Saint
Joseph voir Universalis
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de Joseph le charpentier (texte apocryphe)
Dans le Nouveau Testament, mari de la Vierge Marie. L'essentiel de ce que l'on sait de lui est indiqué dans les deux premiers chapitres des Évangiles selon saint Matthieu et saint Luc. Plusieurs autres passages en parlent comme du père de Jésus-Christ et quelques-uns disent qu'il était charpentier ou artisan (Voir Évangile selon saint Matthieu, XIII, 55; Évangile selon saint Luc, III, 23; Évangile selon saint Jean, I, 45, VI, 42). Il descendait de la lignée royale de David et sa famille était de la ville de David, Bethléem.
Joseph, Marie et Jésus s'établirent à Nazareth. C'est là que le Christ passa les douze premières années de sa vie. Joseph apparaît pour la dernière fois dans les Évangiles quand, avec Marie, il retrouve Jésus, âgé de douze ans, dans le Temple (Voir Évangile selon saint Luc, II, 41-51). Joseph était apparemment mort au moment de la Passion du Christ. Saint Joseph est vénéré par l'Église orthodoxe et par les catholiques, il est considéré par ces derniers comme le patron de l'Église universelle. Sa fête est le 19 mars dans l'Église d'Occident et le premier dimanche après Noël dans l'Église d'Orient.
Histoire de Joseph le charpentier (texte apocryphe)
SAINT JOSEPH Universalis
Connu par les Évangiles, particulièrement par celui de Matthieu, Joseph, l’époux de Marie, était, selon la «généalogie de Jésus», de la race de David. Il aurait exercé le métier d’ouvrier en bâtiment (en grec, tektôn : charpentier, menuisier, etc.). Fiancé à Marie, il reconnut le fils de cette dernière, Jésus, lorsque, selon le récit évangélique (Matthieu, I, et Luc, I), il apprit qu’elle était miraculeusement enceinte, et il l’épousa. Joseph n’est nommé que dans la section des Évangiles de Matthieu et de Luc, que l’on dit «de l’enfance» (Matthieu, I-II et Luc I-II) ; ailleurs, il est mentionné comme le tektôn , dont Jésus est dit le fils.
La figure de Joseph est en grande partie calquée sur le modèle traditionnel des grandes vocations bibliques dont le rôle fut déterminant dans l’histoire d’Israël: celle des patriarches d’abord, celle des sages et des justes ensuite. Ainsi, dans Matthieu, I, 20-21, le récit de l’annonce de la naissance de Jésus reflète le schéma littéraire de l’annonce à Abraham de la naissance miraculeuse d’Isaac (ce récit est propre à Matthieu; dans Luc, l’annonce n’est pas faite à Joseph, mais à Marie). Par ailleurs, Joseph est dit «juste» (Matthieu, I, 19), tout comme Noé dans Genèse, VI, 9. Or on sait que, selon l’Épître aux Hébreux, XI, 7, Noé était considéré à l’époque néo-testamentaire comme la figure du juste par la foi; et, dans l’exégèse allégorique de Philon, le patriarche diluvien représentait le juste ou la justice. C’est à la lumière de ces informations que la signification originale de la mission évangélique de Joseph peut être adéquatement perçue.
Le nom de Joseph n’apparaît dans les calendriers liturgiques qu’au IXe siècle, le choix de la date de sa fête (le 19 mars) étant dû à une confusion avec le nom de Josippe. C’est au XIVe et au XVe siècle que la dévotion à saint Joseph se développa, ce dernier bénéficiant dans le calendrier romain d’aujourd’hui de deux fêtes, le 19 mars et le 1er mai (sous le vocable de saint Joseph artisan).
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