Code d'Hammourabi

Code d'Hammourabi

Le code d'Hammourabi est gravé sur une stèle de

 basalte noir mesurant 2,20 m. 

Sur la partie supérieure, Shamash, le dieu-soleil, 

présente à Hammourabi un anneau 

symbolisant le pouvoir législatif.

Ensemble des lois et des édits promulgués par le roi de Babylone Hammourabi (XVIIIe siècle av. J.-C.), qui constitue le plus ancien recueil de lois connu dans sa totalité. Une copie de ce code, gravée dans un bloc de diorite noir de plus de 2 mètres de hauteur, fut découverte par une équipe d'archéologues français à Suse, en Irak (sur l'emplacement de l'ancienne ville d'Élam), au cours de l'hiver de 1901-1902. Ce bloc, brisé en trois morceaux, a été restauré et se trouve maintenant au musée du Louvre, à Paris.

L'origine divine de la loi écrite est représentée par un bas-relief montrant le roi en train de recevoir le code des mains du dieu Soleil, Shamash, que l'on associait généralement à l'idée de justice. Le code, composé de colonnes horizontales réparties en seize colonnes côté face et vingt-huit au revers, est écrit en caractères cunéiformes. Le texte comprend un prologue qui relate la restauration dont furent l'objet les temples et les cultes religieux de Babylone et d'Assyrie, ainsi que deux cent quatre-vingts articles environ, dont le contenu s'apparente davantage à une série d'amendements apportés au droit coutumier babylonien qu'à un code au sens strict du terme. Ces articles décrivent la procédure légale en vigueur, énoncent les peines prévues en cas d'accusations injustes ou de faux témoignages et les sanctions opposables aux magistrats en cas d'abus de pouvoir. Les articles suivants concernent l'exercice du droit de propriété, le régime des dettes, des prêts et des dépôts et traitent également des règles régissant le droit de propriété et l'organisation de la famille. Les paragraphes concernant les blessures corporelles indiquent les peines prévues à l'encontre des médecins en cas d'échec d'une opération ainsi que les peines sanctionnant les dommages causés par la négligence dans diverses professions. Le Code fixe les tarifs pour les services fournis dans la plupart des branches des métiers et du commerce.

En revanche, le Code de Hammourabi ne contient pas de lois concernant la religion. La base du droit criminel est le principe de l'égalité des représailles, comparable à la loi du talion. Le Code, qui expose la division de la société en trois classes (hommes libres, subordonnés, esclaves), s'efforce de promouvoir la justice en organisant la protection des plus faibles (les femmes, les enfants, les esclaves) contre les exactions éventuelles des puissants. Son aspect novateur réside dans l'attention particulière qu'il attache à l'équité individuelle, ainsi qu'aux principes régissant les relations commerciales. Il se termine par un épilogue glorifiant l'œuvre de paix accomplie par le souverain.

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