Etat de
guerre en Pologne
A l'aube du 13 décembre 1981, le général Jaruzelski proclame
l’état de guerre en Pologne.
6000 syndicalistes sont arrêtés, y compris le populaire Lech Walesa. Le syndicat libre Solidarnosc
est dissous. L'émotion est immense dans le pays comme en Occident.
Des grèves sanglantes avaient déjà secoué le pays en 1970.
Le 18 octobre 1978, l'opposition au régime communiste reçoit une impulsion décisive
avec l'élection du polonais Karol Wojtyla à la papauté sous le nom de Jean-Paul II.
Charismatique et relativement jeune (58 ans), le nouveau pape se rend en Pologne en
mai-juin 1979. Quatre mots font le tour du pays: «N'ayez pas peur!»
Sous la conduite de l'électricien Lech Walesa, les ouvriers des chantiers navals de
Gdansk se mettent en grève en février 1980.
Les grèves s'étendent au pays. Le pouvoir vacille. Son chef, Edward Gierek, doit
bientôt démissionner.
Le 9 novembre 1980, le gouvernement reconnaît le syndicat libre Solidarnosc
présidé par Lech Walesa et qui réunit près de dix millions de Polonais.
Les Soviétiques empêtrés en Afghanistan ne sont pas en mesure d'intervenir
militairement. Le nouveau chef du gouvernement, Wojciech Jaruzelski, doit se débrouiller
seul.
Son coup d'Etat ne trompe personne. Il traduit l'impuissance des communistes à diriger le
pays et annonce la ruine prochaine de l'empire
soviétique.