Elkhasaïsme
Doctrine fondée par le prophète Alkhasaï en l'année 100, dans le pays des
Parthes
Mani : Sceau des prophètes et Paraclet
L'histoire du manichéisme ne se comprend bien qu'à condition de tenir compte du caractère et de la portée que Mani a entendu attacher à sa propre Révélation, du but et du rôle qu'il a en conséquence assigné à l'Eglise fondée par lui. Elargissant et adaptant à son profit une conception vraisemblablement empruntée à l'elkhasaïsme, Mani se donne pour le dernier successeur d'une longue suite de Messagers célestes envoyés l'un après l'autre à l'humanité, et dont, à partir d'Adam, Zoroastre, le Buddha et Jésus sont les principaux. A ce titre, il ne prétend pas être seulement l'incarnation la plus récente du « Vrai Prophète », mais le « Sceau des prophètes », l'Envoyé, le Révélateur suprême. Suprême, parce qu'il constitue l'ultime maillon de cette chaîne d' « Apôtres » successivement apparue tout au long de la durée cosmique et qu'après sa venue le monde, déjà entré dans la douzième et dernière période de son existence, n'a plus qu'à se convertir et à disparaître. Suprême, aussi parce qu'il s'identifie à l'Illuminateur parfait ou, en termes chrétiens, au Paraclet dont le Christ avait promis l'envoi.