Traité du
Bardo
Le 12 mai 1881, le gouvernement français et le souverain de Tunisie
(aussi appelé bey de Tunis) signent un traité au palais de Kassar Saïd, près
du Bardo, dans la banlieue de Tunis.
Ce traité institue un protectorat de fait de la République française sur la Tunisie. Le
bey est contraint de confier à la France les affaires étrangères, la défense
du territoire et la réforme de l'administration.
La France avait pris pied en Tunisie en 1869, par le biais d'une commission
anglo-italo-française destinée à résorber la dette extérieure du pays.
Le Premier ministre Kheireddine (Khayr al-Dîn) réussit à rétablir les
finances et entreprend une vaste politique de réformes.
Mais entretemps, au congrès de Berlin de 1878, la France obtient l'accord tacite des
autres puissances européennes pour renforcer sa présence en Tunisie. Son souci est de
protéger l'Algérie.
En avril 1881, sur ordre du chef du gouvernement, Jules Ferry, un corps expéditionnaire
de 30.000 hommes traverse la frontière, officiellement pour poursuivre des montagnards
khoumirs qui sèment le trouble en Algérie.
Le bey Mohammed es-Sadok n'a plus guère d'autre choix que de se soumettre.