Les armées d'Hitler envahissent l'URSS

Le 22 juin 1941, à 4 heures du matin, aux environs de Moscou, Staline est réveillé par un coup de fil du général Joukov: «C'est la guerre!»

Les troupes allemandes viennent de pénétrer en Union soviétique. Cette opération dénommée «Barbarossa» survient un an jour pour jour après l'armistice entre la France et l'Allemagne.

L'invasion de l'Union soviétique avait été secrètement fixée au 15 mai. Mais le Führer avait dû retarder son plan de cinq semaines pour mettre au pas les Balkans.

Le 6 avril, la Wehrmacht avait envahi la Yougoslavie qui menaçait de rejoindre le camp opposé. Dans le même temps, elle avait prêté main-forte aux Italiens qui tentaient mais en vain d'envahir la Grèce.

Les Allemands eurent tôt fait d'occuper les Balkans. Mais ce fut au prix d'un retard lourd de conséquences pour l'invasion de l'URSS.

Malgré la discrétion dont s'entourèrent les Allemands, Staline fut très tôt et très complètement informé de leurs intentions grâce à ses services secrets et notamment à l'action de son agent en poste à Tokyo, Sorge.

Mais le dictateur ne voulut pas croire à l'imminence de l'attaque, tant il était convaincu de la solidité de son alliance avec les nazis (l'Histoire est coutumière de ce genre d'aveuglement face à un événement que l'on se refuse inconsciemment à envisager).

Sitôt agressée, l'URSS reçoit l'appui sans condition du plus vieil ennemi du bolchévisme, le Premier ministre britannique Winston Churchill. A la différence de ses conseillers, celui-ci comprend que la défaite doit primer sur toute autre considération.

Malgré le soutien immédiat de Churchill, Staline sombre dans une dépression profonde, sans se montrer ni voir personne.

Le dictateur soviétique ne veut pas croire à la trahison de Hitler et à la rupture du pacte de non-agression d'aout 1939. Pendant plusieurs jours, il reste cloîtré dans sa datcha sans donner signe de vie.

Pour beaucoup de contemporains y compris lui-même, la victoire des Allemands paraît une nouvelle fois inéluctable.

Une attaque massive

 < soldats allemands avec un drapeau pris à l'ennemi >Soutenue au nord par les Finlandais et au sud par les Roumains, la Wehrmacht remporte d'abord des succès spectaculaires face à une Armée rouge démoralisée et décapitée par les purges staliniennes.

Avec 3 millions d'hommes, 3.600 chars et 4.200 avions lancés vers l'est, les envahisseurs prennent Kiev sans coup férir et entament le siège de Léningrad (aujourd'hui Saint-Pétersbourg). Celui-ci durera 900 jours.

Sur le terrain, la guerre se fait impitoyable. Rejetant le soutien des populations slaves exacerbées par la terreur communiste, les nazis maltraitent les prisonniers, multiplient les exécutions sommaires de civils et, surtout, entament l'extermination des juifs.

La Wehrmacht sera arrêtée par l'hiver avant d'avoir eu le temps d'atteindre Moscou. Pour la première fois, elle cèdera alors du terrain devant l'ennemi.  

Dans le même temps, les États-Unis entreront dans le conflit suite à l'attaque japonaise sur Pearl Harbor. Ce sera le tournant de la deuxième guerre mondiale.

 

Mise à jour le 23 février 2003