Napoléon
1er seul face à la conspiration Malet
Tandis que Napoléon 1er et la Grande Armée sont embourbés dans la
campagne de Russie, à Paris, les esprits s'agitent.
Le 22 octobre 1812, un intrigant, le général Claude François de Malet, s'échappe d'une
clinique où il était gardé pour s'être compromis dans un complot républicain contre
l'empereur.
Il se présente en uniforme à la caserne de la garde nationale Popincourt en annonçant
la mort de l'empereur.
Ses complices arrêtent le préfet de police et le ministre de la police, Savary. Ils se
préparent à former un gouvernement provisoire.
La conspiration échoue en quelques heures et quatorze comparses seront rapidement
fusillés.
En dépit de son échec, la conspiration révèle la fragilité du régime. Et l'empereur
peut constater avec affliction que nul n'a songé que son fils, le Roi de Rome, devait
normalement lui succéder à l'annonce de sa mort.