Le culte des martyrs
Le culte des martyrs fut pratiqué, et accepté par l’Eglise, depuis la fin du IIe siècle, et atteignit une popularité considérable au VIe siècle. Chaque église importante se devait d’avoir ses propres reliques.
Ce culte fut pendant un temps pratiqué dans des églises parallèles, spécialisées. Mais au final, les églises classiques récupérèrent les reliques et les incorporèrent dans leur structure. En gros, vers la fin du IXe siècle, toutes les églises possédaient des reliques.
La découverte d’une nouvelle relique, par une révélation confirmée par l’Eglise, soulevait toujours une grande ferveur religieuse. Les malversations et manœuvres politiques augmentèrent avec le temps, car la détention d’une relique important était d’un grand poids dans la balance politique.
Ce culte présentait un élément nouveau : les martyrs étaient à la fois auprès de Dieu au Ciel, et ici bas sur Terre à travers les tombes et reliques. Les reliques constituaient un endroit privilégié où le Ciel communiquait avec la Terre. C’est une transfiguration de la matière.
On note 3
grands types de comportements :
La peur de la maladie, avec la régression de la médecine, donna des vertus thaumaturgiques et thérapeutiques aux reliques.
L’enterrement près d’un tombeau de martyr était recherché. Les martyrs faisaient ainsi entrer dans la ville le monde des morts que l’Antiquité avait maintenu à distance.
Les reliques mettaient en fuite les diable et démons, nouveaux ennemis du genre humain.