|
|
Pour les
chrétiens de toutes les obédiences, la fête de Noël commémore la venue sur terre de
Jésus, ou Josuah (en hébreu, «Dieu sauve»).
Selon les chrétiens, Jésus est le Fils dans la Sainte Trinité qui réunit en
une seule personne, Dieu, le Père, le Fils et le Saint Esprit.
Il est venu sur terre sous la forme d'un enfant afin de libérer tous les hommes du
péché originel par sa souffrance et sa mort.
Jésus naît de la
vierge Marie, une jeune femme de la descendance du roi David.
Celle-ci est fiancée à Joseph, un charpentier de Nazareth, en Galilée, au nord de la
Palestine.
La naissance de Jésus survient tandis que Marie et Joseph se rendent à Jérusalem pour
se faire recenser conformément aux ordres de l'empereur romain, Auguste.
D'après l'Évangile de saint Luc, elle se déroule
dans une étable de Bethléem, un village à quelques kilomètres au sud de Jérusalem où
le couple a trouvé à s'héberger.
L'événement se produit à l'époque de l'agnelage, c'est-à-dire au mois d'avril, comme
l'atteste la présence de bergers dans le voisinage.
Il se situe sans doute en l'an -6 avant... JC du fait de l'évocation du cruel roi
Hérode, protégé des Romains. Cette datation est en contradiction avec l'hypothèse
du moine Denys le Petit qui est à l'origine du
calendrier adopté aujourd'hui dans le monde entier.
Vers l'âge de trente ans, Jésus quitte sa famille et commence à prêcher sur les bords
du lac Tibériade. D'humbles pêcheurs le rejoignent et ne vont plus le quitter jusqu'à
sa mort, trois ans plus tard. Ses disciples l'appellent volontiers Christ ou Messie.
Ces mots signifient respectivement en grec et en hébreu «oint du Seigneur».
Une fête vagabonde
La fête de Noël rappelle l'oracle du prophète Isaïe: «Le Seigneur vous donnera un
signe: la vierge enfantera un fils et l'appellera Emmanuel» (Évangile
selon Matthieu).
Le mot lui-même viendrait de natalis dies (en latin, «jour de la
naissance»). Selon d'autres sources, ce serait une déformation de Emmanuel
(en hébreu, «Dieu avec nous»).
Aux premiers siècles de notre ère, les Grecs célèbraient la venue de Jésus Christ le
6 janvier, à l'occasion de l'Épiphanie
(d'un mot grec qui désigne une «apparition»).
À Rome, vers 330, l'Église reporta cette célébration au 25 décembre, en remplacement
des Saturnales romaines et d'une fête que les païens avaient coutume de consacrer au
retour du soleil après le solstice d'hiver.
Au Moyen Âge, la piété populaire centra la fête de Noël sur la naissance proprement
dite de Jésus. Se développèrent alors les représentations traditionnelles de la
crèche, avec le boeuf et l'âne qui veillent sur le nouveau-né.
Noël donne lieu à une traditionnelle messe de Minuit. La fête est aujourd'hui associée
à la représentation de la crèche, c'est-à-dire de la mangeoire où reposait l'enfant
Jésus, faute de lit mieux approprié.
Les pays germaniques ont diffusé la coutume d'un sapin décoré de guirlandes. Les
Étatsuniens, au début du XXe siècle, ont repris la tradition de Saint Nicolas, qui distribue des cadeaux aux enfants
sages le jour de sa fête, le 6 décembre, en transformant le saint en un Père Noël
très païen.
|
|