Exode chapitre 20 verset 13 |
||||||
|
OSTY |
LIENART |
CRAMPON 1905 |
||||
Tu ne tueras pas. |
Tu ne tueras point. |
Tu ne tueras point. |
||||
Deutéronome chapitre 5 verset 17 |
||||||
|
OSTY |
LIENART |
CRAMPON 1905 |
||||
Tu ne tueras pas. |
Tu ne tueras point. |
Tu ne tueras point. |
||||
COMMENTAIRES
Le commandement avant le commandement
Pour ce qui est de chaque loi prise individuellement, on pourrait dire que chacune d'elle contient un ou plusieurs principes en plus du principe général qu'elle énonce. C'est ainsi que le principe inclus dans le sixième commandement : «Tu ne tueras point» est celui de la sainteté de la vie et du sang, comme on peut le voir la première fois où ce commandement fut énoncé à Noé et à sa famille: «Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang. Sachez-le aussi, je redemanderai le sang de vos âmes; je le redemanderai à tout animal; et je redemanderai l'âme de l'homme à l'homme, à l'homme qui est son frère. Si quelqu'un verse le sang de l'homme, par l'homme son sang sera versé; car Dieu a fait l'homme à son image» (Ex. 20:13; Gen. 9: 4-6).
D'autre part, ce commandement est explicite dans la déclaration faite par Dieu dans le jardin d'Éden et que l'on trouve en Genèse 2:17. La désobéissance d'Adam à l'égard de son Créateur, entraînerait sa mort et celle de sa progéniture. C'est en quelque sorte comme si le premier homme agissait par un acte volontaire conduisant à la mort, non seulement de son propre corps, mais aussi à celle de sa descendance. Cependant selon les paroles de Jésus, ce ne fut pas Adam qui fut le premier homicide mais une créature angélique (Jean 8: 44).
Le principe de la loi mosaïque inclus dans la loi chrétienne
Logiquement, on voit que ce principe,
pris d'une manière plus étendue, exclut toute haine du prochain, comme Jésus
l'a montré dans son sermon sur la montagne. Voici comment l'apôtre Jean exprime
cette pensée: « Quiconque hait son frère est un meurtrier ».
Jean qui écrivit une lettre sous
inspiration montre que le meurtre ou l'assassinat commence dans le cœur d'un
homme, ce qui est différent de l'homicide involontaire. C'est pourquoi les
nations de ce monde ou les religions extrémistes qui préparent leurs soldats ou
leurs fidèles à tuer leurs ennemis, au moyen de campagnes de propagande
haineuse et mensongère, ou à l'aide de slogans comme les guerres saintes, sont
responsables devant Dieu (Mat. 5: 21, 22; 1 Jean 3:15). Cela signifie-t-il que le peuple de
Dieu a violé ce commandement lorsqu'il est entré en terre promise puis qu'il
s'est livré de plein droit à une guerre sainte?
Mais toute personne peut également être amené à se poser cette question : quand est-ce que le conducteur d'un véhicule démuni de freins devient un homicide volontaire s'il percute quelqu'un et que cela entraîne la mort du blessé? Également celle-ci : quand est-ce qu'un conducteur au volant de sa voiture passe de l'état de conduite inconsciente à l'état de conduite soumise à un homicide volontaire? Si la répression n'existait pas, comment réagirait un tel individu? Une autre question peut se poser qui crée un cas de conscience pour un chrétien : quand la vie apparaît-elle, et dans ce cas comment considérer l'avortement?
Fermez la page
Cela
signifie-t-il que le peuple de Dieu a violé ce commandement lorsqu'il est entré
en terre promise puis qu'il s'est livré de plein droit à une guerre sainte?
Ce serait probablement conclure un peu hâtivement un grand chapitre de
l'histoire, qu'il serait bien de réouvrir quelques
instants pour répondre à la question ci-dessus.
Selon de nombreux historiens et archéologues, qui ont décrypté les tablettes
d’Ebla et la vie mésopotamienne, le récit d’Abraham est bien authentifié. Or
nous apprenons que ce patriarche, descendant de Sem par Héber,
a séjourné à Ur, puis s'est déplacé vers l'Égypte, en remontant la région Nord
de l’Euphrate.
Son attachement à Dieu et sa piété étaient tellement élevés, que sa foi a
influencé sa famille et qu'il a pu convaincre son père de l’accompagner. Une
partie de sa famille est demeurée dans la région de Syrie, puis après le décès
de son père, Abraham poursuivit son chemin en direction de la future Terre
Promise. Plus tard Lot se séparera d’Abraham parce que ses bergers s'en prenaient
à ceux d'Abraham, et il partit habiter dans la région de Sodome. Après un
conflit dans ces basses plaines, le séjour de Lot sera interrompu par sa
capture. C’est alors que le patriarche hébreu Abraham partira à sa rescousse
pour le libérer (Genèse 14:1-16).
Puis un roi vint à la rencontre d'Abraham, et bénit Abraham qui lui offrit la
dîme. Ce roi appelé Melchisédech (Melkisédec) était
prêtre, ce qui est confirmé par le récit inspiré. Certains biblistes pensent
que cet homme était Sem, mais que peu de détails sont donnés sur sa généalogie,
parce qu'il a réalisé en cette circonstance un drame prophétique (Hébreux 7). Melkisédec, qui veut dire : Roi de justice, était roi de
Salem, la ville qui sera appelé plus tard Jébus ou
encore Jérusalem. Par conséquent ce représentant du Dieu Très-haut avait un
titre de propriété non seulement sur la ville mais également sur sa région.
Il semble raisonnable de penser au vu de l'ensemble des Saintes Écritures, que
ce droit a été acquis de manière légitime, selon le droit de découverte d'une
terre nouvelle. Il n'y a pas si longtemps encore, celui qui découvrait une
portion de terre vierge pouvait l'acquérir après y avoir planté son drapeau. Ce
droit légitime rendait Dieu irréprochable dans ses actions à l’égard des hommes
(que nous détaillerons ultérieurement), et lui accordait ainsi la possibilité
de transmettre son titre de propriété à celui qu'il souhaitait selon le droit
des humains, ne violant ainsi aucun principe connu.
Par conséquent, le retour en terre promise, n’était pour les hébreux, que la
récupération de leur titre de propriété légitime qu'ils avaient acquis de deux
manières :
· De droit divin, car Dieu en tant que Créateur et Souverain transmet son titre de propriété à qui il veut.
· De droit héréditaire par Sem
D'autres nations descendantes de Sem
auraient pu se prévaloir de l’hérédité et requérir légitimement ce territoire,
mais il était nécessaire d'obtenir le droit divin, car Melchisédech était
prêtre du Très-Haut de droit divin, ce qui faisait que Dieu avait un droit sur
Salem (en plus de celui de Créateur et Souverain universel).
Quoique organisés en lignes de bataille, ce n’est pas en envahisseur que les
hébreux agissaient (Deutéronome 2:26). Les événements d’Égypte ont par ailleurs
démontré que les fils d’Israël n’étaient pas un peuple agressif mais opprimé.
Aussi avant d’envahir le pays, les israélites proposaient la paix au peuple à
qui ils allaient requérir leur titre de propriété. Malgré cela, ces nations se
sont organisées en vue de les anéantir, et par conséquent il était légitime
pour eux de se défendre, et de prendre possession de ce qui leur appartenait
(Deutéronome 20:10-14; Josué 11:18-19 Psaume 120:6-7).
On peut rajouter en faveur du peuple hébreu, que la description qui est faite
du mode de vie des indigènes (description confirmée par l’archéologie) souligne
bien l’état de dépravation mental et moral des autochtones. Les hébreux
rencontraient des peuples qui avaient coutume de sacrifier des bébés et des
jeunes enfants dans les fondations de leurs maisons pour obtenir la faveur des
dieux, sans compter qu’il semblait courant pour certains habitants d’avoir des
rapports sexuels avec les animaux. D'autant plus qu'il semble que cette
situation n'a pas été que passagère, quand on considère la déclaration de YHWH à Abram
(premier nom d'Abraham) : " car la faute des Amorites n'
est pas encore complète" (Gen 15:16).
Si l'on peut considérer que pour les israélites, le fait de rendre à Dieu ce
qui lui appartenait était un acte de sainteté, on pourrait concevoir que la
guerre défensive qu'ils effectuaient pourrait être considérée comme une guerre
sainte. Mais il est important de souligner qu'il ne s'agissait pas de
dépouiller tous les peuples, seulement de récupérer ce qui avait été promis
quatre siècles plus tôt à leur ancêtre Abraham, et de s'arrêter à des
frontières. Ce qui est tout à fait différent des guerres religieuses
expansionnistes de l'islam ou de la chrétienté.