24 septembre 1853

Voir le jour précédentavant aprèsVoir le jour suivant
Les deux soeurs à la terrasse (détail), par Pierre-Auguste Renoir (France 1841-1919)
Ce jour-là...

La Nouvelle-Calédonie devient française

Le 24 septembre 1853, le contre-amiral Febvrier-Despointes prend officiellement possession de la Nouvelle-Calédonie au nom de l’empereur Napoléon III.

C'est l'époque où la France reconstitue son empire colonial pour remplacer celui qu'elle avait perdu un siècle plus tôt.

La Nouvelle-Calédonie est un archipel de l'Océan Pacifique, deux fois plus étendu que la Corse. Elle avait été abordée en 1774 par l'explorateur James Cook, qui la baptisa ainsi en souvenir de son Ecosse natale (Calédonie est l'autre nom de l'Ecosse).

 < Fillettes kanaks de l'île de Lifou en robe "missionnaire" >Les habitants de la Nouvelle-Calédonie, des Mélanésiens (à peau noire) dénommés Kanaks (ou Canaques), furent ensuite évangélisés par des missions protestantes anglaises, puis par des missions concurrentes, catholiques, venues de France.

En mai 1864, le gouvernement français crée faute de mieux une colonie pénitentiaire sur l'archipel. Il va y envoyer des déportés algériens (musulmans) et pas moins de 4.500 communards, dont l'institutrice Louise Michel.

Jusqu'à sa suppression en 1897, la colonie pénitentiaire accueillera 22.000 «transportés».

En même temps qu'arrivent les premiers déportés, un ingénieur découvre sur l'archipel des gisements de nickel.

Bientôt vont affluer des immigrants libres originaires d'Alsace-Lorraine, pour cultiver les terres ou exploiter les mines, de sorte que les immigrants deviendront plus nombreux que les Kanaks.

En 1998, en signe de réconciliation avec leur histoire, certains indépendantistes kanaks ont renoncé à faire du 24 septembre une journée de deuil.

 

Mise à jour le 23 février 2003