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Quelques saints majeurs

Ils ne sont ni pères ni docteurs de l'Église mais leur influence ou simplement leur exemple ont grandement contribué à fonder et asseoir le christianisme... 

Saint Josephcliquez pour agrandir

Dans le Nouveau Testament, mari de la Vierge Marie. L'essentiel de ce que l'on sait de lui est indiqué dans les deux premiers chapitres des Évangiles selon saint Matthieu et saint Luc. Plusieurs autres passages en parlent comme du père de Jésus-Christ et quelques-uns disent qu'il était charpentier ou artisan (Voir Évangile selon saint Matthieu, XIII, 55; Évangile selon saint Luc, III, 23; Évangile selon saint Jean, I, 45, VI, 42). Il descendait de la lignée royale de David et sa famille était de la ville de David, Bethléem.

Saint Jean L'évangéliste

Personnage connu par les évangiles canoniques, les Actes des Apôtres et la première tradition patristique (Irénée), l’apôtre Jean, fils de Zébédée et de Salomé, né à Bethsaïde, était le frère de saint Jacques le Majeur et exerçait le métier de pêcheur. Avant le ministère de Jésus, il semble probable qu’il ait été d’abord disciple du Baptiste. Il devint ensuite l’un des Douze. Ses frères Jacques et Pierre formaient avec lui le groupe privilégié des disciples de Jésus. Avec plus ou moins de nuances et de réserves, on attribue à l’apôtre Jean divers ouvrages : des textes canoniques (le quatrième Évangile, les trois Épîtres de Jean et l’Apocalypse), mais aussi les Actes apocryphes de Jean, du IIe siècle, et trois Apocalypses apocryphes. Quatrième des évangiles canoniques, l'évangile de Jean est atypique et ne fait pas partie des évangiles synoptiques. Pour certains, il contiendrait un enseignement ésotérique. La liturgie Catholique nous précise en la fête de l'Évangéliste : « Celui-ci est Jean qui reposa pendant la Cène sur la poitrine du Seigneur, bienheureux apôtre à qui furent révélés de célestes secrets» (Jean Tourniac)

Saint Jean le Baptiste

Le baptême de Jean se distingue du baptême juif, qui avait pris une importance croissante. On ne se contente plus de se plonger dans l’eau : c’est Jean en personne qui administre le baptême. Ce détail, retenu par Josèphe et par les évangélistes, lui valut son nom, le Baptiste. Il semble que Jean se soit inspiré du baptême d’initiation lié à l’entrée dans la fraternité, tel qu’on le pratiquait à Qumran. Cependant, il ne s’agit plus d’entrer dans une communauté particulière, mais dans l’ensemble du groupe des croyants, disposés ainsi à l’attente du Messie. 

Saint Pierre

Le premier des douze disciples de Jésus-Christ, chef et missionnaire de l'Église primitive et, selon la tradition, premier évêque de Rome. Le nom de naissance de Pierre était Simon ; Jésus lui donna le nom de Pierre lors de leur première rencontre. Le mot grec petros («rocher») et son équivalent araméen, cephas, n'étaient pas utilisés comme prénoms. C'est plus tard que «Pierre», employé métaphoriquement, devint le nom propre. Pierre fut appelé par Jésus pour être son disciple et devint le premier des douze, lui servant de porte-parole. Il fut présent tout au long de la vie de Jésus. L'événement le plus marquant de leur expérience commune est la «confession de Césarée», où Pierre affirma que Jésus était le Messie. L'Évangile selon saint Matthieu rapporte la réponse de Jésus : «Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Église». Ainsi Pierre se voit-il assigner un rôle. Ayant reçu la mission de prêcher l'Évangile, Pierre joua un rôle important dans les premiers temps de l'Église chrétienne à Jérusalem. Il insista sur la mission chrétienne à l'égard des Gentils, dont l'avocat principal était l'apôtre Paul, prenant part à la discussion sur la place des Gentils dans l'Église (Actes XV). Une vive querelle s'ensuivit à Antioche, lorsque Pierre soutint que ceux qui étaient convertis au message chrétien pouvaient se dispenser des rituels judaïques (circoncision et restrictions alimentaires). Pierre mourut à Rome, martyrisé.

Les Saints Jacques

Nom de trois saints appartenant à l'Église du Ier siècle. Jacques, désigné comme «le frère du Seigneur», il fut le chef du groupe judéo-chrétien de Jérusalem. Ses partisans provoquèrent le scandale en exigeant que les fidèles d'origine juive et ceux d'origine païenne soient séparés. Il fut parfois confondu avec saint Jacques le Mineur.

Jacques le Majeur, apôtre, fils de Zébédée et frère de saint Jean l'Évangéliste. Jacques fut, avec Pierre et Jean, l'un des trois témoins privilégiés de la transfiguration du Christ sur la Montagne, ainsi que de son agonie dans le jardin de Gethsémani.

Jacques le Mineur, également appelé Jacques le Juste, apôtre et fils d'Alphée. Il fut souvent confondu avec Jacques, frère de Jésus. On sait peu de choses sur lui. On lui attribue habituellement la rédaction de l’Épître canonique de Jacques.

Voir le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle

Saint Paul (Saül de Tarse)

Premier missionnaire du christianisme auprès des païens et son premier théologien, appelé l'apôtre des Gentils. Dans sa personne comme dans sa pensée, Paul fut et demeure encore aujourd’hui la figure la plus discutée du christianisme. Actuellement, les uns accusent Paul d’avoir trahi la pensée de Jésus et de lui avoir substitué un système doctrinal compliqué et même révoltant par certains de ses aspects. D’autres, non moins catégoriques, le considèrent comme le premier et le plus grand interprète de la foi chrétienne. Mais, entre les années 30 et 60, parmi toutes les religions orientales qui faisaient la conquête de l’Occident, de Rome en particulier, aucune ne prit pied aussi rapidement dans les diverses provinces de l’Empire et jusque dans la capitale que celle des disciples du Christ.

Il y allait de la communion, dans une même Église, des chrétiens d’origine juive et des chrétiens d’origine païenne; il y allait aussi de la cohésion de la mission au sein des trois groupes nettement distincts : les Juifs de Palestine, les Juifs de la Diaspora et les païens, auxquels s’ajoutait encore une catégorie non moins importante par la suite, les païens déjà acquis à la foi juive (craignant-Dieu et prosélytes) au moment de leur contact avec la prédication chrétienne.

Saint Augustin (docteur de l'Eglise)

Le centre de la pensée d'Augustin est la relation et la rencontre entre l'homme et Dieu. Pour lui, le problème de la personne humaine est inséparable de la question de Dieu. Se connaître soi-même dans les profondeurs de son âme, comme il cherche à le faire, c'est y découvrir la trace de Dieu et de son amour.

Saint François d'Assise

Mystique et prédicateur italien, qui fonda l’ordre des Franciscains. Il pratiqua la charité parmi les lépreux et commença à restaurer les églises délabrées, et ce, selon la légende, à la suite d’une vision dans laquelle le crucifix d’une chapelle en ruine de San Damiano à Assise lui ordonnait de réparer sa maison. En septembre 1224, après quarante jours de jeûne, alors qu’il était en prière sur le mont Alverne, il reçut les stigmates de la crucifixion du Christ.

Saint Louis

Louis IX ou Saint Louis (Poissy, 1214 ­ Tunis, 1270), roi de France, fils et successeur de Louis VIII le Lion (1187-1226). Il régna d’abord sous la tutelle de sa mère, Blanche de Castille, qui défendit le pouvoir de son fils contre la rébellion des grands vassaux, et mit fin à la guerre contre les albigeois. En 1242, le roi commença de gouverner personnellement et triompha d’une ligue de seigneurs du Midi et de l’Ouest soutenus par Henri III d’Angleterre. Par le traité de Paris (1259), qu’il signa avec celui-ci, il mit, pour un temps, fin au conflit franco-anglais. Dans l’administration de son royaume, il voulut affermir le pouvoir royal, faire régner l’ordre et la justice. Vaillant chevalier, chrétien scrupuleux, il entreprit deux croisades : l’une en Égypte (1248), où il fut fait prisonnier; l’autre vers Tunis, où il mourut de la peste (25 août 1270). Canonisé en 1297. 

  Saint Dominique

Fondateur de l'ordre religieux des frères Prêcheurs ou dominicains.  Dans les quatre années qui suivirent l'instauration de l'ordre, Dominique créa de nombreux prieurés et envoya des frères dans plusieurs pays d'Europe. Contrairement à la légende, si les dominicains prirent part, Saint Dominique ne participa pas lui-même à l'Inquisition. Elle commença en Languedoc en 1234 sur ordre du pape Grégoire XV. L'Inquisition ne fut pas un office de l'Ordre des Prêcheurs mais une création de l'Église hiérarchique.

  Sainte Jeanne d'Arc

Dite la Pucelle d’Orléans, héroïne française. Issue d’une famille modeste, nommée Darc (elle ne fut jamais bergère), Jeanne entend vers 1425 la «voix de Dieu», qui lui ordonne d’aller au secours du roi de France Charles VII, dont le royaume est bouleversé par l’occupation anglaise et dont la légitimité est radicalement contestée. Après avoir convaincu Charles VII de sa mission, elle délivre Orléans assiégée par les Anglais, dont les défaites successives permettent à Charles VII de gagner Reims, où il est sacré. Elle est capturée devant Compiègne  par les Bourguignons, qui la livrent aux Anglais ; ceux-ci lui intentent un procès en sorcellerie, de façon à discréditer le sacre de Charles VII. Le procès se déroule à Rouen, à huis clos sous la conduite de l’évêque Cauchon, et Jeanne est brûlée vive dans cette même ville, sans avoir renié ses «voix». La révision de son procès commence dès 1450. En 1456, elle est réhabilitée. Elle sera béatifiée en 1909 et canonisée en 1920.

  Saint Ignace de Loyola

Prêtre espagnol fondateur de la Compagnie de Jésus, l'ordre des jésuites. Sérieusement blessé lors du siège de Pampelune en 1521 il lut, pendant sa convalescence, la Légende dorée de Jacques de Voragine ainsi qu'une Vie de Jésus-Christ et décida d'abandonner son existence de gentilhomme pour s'adonner à la vie spirituelle. Avec François Xavier, Pierre Favre et quatre étudiants espagnols, il décida de fonder une institution destinée au salut des âmes. Ils firent, en 1534, le vœu de se vouer à l'évangélisation et de se mettre à la disposition du pape pour toute mission qu'il voudrait leur confier. Les bases de ce qui deviendra la Compagnie de Jésus furent posées cette année là. Ils reçurent l'approbation du pape Paul III, qui donna officiellement à l'association le titre d'ordre religieux par la bulle du 27 septembre 1540 ; la Compagnie de Jésus était née. À Pâques 1541, Ignace devint premier général de la Compagnie. Les jésuites joueront un rôle essentiel dans l'Église et mèneront un grand travail d'évangélisation missionnaire «à la plus grande gloire de Dieu» (ad majorem Dei gloriam), selon la devise de la Compagnie de Jésus.

Saint François de Sales

Les préoccupations de François de Sales sont au départ surtout pratiques et ascétiques et elles visent l’ensemble des chrétiens. Il cherche à conduire le fidèle à un engagement total de sa personne dans la vie religieuse qui constitue à ses yeux la «dévotion». Cet engagement s’impose à tous comme une exigence générale, quelle que soit la situation où l’on se trouve placé; mais, en même temps, il ouvre à chacun la voie de la sainteté qui n’est plus désormais l’apanage de ceux qui se sont retirés du monde: de cette manière, François de Sales fonde un type intramondain de sainteté qui constitue une nouveauté.

  Saint Vincent de Paul

Prêtre français, fondateur de la congrégation des Prêtres de la Mission, appelés aussi lazaristes.

Né à Pouy (aujourd'hui Saint-Vincent-de-Paul) près de Dax  le 24 avril 1581 d'une famille très modeste. Il fut ordonné prêtre en 1600.  En 1617, il créa la première Confrérie de la charité, composée de dames aisées travaillant pour les pauvres et les malades à Chatillon-de-Dombes. Devenu aumônier général des galères en 1619, il s'efforça d'apporter tous les soulagements possibles aux esclaves. Après la mort de saint François de Sales en 1622, il devint le supérieur du premier monastère parisien de l'ordre de la Visitation Sainte-Marie.

Une congrégation de prêtres spécialisés dans l'apostolat en milieu rural fut établie à Paris en 1625, au Collège des Bons-Enfants, dont Vincent fut le supérieur et qui prit le nom de Lazaristes lorsqu'elle établit son siège à l'ancien prieuré Saint-Lazare à Paris. « Monsieur Vincent » ne se contenta pas de diriger l'ordre, il créa plusieurs organisations charitables, notamment en 1634, l'ordre des Filles de la Charité (ou Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul). Dès 1634, elles intervinrent à l'Hôtel-Dieu). L'hôpital des Enfants-Trouvés de Paris doit son origine à ce groupe. Vincent organisa également des collectes à Paris pour porter secours aux victimes des guerres de Religion; il fut perçu comme un véritable ministre de l'assistance. Il mourut à Paris le 27 septembre 1660. Canonisé en 1737, il fut choisi plus tard comme patron des œuvres charitables. Sa fête a lieu le 27 septembre dans l'Église catholique.