accéder à la Vérité.

« Le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître »

nous parvenons ici à la conclusion logique de tout ce qui précède. Par extrapolation, tout initié, tout fils de Lumière, est à même de connaître, c’est–à–dire « naître avec »  la Lumière et de la faire connaître : c’est le rôle de l’initié initiant.

En conclusion, essayons de dégager la signification du prologue. 

Si la tradition exégétique a considéré que les 18 premiers versets de l’Evangile de Jean constituait un prologue, c’est dans la mesure où il transmet les informations nécessaires sur l’acteur principal du récit, sa mission, ses partenaires et corrélativement les conditions de réception de son message. Prologue, il nous éclaire sur les interlocuteurs du drame à venir.

Il ne raconte pas l’histoire du personnage central mais c’est déjà un récit, un récit des origines qui nous concerne tous.

Le Prologue décrit un changement d’état. Il met en scène une transformation caractéristique de tout récit qui concerne l’acteur principal et ceux qui l’ont entendu.

ANNEXE

Bible du chanoine CRAMPON

1.           Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu.

2.           Il était au commencement auprès de Dieu.

3.           Tout a été fait par lui, et sans lui rien n'a été fait  de ce qui a été fait.

4.           En lui était la Vie, et la Vie était la Lumière des hommes; 

5.           Et la Lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres l’ont repoussée.

6.           Il y eut un homme, envoyé de Dieu, dont le nom était Jean.

7.           Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière,

8.           Il n’était pas lui, la Lumière, mais il venait rendre témoignage à la Lumière 

9.           La Lumière vraie, qui éclaire tout homme, venait dans le monde. 

10.       Il était dans le monde, et le monde a été fait par lui, et le monde ne l’a pas reconnu.

11.       Il est venu chez lui et les siens ne l’ont pas reçu. 

12.       Mais à ceux qui l’ont reçu, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu.

13.       A ceux qui croient en son nom, qui ne sont nés ni du sang, ni d’un vouloir charnel, ni d’un vouloir humain, mais de Dieu.

14.       Et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous – et nous avons contemplé sa gloire, gloire que tient de son Père un Fils unique – plein de grâce et de vérité.

15.       Jean lui rend témoignage et clame en ces termes :  « C’était celui dont j’ai dit : Celui qui vient après moi a passé devant moi, parce qu’il était avant moi ».

16.       C’est bien de sa plénitude que nous avons tous reçu, et grâce après grâce

17.       car si la loi a été donnée par Moise, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ

18.       Personne n’a jamais vu Dieu, un Dieu Fils unique qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître. 


1.           Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu et le verbe était Dieu.

2.           Il était au commencement auprès de Dieu.

3.           Par lui, tout est paru, et sans lui rien n'a paru de ce qui est paru.

4.           En lui était la vie, et la Vie était la Lumière des hommes; 

5.           Et la Lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.

6.           Paru un homme envoyé de Dieu, son nom était Jean.

7.           Il vient en témoignage, pour témoigner au sujet de la Lumière, afin que tous crussent par lui. 

8.           Celui-là n’était pas la Lumière, mais il devait témoigner au sujet de la Lumière.

9.           La Lumière, la véritable, qui illumine tout homme, venait dans le monde. 

10.       Il était dans le monde, et par lui, le monde à paru, et le monde ne l’a pas connu.. 

11.       Il est venu chez lui et les siens ne l’ont pas accueilli. 

12.       Mais à tous, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, 

13.       à ceux qui croient en son nom, qui ne sont pas né de sang, ni d’un vouloir de chair, ni d’un vouloir d’homme, mais de Dieu, 

14.       et le Verbe est devenu chair, et il a séjourné parmi nous. Et nous avons contemplé sa gloire, gloire comme celle que tient de son Père un Fils unique, plein de grâce et de vérité. 

15.       Jean témoigne à son sujet et il crie : « C’était celui dont j’ai dit: celui qui vient après moi est passé avant moi, parce que avant moi il était ».

16.       Car de sa plénitude nous avons tous reçu et grâce sur grâce ; 

17.       car la loi a été donnée par Moise, mais la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. 

18.       Dieu, personne ne l’a jamais vu; un Dieu, fils unique qui est dans le sein du Père. Celui là l’a fait connaître.


L’ARAMEEN EVANGELIQUE

Au commencement le Verbe était

Et ce verbe était chez Dieu                       et Dieu était ce verbe

Il était au commencement en Dieu

Tout par sa main a existé

Et sans lui rien n’a existé              de ce qui a existé

en lui la Vie exista                          et la Vie est la lumière des hommes

Et cette lumière éclaire dans l’obscurité                        et l’obscurité ne l’a pas saisi

Il a été un homme                envoyé de Dieu                   son nom Jean

Celui-ci vint pour un témoignage            afin de témoigner de la lumière

Pour que tout homme ait foi par sa main

mais lui n’était pas la lumière                  mais était pour témoigner de la lumière

elle était en effet la lumière de la Vérité            éclairant tout homme venant au monde

Elle a été dans le monde

et le monde exista par sa main                 et le monde ne l’a pas reconnu

pour les siens il est venu               et les siens ne l’ont pas accepté

ceux qui l’ont accepté

il leur a donné le pouvoir              de devenir enfants de Dieu

ceux qui ont fois en son nom

ceux qui ne sont pas nés du sang

ni de la volonté de la chair                        ni de la volonté d’un homme

mais de Dieu sont nés

et le Verbe s’est fait chair             et il demeura parmi nous

et nous avons vu sa gloire             la gloire de celui-là

comme Unique du Père

Qui est plein de Grâce                               et de Vérité

Traduction de Claude Tresmontant = reconstitution en hébreu à partir du grec

Au commencement était le parler

            et le parler était à dieu

                        et dieu il était le parler

            lui il était au commencement à dieu

tout par lui a été créé

et sans lui rien n’a été créé de ce qui a été créé

en lui était la vie

et la vie était la lumière des hommes

et la lumière dans la ténèbre a  resplendi

et la ténèbre ne l’a pas reçue

Il y a eu un homme

il était envoyé de la part de dieu

son nom (c’est) iohannan

lui il est venu pour l’attestation

afin d’attester en faveur de la lumière

afin que tous soient certains de la vérité par sa main

il n’était pas lui-même la lumière

mais (c’est) pour attester en faveur de la lumière

C’était la lumière de vérité qui illumine tout homme

elle est venue dans le monde de la durée présente

dans le monde de la durée présente elle était

et le monde par sa main a été créé

et le monde ne l’a pas connue

chez ceux qui sont à elle, elle est venue

et ceux qui sont à elle ne l’ont pas reçue

Mais tous ceux qui l’ont reçue

elle leur a donné la puissance

de devenir des enfants de die

à ceux qui sont certains de la vérité

(qui est) en son nom

ceux-là

ni des sangs ni de la volonté 

d’un être de chair

ni de la volonté d’un homme

mais de dieu ils sont nés

Et le parler

un homme de chair il a été

et il a campé au milieu de nous

et nous avons contemplé sa gloire

gloire (qui est) comme celle d’un fils

unique et chéri

qui vient du père

plein de grâce et de vérité

Traduction André Chouraqui 1984/Brépols édit.

Entête, lui, le logos et le logos est pour Elohim

et le logos est Elohim, il est entête pour Elohim.

Tout devient par lui ;

hors de lui, rien de ce qui advient ne devient.

En lui est la vie

la vie est la lumière des hommes.

La lumière brille dans la ténèbre,

mais la ténèbre ne l’a pas saisie.

Advient un homme, un envoyé d’Elohim

Son nom Iohanan

Il vient pour un témoignage

 pour témoigner de la lumière,

afin que tous adhèrent par lui ;

Il n’était pas la lumière

mais celui qui témoigne pour la lumière.

C’est la vraie lumière

qui illumine tout homme.

Il vient dans l’univers.

Il est dans l’univers

l’univers est engendré par lui ;

mais l’univers ne l’a pas reconnu.

Il est venu chez lui,

mais les siens ne l’ont pas accueilli.

A tous ceux qui le reçoivent

il a donné le pouvoir

de devenir enfants d’Elohim,

à ceux qui adhèrent à son nom,

Nés, non par le sang

non par un vouloir de chair,

non par un vouloir d’homme,

mais d’Elohim.

Le logos est devenu chair

Il a planté sa tente parmi nous.

Nous avons contemplé sa gloire,

gloire comme celle d’un fils unique

auprès du père,

plein de chérissement et de vérité.

Bible de Jérusalem

Au commencement existait : le Verbe.

Le Verbe était auprès de Dieu,

Le Verbe était Dieu même.

Il était depuis toujours auprès de Dieu

Tout par lui a été fait, et rien sans lui.

Ce qui a été fait, en lui était vie.

Et la vie était lumière pour les hommes.

La lumière parut dans les ténèbres du monde ;

et les ténèbres ne l’ont pas accueillie.

Il y eut un homme envoyé de Dieu, qui s’appelait Jean.

Il vint comme témoin,

pour rendre témoignage à la lumière,

afin que tous croient à lui.

Il n’était pas lui même la Lumière,

mais venait seulement 

 rendre témoignage à la lumière.

Le Verbe, vraie Lumière qui éclaire tout homme,

faisait son entrée dans le monde.

Il était dans le monde,

et le monde a été fait par lui ;

le monde pourtant ne l’a pas connu.

Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.

Mais à tous ceux qui l’ont reçu,

il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu,

à ceux-là qui croient en lui,

lui qui n’est pas né du sang humain,

de la poussée de l’instinct,

ni du vouloir de l’homme, mais qui est né de Dieu.

Et le verbe est devenu chair, et il a habité parmi nous.

Et nous avons contemplé sa gloire,

la gloire que le Père donne à son Fils éternel,.

plein de grâce et de vérité.

Traduction « version synodale » 1934/bibliothèque Stalag IX C

Au commencement était la Parole,

et la Parole était avec Dieu.

et la Parole était Dieu.

Elle était au commencement avec Dieu

Toutes choses ont été faites par elle,

 et rien de ce qui a été fait

n’a été fait sans elle.

En elle était la vie

et la vie est la lumière des hommes

La lumière brille dans les ténèbres

et les ténèbres ne l’ont point reçue.

Il y eut un homme, envoyé de Dieu,

dont le nom était Jean.

Il vint pour être le témoin

pour rendre témoignage à la lumière

afin que, par lui,

tous fussent amenés à la foi.

Il n’était pas lui-même la lumière

mais il devait rendre témoignage

à la Lumière.

Celle-ci était la véritable lumière,

qui éclaire tout homme,

venant dans le monde.

La Parole était dans le monde

Et le monde a été fait par elle ;

mais le monde ne l’a pas connue.

Elle est venue chez les siens,

et les siens ne l’ont point reçue

Mais à ceux qui l’ont reçue, 

elle a donné le pouvoir de devenir enfant de Dieu

à tous ceux qui croient en son nom,

qui ne sont pas nés du sang

ni de la volonté de chair,

ni de la volonté de l’homme

mais qui sont nés de Dieu.

La Parole a été faite chair ;

elle a habité parmi nous

pleine de grâce et de vérité

et nous avons contemplé sa gloire

une gloire telle que celle du Fils unique

venu d’auprès du Père.

Bible des moines de Maredsous/1968

Au commencement était le Verbe,

et le Verbe était auprès de Dieu.

et le Verbe était Dieu.

Il était au commencement auprès de  Dieu

Toutes choses ont été faites par lui,

 et sans lui, rien n’a été fait.

Ce qui a été fait en lui était vie

et la vie était la lumière des hommes ;

et la lumière luit dans les ténèbres,

et les ténèbres ne l’ont point saisie.

Il y eut un homme, envoyé de Dieu,

son nom était Jean.

Il vint en témoin

pour rendre témoignage à la lumière

afin que, tous les hommes eussent la foi par lui.

Il n’était pas la lumière

mais il vint pour rendre témoignage à la Lumière.

(Le Verbe) était la véritable lumière qui,

venant dans le monde, éclaire tout homme,

Il était dans le monde

et le monde a été fait par lui ;

et le monde ne l’a pas connu.

Il est venu chez lui,

et les siens ne l’ont pas reçu

Mais à ceux qui l’ont reçu, 

il a donné le pouvoir de devenir enfant de Dieu ;

à tous ceux qui croient en lui,

qui ne sont nés ni du sang

ni du désir de la chair,

ni du désir d’un homme,

mais de Dieu.

Et le Verbe s’est fait chair ;

elle a dressé sa tente parmi nous,

et nous avons contemplé sa gloire

la gloire qu’un Fils unique reçoit de son Père,

plein de grâce et de vérité.

Traduction de Lemaistre de Sacy (1664 – 1668)

Au commencement était le Verbe,

et le Verbe était avec Dieu.

et le Verbe était Dieu.

Il était au commencement auprès de  Dieu

Toutes choses ont été faites par lui,

 et rien de ce qui a été fait

n’a été fait sans lui.

En lui était la vie

et la vie était la lumière des hommes,

et la lumière luit dans les ténèbres,

et les ténèbres ne l’ont point comprise.

Il y eut un homme, envoyé de Dieu,

qui s’appelait Jean.

Il vint pour servir de témoin

pour rendre témoignage à la lumière

afin que tous crussent par lui.

Il n’était pas la lumière

mais il vint pour rendre témoignage 

à celui qui était la Lumière.

C’était la vraie lumière qui éclaire tout homme,

venait en ce monde, 

Il était dans le monde

et le monde a été fait par lui ;

mais le monde ne l’a point connu.

Il est venu chez soi,

et les siens ne l’ont point reçu

Mais il a donné à tous ceux qui l’ont reçu, 

le pouvoir d’être faits enfants de Dieu

à tous ceux qui croient en son nom,

qui ne sont pas nés du sang

ni de la volonté de la chair,

ni de la volonté de homme,

mais de Dieu même.

Et le Verbe a été fait chair ; et il a habité parmi nous ;

et nous avons vu sa gloire

sa gloire telle que le  Fils unique 

devait la recevoir du Père,

il a, dis-je, habité parmi nous

plein de grâce et de vérité.

1               Au commencement était le Verbe, et le Verbe était tourné vers Dieu, et le Verbe était Dieu.

2               Il était au commencement tourné vers Dieu.

3               Tout fut par lui, et rien de ce qui fut, ne fut sans lui.

4               En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes,

5               et la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point comprise.

6               Il y eut un homme, envoyé de Dieu : son nom était Jean.

7               Il vint en témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient par lui.

8               Il n'était pas la lumière, mais il devait rendre témoignage à la lumière.

9               Le Verbe était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, illumine tout homme.

10          Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l'a pas reconnu.

11          Il est venu dans son propre bien et les siens ne l'ont pas accueilli.

12          Mais à ceux qui l'ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu.

13          Ceux-là ne sont pas nés du sang, ni d'un vouloir de chair, ni d'un vouloir d'homme, mais de Dieu.

14          Et le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire, cette gloire que, Fils unique plein de grâce et de vérité, il tient du Père.

15          Jean lui rend témoignage et proclame : " Voici celui dont j'ai dit : après moi vient un homme qui m'a devancé, parce que, avant moi, il était. "

16          De sa plénitude en effet, tous, nous avons reçu, et grâce sur grâce.

17          Si la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

18          Personne n'a jamais vu Dieu ; Dieu Fils unique, qui est dans le sein du Père, nous l'a dévoilé.

Traduction œcuménique de la Bible

Au commencement était le Verbe.

Le Verbe était auprès de Dieu,

Le Verbe était Dieu.

Il était au commencement auprès de Dieu

par lui tout a paru 

et sans lui rien n’a paru de ce qui est paru.

En lui était vie.

et la vie était lumière des hommes.

la lumière brille dans les ténèbres;

et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.

Il y eut un homme envoyé de Dieu, 

son nom était Jean.

Il vint en témoignage,

pour témoigner au sujet de la lumière,

afin que tous crussent par lui.

Celui là n’était pas la Lumière,

mais il devait témoigner au sujet de la lumière.

La lumière – la véritable-  qui illumine tout homme,

venait dans le monde.

Il était dans le monde,

et par lui le monde a paru;

le monde ne l’a pas connu.

Il est venu chez lui, 

et les siens ne l’ont pas accueilli.

Mais à tous ceux qui l’ont reçu,

il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu,

à ceux qui ne sont pas nés du sang ,

ni du vouloir de chair,

ni d’un  vouloir d’homme,

 mais de Dieu.

Et le Verbe est devenu chair, et il a séjourné parmi nous.

Et nous avons contemplé sa gloire,

gloire comme celle que tient de son Père 

un  Fils unique,.plein de grâce et de vérité.

Traduction d’un Evangile français de 1697

Au commencement était le Verbe

&t le Verbe eftoit avec Dieu

&t le Verbe eftoit Dieu.

Il était au commencement avec Dieu.

Toutes choses ont efté faites par luy

&t rien de ce qui a efté fait n’a efté fait fans luy

Dans luy eftoit la vie,

&t la vie eftoit la lumière des hommes

&t la lumière luit dans les ténèbres,

&t les ténèbres ne l’ont point comprife.

Il y eut un homme envoyé de Dieu ,

qui s’appeloit Jean

Il vint pour fervir de témoin

pour rendre témoignage à la lumière

afin que tous cruffent par luy

Il n’était pas la lumière

Mais il vint pour rendre témoignage

a celuy qui eftoit la lumière

Celuy-là eftoit la vraie lumière

qui illumine tout homme venant en ce monde

Il eftoit dans le monde

&t le  monde a efté fait par luy

&t le monde ne l’a point connu

Il eft venu chez soy,

&t les siens ne l’ont point reçu

Mais il a donné à tous ceux qui l’ont reçu,

le pouvoir d’eftre fait enfants de Dieu

à ceux qui croient en fon nom

qui ne sont point nez du fang,

ni de la volonté de l’homme, 

mais de Dieu même.

Et le Verbe a été fait chair,

&t il a habité parmi nous

&t nous avons vû fa gloire, fa gloire dis-je,

comme du Fils unique du Père,

eftant plein de grâce et de vérité ;

Traduction  (SCDF) de l’École Biblique de Jérusalem

1.           Au commencement était la Parole, et la Parole était accompagnée de la Lumière, et la Parole était la Lumière.

2.           La parole était au commencement en compagnie de la Lumière.

3.           Tout fut crée par elle, et sans elle rien ne fut de ce qui existe.

4.           De tout être la Parole était la Vie, et la Vie était la Lumière des hommes

5.           Et la Lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres n’ont pu l’atteindre.

6.           Parut un homme envoyé de la Lumière, il se nommait Jean (le Baptiste).

7.           Il vint comme témoin pour en rendre témoignage afin que tous crussent par lui.

8.           Il n’était pas la Lumière mais le témoin de la Lumière

9.           La Parole était la Lumière, la vraie qui éclaire tout homme; elle faisait son entrée dans l’Univers.

10.       Elle était dans l’Univers, et le genre humain fut par elle, et le monde profane ne l’a pas connue.

11.       Elle est venue dans le genre humain et les siens ne l’ont pas reçue.

12.       Mais à tous ceux qui l’ont reçue, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de la Lumière, à ceux qui croient en son nom.

13.       Elle que ni sang, ni chair (le genre humain) ni vouloir d’homme n’a engendrée.

14.       Et la parole s’est incarnée, et elle a demeuré parmi nous et nous avons vu sa Gloire, Gloire qu’il (l’initié) tient de son Père (spirituel) comme Fils Unique (disciple privilégié) plein de grâce et de vérité.

15.       Jean (l’Evangéliste) lui rend témoignage. Il proclame : « Voici celui dont j’ai dit : lui qui vient après moi est passé devant moi, parce qu’avant moi il était ».

16.       Oui, de sa plénitude nous avons tous reçu une grâce à la place d’une (autre) grâce.

17.       Car la loi fut donnée par l’intermédiaire de Moise ; (mais) la grâce et la vérité nous sont venues par Jésus-Christ.

18.       Nul n’a jamais vu Dieu; le Fils unique (Le Grand Initié) qui fait un avec le Père (le Grand Architecte de l’Univers) lui, l’a fait connaître.

La Bible - Edition Louis Segond, 1910

1.                 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.

2.                 Elle était au commencement avec Dieu.

3.                 Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle.

4.                 En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.

5.                 La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue.

6.                 Il y eut un homme envoyé de Dieu : son nom était Jean.

7.                 Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui.

8.                 Il n'était pas la lumière, mais il parut pour rendre témoignage à la lumière.

9.                 Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme.

10.             Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l'a point connue.

11.             Elle est venue chez les siens, et les siens ne l'ont point reçue.

12.             Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

13.             non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu.

14.             Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.

15.             Jean lui a rendu témoignage, et s'est écrié : C'est celui dont j'ai dit : Celui qui vient après moi m'a précédé, car il était avant moi.

16.             Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce ;

17.             car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

18.             Personne n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l'a fait connaître.

La Bible pour tous  -  Jean Claude Lévy

1.                Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu.

2.                Il était au commencement avec Dieu.

3.                Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut.

4.                Ce qui fut en lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes.

5.                et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont pas saisie.

6.                Il y eut un homme envoyé de Dieu ; son nom était Jean.

7.                Il vint pour témoigner, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui.

8.                Celui-là n'était pas la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière.

9.                Le Verbe était la lumière véritable, qui éclaire tout homme ; il venait dans le monde.

10.           Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l'a pas reconnu.

11.           Il est venu chez lui, et les siens ne l'ont pas accueilli.

12.           Mais à tous ceux qui l'ont accueilli, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom,

13.           lui qui ne fut engendré ni du sang, ni d'un vouloir de chair, ni d'un vouloir d'homme, mais de Dieu.

14.           Et le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.

15.           Jean lui rend témoignage et il clame : " C'est de lui que j'ai dit : Celui qui vient derrière moi, le voilà passé devant moi, parce qu'avant moi il était. "

16.           Oui, de sa plénitude nous avons tous reçu, et grâce pour grâce.

17.           Car la Loi fut donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

18.           Nul n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est tourné vers le sein du Père, lui, l'a fait connaître. Le témoignage de Jean.

Bible des Témoins de Jéhovah

Selon

1.                Au commencement la Parole était, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était un dieu.

2.                Celui-ci était au commencement avec Dieu. 

3.                Toutes choses vinrent à l’existence par son intermédiaire, et en dehors de lui pas même une chose ne vint à l’existence.

4.                Ce qui est venu à l’existence par son moyen était vie, et la vie était la lumière des hommes. 

5.                Et la lumière brille dans les ténèbres, mais les ténèbres ne l’ont pas dominée.

6.                Parut un homme qui avait été envoyé comme représentant de Dieu : son nom c’était Jean. 

7.                Cet [homme] vint en témoignage, afin de témoigner au sujet de la lumière, pour que des gens de toutes sortes croient par lui. 

8.                Il n’était pas cette lumière, mais il devait témoigner au sujet de cette lumière.

9.                La vraie lumière qui éclaire toutes sortes d’hommes allait venir dans le monde. 

10.           Il était dans le monde, et le monde vint à l’existence par son intermédiaire, mais le monde ne l’a pas connu. 

11.           Il est venu chez lui, mais les siens ne l’ont pas accueilli. 

12.           Cependant, tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, parce qu’ils exerçaient la foi dans son nom ; 

13.           et ils sont nés, non du sang ou d’une volonté de chair ou de la volonté de l’homme, mais de Dieu.

14.           Ainsi la Parole devint chair et résida parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle d’un fils unique-engendré [et qui vient] d’un père ; et il était plein de faveur imméritée et de vérité. 

15.           (Jean témoigna à son sujet, oui, en fait il cria — c’était celui-là qui [l’]a dit —, en disant : “Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, parce qu’il existait avant moi.” )

16.           Car nous avons tous reçu de sa plénitude, oui faveur imméritée sur faveur imméritée. 

17.           Parce que la Loi fut donnée par l’intermédiaire de Moïse, la faveur imméritée et la vérité sont venues par Jésus Christ. 

18.           Aucun homme n’a jamais vu Dieu ; le dieu unique-engendré qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a expliqué.

Version maçonnique de la GLDF 

1.                Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu.

2.                Il était au commencement auprès de Dieu.

3.                Tout a été fait par lui, et sans lui rien n'a été fait  de ce qui a été fait.

4.                En lui était la Vie, et la Vie était la Lumière des hommes; 

5.                Et la Lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres l’ont repoussée.

6.                Il y eut un homme, envoyé de Dieu, dont le nom était Jean.

7.                Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière,

8.                Il n’était pas lui, la Lumière, mais il venait rendre témoignage à la Lumière 

9.                La Lumière vraie, qui éclaire tout homme, venait dans le monde. 

10.           Il était dans le monde, et le monde a été fait par lui, et le monde ne l’a pas reconnu.. 

11.           Il est venu chez lui et les siens ne l’ont pas reçu. 

12.           Mais à ceux qui l’ont reçu, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu.

13.           A ceux qui croient en son nom, qui ne sont nés ni du sang, ni d’un vouloir charnel, ni d’un vouloir humain, mais de Dieu.

14.           Et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous – et nous avons contemplé sa gloire, gloire que tient de son Père un Fils unique – plein de grâce et de vérité.

15.           Jean lui rend témoignage et clame en ces termes :  « C’était celui dont j’ai dit : Celui qui vient après moi a passé devant moi, parce qu’il était avant moi ».

16.           C’est bien de sa plénitude que nous avons tous reçu, et grâce après grâce

17.           car si la loi a été donnée par Moise, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ

18.           Personne n’a jamais vu Dieu, un Dieu Fils unique qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.

Bible de JN Darby  (ed. de 1872)

1.                Au commencement était la Parole; et la Parole était auprès de Dieu; et la Parole était Dieu.

2.                Elle était au commencement auprès de Dieu.

3.                Toutes choses furent faites par elle, et sans elle pas une seule chose ne fut faite de ce qui a été fait.

4.                En elle était [la] vie, et la vie était la lumière des hommes.

5.                Et la lumière luit dans les ténèbres; et les ténèbres ne l'ont pas comprise.

6.                Il y eut un homme envoyé de Dieu; son nom était Jean.

7.                Celui-ci vint pour [rendre] témoignage, pour rendre témoignage de la lumière, afin que tous crussent par lui.

8.                Lui n'était pas la lumière, mais pour rendre témoignage de la lumière :

9.                la vraie lumière était celle, qui, venant dans le monde, éclaire tout homme.

10.           Il était dans le monde, et le monde fut fait par lui; et le monde ne l'a pas connu.

11.           Il vint chez soi; et les siens ne l'ont pas reçu.

12.           Mais à tous ceux qui l'ont reçu il leur a donné le droit d'être enfants de Dieu, [savoir] à ceux qui croient en son nom ;

13.           lesquels sont nés, non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu.

14.           Et la Parole devint chair, et habita au milieu de nous (et nous vîmes sa gloire, une gloire comme d'un fils unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité ;

15.           Jean rend témoignage de lui, et a crié, disant : C'était celui-ci duquel je disais : Celui qui vient après moi prend place avant moi; car il était avant moi ;

16.           car, de sa plénitude, nous tous nous avons reçu, et grâce sur grâce.

17.           Car la loi a été donnée par Moïse; la grâce et la vérité vinrent par Jésus Christ.

18.           Personne ne vit jamais Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l'a fait connaître.

Bible du Semeur

1.           Au commencement était celui qui est la Parole de Dieu. Il était avec Dieu, il était lui-même Dieu. 

2.           Au commencement, il était avec Dieu. 

3.           Tout a été créé par lui ; rien de ce qui a été créé n’a été créé sans lui. 

4.           En lui résidait la vie, et cette vie était la lumière des hommes. 

5.           La lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas étouffée

6.           Un homme parut, envoyé par Dieu ; il s’appelait Jean. 

7.           Il vint pour être un témoin de la lumière, afin que tous les hommes croient par lui. 

8.           Il n’était pas lui-même la lumière, mais sa mission était d’être le témoin de la lumière. 

9.           Celle-ci était la véritable lumière, celle qui, en venant dans le monde, éclaire tout être humain. 

10.       Celui qui est la Parole était déjà dans le monde, puisque le monde a été créé par lui, et pourtant, le monde ne l’a pas reconnu. 

11.       Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas accueilli.

12.       Certains pourtant l’ont accueilli ; ils ont cru en lui. A tous ceux-là, il a accordé le privilège de devenir enfants de Dieu. 

13.       Ce n’est pas par une naissance naturelle, ni sous l’impulsion d’un désir, ou encore par la volonté d’un homme, qu’ils le sont devenus ; mais c’est de Dieu qu’ils sont nés.

14.       Celui qui est la Parole est devenu homme et il a vécu parmi nous. Nous avons contemplé sa gloire, la gloire du Fils unique envoyé par son Père : plénitude de grâce et de vérité !

15.       Jean, son témoin, a proclamé publiquement : —Voici celui dont je vous ai parlé lorsque j’ai dit : Celui qui vient après moi m’a précédé car il existait déjà avant moi.

16.       Nous avons tous été comblés de ses richesses. Il a déversé sur nous une grâce après l’autre . 

17.       En effet, si la Loi nous a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. 

18.       Personne n’a jamais vu Dieu : Dieu, le Fils unique qui vit dans l’intimité du Père, nous l’a révélé.

Bible de l'Épée

1.                Au commencement était la Parole, la Parole était la présence unique de Dieu, car la Parole était Dieu.

2.                Elle était au commencement la présence unique de Dieu.

3.                Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait, n'a été fait sans elle.

4.                En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.

5.                ¶ Et la lumière a lui dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point perçue.

6.                Il y eut un homme, appelé Jean, qui fut envoyé de Dieu.

7.                Il vint pour être témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient par lui.

8.                Il n'était pas la lumière, mais il était envoyé pour rendre témoignage à la lumière.

9.                La resplendissement véritable qui éclaire tout homme était venue dans le monde.

10.           Il était dans le monde, et le monde a été fait par Lui; mais Lui le monde ne l'a pas connu.

11.           Il est venu chez les siens; et les siens ne l'ont point reconnu.

12.           Mais à tous ceux qui l'ont reconnu, il leur a donné le droit d'être faits enfants de Dieu, savoir, à ceux qui croient en son nom,

13.           Qui ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu.

14.           Et la Parole a été faite chair, et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du seul Fils engendré du Père.

15.           Jean lui rendit témoignage, lorsqu'il s'écria en disant: C'est ici celui dont je disais: Celui qui vient après moi est au-dessus de moi, parce qu'il était avant moi.

16.           Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce sur grâce.

17.           Car la loi a été donnée par Moïse, mais la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ.

18.           Personne n'a jamais vu Dieu; le seul Fils engendré, qui est l'enveloppe visible du Père invisible, est celui qui l'a manifesté dans la chair.

1.           Au commencement était la Parole, la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.

2.           Elle était au commencement avec Dieu.

3.           Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait, n'a été fait sans elle.

4.           En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.

5.           Et la lumière a lui dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue.

6.           Il y eut un homme, appelé Jean, qui fut envoyé de Dieu.

7.           Il vint pour être témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui.

8.           Il n'était pas la lumière, mais il était envoyé pour rendre témoignage à la lumière.

9.           La véritable lumière qui éclaire tout homme était venue dans le monde.

10.       Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle; mais Lui le monde ne l'a pas connu.

11.       Il est venu chez les siens; et les siens ne l'ont point reçu.

12.       Mais à tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné le droit d'être faits enfants de Dieu, savoir, à ceux qui croient en son nom,

13.       Qui ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu.

14.       Et la Parole a été faite chair, et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père.

15.       Jean lui rendit témoignage, lorsqu'il s'écria en disant: C'est ici celui dont je disais: Celui qui vient après moi est au-dessus de moi, parce qu'il était avant moi.

16.       Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce sur grâce.

17.       Car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ.

18.       Personne n'a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l'a fait connaître.