Session sur les symboles du Jubilé |
|
En lien avec le symbolisme du chiffre 3 et de la Sainte Trinité | |
|
Dans la Bible Le symbolisme de la corne de bélier pour annoncer du Jubilé Le symbolisme du temps et les chiffres 7 et 50
|
Application dans la vie de l'Eglise Le symbolisme du pèlerinage et les indulgences Le mémorial de l'Incarnation et de la Rédemption Le symbolisme de la Porte et de la clé |
|
Application symbolique dans les communautés de Courfaivre - Courtételle - Develier durant l'Année Sainte 2000 La chapelle de l'unité Les portes et les clés dans la liturgie et la catéchèse | |
PREMIÈRE PARTIE : LE JUBILE DANS LA BIBLE
L'annonce du Jubilé dans la Bible avec la corne de bélier
"Jubilé" vient du terme biblique yobel qui désigne la corne de bélier utilisée comme trompette (Lv 25,9). Celle-ci servait à annoncer tous les 50 ans une année exceptionnelle de remise des dettes. En français le verbe jubiler désigne la manifestation d'une joie intense, souvent intérieure.
Ainsi le Jubilé de l'an 2000 est la manifestation d'une année exceptionnelle, sainte qui nous rappelle la "remise de notre dette envers Dieu" due à nos péchés car il y a 2000 ans le Christ s'est incarné et a sauvé l'humanité de ses péchés par le pardon divin sur la croix. C'est donc une source de joie intense.
Pour évoquer le mystère du mal, la Bible a retenu une catégorie d'animaux: les bêtes à cornes. En un sens, leur activité meurtrière soulève encore davantage le dégoût: au moins le carnassier se nourrit des vivants qu'il étrangle; au contraire, un taureau, un bouc ou un bélier qui attaque et qui encorne tue tout simplement pour tuer, de façon purement gratuite et sans y trouver d'autre profit que l'affirmation de sa propre suprématie et la libération de ses pulsions agressives du moment. Le lion et le chacal se repaissent du sang de leur victime; la bête à cornes, elle, se contente de verser le sang en pure perte. C'est le mal pour le mal!
Il est donc extrêmement symbolique que l'on ait choisi précisément une corne de bélier (celle qui tue par le simple plaisir de tuer) pour annoncer une année de remises des dettes. La dette scelle une dépendance du débiteur envers son créancier, c'est ce lien de dépendance qui est délié avec le Jubilé. Il ne faut pas réduire le terme de dette à une relation financière car elle recouvre tout ce qui engendre une relation de dépendance. Dans la prière du "notre Père" on retrouve le terme de "dette" pour parler du lien de dépendance du au péché ! (Mt 6,12) Ce symbolisme montre que Dieu délie le lien du mal même lorsqu'il est fait pour lui-même ! Ce symbolisme préfigure déjà celui de la croix. Les deux lignes de la croix symbolisent le lien de dépendance plénier de l'homme par rapport à Dieu puisqu'elle condense en elle l'ensemble des péchés de l'humanité mais c'est aussi elle qui va délier l'humanité des entraves du péché par le pardon du Christ ! La corne de bélier comme la croix sont deux instruments de torture qui tuent mais qui annonce aussi un temps de libération et de paix.
Taureau, bélier ou bouc impressionnent tous les trois par leur puissance, leur fécondité et leur combativité. Ils deviennent alors symbole de force, de fécondité et d'agressivité. Contrairement au taureau et au bouc, le bélier apparaît surtout en mythologie comme un animal solaire qui associe le feu créateur la fertilité et l'immortalité. On retrouve dans la Bible, ce lien entre les cornes, la lumière (Ha 3,4), la puissance (Jos 6,5) au moment de la prise de Jéricho. Cette lumière et cette puissance se manifestent pour toute la création sur l'autel à 4 cornes (Ex 27,2) par l'offrande faite à Dieu. L'offrande faite à Dieu est l'ensemble de la création qui est nécessairement symbolisée sur l'autel, ici par le chiffre 4.
Nous pouvons ainsi tirer une première conclusion: la corne du jubilé exprime la puissance salvatrice de Dieu mais cette dernière ne se passera pas dans la douceur à la manière d'un conte de fée car la puissance de Dieu détruit les puissances du mal. Ce combat n'est certainement pas spécifiquement biblique ce qui l'est certainement est le fait que Dieu chante sa victoire à travers même l'instrument qui servait de destruction, la corne de bélier. C'est ce symbole qui nous invite à une profonde méditation: comment combattons-nous les forces du mal ? Épousons-nous véritablement le désir de Dieu de chanter sa victoire dans le cœur du pécheur, de celui qui nous persécute, de celui qui nous blesse et nous humilie en les aimant comme le Christ sur la croix ? Voilà un beau sujet pour l'année du Jubilé !
Un jubilé tous les 50 ans dans la Bible
La notion du temps
Le monde païen environnant Israël a une conception cyclique du temps: création, destruction, re-création. L'histoire n'a pas de commencement ni de fin, elle est perpétuel recommencement. C'est le cas principalement de la pensée grecque. Le temps "détruit" il éloigne les hommes des origines par leur inévitable corruption. Celle dernière engendre la peur du futur et le désir du retour au passé, la nostalgie du passé idéal. Les religions païennes n'y font pas exception, on désir toujours retrouver le temps de la re-création lorsqu'un cycle se termine. Le rite est un effort pour essayer de lutter contre l'action destructrice du temps par rapport au temps trans-historique des mythes.
On trouve, cependant, dans les anciennes religions d'Iran une conception de l'histoire assez proche du judaïsme : l'histoire a un commencement et aura une fin lorsque la plénitude des temps sera atteinte : 7 millénaires. Les trois grandes religions monothéistes reprennent cette conception linéaire du temps. Il y a cependant une différence fondamentale entre le christianisme et les deux autres religions : pour un chrétien la fin des temps est déjà arrivée avec l'avènement du Christ.
"Or c'est maintenant, une fois pour toutes, à la fin des temps, qu'il s'est manifesté pour abolir le péché par son sacrifice." (He 9,26)
La grande différence qui découle des deux conceptions différentes du temps est essentielle:
-
dans la conception cyclique le temps est l'ennemi car il détruit inévitablement la force du mythe;
-
dans la conception linéaire du temps, ce dernier est le moyen par lequel Dieu réalise son dessein.
L'eschatologie (relatif aux temps derniers) a donc une place essentielle dans le christianisme, ce n'est pas une nostalgie du passé - contrairement à ce que croient bien des modernes - mais une anticipation de tous les futurs. En ce sens le chrétien est davantage tourné vers l'avenir que vers le passé. Le passé n'est pas nié mais il est le roc sur lequel il repose solidement pour tourner son regard vers l'avenir.
Beaucoup pensent que la religion est "l'opium du peuple" une consolation, un réconfort, une sécurisation. Pour beaucoup aussi, elle est une référence à des événements passés qui, pour notre monde moderne, sont dépassés. En fait, l'attitude du religieux n'est pas un regard vers le passé mais vers l'avenir, le vrai croyant est un veilleur, il attend. Juifs et chrétiens attendent mais les juifs attendent le Messie rédempteur et libérateur pour apporter le salut; alors que les chrétiens ont déjà la réalité du salut ils attendent son déploiement plénier dans l'histoire.
La liturgie a pour vocation de révéler l'accomplissement final du retour du Christ et de la glorification plénière du cosmos. C'est pour cette raison que l'apocalypse emprunte des images liturgiques. La liturgie anticipe la fin des temps, elle révèle que le temps présent est déjà l'avenir.
L'Apocalypse
L'apocalypse n'est pas synonyme de malheurs contrairement à ce que pensent les modernes, au contraire, l'auteur voit au-delà du visible la réalité invisible du sacré, sa vision "dévoile" (apokaluiy si" ) ce qui est caché. Le contexte de l'apocalypse est celui des temps de la peur ou le monde vit dans la tourmente, l'auteur des choses plus graves encore (pas besoin d'être grand prophète il suffit d'être réaliste) mais le sens ultime de ce livre est de révéler l'immense fleuve de paix qui nous attend après la tempête, qui demeure encore caché mais qui se révèle dans la vision de l'auteur. L'histoire était écrite dans le livre aux sept sceaux: le dessein de Dieu devait s'accomplir inexorablement à travers les vicissitudes du temps.
L'Apocalypse est née dans un contexte d'occupation de la Terre sainte. La littérature apocalyptique est une méditation de l'intervention imminente de Dieu qui va libérer son peuple. Effectivement les premiers chrétiens vivaient dans cette attente de l'imminence du retour du Christ. Le Christ n'étant pas "revenu" dans la plénitude de sa Gloire depuis 2000 ans les hommes d'aujourd'hui se mettent à douter de son retour et beaucoup de chrétiens de nos jours ne croient plus à la fin du monde. L'attente eschatologique n'est plus vivante.
Pourtant ce qui différentie l'apocalypse juive de l'apocalypse chrétienne est la vision du temps. Autrement dit, le Royaume n'est pas seulement un au-delà mais un avenir et cet avenir, pour le Chrétien, est Présent dans le Christ. Si on prenait une comparaison on pourrait dire: le Christ est comme un film qui se déploie devant nous, dans notre histoire, mais qui nous révèle un pays que l'on ira voir plus tard. Non seulement le Christ nous donne un avant goût comme quelqu'un qui vient de ce pays que l'on ira visiter plus tard mais il est lui-même ce pays, autrement dit, il est non seulement un avant-goût du royaume mais il est le Royaume en lui-même. Le temps présent est déjà le temps de la fin bien que son achèvement soit encore à venir.
L'espérance est concrétisé par le Présent: le Christ lui-même. La résurrection n'est pas une espérance à venir, elle est réalisée en Christ il n'y a plus qu'à attendre qu'elle puisse déployer tous ses effets. Si nous prenons une image on peut dire qu'il en va d'un médicament que nous absorbons quand nous avons la grippe, nous savons que le médicament fera son effet inexorablement mais on sait que la guérison se fera dans quelques heures… L'eucharistie anticipe ce futur en révélant la présence du ressuscité en nous par son Corps. Saint Paul affirme donc que nous sommes déjà ressuscités (Col 2,12; 3,1; Eph 2,6). Le présent est déjà le miroir du futur. La vie éternelle c'est de connaître Dieu et de lui être pleinement uni, avec le Christ et dans l'Esprit, elle a déjà commencé.
Symbolisme de la durée de 50 ans entre deux jubilés
Tu compteras sept semaines d'années, sept fois sept ans, c'est-à-dire le temps de sept semaines d'années, 49 ans. 9 Le septième mois, le dixième jour du mois tu feras retentir l'appel de la trompe; le jour des Expiations vous sonnerez de la trompe dans tout le pays. 10 Vous déclarerez sainte cette cinquantième année et proclamerez l'affranchissement de tous les habitants du pays. Ce sera pour vous un jubilé: chacun de vous rentrera dans son patrimoine, chacun de vous retournera dans son clan. 11 Cette cinquantième année sera pour vous une année jubilaire: vous ne sèmerez pas, vous ne moissonnerez pas les épis qui n'auront pas été mis en gerbe, vous ne vendangerez pas les ceps qui auront poussé librement. 12 Le jubilé sera pour vous chose sainte, vous mangerez des produits des champs. 13 En cette année jubilaire vous rentrerez chacun dans votre patrimoine. 14 Si tu vends ou si tu achètes à ton compatriote, que nul ne lèse son frère! 15 C'est en fonction du nombre d'années écoulées depuis le jubilé que tu achèteras à ton compatriote; c'est en fonction du nombre d'années productives qu'il te fixera le prix de vente. 16 Plus sera grand le nombre d'années, plus tu augmenteras le prix, moins il y aura d'années, plus tu le réduiras, car c'est un certain nombre de récoltes qu'il te vend. 17 Que nul d'entre vous ne lèse son compatriote, mais aie la crainte de ton Dieu, car c'est moi Yahvé votre Dieu. 18 Vous mettrez en pratique mes lois et mes coutumes, vous les garderez pour les mettre en pratique, et ainsi vous habiterez dans le pays en sécurité. 19 La terre donnera son fruit, vous mangerez à satiété et vous habiterez en sécurité. 20 Pour le cas où vous diriez: "Que mangerons-nous en cette septième année si nous n'ensemençons pas et ne récoltons pas nos produits" -- 21 j'ai prescrit à ma bénédiction de vous être acquise la sixième année en sorte qu'elle assure des produits pour trois ans. 22 Quand vous sèmerez la huitième année vous pourrez encore manger des produits anciens jusqu'à la neuvième année; jusqu'à ce que viennent les produits de cette année-là vous mangerez des anciens. (Lv 25,8-22)
Le symbolisme du chiffre 7
La création est structurée dans la Genèse sur une durée de 7 jours car le jour de repos fait partie intégrante de la création (Gn 2,2). C'est le temps qui donnera au chiffre 7 le symbolisme de la perfection, de la beauté et de la bonté car Dieu a fait dans cette durée une création parfaite au sens de belle et bonne ou il n'y a aucun espace pour le péché et le mal. Nous pouvons le déduire du texte de la Genèse car d'une part chaque journée qui s'achève Dieu contemple son œuvre qui est bonne (Gn 1) et d'autre part le péché et le mal fera son irruption dans la création par la faute du couple humain qui désobéit à Dieu (Gn 3).
"7 semaines d'années" est donc une multiplication du chiffre sept par lui-même pour exprimer un renouveau de la création. On retrouve cette multiplication par Jésus lui-même lorsqu'il répond à Pierre qu'il lui demande combien de fois il faut pardonner: "
Jésus lui dit: Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à 77 fois." (Mt 18,22).
Le symbolisme du chiffre 50
La 50e année va donc annoncer une année de grâce qui sera comme une "recréation". Pour l'Ancien Testament, ces cycles de 50 ans rejoignent, d'une certaine manière la conception cyclique du temps chez les païens mais à la différence que ces années de Jubilé ne sont pas des cycles sans fin mais annoncent l'année définitive de grâce ou le Messie va venir. Pour nous, chrétiens, cette année de grâce est réalisée par l'incarnation du Fils de Dieu, nous ne sommes plus en attente de cette plénitude car elle est présente et réalisée dans le Corps du Christ mais nous attendons quand même encore que cette recréation réalisée par le Christ déploie tous ses effets mais il faudra pour cela le retour définitif du Christ dans sa Gloire.
Autrement dit, pour nous chrétiens, le Jubilé est le mémorial de cette année de grâce dans l'Incarnation du Christ, un événement passé mais qui demeure présent par le Corps du Christ qui est l'Eglise (et dont l'eucharistie est le sacrement, le lieu ou le Christ se rend présent et nous donne son Corps) mais le Jubilé est aussi l'annonce de la fin des temps ou le Christ déploiera tous les effets de la grâce dans son retour dans la gloire. Ce sera l'avènement "d'un ciel nouveau, une terre nouvelle" (Ap 21,1).
Notons encore que l'espace de temps entre la Pâque du Christ, source jaillissante du Christ et la Pentecôte, don de l'Esprit, est de 50 jours. On retrouve donc la même symbolique pour signifier l'importance de la Pentecôte qui est l'avènement de la grâce par l'Esprit-Saint qui nous enfante à la Vie nouvelle. Nous vivons de la Vie nouvelle mais nous ne sommes pas encore nés car cette naissance doit passer par la mort à cette vie comme l'enfant doit quitter le sein de sa mère pour naître. C'est pour cette raison que bien des anciens voyaient la terre comme la matrice qui nous prépare à la naissance de la vie éternelle. La terre est "notre mère".
Le repos de la terre
"Vous ne sèmerez pas, vous ne moissonnerez pas les épis qui n'auront pas été mis en gerbe, vous ne vendangerez pas les ceps qui auront poussé librement." (Lv 25,11)
De nos jours la notion de liberté s'éloigne très souvent de la notion biblique. Dans la Bible la liberté n'est pas synonyme d'indépendance ou de la simple possibilité de choisir. Etre libre, c'est être sauvé par Dieu car c'est lui qui a tiré son peuple de l'esclavage d'Egypte. Dans le nouveau testament, la liberté est la victoire sur le péché acquise par le Christ et réalisée en nus par le Souffle de son Esprit. La liberté ne va donc pas s'opposer à la Loi divine au contraire, les commandements sont des chemins de liberté.
Le Jubilé est l'année de grâce qui libère l'homme et la création enfermés dans le péché depuis la faute d'Adam et Eve. C'est pour cette raison que les trompes sonnent le jour des Expiations des péchés du Peuple (Lv 23,26-32). Ainsi, à l'occasion du Jubilé toute la création est libérée. Pour signifier la libération de la terre, on la laisse reposer pendant l'année du Jubilé, symbole du jour du repos qui achève la création (Gn 2,2). Les ceps ne doivent pas être vendangés pour signifier qu'ils ont poussés librement et que cette liberté ne doit pas être "coupée" par l'homme. La création est donnée par Dieu à l'homme pour glorifier Dieu. Le péché de l'homme sera d'utiliser les fruits de la terre pour sa propre gloire, son propre profit. C'est pour cette raison qu'il doit respecter ce qui pousse librement dans la terre grâce à Dieu ainsi il laisse la création glorifier Dieu par elle-même !
"Considérez les lis, comme ils ne filent ni ne tissent. Or, je vous le dis, Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'a pas été vêtu comme l'un d'eux." (Lc 12,27)
Elle retrouve, par la même occasion un nouveau souffle, une nouvelle fécondité puisqu'il est bon de laisser la terre reposer pour qu'elle produise à nouveau de façon plus importante. Ce repos de la terre symbolise ainsi cette "recréation" à l'occasion du Jubilé.
Pour le cas où vous diriez: "Que mangerons-nous en cette septième année si nous n'ensemençons pas et ne récoltons pas nos produits" -- j'ai prescrit à ma bénédiction de vous être acquise la sixième année en sorte qu'elle assure des produits pour trois ans (Lv 25, 20-21)
La libération des esclaves
Dieu a sorti son peuple de l'esclavage d'Egypte pour accéder à une terre de liberté, la Terre promise. Le péché d'Israël, son infidélité sur cette terre de liberté a fait de Dieu un esclave (Is 43,24) car il est trahit par son Peuple, son Amour est "enfermé" dans le péché d'Israël. Tenir quelqu'un esclave sur cette terre même s'il est étranger fait injure au pays (Ez 22,29), c'est la manifestation du péché. L'année du Jubilé manifeste le "retour" sur la terre promise, source de liberté, elle exige donc l'affranchissement de tous les esclaves et de toutes personnes "emprisonnées par toutes sortes de dépendances dues aux péchés".
Lorsqu'Israël est tombé dans l'infidélité, il s'est rendu esclave des ennemis d'Israël (Jr 15,14), il a du fuir en Exil à l'étranger (Jr 17,4). Le retour de l'Exil est comme une promesse d'un renouveau (Jr 31,4). Ainsi le Jubilé sera aussi, vu sous cet angle, comme un retour d'Exil car on est "libéré" des péchés.
La remise des dettes
La remise des dettes est le prolongement de la dynamique de libération de toutes les dépendances. La dette financière provoque elle aussi une dépendance elle doit donc est dissoute. Il s'agit aussi surtout d'être juste dans les marchés et de vendre ou d'acheter d'après la production donnée par la terre et donc finalement par Dieu. (Lv 25,15-17).
L'affranchissement des propriétés
Dans le même sens, on recouvre sa propriété lorsque l'on avait dû la vendre sous la pression de l'indigence. On peut noter ici qu'il y a toujours comme une hypothèque greffée sur chaque propriété en fveur de la communauté. Grâce à cette hypothèque,, même celui qui a du tout vendre à le droit encore de réclamer son droit au propriétaire car il fait partie de la communauté. Cette enseignement est tiré de la Genèse au moment ou Dieu donne la création à l'humanité tout entière (symbolisée par Adam et Eve). Les hommes, malgré leurs puissantes richesses, ne pourront jamais effacer avec l'argent, cette hypothèque. Ainsi la pauvreté ne constite pas à ne pas être propriétaire de quelque chose mais à reconnaître cette hypothèque et à être prêt à partager avec celui qui a besoin de ce que j'ai car Dieu l'a donné pour tous !
DEUXIÈME PARTIE : LE JUBILE DANS LA VIE DE L'ÉGLISE
Application dans la vie de l'Église
Le symbolisme du pèlerinage
Le pèlerinage dans la Bible
Dieu crée l'homme en sa Présence, il n'y a pas "de distance" entre eux due au péché. Ce que Dieu a fait "cela était très bon" (Gn 1,31). A partir du moment où l'homme tombe dans le péché, cet espace, cette distance va se creuser entre le Créateur et sa créature. Le livre de la Genèse l'exprime au moment où l'homme se cache (Gn 3,10) et où il est "chassé du jardin d'Eden" (Gn 3,23).
Toute l'histoire sainte consistera pour le Peuple de Dieu à revenir vers Dieu. Comme l'homme a quitté la terre d'où il a été tiré pour une "terre marquée par le péché" (car l'homme a entraîné toute la création dans sa faute), toute l'histoire sainte consistera à retourner vers la "terre sainte" ou la Loi de Dieu est respectée. Cependant cette démarche ne peut pas se réaliser sans la grâce de Dieu. Dieu se fait ainsi le premier pèlerin, c'est lui qui vient à notre rencontre. C'est lui qui appelle Abraham (Gn 12); c'est Dieu qui libère son peuple de l'esclavage d'Egypte (Ex 15). C'est le Verbe de Dieu qui "descend" dans notre humanité pour nous sauver (Jn 1). L'homme doit simplement (mais c'est le plus difficile) quitter sa terre, se dépouiller de lui-même pour s'abandonner à Dieu (Gn 12). Le pèlerinage pour juifs et musulmans aura particulièrement ce sens-là de purification et d'adoration de Dieu.
Pour le Christ, il s'agit de mettre ses pas dans ceux du Christ de le laisser guider notre vie, le laisser être plus "nous que nous-mêmes". "Ce n'est plus moi qui vis" - dit saint Paul - "c'est le Christ en moi" (Ga 2,20). Le dépouillement de soi est total jusqu'au don de sa propre vie dans le martyre. La personne du Christ est l'aboutissement parfait de notre pèlerinage car, en lui, Dieu rejoint en plénitude l'homme car il n'y a qu'en lui que cet "espace" est vaincu puisqu'il est le sul à ne pas avoir de péché comme homme et à être, en même temps Dieu lui-même.
Après le péché, l'homme est devenu nomade, instable, et l'histoire sainte consistera à retrouver une stabilité, dont la terre sainte sera le symbole car l'homme y sera sédentaire. La ville sainte de Jérusalem, au cœur de cette terre, est le symbole de l'aboutissement de tous les pèlerinages de la terre (2 Chr 32,19). Ceux qui se détournent de la grâce de Dieu désirent aussi cette stabilité dont la ville est le symbole. C'est le cas de la tour de Babel, symbole d'un peuple sédentaire qui domine une ville puissante et dont l'homme est son propre Dieu car il pourra atteindre le ciel lieu symbolique de la demeure de Dieu. (Gn 11)
Le projet de Dieu appelle l'homme à une attitude totalement inverse de celle réalisée à Babel. Dieu appelle Abraham à devenir pèlerin pour partir sur une terre qu'il ne connaît pas (Gn 12,1), à se dépouiller des sécurités humaines: "quitte ton pays…" (Gn 12,1). C'est dans le même sens que Dieu demande à Moïse d'ôter ses sandales car il est sur une terre sainte (Ex 3,5). La sandale, faite de mains d'homme, symbolise les sécurités humaines car elles permettent de marcher, de se tenir en équilibre debout, elles évitent les pierres et les difficultés de la route.
Le pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle est un des mieux réussi au niveau de son expression symbolique de dépouillement.
Un pèlerinage : à Rome peut-être ou aux Lieux Saints d'Orient, mais aussi bien dans chaque diocèse à l'église jubilaire (à Dijon ce sera la Cathédrale). Car un déplacement, un dépaysement signifient une réponse au Dieu qui vient à notre rencontre dans l'histoire des hommes, dans notre histoire personnelle. Cependant il ne suffit pas de faire le voyage pour réussir, spirituellement parlant, le pèlerinage. Toutes sortes d'autres raisons peuvent se mêler à la démarche spirituelle: faire un beau voyage, voyager avec des amis, s'éloigner de la maison, faire plaisir à quelqu'un… etc. Le véritable pèlerinage est une démarche de conversion, de désir d'abandon total au Christ pour que ce soit lui qui conduise totalement notre vie. Toutes les démarches symboliques n'auront de sens que si elles sont des signes qui révèlent le désir intérieur de rencontrer le Christ sinon elles deviennent mensonge. Il peut arriver qu'une personne compense le manque de vérité spirituelle par une quantité de démarches pieuses… elle pensera alors que c'est la quantité qui compte et elle s'en valorisera ! Cette attitude est orgueilleuse et décourage les vrais pèlerins.
L'expérience montre, en effet, qu'on s'approche parfois des indulgences avec des attitudes superficielles, qui finissent par rendre vain le don de Dieu, jetant des ombres sur les vérités mêmes et sur les valeurs proposées par l'enseignement de l'Église.
L'indulgence
Le franchissement d'une Porte : c'est reconnaître qu'il y a un point de passage obligé, un acte de reconnaissance confiant du Christ Jésus comme l'Homme par excellence, l'Absolu de l'Amour, l'Emmanuel. Il n'y a pas d'autre accès au nouveau monde que Lui et son mystère. Et c'est là que Jean-Paul II reprend l'expression classiquement associée à la célébration d'un Jubilé, l'indulgence, mais il en renouvelle la formulation, l'Indulgence (au singulier) et non pas des indulgences (au pluriel). Il se garde bien d'évoquer une comptabilité spirituelle qui pouvait s'expliquer autrefois mais qui n'est pas comprise de nos jours. Et, patiemment, le Pape explique la signification de l'indulgence. L'aventure spirituelle est toujours celle d'une liberté personnelle qui en un instant se donne ou se refuse, mais cette décision essentielle engage tout un environnement charnel et social qui en gardera trace dans la suite des jours. Le pardon, accordé au pécheur repentant par le sacrement de la Réconciliation, ne supprime pas les conséquences sur cet environnement, la cicatrice du péché. L'indulgence est, non pas le pardon lui-même, mais un surcroît de bienveillance amoureuse qui abolit la cicatrice et rend un dynamisme juvénile à celui qui restait marqué par la vie et ses meurtrissures. Les chemins de l'indulgence jubilaire indiqués par Jean-Paul II délivrent de tout ressassement individualiste de nos manquements. Ce sera la purification de la mémoire, communautaire autant que personnelle : un millénaire s'achève, blessé par tant de haines et de combats dont chacun a rendu responsables les autres ; que chacun les désavoue pour sa part, et une réconciliation universelle deviendra possible. Ce sera le geste fraternel, la charité délicatement efficace pour un frère démuni ou marginalisé, en se souvenant du double amour auquel Jésus nous appelle. Ce sera la mémoire des martyrs de ce XXe siècle, si nombreux sur tous les continents, sous tous les totalitarismes. Le recours à leur solidarité actualise la pratique des premiers chrétiens, la communion des saints, qui transfigure les nuits de notre histoire par la présence lumineuse de ceux qui ont aimé jusqu'au bout.
Le don de l'indulgence
-
L'indulgence est étroitement liée au sacrement de Pénitence
Le point de départ pour comprendre l'indulgence est l'abondance de la miséricorde de Dieu, qui s'est manifestée par la Croix du Christ. Jésus crucifié est la grande " indulgence " que le Père a offert à l'humanité, par le pardon des fautes et la possibilité de la vie filiale (Jn 1, 12-13) dans l'Esprit Saint (Ga 4, 6 ; Rm 5, 5 ; 8, 15-16). Cependant, ce don, dans la logique de l'Alliance qui est le coeur de toute l'économie du salut, ne nous parvient pas sans notre acceptation, sans que l'on y corresponde. À la lumière de ce principe, il n'est pas difficile de comprendre comment la réconciliation avec Dieu, tout en étant fondée sur une offre gratuite et abondante de la miséricorde, exige en même temps un douloureux processus qui implique l'homme dans son engagement personnel et l'Église dans sa mission sacramentelle. Pour le pardon des péchés commis après le baptême, ce cheminement a son centre dans le sacrement de Pénitence mais se développe aussi après sa célébration. En effet, l'homme doit être progressivement " guéri " des conséquences négatives que le péché a engendrées en lui (et que la tradition théologique appelle " peines " et " séquelles " du péché).
-
Les peines dues aux cicatrices des péchés
L'amour paternel de Dieu n'exclut pas la souffrance, même si celui-ci doit toujours être compris à l'intérieur d'une justice miséricordieuse qui rétablit l'ordre violé en fonction du bien même de l'homme (He 12, 4-11). Dans ce contexte, la peine temporelle exprime la condition de souffrance de celui qui, bien qu'il soit réconcilié avec Dieu, est encore marqué par ces " séquelles " du péché, qui ne le rendent pas totalement ouvert à la grâce. Et précisément, en vue de la guérison complète, le pécheur est appelé à entamer un chemin de purification vers la plénitude de l'amour. Sur ce chemin, la miséricorde de Dieu vient à notre rencontre par des aides spéciales. L'indulgence doit être saisi dans cet horizon de renouveau total de l'homme par la grâce du Christ Rédempteur, par l'intermédiaire du ministère de l'Église. Elle est l'expression de la pleine confiance que l'Église a d'être écoutée par le Père quand - en considération des mérites du Christ et, aussi, par don du Christ, des mérites de la Vierge et des saints -, elle lui demande d'alléger ou d'annuler l'aspect douloureux de la peine, exerçant son sens de la guérison par d'autres moyens de grâce. Dans le mystère insondable de la sagesse divine, ce don d'intercession peut être bénéfique même pour les fidèles défunts, qui en reçoivent les fruits d'une manière propre à leur condition.
-
Une exigence de conversion
On voit alors combien les indulgences, loin d'être une sorte de " remise " de l'engagement à la conversion, sont plutôt une aide à un engagement plus empressé, plus généreux et plus radical. Cela est requis au point que la condition pour recevoir l'indulgence plénière est l'exclusion " de toute affection envers quelque péché que ce soit, même véniel ". Il se tromperait alors, celui qui penserait qu'il peut recevoir ce don par le simple accomplissement de certaines manifestations extérieures. Elles sont au contraire exigées comme expression et soutien du chemin de conversion. Elles manifestent en particulier la foi en l'abondance de la miséricorde de Dieu et en la merveilleuse communion que le Christ a réalisée en unissant de manière indissoluble l'Église à lui-même, comme son Corps et son Épouse.
Le mémorial de l'Incarnation et de la Rédemption
Le jubilé dans toute sa symbolique essentielle, nous l'avons vu est la liberté apportée par Dieu, le salut de l'humanité tirée de sa condition d'esclave due au péché. Comme l'Incarnation (le Verbe de Dieu qui se fait chair) et la Rédemption (le salut du Christ par sa mort et sa résurrection) sont pour les chrétiens la manifestation suprême et définitive du salut en Jésus-Christ qui nous a libéré du péché, l'Eglise, dès le Xxe s. institue des jubilés tous les 50 ans (selon la symbolique biblique de ce chiffre que nous avons vu) pour marquer la fête de l'Incarnation et de la Rédemption. Ainsi il y a eu un jubilé en :
1900 : 1900 ans que le Christ est né
1933 : 1900 ans que le Christ est mort (en considérant qu'il est mort à 33 ans)
1950 : 1950 ans que le Christ est né (donc 50 ans après le jubilé de 1900)
1983 : 1950 ans que le Christ est mort (donc 50 ans après le jubilé de 1933)
2000 : 2000 ans que le Christ est né
Le pape Jean-Paul II a encore institué un jubilé intermédiaire, après 25 ans pour les anniversaires de la naissance du Christ uniquement pour que chaque génération puisse vivre un jubilé. Ainsi il y a eu un jubilé en 1925 et en 1975.
Le symbolisme de la porte et de la clé
La porte
Dans la symbolique des églises romanes, on peut distinguer trois aspects différents: cosmologique, théologique et mystique. L’importance de la porte est immense, puisque c’est elle qui donne accès à la révélation; sur elles viennent se refléter les harmonies de l’univers. Des thèmes de l’Ancien Testament et de l’Apocalypse, tels le Christ en majesté et le Jugement dernier, accueillent le pèlerin et les fidèles. La beauté qui illumine les âmes doit les diriger vers la lumière dont le Christ est la véritable porte.
Le symbole de la porte est souvent repris par les auteurs romans. Jérusalem a des portes, écrit Hugues de Fouilloy, par lesquelles nous entrons dans l’église et pénétrons dans la vie éternelle. La porte du temple conduit à la vie éternelle. Le Christ a dit : Je suis la porte, et celui qui entre par moi sera sauvé.
Jésus est la Porte (Jn 10,7)
"En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis.
8 Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands; mais les brebis ne les ont pas écoutés. 9 Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et sortira, et trouvera un pâturage.
Nous connaissons bien cette symbolique du bon berger qui garde ses brebis. Nous sommes les brebis et Jésus est le Berger. Aucune brebis ne pourra entrer dans la bergerie sans que le Berger ne le veuille. C'est lui qui guide son troupeau, Il est la Porte de la Bergerie.
"Entrez par la porte étroite. Large, en effet, et spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il en est beaucoup qui s'y engagent; 14 mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie, et il en est peu qui le trouvent. (Mt 7,13-14)
La porte est étroite, non pas parce que le Berger est exigeant mais parce que beaucoup pensent pouvoir passer par des chemins qui mènent à la perdition. Il est intéressant finalement de voir que Jésus indique par cette symbolique que tout le monde désire passer la porte de la Bergerie, symbole du Royaume. Cependant, beaucoup s'engagent dans des chemins qui mènent à la perdition peut-être parfois même sans s'en rendre compte. Certains en sont conscients mais au plus profond d'eux-mêmes ils désirent rejoindre le Royaume.
La porte est étroite car le Chemin (Jn 14,5) qui y conduit est l'exigence de l'amour qui va jusqu'au don de soi, à l'abandon de soi… (Mc 15,34) sur les traces de Jésus qui est le Chemin et l'Amour puisqu'il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime (Jn 15,13).
Or Simon-Pierre suivait Jésus, ainsi qu'un autre disciple. Ce disciple était connu du grand prêtre et entra avec Jésus dans la cour du grand prêtre, 16 tandis que Pierre se tenait près de la porte, dehors. L'autre disciple, celui qui était connu du grand prêtre, sortit donc et dit un mot à la portière et il fit entrer Pierre. 17 La servante, celle qui gardait la porte, dit alors à Pierre: "N'es-tu pas, toi aussi, des disciples de cet homme?" Lui, dit: "Je n'en suis pas." (Jn 18, 15-17)
Pierre désire passer la Porte du Royaume mais la peur le fait prendre le chemin qui mène à la perdition, il renie trois fois le Christ. A ce moment-là il se tenait près de la porte dehors, il n'est pas encore entré, il ne l'a pas encore franchie. On ne sait pas ce qu'il y a derrière une porte surtout lorsqu'elle est fermée, lorsqu'elle nous présente l'impasse des ténèbres devant la mort ! Pierre entre mais c'est à ce moment-là sur le seuil de la Porte qu'il trahit le Christ !
Jérusalem est munie d'un rempart de grande hauteur pourvu de douze portes près desquelles y a douze Anges et des noms inscrits, ceux des douze tribus des fils d'Israël; 13 à l'orient, trois portes; au nord, trois portes; au midi, trois portes; à l'occident, trois portes. 14 Le rempart de la ville repose sur douze assises portant chacune le nom de l'un des douze apôtres de l'Agneau. (Ap 21,12-14)
La ville sainte, symbole, nous l'avons vu de la convergence de tous les pèlerinages de la terre et de la stabilité retrouvée après le péché est munie de 12 Portes, symboles des 12 tribus d'Israël et des 12 Apôtres. Cette symbolique réuni donc juifs et chrétiens mais pas seulement eux car il y a aussi la symbolique du chiffre 4 (points cardinaux) qui symbolise la création tout entière. La Jérusalem céleste (dont la Jérusalem terrestre est le pâle reflet) fait converger toutes les nations.
C'est unité est réalisée par la Trinité car il y a trois portes à chaque face de la ville pour accueillir toute l'humanité. Ce qui nous donne 3 x 4 = 12.
Et les douze portes sont douze perles, chaque porte formée d'une seule perle; et la place de la ville est de l'or pur, transparent comme du cristal. 22 De temple, je n'en vis point en elle; c'est que le Seigneur, le Dieu Maître-de-tout, est son temple, ainsi que l'Agneau. (Ap 21,21-22)
Ce passage exprime l'harmonie et l'unité de la communauté céleste autour du Seigneur, le Maître de tout qui est le Temple.
Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre viendront lui porter leurs trésors. 25 Ses portes resteront ouvertes le jour -- car il n'y aura pas de nuit --(Ap 21,24-25)
Il n'y aura plus de nuit, plus de souillure, plus de voleurs, les portes resteront ouvertes.