Dresde
réduite en cendres
Le 14 février 1945, la ville de Dresde est victime du plus
brutal bombardement aérien de la deuxième guerre mondiale alors même que les
innombrables réfugiés civils qu'elle abrite tentent d'oublier les horreurs de la guerre
dans un carnaval improvisé.
Le Premier ministre britannique Winston Churchill,
épuisé par quatre ans d'efforts opiniâtres, se laisse convaincre de détruire la ville
à moins de trois mois de l'effondrement du IIIe Reich hitlérien, alors même
qu'il s'indigne des exactions effroyables commises par les troupes soviétiques en
Allemagne et dans les territoires «libérés».
Sous le prétexte de détruire des bases militaires,
des usines d'armement et un noeud de communication, les Britanniques ont décidé de se
venger sur Dresde des souffrances qu'ils ont eux-mêmes endurées dès le début du
conflit mondial.
Plusieurs centaines de bombardiers lâchent en plusieurs vagues 650.000 bombes
incendiaires.
L'attaque réduit la ville en cendres et avec elle environ 135.000 personnes, dont
beaucoup disparaissent en fumée sous l'effet d'une température souvent supérieure à
1000°C.
Elle fait plus de victimes que le bombardement similaire de Hambourg en juillet
1943, et plus également que les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki, au
Japon, quelques mois plus tard.
L'ancienne capitale du royaume de Saxe était surnommée la «Florence de
l'Elbe» en raison de ses richesses artistiques et architecturales.
Après la chute du régime nazi, sous la tutelle communiste, le centre historique
sera reconstruit à l'identique comme Varsovie et quelques autres villes victimes de la
guerre. La restauration n'est pas achevée; la Frauenkirche et le Schloss
(Château) étant toujours en travaux.
La plus grande de la ville a été remplacée par des constructions modernes (Prager
Strasse,...).