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Graal (Encarta) voir Universalis - lire la Queste du Saint Graal, traduit des manuscrits du XIIIè siècle
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ou Saint-Graal (du latin médiéval, cratella, «vase»), dans la littérature médiévale, coupe sacrée dans laquelle Jésus-Christ aurait bu lors de la Cène qui fut l'objet, plus tard, d'une quête initiatique entreprise par les chevaliers du légendaire roi Arthur. Selon la tradition, le Graal fut conservé par Joseph d'Arimathie, qui l'utilisa pour recueillir le sang du Christ crucifié. Par la suite, la coupe aurait été transportée en Angleterre, où elle se serait transmise de génération en génération dans la descendance de Joseph. De nombreuses vertus miraculeuses furent prêtées au Graal, telles que le pouvoir d'assurer la subsistance aux innocents, de frapper de cécité les pécheurs ou de rendre muets les impies.
GRAAL (Universalis)
1. Les textes
2. L’interprétation
La Quête du saint Graal Traduit des manuscrits du XIIIe siècle par Albert PAUPHILET
Le Texte Par Gauthier Map. Traduction d’Albert Pauphilet
Perceval
Le Saint-Graal apparut dans le roman médiéval de Perceval. Jeune homme innocent, Perceval cherche à devenir chevalier à la cour du roi Arthur. Au cours de son initiation, il découvre le château du roi Pêcheur, renommé pour son habileté à capturer les poissons. Ce dernier, oncle de Perceval bien que le jeune homme l'ignore, est le gardien du Saint-Graal et de la lance qui transperça le Christ sur sa croix, mais son impiété lui a valu de perdre la parole lorsqu'il s'est trouvé en présence du calice sacré. Dans le château, Perceval est le témoin d'une étrange procession pendant laquelle la lance ensanglantée et le Saint-Graal sont présentés au roi qui garde le silence. Étonné, Perceval ne pose aucune question sur ce mutisme!; il ignore en effet qu'il aurait suffi qu'une âme pure et candide comme lui se mette à parler pour que cesse le châtiment qui accable son oncle. Après avoir longtemps erré, Perceval retourne au château, où, selon les versions, il réunit les deux morceaux d'une épée brisée ou bien rend la faculté de parler à son oncle et lui succède sur le trône.
Quêtes légendaires
Dans des versions plus tardives de la légende, l'acteur principal de la quête devient Galaad, l'un des chevaliers du roi Arthur, qui part avec ses compagnons à la recherche du calice sacré. Cependant, seuls Galaad, Bohort et Perceval parviennent à leurs fins.
De nombreux éléments de l'histoire du Graal, notamment le héros et le vase sacré, apparaissent comme issus d'un cycle celte, repris par des auteurs chrétiens en vue de l'édification des fidèles. Ultérieurement, la légende devint un thème littéraire : Chrétien de Troyes, poète français du XIIe siècle, laissa à sa mort une œuvre inachevée, Perceval le Gallois, que d'autres poètes continuèrent. Renouant avec les sources de Chrétien et de son roman, Wolfram von Eschenbach, poète épique allemand du XIIIe siècle, donna Parzival, l'une des plus belles versions de la quête du Graal. Au XVe siècle, sir Thomas Malory, écrivain et traducteur anglais, créa une autre version de la quête, intitulée Morte d'Arthur. Au XIXe siècle, la légende inspira les Idylles du roi au poète anglais Tennyson, ainsi que Parsifal, drame musical du compositeur allemand Richard Wagner.
Arthur et ses chevaliers
D'origine celtique, la légende d'Arthur s'est propagée, étoffée et christianisée au fil des siècles : c'est Geoffroi de Monmouth qui en posa les grandes lignes, puis vinrent Robert Wace et Chrétien de Troyes, qui introduisit le thème chrétien du Graal et le motif courtois. La légende d'Arthur n'a cessé, depuis lors, de donner lieu à de nouvelles adaptations, qui témoignent de sa vivacité.
GRAAL (Universalis) lire la Queste du Saint Graal, traduit des manuscrits du XIIIè siècle
Les textes littéraires du Moyen Âge offrent des définitions différentes du Graal, ou Saint-Graal. C’est évidemment une sorte de talisman, un objet merveilleux: parfois c’est un graal, un plat creux, que porte une pucelle; parfois c’est le Saint-Graal, la coupe de la Cène, ou la coupe dans laquelle Joseph d’Arimathie recueillit le sang du Seigneur crucifié et que symbolise toujours le calice de la messe. Le Saint-Graal a le pouvoir d’offrir aux chevaliers de la Table Ronde le plat de viande que chacun préfère, et devient ainsi une sorte de corne d’abondance. Ailleurs, le Graal est une pierre brillante, une gemme précieuse. Dans la plupart des textes, le Graal se situe dans le cadre des aventures de la cour du roi Arthur.
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1. Les textes
Parmi les textes français, le roman de Perceval, ou le Conte du Graal de Chrétien de Troyes (1135 env.-1183 env.) est capital. C’est l’histoire du chevalier orphelin Perceval qui, après avoir été reçu à la cour du roi Arthur, court les aventures dont une des plus mystérieuses est sa visite au roi Pêcheur. Dans son château, Perceval voit défiler devant lui le cortège du Graal. Le Graal est entre les mains d’une vierge et, dans le même cortège, Perceval voit un chandelier, un grand plat ou «tailleoir», et une lance qui saigne. Il n’ose demander une explication. Poser une telle question aurait restauré la prospérité de la Terre Gaste qui entoure le château du Graal et aurait guéri le roi Méhaigné. Le Conte du Graal restant inachevé, on ne saura jamais quelle interprétation Chrétien de Troyes avait l’intention de proposer.
Vers la fin du XIIe siècle, un poète bourguignon, Robert de Boron, raconte dans son Estoire dou Graal que c’est le vaisseau de la Cène, celui qui reçut le «Saint Sang», que les fils de Joseph d’Arimathie portèrent en terre occidentale, vers les vaux d’Avalon. La mise en prose de ce texte fut effectuée fréquemment. D’après le Perceval en prose (le Didot-Perceval) le héros de la quête du Graal est Perceval, mais il cède la place à Galaad, le fils de Lancelot du Lac, dans La Quête du Saint-Graal, l’avant-dernière branche du cycle en prose des romans arthuriens, le cycle de la vulgate. Le Perlesvaus, autre roman en prose dont le thème est le Graal, aurait, selon son éditeur W. A. Nitze, des rapports très étroits avec l’abbaye de Glastonbury. Les romans en prose française concernant le Graal restèrent populaires jusqu’au XVIe siècle.
Il existe d’importants romans gallois dont le héros est Perceval (par exemple Peredur). Ce texte a des rapports étroits avec le Perceval de Chrétien de Troyes, sans être une traduction. Kulwch et Olwen, le conte superbe des Mabinogion gallois, fait allusion au Graal. Il reste une traduction irlandaise de La Quête. En Allemagne, le poète Wolfram von Eschenbach (1170 env.-1220 env.) créa une nouvelle version du Perceval de Chrétien. Dans ce texte, le Graal devient une pierre précieuse. Il existe en outre des versions portugaises, espagnoles, anglaises, etc., de ces romans du Graal.
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2. L’interprétation
Comment interpréter ce thème mystérieux et si influent ? Pour les uns (notamment R. S. Loomis), le Graal, c’est la corne d’abondance de Bran dans la mythologie celtique. Pour les autres, le conte du Graal se compose d’éléments de la vieille littérature irlandaise transmis au pays de Galles et chantés par les bardes gallois aux Normands. D’autres critiques attirent l’attention sur le symbolisme de la lance qui saigne et du Graal pour suggérer qu’il s’agit du principe mâle et du principe femelle. Jean Marx souligne l’importance du folklore celtique dans la formation de la légende. Toutefois, le Saint-Graal est d’abord un symbole chrétien qui s’associe avec la Passion du Seigneur, mais l’Église reste réticente au sujet du Graal et n’emprunte jamais ce thème.
Le Graal soulève encore actuellement beaucoup de questions, et les multiples explications témoignent de la valeur inspiratrice du thème. Le poème de Wolfram von Eschenbach est à l’origine du drame musical de Wagner (Parsifal). T. S. Eliot s’inspire de la Terre Gaste dans son poème The Waste Land, et le thème du Graal se retrouve dans Le Roi Pêcheur (1949) de Julien Gracq, dans The Sword in the Stone (L’Épée dans le roc) et dans The Once and Future King de T. H. White.
Malgré les interprétations différentes de la critique et les façons diverses dont les auteurs ont présenté le thème, on entrevoit une évolution de la légende. À une série d’aventures mystérieuses s’ajoute l’élément religieux qui fait du Graal un objet saint que les héros contemplent, soit à la cour du roi Arthur lors de la Pentecôte, soit dans une ville sacrée, Sarras, où ils voient en même temps le fer de la Lance, les clous de la Croix, et où Jésus se présente à eux comme un évêque; l’hostie est remplacée par le Saint Enfant et le calice se remplit du Saint Sang. Cette «christianisation» du Graal s’achève dans le premier quart du XIIIe siècle, époque marquée par la floraison de l’architecture gothique religieuse. Le plus haut degré de la chevalerie arthurienne est atteint avec la chevalerie «céleste». À partir de ce moment, un déclin s’amorce, et le Graal devient une aventure chevaleresque que pouvait suivre même un chevalier sarrasin, Palamède.
Dans les romans du Graal, les différents auteurs présentent chacun une interprétation personnelle: pour Chrétien de Troyes, les aventures du Graal ne sont qu’un élément de l’apprentissage chevaleresque. Dans La Quête les ermites prononcent des sermons où sont expliquées les aventures de Logres, d’une part, et les principes de la vie chrétienne, d’autre part. C’est parce que les romans médiévaux sont si variés et si riches, et qu’ils sont le fruit de l’union de deux cultures différentes, française et celtique, que le débat critique continuera pour témoigner de la puissance continue d’un thème qui se renouvelle presque à chaque époque.
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LA QUESTE DU SAINT GRAAL
Traduit des manuscrits du XIIIe siècle par
Albert PAUPHILET Editions de la Sirène Paris 1923
LE MERVEILLEUX
L'UNIVERSEL
LE ROI SALOMON et LA CHEVALERIE "CELESTIELLE"
QUELQUES REFERENCES
LES SOURCES
Le Texte
Après un long cheminement oral, la légende du Graal apparaît sous la forme écrite, ou plus exactement se détache d’un tissus de légendes auquel elle finira par donner son nom avec Chrétien de Troyes et Wolfram von Eschenbach, pour ne citer que deux des principaux auteurs. Elle poursuivra son cours avec des variantes dans toute l’Europe et l’un des derniers écrivains ayant produit «sa» légende est Thomas Mallory, mauvais garçon auquel la prison laissa les loisirs nécessaires.
Pourquoi reprendre la version tardive de Gauthier Map ?
Plusieurs raisons ont dicté ce choix :
1 - Cette version est la plus compacte, tout en reprenant les passages qui nous paraissent essentiels.
2 - L’adaptation de Pauphilet est d’une grande qualité littéraire, le livre se lit d’une traite.
3 - A son époque la légende est pratiquement fixée.
4 - L’édition d’Argences (postérieure) se prête bien à la reconnaissance électronique de caractères.
5 - C'est cette version qui nous fit découvrir le Cycle du Graal, il y a un demi-siècle.
Il faut enfin rendre hommage à la liberté d’esprit de l’auteur, Gautier
Map et au talent d'Albert Pauphilet sans qu'il soit besoin d'insister sur ce
dernier point : le lecteur jugera.
Le merveilleux
Avec cette légende nous entrons dans le monde du merveilleux, dont le fantastique qui sévit à notre époque n’est qu’une sinistre parodie. Il fut un temps où les légendes généraient l’histoire alors que de nos jours c’est l’histoire qui nourrit l’ «imaginaire» pour employer un mot à la mode. La légende nous invite à l’Universel. Restreinte à l'aspect le plus extérieur l’histoire pour autant qu’elle soit véridique, - elle est écrite par les vainqueurs - ne peut qu’épingler au mur les papillons morts alors que la légende nous les montre voltigeant dans la prairie.
Le Héros est dans la légende, toujours libre et le monde qui l’entoure loin de le contraindre est le cadre dans lequel en exprimant sa liberté il nous montre la voie.
Cette Voie dépasse les plans moraux et religieux, les conceptions morales et les religions sont adaptées a un «environnement» particulier qu’elles ont pour rôle de préserver. Elles ne peuvent de ce fait et malgré leurs déclarations atteindre à l'Universel.
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Le chevalier et le cheval.
Il est des évidences qu'il faut parfois souligner : Le chevalier ne se conçoit pas sans le cheval, sa monture n'est pas seulement un moyen de transport et un compagnon de route, il symbolise les passions que l'homme doit dominer et qui aussi utiles à qui sait les contrôler que destructrices de ceux qui s’y abandonnent.
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L'Universel
C'est le but même de la quête, le reste n'est qu"éparpillement sur le bord du chemin".
Dans le cycle arthurien qui s’est développé pendant tous le moyen-âge, nous
trouvons des influences celtiques, ce qui n'a rien de surprenant étant donné le
milieu dans lequel la légende a plongé ses racines. Etudier la double influence
celtique et chrétienne, des Mabinogions d'une part et le l'évangile de Nicodème
d'autre part nous entraînerait trop loin, même en nous en tenant au seul texte
de Gauthier Map.
L’origine de ses légendes dont Chrétien de Troyes fut le premier des grands diffuseurs, suivi de très près par un véritable chevalier, Wolfram von Eschenbach et de nombreux autres est sans doute antérieure aux invasions qui ont séparé la grande et la petite Bretagne. L’action se situe en effet principalement dans l’une ou l’autre partie du pays chez des rois dont l’autorité ne devait guère dépasser quelques villages, ce dont nous souririons à tort : La royauté n’est pas liée au nombre de sujets et l’on peut même affirmer avec les sages de l’ancienne Chine qu’elle est déjà complète chez celui qui est devenu roi de lui-même, ce qu’aucune investiture ne saurait donner.
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Salomon et la chevalerie "célestielle".
Il est un point qui semble-t-il est passé inaperçu : dans la plus chrétienne de nos légendes chevaleresques, il y est fait un saut en arrière d’un millénaire avant Jésus-Christ pour que la «Chevalerie celestielle» soit transmise par Salomon.
Voici, très résumée la légende donnée page 74 de l'édition d'Argences du livre de Gauthier Map :
Salomon fit faire trois fuseaux l’un blanc, le deuxième vert et le troisième rouge. Le bois venait de l’Arbre de Vie originellement blanc du Paradis terrestre, arbre qui eu des rejets verts quand Adam connut sa femme au sens biblique du terme et engendra Abel ; d’autres rejets rougirent lors du meurtre d’Abel. Salomon fut chargé de construire une nef et d’y déposer avec les fuseaux une épée qu’il fabriqua à partir de la lame de celle de David son père.
Cette nef quitta la côte et vogua plus d'un millénaire, jusqu’à ce que Galaad emporté en haute mer avec Perceval, Bonhors et la sœur de ce dernier abordant une île déserte, gravissent l’escarpement qui leur faisait face et la découvrent dans un autre golfe.
Vous l’avez deviné : au fond de ce golfe était accostée la nef portant l’épée aux étranges "renges" destinée depuis prés d’un millénaire avant l’ère chrétienne à Galaad, le pur chevalier d’une nouvelle lignée à qui Salomon savait déjà qu’elle était destinée.
Dans les anciens textes français et dans le sacre des rois de France, David est à l’origine de la lignée, comme dans cette légende, puisque c’est la lame de son épée qui est remise à Galaad ; le rôle de Salomon est ici important comme réalisateur et transmetteur des projets de son père pour une chevalerie qui se développerait beaucoup plus tard et, dont il est le réalisateur en assemblant les éléments de l’épée avant de la transmettre comme il continuera à rassembler les matériaux avant d'entreprendre la construction du Temple qui porte son nom.
Nous avons une légende chrétienne, la plus chrétienne de nos légendes, répandue dès son apparition écrite dans toute l’Europe encore qu’elle ait pris certaines libertés avec le clergé séculier en «court-circuitant» ce qui voulait être la seule voie vers le Christ, en se recommandant de personnages précisément peu recommandables aux yeux de l’Eglise comme le Marzin dont on fit Merlin, type qui se retrouve sous le nom de Maugis dans la légende des quatre fils Aymon où Renault de Montauban finit assassiné au marteau par de mauvais compagnons sur le chantier de la cathédrale de Cologne.
Les fragments de l’arbre de vie (arbre de la vie et de la mort d’Abel) et l’épée qui donne naissance à la chevalerie "célestielle" sont directement transmis par Salomon, intermédiaire direct entre l’état adamique et la chevalerie arthurienne.
Il faut ajouter, que dans le monde Celte, l’image de Salomon Archétype de la Sagesse et, comme son non l'indique, de la Paix fut telle que nous trouvons, pour ce qui nous est parvenu trois Salomon rois de Bretagne :
Loth : Les Mabinogions, vol. 2, note p. 238 nous indique que Cadvalon élevé à la cour de son père avec Edwin de Northumbrie, puis chassé avec sa mère va parfaire son éducation chez Salomon en Armorique.
Un Salomon 1er, roi en Bretagne Armoricaine et petit fils de Conan est antérieur (421).
De même pour Salomon (vers 612)
Par contre les dates coïncident pour Salomon III mort assassiné en 872 et qui serait devenu le Saint Salomon Breton (Larousse Grand Dictionnaire du XIX° siècle, Article Salomon).
Faut- il dans un texte symbolique considérer que tout est symbole? Ce serait exagérer pour certains auteurs tel Rabelais, même pour Dante. La légende s’adapte à la couleur locale et change parfois les noms des personnages et des lieux: C’est un Salomon chrétien et monogame, dont la sagesse est insuffisante pour lutter contre les ruses et la perfidie de sa femme, quitte à les utiliser en cas de besoin qui nous est présenté. Pour qui est familiarisé avec les légendes arthuriennes ce couple ressemble étrangement à celui formé par Merlin et Viviane.
Il faut insister sur le fait que la mise par écrit d’une légende est généralement très postérieure à son apparition et qu’elle en fixe plus souvent la mort que la naissance. En effet la fixité imposée par l’écrit n’en permet plus l’adaptation nécessaire à son efficacité. C’est la raison pour laquelle les mythes qui mettent en scène les dieux, c’est à dire les états supérieurs de l’être et les légendes qui par l’exemple visent à faire de nous des héros sont d’une grande importance dans l'enseignement traditionnel.
DÉBUT
QUELQUES RÉFÉRENCES
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Pour terminer et un peu en vrac quelques références. Il faut pour un travail
plus étendu se reporter à la Bibliographie du Moyen-Age :
Hermann de Werden : Hortus Déliciarum Salomonis (voir Abbé Aubert, Histoire et théorie du symbolisme religieux, t.III 555-556)
Iconographie : Très riches heures du duc de Berri, Musée Condé à Chantilly.
Jean Marx : La légende arthurienne du Graal, Paris P. U. F., 1952, p.177
Le texte de l’épée est repris sous une forme moderne qui le revivifie (pour ceux qui sont rebutés par les formes archaïques du langage) par: Xavier de Langlais: Le roman du roi Arthur. Piazza,1965, p. 179.
Un mauvais garçon sut mettre à profit ses séjours en prison entre 1461 et 1470 pour nous laisser une version (évidemment) pleine d’action : Sir Thomas Malory, Le Roman d’Arthur. Aubier 1948, p.161.
Un précurseur du renouveau arthurien : Hersart de la Villemarqué, Les Romans de la Table Ronde, Didier, 1850.
Il fut suivi par Joseph Bédier et Jacques Boulenger dont il est possible de consulter : Les Romans de la Table, tome 1, Plon, 30e éd, 1936, p.110), id. en 1 seul volume. Plon 1941, p. 68 & 363.
Dans un langage poétique délicat le petit livre d’un autre disciple de Joseph Bédier: Albert Pauphilet :
La Qeste du Saint Graal. La Sirène, 1923 et d’Argences 1946, p.79- C'est le texte qui est repris ici.
Les actes du colloque de Strasbourg, organisé par le C. N. R. S. en 1954,
sont à signaler, ainsi qu’un petit ouvrage discuté et d’un grand intérêt :
Pierre Ponsoye, L’Islam et le Graal, Denoël 1958
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SOURCES
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Sur les sources de la légende il faut citer :
L’évangile apocryphe de Nicodème - Les Belles Lettres.
Loth: Les Mabinogions,. 2 volumes, Fontemoing 1913
La nef de Salomon n’est pas, sauf oubli de ma part mentionnée par Wolfram von Eschenbach, templier Souabe, contemporain de Chrétien, authentique chevalier comme il le dit lui même insistant sur le fait qu’il «ne sait ni lire ni écrire», ce qui doit - les deux volumes le prouvent abondamment - être compris de manière symbolique . (Page 101 du tome 1 de Parzifal. Aubier Montaigne 1977). Son oeuvre constitue à l’époque une preuve de la fraternité entre des chevaliers de différents pays et religions. Les sources de Wolfram, d’après lui différentes, prouvent simplement que la légende était très répandue à cette époque. Elle l’était à toute l’Europe d’après le Bulletin de l’Institut des Etudes Françaises Tome II, 1945 de la Faculté des Lettres de Coindra au Portugal. Les passages concernant Salomon chez Wolfram ne sont pas sans rappeler Mohidin ibn Arabi : La Sagesse des Prophètes. C’est toujours le même combat, la grande Guerre Sainte proposée aux hommes à travers le temps et l’espace et par delà les religions et les mentalités différentes: aux personnages de Salomon et de sa femme dans la légende christianisée, sont superposables Merlin et Viviane, probablement parce qu’ « il n’y a rien de nouveau sous le soleil» et que les formes particulières ne sont faites que pour être dépassées.
C. G. le 25 mars 1997
