Conciles du Latran
cinq conciles œcuméniques de l'Église catholique qui se sont déroulés au palais de Latran, à Rome.
Latran
9e concile, réuni en 1123 par Calixte II ; ce fut le premier concile général en Europe. Le concordat de Worms (1122), qui mit fin à la querelle des Investitures entre les autorités ecclésiastiques et laïques, y fut ratifié. Le concile adopta également des canons interdisant la simonie et le mariage des membres du clergé et annula les ordonnances de l'antipape Grégoire VIII (1118-1121).
Latran
10e concile, réuni en 1139 par le pape Innocent II (1130-1143). Il mit fin au schisme d'Anaclet II (1130-1138) et décréta l'excommunication de ses adeptes. Le concile renouvela les canons contre le mariage des ecclésiastiques et interdit les tournois dangereux.
Latran
11e concile, réuni en 1179 par le pape Alexandre III. La procédure d'élection du nouveau pape par un conclave de cardinaux y fut instaurée, décrétant que le vote des deux tiers du conclave était nécessaire pour l'élection.
Latran
12e concile, réuni en 1215 par le pape Innocent III. Considéré comme le plus important des conciles du Latran, il accueillit deux patriarches d'Orient, des représentants de nombreux princes laïcs et plus de 1 200 évêques et abbés. Parmi les 70 décrets qui y furent ratifiés, on trouve une condamnation de deux sectes religieuses, les cathares et les Vaudois ; une profession de foi qui contient, pour la première fois, une définition de la transubstantiation; l'interdiction de la fondation de nouveaux ordres monastiques; une obligation pour tous les membres de l'Église occidentale de se confesser et de communier au moins une fois par an; et des dispositions pour l'appel à une nouvelle croisade.
Latran
18e concile, réuni en 1512 par le pape Jules II qui se poursuivit sous Léon X jusqu'en 1517. L'édition de livres sans autorisation ecclésiastique y fut interdite et le concordat de Bologne passé entre le pape Léon X et François Ier, roi de France, qui abrogeait les libertés de l'Église française, y fut approuvé.