
Le Nom Divin dans les Écritures hébraïques. (YHWH)
" Yehwah " (héb. :
YHWH; arabe
), le nom personnel de Dieu, se rencontre pour la première fois
en Gn 2:4. Le Nom Divin est un verbe : c’est le verbe hébreu
(hawah, " devenir
") conjugué à l'état du verbe appelé : imparfait (action inachevée). Le
nom divin signifie donc " Il fait devenir ", "Il se révèlera
être". Voilà qui nous montre Yehwah comme le Dieu qui, par une action en cours,
se fait devenir, Celui qui réalise des promesses, Celui qui accomplit toujours
ses desseins.
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Le Nom Divin |
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Aujourd’hui,
mis à part quelques fragments de la traduction grecque primitive des
Septante, fragments où le nom sacré se trouve conservé en lettres hébraïques,
seul le texte hébreu maintient, sous sa forme originelle de quatre lettres,
ce nom de la plus haute importance, mais dont la prononciation exacte ne
s’est pas conservée. Les éditions courantes de la Septante (LXX), de la
Peshitta (Sy) et de la Vulgate (Vg) substituent au nom unique de Dieu le simple
titre de " Seigneur ". |
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L’usage qui s’était
établi parmi les Juifs de substituer des titres au nom divin a été suivi dans
des copies postérieures de la Septante, dans la Vulgate et dans bien d’autres
versions, anciennes et modernes. Et L. Wogue (Le Pentateuque, Paris 1860, t. I,
p. L) écrit ceci : "Quant au saint Tétragramme, on sait que le judaïsme,
de temps immémorial et dans toutes ses sectes sans exception, s’est abstenu de
le prononcer selon sa forme véritable : les rabbanites ou pharisiens disaient
Adônaï, les Samaritains Schimâ".
D’autre part, voici ce qu’on peut lire dans "Introduction à l’Ancien
Testament", par G. Archer (Saint-Légier 1978, p. 63) : "Mais les
Juifs (...) commencèrent à ressentir des scrupules de prononcer le nom sacré,
de peur de violer le troisième commandement. C’est pourquoi l’on se mit à
substituer le titre "Adonay" (Seigneur) à Yahweh lors de la lecture à
haute voix. Pour signaler cette substitution, les Massorètes placèrent les
voyelles de Adonay sous les consonnes de Yahweh, ce qui donna Yehowah .
"Et on lit en note : "Pour des raisons phonétiques, la première
voyelle "a" de Adonay devient "e" après le y dans
Yehowah".
Voici ce que dit La Bible déchiffrée (Paris 1977, p. 157) : " En plus de
ces trois termes [El, Elohim, Adon], il y a le nom personnel Yahwé. Mais par
respect pour ce nom, on lui a préféré, lors des lectures publiques,
l’appellation "Seigneur". (...) On appauvrit ainsi la lecture de la
Bible en ne voyant plus derrière le mot d’emprunt le nom propre de Dieu ".
Citons enfin "Theological Wordbook of the Old Testament", par R.
Harris (Chicago 1980, vol. 1, p. 13) : " Des Juifs pieux ont commencé à
substituer au nom véritable le mot "_adona(y). Les Massorètes ont laissé
les quatre consonnes originelles dans le texte, mais ils ont ajouté les
voyelles [d’´_adona(y)]. (...) La Bible hébraïque présente cette particularité
plus de six mille fois dans le texte. La plupart des traductions mettent tout
le titre en capitales et écrivent "SEIGNEUR".
C’est en 1530 que William Tyndale a traduit les cinq premiers livres de la
Bible, livres où il a écrit "Iehovah" (en Gn 15:2 ; Ex 6:3 ; 15:3 ;
17:16 ; 23:17 ; 33:19 ; 34:23) et "Iehoua" (en Dt 3:24). Dans une
note de cette édition, Tyndale a écrit ceci : "Iehovah est le nom de Dieu
(...). D’autre part, toutes les fois que tu vois SEIGNEUR en grandes lettres
(sauf si c’est une faute d’impression), c’est Iehovah en hébreu". De là
est venue l’habitude chez les traducteurs d’employer le nom de Jéhovah en
quelques endroits seulement, mais d’écrire "SEIGNEUR" ou
"DIEU" dans la plupart des endroits où le Tétragramme paraît en
hébreu. Cette habitude a été adoptée par les traducteurs de la King James
Version en 1611, où le nom de Jéhovah se rencontre quatre fois : Ex 6:3 ;
Ps 83:18 ; Is 12:2 ; 26:4.
La Bible de Genoude, parue en 1824, emploie "Jéhovah" pour traduire
le Tétragramme sacré (voir Ex 6:3 ; 15:3, 6, 11, 16 ; Dt 33:2, 3, 5, 11 ; Ps
95:1, 2, 4, 7-10, 12 ; etc.). La Bible de Crampon, édition de 1894, dit ceci
dans sa préface : "Nous avons conservé Jéhovah, tout en sachant bien que
la prononciation très probable de ce mot est Jahvé." (Dans l’édition
révisée de 1923, le Tétragramme divin est transcrit Yahweh et non plus
Jéhovah). La Bible de Darby met le nom "Jéhovah" dans les textes
suivants : Ex 6:2, 3 ; Is 12:2 ; 26:4 et dans la note de Ps 83:18. Enfin, dans
l’introduction de la Bible de Chouraqui (1985), on trouve ceci : "Le tétragramme
IHVH est représenté sous deux formes, IHVH/adonaï et IHVH/Elohîm, qui
correspondent aux prononciations traditionnelles du nom divin en hébreu."
Puisque des noms propres bibliques très connus de la langue française se
prononcent avec la lettre "J " en lieu et place d'un " I "
ou "Y" du texte grec ou hébreu (lorsque nous parlons du Messie Jésus,
nous ne disons pas Iésous, ni Yéshoua), certains suivent une règle phonétique
dès lors qu'ils ne s'adressent ni à un hébraïsant ni à un arabisant. Ils préservent
la prononciation traditionnelle du Nom de Dieu sous la forme «Jéhovah» qui est
la plus répandue, non seulement en langue française (voir les écrits de Victor
Hugo ou de Lamartine par exemple), mais aussi en beaucoup d'autres langues.
Quoique Yéhowah ou Yéhwah soit la transcription qui semble la plus proche de
l'hébreu ancien, sur ce site sera utilisé Yahwah (
) qui est la transcription phonétique qui semble serrer au plus
près du Nom de Dieu en langue arabe. A moins que ce soit par nécessité
d'information, en aucun cas son nom ne sera substitué. Note complémentaire.
Note: Dans la transcription de YHWH les 4 consonnes se prononcent. Le son de la lettre H est similaire à celui de l'interjection "Hé!" dit avec douceur.
La Forme abrégée du Nom Divin
" Yah ", forme abrégée du Nom Divin, se rencontre 50 fois dans le texte massorétique. Voici la liste des passages : Ex 15:2 ; 17:16 ; Ps 68:4, 18 ; 77:11 ; 89:8 ; 94:7, 12 ; 102:18 ; 104:35 ; 105:45 ; 106:1, 48 ; 111:1 ; 112:1 ; 113:1, 9 ; 115:17, 18, 18 ; 116:19 ; 117:2 ; 118:5, 5, 14, 17, 18, 19 ; 122:4 ; 130:3 ; 135:1, 3, 4, 21 ; 146:1, 10 ; 147:1, 20 ; 148:1, 14 ; 149:1, 9 ; 150:1, 6, 6 ; Ct 8:6 ; Is 12:2 ; 26:4 ; 38:11, 11.
Eu égard la prononciation
du Nom du Créateur, certains légifèrent pour déclarer celle-ci mieux que
celle-là. D'autres disent que, puisque le Nom de Dieu est plus connu sous
« cette forme » dans la littérature propre à la langue d’un pays, alors c'est cette expression qu’il est préférable d'utiliser. On peut humblement
reconnaître qu’il s’agit de la solution la
plus sage. Ainsi et pour l'avoir constaté
avec beaucoup de personnes étrangères, elles n'ont pas l'impression qu'on leur
parle d'un Dieu nouveau ou inconnu (Actes 17 : 23), puisque le Nom de
celui-ci est écrit dans leur propre exemplaire de la Bible ou dans leur
littérature.
Quant à la prononciation exacte, elle importe peu. Car si telle avait été la
volonté de Dieu, que la prononciation exacte de son Nom soit préservée, les
Saintes Écritures nous l'enseigneraient, or ce n'est pas le cas. Cela se
comprend aisément, car peu de personnes pourraient correctement le prononcer,
ne serait-ce que le H de YHWH, surtout le dernier H (et encore sans faire allusion
à certaines langues pour lesquelles le phonème n'existe pas). Cette gnose de la
prononciation exacte du Nom de Dieu a été utilisée chez certains pratiquants de
la magie (Gen 4:26) et elle l'est chez d'autres qui veulent créer un mystère là
où il n'y en a pas, pour aboutir à la conclusion (résumée): "puisque nous
ne savons pas de manière exacte comment il se prononce , ne l'utilisons
pas".
Ainsi des millions de personnes ne font plus la différence entre Jésus et Dieu
(heb: Yehwah) et attribuent à Jésus des qualités qui ne reviennent qu'à Dieu. L’attachement que nous devons avoir envers la Parole de Dieu, ne doit pas nous
faire pencher de ce côté là. D'autre part, discuter de la prononciation exacte
du Nom de Dieu ne fait pas partie des "choses les plus importantes"
dont Paul fait mention en Philippiens 1:10, ce qui est différent de la
connaissance de la personne de Yehwah et du rôle de Jésus dans le dessein de
Dieu qui sont réellement de l’« épi-gnôsis » (Col
1 :10).
Compléments d'informations pour ceux qui veulent aller plus loin avec une adresse qui vaut un détour http://gertoux.online.fr/


