La
Nouvelle-Calédonie devient française
Le 24 septembre 1853, le contre-amiral Febvrier-Despointes prend
officiellement possession de la Nouvelle-Calédonie au nom de l’empereur Napoléon
III.
C'est l'époque où la France reconstitue son empire colonial pour remplacer celui qu'elle
avait perdu un siècle plus tôt.
La Nouvelle-Calédonie est un archipel de l'Océan Pacifique, deux fois plus étendu que
la Corse. Elle avait été abordée en 1774 par l'explorateur James Cook, qui la baptisa ainsi en souvenir de son
Ecosse natale (Calédonie est l'autre nom de l'Ecosse).
Les habitants de la Nouvelle-Calédonie, des Mélanésiens (à peau noire)
dénommés Kanaks (ou Canaques), furent ensuite évangélisés par des missions
protestantes anglaises, puis par des missions concurrentes, catholiques, venues de France.
En mai 1864, le gouvernement français crée faute de mieux une colonie pénitentiaire sur
l'archipel. Il va y envoyer des déportés algériens (musulmans) et pas moins de 4.500
communards, dont l'institutrice Louise Michel.
Jusqu'à sa suppression en 1897, la colonie pénitentiaire accueillera 22.000 «transportés».
En même temps qu'arrivent les premiers déportés, un ingénieur découvre sur l'archipel
des gisements de nickel.
Bientôt vont affluer des immigrants libres originaires d'Alsace-Lorraine, pour cultiver
les terres ou exploiter les mines, de sorte que les immigrants deviendront plus nombreux
que les Kanaks.
En 1998, en signe de réconciliation avec leur histoire, certains indépendantistes kanaks
ont renoncé à faire du 24 septembre une journée de deuil.