• 1119 - Fin de la trêve entre Antioche et Alep. Roger de Salerne avec 700 chevaliers et 3 000 fantassins veut prendre Alep et doit faire face à une coalition de plus de 30 000 musulmans commandés par :

    IL GHAZI  émir de Dyarbekir

    TUGHTEKIN  Atabek de DAMAS

    TUGHAN - ARSLAN émir de Bitlis

    Alliance des  émirats de Chaysar


    Débordée par le nombre toute l'armée de Roger est encerclée et détruite le 28 JUIN avec son prince et avec ses chevaliers morts au pied de la grande croix. Les rares survivants furent traînés à Alep où la plupart d'entre eux furent lynchés par une foule qui leur fit payer le massacre de Jérusalem. L'endroit où se déroula le carnage, fut désormais appelé : le champ du sang.
    Heureusement qu'Il Gahzi perdit énormément de temps à s'enivrer pour fêter sa victoire car il aurait pu prendre facilement Antioche qui à cet instant était pratiquement sans défenseurs !
    Baudouin arrivé le lendemain à Antioche ne put que constater l'élimination complète de la chevalerie normande. Il lui restait 700 chevaliers avec lesquels il livra une seconde bataille à Tell-Danith où chaque camp se déclara vainqueur ! Mais Il Ghazi fut si contrarié d'avoir dû battre en retraite, malgré son écrasante supériorité de guerriers nomades demi-sauvages, qu'il fit massacrer en rentrant chez lui tous les prisonniers survivants de la première et seconde bataille. Il refusa une offre de rachat des croisés de 40 000 besants d'or, alors qu'il avait du mal à payer ses mercenaires ! Il Ghazi se déclara lui-même : atabek d'Alep

  • 1222 - Mort d'Il Ghazi lors d'un coma éthylique, son neveu BALAK est nommé comme successeur. En septembre il réussira à s'emparer de JOCELIN de Courtenay, nouveau comte d'Edesse qui avait remplacé son cousin Baudouin II lors de sa consécration au trône de Jérusalem.
    Le roi Baudouin qui est à la fois Roi de Jérusalem, régent d'Antioche et en 1122 régent du comté d'Edesse, vient au Nord de l'Euphrate pour voir l'endroit où a été capturé son cousin. Mais déjà Balak et ses hommes ont cerné le camp, le roi Baudouin II est à son tour prisonnier et n'a plus qu'une issue : se rendre.



     

  • 1123 - Mars, Eustache Garnier venant de mourir, c'est GUILLAUME DE BURES nommé nouveau régent du Royaume, qui met le siège terrestre devant TYR, tandis que parallèlement une importante escadre vénitienne de 120 navires coule la flotte égyptienne près d'Ascalon et met le blocus devant le port de Tyr. Les tyriens sollicitent alors l'aide du syrien Balak - atabek (roi) d'Alep, mais celui-ci meurt le 6 mai 1124 atteint par une flèche tirée du haut des remparts de Manbij (ville franque de sa région qu'il avait assiégée)

  • 1124 - Après seize mois de siège, Tyr se rendra le 7 juillet, non sans avoir longtemps négocié une reddition honorable autorisant tous les habitants à sortir librement, sans violences, ni pillages. La promesse de Guillaume de Bures fut respectée.
    En Novembre, le nouvel atabek d'Alep : TIMURSTAH ibn il Ghazi, un jeune homme de 19 ans, fils d'il-Ghazi, préfère s'amuser et résider dans Mardin, sa ville d'origine, où il estime qu'il y a moins de guerre. Il nomme donc le cadi Ibn al Khachab gouverneur d'Alep et le charge de défendre la ville.
    Puis Timurstah fait libérer BAUDOUIN II contre une rançon de 60 000 dinars (dont 20 000 payables immédiatement), à cela s'ajoutent deux autres conditions : la restitution d'une partie des terres d'Antioche aux musulmans, ainsi que l'appui militaire de Baudouin II aux côtés d'Alep contre le bédouin Dubéis.
    A peine libéré le roi Baudouin qui avait remis en otage sa fille Yvette de cinq ans et plusieurs nobles dont le fils de Jocelin de Courtenay s'empressa de renier ses promesses surtout celles qui concernaient les terres à rendre au gouverneur syrien d'Alep.

  • 1124 - Décembre, devant le refus de respecter sa parole les pires rumeurs circulèrent concernant les enfants, alors Baudouin s'allia avec l'émir nomade Dubéis et revint en sa compagnie mettre le siège devant Alep.

  • 1125 - A l'arrivée du nouvel atabeq de Mossoul " al Sonquor Borsoki " (Bursuqi) le camp des assiégeants franco-nomades est abandonné avec une telle rapidité que tout le matériel est laissé sur place. Sans le vouloir Baudouin est arrivé à concrétiser l'union des deux villes Alep et Mossoul, qui ont maintenant le même maître.

  • 1124 - Décès de Hassan, fondateur de la secte des Assassins qui s'estime maintenant assez forte pour recommencer ses meurtres :

    • dans la grande mosquée de Hamadhan, splendeur de l'Islam à Bagdad le cadi des cadis ABOU-SAAD al-Harawi est assassiné par deux bâtinis qui réussirent à s'enfuir sans que personne ne les arrête.

    • le 26 novembre 1126, AL BORSOKI le puissant maître d'Alep et Mossoul est assassiné dans la grande mosquée de Mossoul malgré qu'il priait revêtu d'une cotte de mailles. Les meurtriers furent immédiatement mis à mort.

    • quelques mois après son fils : Ma 'Sud est lui même assassiné.

    A Damas la situation n'est guère plus brillante, les Assassins ont créé leur propre milice et avec la protection de l'éminent VIZIR al Mazdaghani, tiennent l'administration entre leurs mains pendant que Toghtekin, le vieil atabek se meurt de maladie.
    Dans la principauté voisine : Antioche, Bohémond II qui a succédé à Roger de Salerne en 1126, a épousé Alix la fille de Baudouin II. Bohémond et son beau-père Baudouin II entretiennent de fréquentes relations avec des membres influents de la secte des assassins, (venus se réfugier chez les francs dès 1113, pour échapper à leur extermination). Sur offre des assassins il a même été décidé que l'armée franque pourrait prendre possession de Damas, dès la mort de Tughtekin puisque les bâtinis leur ouvriront les portes. Dans cette série d'assassinats les francs profitèrent au moins de la situation en remportant deux petites victoires : Azaz le 23 Juin 1125 et Tell al-Shaqab le 25 janvier 1126 sur la coalition de Tughtekin et de Bursuqi, avant qu'il ne soit lui-même assassiné.