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Jacques (saints)

nom de trois saints appartenant à l'Église du Ier siècle.

Saint Jacques,

désigné comme «le frère du Seigneur» (Évangile selon saint Marc, VI, 3 et Épître aux Galates, I, 19). Selon le Nouveau Testament, il fut le chef du groupe judéo-chrétien de Jérusalem (Actes des Apôtres, XII, 17 et XV, 13). Au sein de la communauté chrétienne d'Antioche, ses partisans provoquèrent le scandale en exigeant que les fidèles d'origine juive et ceux d'origine païenne soient séparés. Jacques mena une vie simple et se conforma toujours à la Loi. Il fut lapidé sur ordre du sanhédrin, le tribunal juif de la ville, vers 62 apr. J.-C., mais son autorité ne cessa de croître après sa mort.

Il fut parfois confondu avec saint Jacques le Mineur (voir ci-dessous), mais les exégètes modernes considèrent cette identification improbable. L'attribution de l'épître de saint Jacques est également sujette à controverse : il s'agit peut-être d'un texte rédigé, non par lui, mais avec son approbation, dans les années 80-90.

Saint Jacques le Majeur,

apôtre, fils de Zébédée et frère de saint Jean l'Évangéliste. Jésus avait surnommé les deux frères Boanergès (du grec, «fils du tonnerre») en raison de leur désir de punir par le feu céleste les opposants au Christ. Jacques fut, avec Pierre et Jean, l'un des trois témoins privilégiés de la transfiguration du Christ sur la Montagne, ainsi que de son agonie dans le jardin de Gethsémani. Il fut enfin le premier des douze disciples à subir le martyre (Actes des Apôtres, XII, 2) et périt décapité sur ordre d'Hérode Agrippa Ier en Judée, vers 44 apr. J.-C. Il est tout particulièrement vénéré en Espagne, à cause d'une légende persistante selon laquelle son corps aurait été transporté miraculeusement à Saint-Jacques-de-Compostelle. La tradition le représente toujours avec une coquille de pèlerin. Sa fête est célébrée le 25 juillet.

aint Jacques le Mineur (Ier s.)

L’un des «frères du Seigneur» (Matthieu, XXVII, 56), Jacques le Mineur est probablement l’un des douze apôtres; on l’appelle ainsi pour le distinguer de Jacques le Majeur, choisi avant lui. La plupart des exégètes protestants le distinguent cependant de l’apôtre Jacques, fils d’Alphée (Matthieu, X, 3), tandis que, généralement, les exégètes catholiques identifient les deux personnages.

Selon les Actes des Apôtres, Jacques le Mineur fut le chef de file de l’Église judéo-chrétienne de Jérusalem (Galates, I, 19), lorsqu’en 44 Pierre fut contraint de quitter cette ville. On sait aussi qu’il joua un rôle de premier plan au fameux concile de Jérusalem (Actes, XV). On lui attribue habituellement la rédaction de l’Épître canonique de Jacques. Les Actes le nomment pour la dernière fois en XXI, 18.

Flavius Josèphe nous a conservé le récit de sa mort (Antiquités judaïques, XX). Le grand prêtre Hanan II aurait profité de l’intervalle entre la mort du procurateur Festus et la nomination de son successeur pour le faire lapider, en 62. Selon Hégésippe, écho d’une tradition peu digne de foi, il aurait été précipité du haut du Temple.  (© 2000 Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété intellectuelle et industrielle réservés.)

Saint Jacques le Mineur, (une autre définition ... la confusion règne ...)

également appelé saint Jacques le Juste, apôtre et fils d'Alphée (Évangile selon saint Marc, III, 18). Il fut souvent confondu avec saint Jacques, frère de Jésus. On sait peu de choses sur lui. Sa fête est célébrée avec celle de saint Philippe, le 3 mai.