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Les baptistes sont des chrétiens dont les origines remontent très loin. Il a toujours existé des assemblées de type baptiste, c'est-à-dire ayant pour seul chef Jésus-Christ, pour seul fondement les Saintes Écritures, pour seul accès au salut la repentance et la foi, et pour pratique le baptême des croyants.
On leur reprochait de former des églises indépendantes, de ne pas se soumettre au pape, de ne baptiser que par immersion des adultes croyants et d’enseigner et de traduire la Bible aux fidèles au lieu de les assujettir aveuglément à des dogmes humains.
On peut nommer par exemple les frères Vaudois*, les Priscilliens au IVe siècle, les Pauliciens au VIIe siècle, les Albigeois, Wycliffe au XIIIe siècle, Jan Hus au XIVe siècle, les Frères Moraves au XVe siècle, et les anabaptistes au XVIe siècle...
(Pour plus de renseignements historiques sur ces croyants écartés des livres d'histoire religieux ou systématiquement calomniés comme hérétiques, on consultera le livre d'E. H. BROADBENT L'Église Ignorée ou le Pèlerinage Douloureux de l'Église Fidèle à travers les âges (Éditions IMPACT, 230 rue Lupien, Cap-de-la-Madeleine, QC, Canada G8T 6W4).)
Les baptistes modernes sont originaires d’Europe.
En 1523, le réformateur suisse Ulrich Zwingli gagna la ville de Zurich aux idées de la Réforme. Il s’agissait de revenir aux Écritures en recevant le pardon des péchés par la seule foi en Jésus-Christ, en se retirant de l’influence du pape, en enlevant les statues, en quittant les superstitions, en permettant aux pasteurs de se marier, en remplaçant la messe par le culte, etc.
Au départ, Zwingli était pour le baptême des nouveaux croyants adultes, comme c’est le cas dans le Nouveau Testament. Mais, pour pouvoir mettre le Conseil de Zurich de son côté, il y renonça. Ses amis réformateurs (Conrad Grebel et Balthazar Hubmaïer furent les plus connus) continuèrent dans cette voie, considérant que le baptême devait être le signe d’une vraie conversion à Jésus-Christ. Ils se séparèrent de Zwingli pour former leur église et furent bientôt appelés « anabaptistes », c’est-à-dire des « rebaptiseurs ».
Les anabaptistes se répandirent très vite en Suisse et en Allemagne. Ils furent persécutés par les catholiques mais aussi par les protestants.
Certains fanatiques, comme Jean de Leyde, Thomas Münzer ou Hoffmann se firent passer pour des anabaptistes. Mais les autres anabaptistes condamnèrent les vues de ces hommes violents et fanatiques.
Menno Simons, un prêtre qui avait découvert la vraie foi en Christ en étudiant la Bible, devint le leader des anabaptistes. Par ses prédications et ses livres, il clarifia et unifia leur doctrine fondée uniquement sur les Écritures. Il est le père des mennonites qui existent encore aujourd’hui. Voici ce qu'il déclara à propos des fanatiques : "Voici 17 ans que je m'oppose fortement à l'enseignement de Münster, de façon privée ou en public, par la voix et la plume. Nous ne reconnaîtrons jamais comme frères et sœurs ceux qui, comme à Münster refusent la croix de Christ, méprisent la parole du Seigneur et s'adonnent à des convoitises charnelles en prétendant faire le bien."
Après d’incessantes persécutions lors de la reconquête de l’Europe par l’Église Romaine, les anabaptistes passèrent leur temps à fuir tout en répandant l'Évangile. Ils y en eût dans toute l'Europe, mais surtout en Allemagne, en Hollande et en Angleterre. Harassés par les persécutions, ils suivirent les protestants en Amérique. Ils s’y multiplièrent et influencèrent leur nouveau pays dans le sens de la liberté religieuse et de conscience. En effet, les colons protestants voulaient établir une église d'État peu tolérante des autres confessions. Les baptistes militèrent pour la liberté de conscience et obtinrent une Constitution respectueuse des croyances de chacun.
Les baptistes allèrent de par le monde pour annoncer l’Évangile et sont plus de 30 millions dans le monde. De grands noms leur sont associés, comme celui de William Carey, Charles Spurgeon, Dwight Moody, etc.
Voir aussi ces deux pages web sur les baptistes :
http://www.cpod.com/monoweb/attar/baptiste.htm
http://www.itr.qc.ca/~religion/RELIGIONS/Baptistes.html
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Note
* On n'a pas pu déterminer l'origine des Vaudois, tant elle remonte loin. Ils doivent leur nom, certes, à un de leurs disciples lyonnais, Pierre Valdo (XIIe siècle), mais s'appelaient eux-mêmes "les Frères". L'inquisiteur Reinerius (mort en 1259) les appelle "des léonistes" et les décrit ainsi : "Parmi toutes ces sectes, existantes ou non, nulle n'est plus pernicieuse pour l'Église que celle des léonistes, et ceci pour trois raisons. La première c'est la longue durée de cette hérésie, car on croit qu'elle existe depuis le temps de Sylvestre et, selon d'autres, depuis les temps apostolique. La seconde, c'est que les léonistes se trouvent un peu partout; il n'y a guère de pays où il n'y en ait pas. La troisième, c'est que si toutes les autres sectes horrifient leurs auditeurs par l'énormité de leurs blasphèmes contre Dieu, les léonistes ont une grande apparence de piété, ayant une conduite pure devant les hommes, s'attachant avec foi aux choses de Dieu..." Le prieur de St-Roch à Turin fut chargé en 1630 d'écrire un histoire des Vaudois. Ils pensent qu'ils remontent à des temps si reculés qu'il est impossible de fixer la date de leur origine. Les Vaudois pratiquaient le baptême par immersion et n'avaient pour seule règle de foi que les Saintes Écritures.
