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Retours :  gnose (Émergence)

schisme

 C'est la séparation, au sein d’une religion, d’une partie des fidèles qui reconnaissent une autre autorité. 

Le terme «schisme » désigne une scission formelle et volontaire de l’unité d’une Église. Contrairement à l’hérésie, à laquelle il est souvent lié, il n’implique pas forcément une déviation doctrinale.

Les principaux schismes de l’Église catholique sont

  Celui des donatistes au IVe siècle  

Mouvement chrétien hérétique des IVe et Ve siècles, qui estimait que la valeur des sacrements dépendait du caractère moral du ministre. Cette hérésie apparut à la suite de la consécration de l'évêque de Carthage en 311 qui était accusé d'être un traditore, c'est-à-dire l'un des ecclésiastiques coupables d'avoir livré les Livres saints aux forces oppressives de l'empereur romain Dioclétien. Ce schisme divisa l’Église, en Afrique, pendant trois siècles et demi, de la fin de la persécution de Dioclétien à l’invasion arabe. Les donatistes, qui recouraient souvent eux-mêmes à la violence, furent l’objet d’une répression impériale quasi permanente ; elle ne les entama guère dans une résistance qui prit souvent les allures d’un mouvement de protestation sociale, fortement lié aux réalités ethnographiques, culturelles, économiques et politiques de l’Afrique romaine.

  Le schisme d’Orient, au XIe siècle

provoqué par les désaccords qui opposaient, dès le IVe s., le clergé byzantin au clergé romain.

Le schisme d'Orient : une rupture consommée

En 1054, le schisme d'Orient consacre la division des Eglises d'Orient et d'Occident. Partant du même postulat, la Sainte Trinité, les théologiens des deux Eglises établissent des théories différentes sur la nature du Saint-Esprit. D'où éclate la querelle dite du « filioque » : le Saint-Esprit procède-t-il du Père « et du Fils » (« filioque », Rome) ou du Père à travers le Fils (Byzance) ? C'est officiellement sur cette question que le pape et le patriarche ne peuvent s'entendre. En réalité, ils entérinent une vieille querelle et plusieurs siècles d'éloignement et d'incompréhension culturelle.
Constantinople, soucieuse d'établir sa primauté sur Rome, prétend très tôt avoir été évangélisée par l'apôtre André (Jésus a choisi André avant Pierre). L'Eglise est alors organisée en cinq patriarcats : Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem. En 451, au concile de Chalcédoine, Constantinople obtient les mêmes droits que Rome, ce que le pape n'acceptera jamais. L'Empire romain d'Occident disparu, Constantinople, « la nouvelle Rome », continue d'étendre son influence et développe une civilisation brillante et raffinée, de langue grecque. Rien de comparable avec les contrées occidentales, qui émergent à peine de la barbarie et utilisent le latin. Les différentes ambassades échangées ne font que perpétuer les malentendus et accentuer une antipathie naturelle jusqu'à la rupture finale. Depuis, les Eglises d'Orient se sont nommées orthodoxes, du grec orthos : droit, et doxa : opinion. A.-C. M. (Nouvel Observateur - HORS-SERIE n° 40)

  le grand schisme d’Occident

qui divisa l’Église catholique romaine déchirée entre plusieurs papes qui revendiquaient simultanément la légitimité. Il dura de 1378 à 1417 et donna lieu à l’élection de papes siégeant simultanément à Rome et en Avignon. 

Ce schisme se termina, lors du concile de Constance (1414-1418), par la reconnaissance de Martin V comme seul pape (1417).