Le Christianisme |
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L’apparition du christianisme marqua une révolution en morale, dans la mesure où elle introduisit une conception religieuse du bien dans la pensée occidentale. Dans la perspective chrétienne, l’Homme dépendait entièrement de Dieu et ne pouvait parvenir à l’excellence ni au moyen de la volonté, ni au moyen de l’intelligence, mais seulement avec l’aide de la grâce divine. La doctrine de la morale chrétienne primitive établit plusieurs règles d’or : « Faites pour les autres tout ce que vous voulez qu’ils fassent pour vous » (Matthieu, VII, 12), formule des injonctions d’aimer son prochain comme soi-même (Lévitique, XIX, 18), d’aimer ses ennemis ( Matthieu, V, 44) et ordonne selon la parole de Jésus : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Matthieu, XXII, 21). Jésus pensait que le sens de la loi juive était pour l’essentiel contenu dans le commandement « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit ; et ton prochain comme toi-même » (Luc, X, 27). Le christianisme primitif insistait sur les valeurs telles que l’ascétisme, le martyre, la foi, l’indulgence, le pardon, la chasteté, autant de vertus considérées souvent comme centrales par les philosophes grecs et romains de l’Antiquité. |
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Il est peu de personnages historiques dont l’influence sur l’histoire de l’humanité ait été aussi grande que celle de Jésus, eu égard à la durée exceptionnellement courte de sa prédication. Il n’a pas fondé de religion et sa vie n’est en rien comparable à celle du Bouddha, de Confucius ou de Mahomet dont l’activité s’exerça durant des années. Et pourtant, depuis deux mille ans, son enseignement est sans cesse repris et commenté par ses fidèles, sa personne vénérée comme celle du Fils de Dieu, la foi en lui annoncée en toutes les langues de la terre. Les non-chrétiens et les adversaires même du christianisme reconnaissent en lui une personnalité hors de pair et chacun interprète son œuvre et son message en fonction de ses options philosophiques ou politiques. Jésus est tour à tour présenté comme un moraliste, un maître à penser, un idéaliste un peu rêveur, un messager du socialisme ou un révolutionnaire. Le personnage historique a depuis longtemps donné naissance au mythe. Cela est d’autant plus normal que Jésus n’a rien écrit. Les Évangiles, qui sont notre seule source documentaire, ne sont pas des biographies de Jésus, ni un compte rendu de ses discours, mais un témoignage de la foi des premiers chrétiens. S’ils font constamment référence à des événements de la vie de Jésus, s’ils rapportent ses paroles, c’est sous la forme d’une prédication, d’une annonce du Christ. Aussi bien les faits que l’historien peut avancer concernant la vie de Jésus se réduisent-ils à peu de chose. Originaire d’une province obscure de l’Empire romain, il a sans doute une trentaine d’années lorsqu’il commence un ministère public, d’abord dans l’entourage de Jean-Baptiste, qu’il quitte bientôt pour aller prêcher en Galilée, sa patrie, où il recrute des disciples. Son enseignement, enraciné dans la tradition religieuse et scripturaire juive, est pourtant marqué d’une autorité particulière. Il ne commente pas les Écritures et n’ergote pas sur les articles de la Loi, comme le font les rabbis pharisiens, mais parle comme un prophète inspiré, annonçant la venue imminente du Royaume de Dieu et la nécessité de se soumettre, avant qu’il ne soit trop tard, à la volonté de Dieu, qu’il appelle son Père. Il utilise un langage clair, des images et des paraboles simples, accessibles au peuple. Cet enseignement et les guérisons qu’il accomplit, comme le font d’autres rabbis, attirent sur lui l’attention des Galiléens, mais aussi l’hostilité des rigoristes pharisiens, qui le considèrent comme un gêneur et cherchent à le prendre en faute. Quelques mois plus tard, Jésus monte à Jérusalem avec ses disciples pour la Pâque. Les Évangiles nous le montrent enseignant dans le Temple, aux prises avec les légistes et les membres du sacerdoce. Arrêté de nuit, abandonné par ses amis, il est mené devant le sanhédrin réuni à la hâte, puis conduit chez le procurateur romain, Pilate. L’accusation portée contre Jésus, lors de sa comparution, est d’ordre politique : il se serait dit « roi des Juifs ». Il est condamné à être crucifié et meurt sur la croix, sans doute la veille de la Pâque, sans qu’on puisse préciser l’année (autour des années trente). Bientôt après, ses disciples proclameront leur certitude que leur maître est ressuscité. |
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Je vous propose les trois catéchismes dont le premier a été publié lors du concile de Trente, en 1566 ; celui de saint Pie X en 1906 et le dernier en 1992. |
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Toutes les religions comportent des rites, des cérémonies, une liturgie plus ou moins réglée. Mais toutes ne comportent pas un choix préférentiel et une liste limitative d’actes hiérogéniques qui l’emportent en dignité et en efficacité sur tous les autres gestes de la symbolique cultuelle. De même, toutes les religions n’ont pas élaboré théologiquement, c’est-à-dire appuyé sur des arguments de foi et de raison, le genre d’efficience qu’il convient d’attribuer à ces actes privilégiés. Parmi les doctrines qui ont le mieux approfondi ces questions, on peut citer la sacramentaire chrétienne et la théurgie païenne. Les Sacrements du Nouveau Testament institués par le Christ et confiés à l'Église, en tant qu'actions du Christ et de l'Église, sont des signes et moyens par lesquels la foi s'exprime et se fortifie, le culte est rendu à Dieu et se réalise la sanctification des hommes ; c'est pourquoi ils contribuent largement à créer, affermir et manifester la communion ecclésiastique. |
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Véritable structure théorique et spirituelle de la tradition chrétienne, la tradition patristique a plus imprégné l'Église orthodoxe, notamment grecque, que l'Église catholique. Le protestantisme, quant à lui, reçoit l'enseignement des Pères, mais valorise surtout l'étude de la Bible. En milieu catholique, un renouveau des études patristiques a récemment rendu accès à ces textes, souvent superbes, mais encore ignorés par une grande partie des chrétiens. Il a notamment influencé l'aggiornamento (la « mise à jour ») effectué par le concile Vatican II dans les années 1960. Voir aussi : Les penseurs chrétiens |
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Pensée non systématique, jaillissant au fil des situations — hérésies à combattre ou problèmes nouveaux —, enracinée dans les catégories de la philosophie grecque et notamment de la pensée platonicienne, la patristique prend sa source dans l'Écriture qu'elle commente, développe et explique. Ses principaux écrits concernent la personne du Christ et la question de sa nature divine et humaine, l'Esprit saint et la Trinité, la Vierge Marie. On trouve également dans la littérature patristique, outre des éléments sur la constitution de l'Église ancienne (notamment dans l'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe de Césarée), des prescriptions concernant la consécration religieuse et la piété, une réflexion sur les sacrements. Plusieurs philosophes antiques, parmi lesquels certains présocratiques, nous sont connus par des fragments qu'en rapportent les Pères. |
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Éminents théologiens chrétiens, proclamés par l'Église, qui vient du latin doctor ecclesiae. En accordant ce titre, l'Église reconnaît la contribution des théologiens aussi nommés à la compréhension de la doctrine et de la foi. Voir aussi : Les penseurs chrétiens |
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A travers la "parabole", récit allégorique, habituellement assez bref, sous lequel se cache un enseignement, selon un procédé populaire et oriental consistant à faire passer un message au moyen d’une comparaison (en grec, parabolè ) : «Le royaume de Dieu est semblable à un grain de sénevé, [...] à une femme, [...] à un semeur...» Ce procédé, si fréquent chez les évangélistes synoptiques (Marc, Matthieu, Luc) peut être relié à la tradition prophétique qui aimait mimer sa prédication et était tout autant gestuelle que verbale. Par là, il est possible de faire entrer les paraboles dans un vaste réseau thématique : le semeur, la vigne, le pêcheur, les festins fournissant la symbolique théologique et montrant comment le Nouveau Testament approfondit l’Ancien. Par son caractère obscur, ou du moins paradoxal, la parabole est une façon de voiler en dévoilant. Les commentateurs en ont souvent fait aussi un élément de pédagogie qui préserve la révélation puisque tous n’ont pas l’esprit pour la recevoir. Beaucoup de paraboles se terminent, en effet, par ces mots : «Qui peut comprendre, qu’il comprenne.» Ainsi a-t-on justifié les anomalies de certaines d’entre elles, telles celles qui mettent en scène des personnages immoraux (l’intendant malhonnête, par exemple). |
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Ils ne sont ni pères ni docteurs de l'Église mais leur influence ou simplement leur exemple ont grandement contribué à fonder et asseoir le christianisme... |
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Les trois grands schismes de l'Église catholique : Donatistes au IVe siècle, Le schisme d’Orient au XIe siècle et le grand schisme d’Occident XIV - XVe siècle, |
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L’histoire conserve les traces d’un grand nombre d’hérésies qui semblent indépendantes les unes des autres. Certaines d’entre elles, comme les hérésies gnostiques, professaient l’existence de deux dieux, et d’autres, comme les hérésies caïnites, faisaient l’éloge du crime et de la révolte, mais la plupart croyaient au Christ et pratiquaient son enseignement, quelquefois à l’image de Pierre Valdo ou de Jansénius, c’est-à-dire de façon plus exigeante que les fidèles eux-mêmes. Dès les temps apostoliques, le christianisme connaît des hérésies «judaïsantes» ou «hellénisantes», qui portent sur la nature de Jésus, homme pour les uns, dieu pour les autres. Aux IVe et Ve siècle apparaissent les hérésies trinitaires, dont la plus connue est l’arianisme, monothéisme simple qui insiste sur la seule nature divine du Père. Suivent les hérésies christologiques des Ve et VIe siècle : nestorianisme et monophysisme, qui, contrairement à l’arianisme, demeurent exclusivement orientales. À partir du XIe siècle, les hérésies ne portent plus sur la doctrine, désormais fixée, mais sur la pratique religieuse et sur l’organisation de l’Église. Elles sont populaires, évangéliques et s’élèvent contre l’existence du sacerdoce. Certaines, évangéliques et ecclésiastiques, voulurent réformer l’Église de l’intérieur, sans détruire sa continuité ni son unité, notamment avec Wyclif (Angleterre) et Jan Hus (Bohême) aux XIVe et XVe s. Le courant des hérésies manichéennes ou dualistes est représenté en Orient par les bogomiles, en Occident par les cathares (ou albigeois). Les religions réformées du XVIe s. (protestantisme), considérées par Rome comme hérétiques, ont consommé un schisme qu’elles ne souhaitaient pas ; quant au jansénisme des XVIIe et XVIIIe s., il ne peut davantage être assimilé à une hérésie. Aujourd'hui, si les définitions théoriques concernant l’hérésie demeurent les mêmes, l’attitude de l’Église (autrefois violemment répressive), sauf cas d’espèce, est bien différente. L’heure est au dialogue, à l’œcuménisme. |
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La motivation profonde de la Réforme est le retour de la chrétienté à sa pureté primitive. Le plus grand nom qui lui reste attaché est celui de l'Allemand Martin Luther (1483-1546). Le cœur de sa doctrine est le salut par la foi tel que saint Paul l'énonce dans l'Épître aux Romains. Les œuvres et la morale ne sont pour lui que les produits de la foi. Elles sont sans aucun mérite car tout est un don de Dieu. L'affaire des indulgences est l'occasion pour lui de publier un manifeste, les 95 thèses, dans lequel il développe cette doctrine évangélique. Excommunié et mis au ban de l'empire, Luther peut malgré tout poursuivre son action grâce à la protection de Frédéric le Sage, Électeur de Saxe. Jean Calvin (1509-1564) est le second grand nom de la Réforme. Dans son Institution de la religion chrétienne (1536), il s'intéresse, contrairement à Luther, à la diffusion de la Réforme dans le monde séculier. À Genève, il s'efforce d'établir politiquement et socialement une véritable théocratie, pleine d'originalité, créatrice d'un certain type de civilisation, mais aussi très juridique et très autoritaire. La Réforme éveille un vif intérêt pour les problèmes spirituels. L'église catholique est contrainte de se ressaisir, d'affermir sa doctrine et de remédier, pour le moins, à quelques-uns des scandales les plus criants (la vie dissolue des prêtres par exemple). Parallèlement, elle se doit d'arrêter l'expansion de la Réforme, qui devient une lourde menace à sa domination spirituelle. La contre-réforme est donc créée par le biais de deux facteurs importants : le Concile de Trente, et l'ordre des Jésuites. Le Concile de Trente dote l'église romaine d'une doctrine ecclésiastique définitivement formulée. L'ordre des Jésuites lui fournit un corps d'élite bien formé et prêt à combattre, qui lui permet d'acquérir une puissance plus grande encore qu'auparavant. |
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Si je vous propose de parcourir cette section, et surtout si j'ai inclus ce site dans le CD-rom, c'est bien sur parce qu'il présente un certain intérêt. D'abord, il donne l'intégralité d'une version de la Bible qui suit l'organisation des livres de la version protestante, ensuite parce qu'il est très représentatif d'une morale chrétienne assez radicale, enfin, et ce n'est pas négligeable, il comporte de nombreux commentaires et explications des Écritures. Personnellement, et bien que je n'aie rien trouvé qui l'indique, je pense qu'il s'agit d'un site de l'église Pentecôtiste. Abordez donc cette section sans parti-pris, avec les seuls soucis de l'observateur ou du chercheur qui veut connaître et comprendre |
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