Les Mongols
détruisent Bagdad
Le 10 février 1258, les Mongols s'emparent de Bagdad.
Ils massacrent méthodiquement la population et mettent au supplice le dernier calife arabe.
500 ans plus tôt, les Arabes avaient fait de Bagdad le siège du califat, autrement dit
la capitale de l'Islam.
Une civilisation nouvelle était née sur les bords de l'Euphrate, fécondée par les
cultures grecque et perse.
Les califes de la dynastie des Abbassides, à l'image d'Haroun al-Rachid, contemporain de Charlemagne,
avaient fait rêver le monde occidental. Les contes des «Mille et Une Nuits»
nous rappellent leur souvenir.
Mais le califat arabe de Bagdad a dû faire allégeance aux Turcs
de Toghrul-beg avant d'être définitivement détruit par les Mongols
de Hulagu, un petit-fils du terrible Gengis Khan.
Le califat sera restauré sous une forme inconsistante en Egypte, sous la dynastie des
Fatimides, avant d'être relevé en 1517 par le sultan turc d'Istanbul, Sélim 1er.
Avant de disparaître, les Abbassides de Bagdad auront eu le temps de transmettre
aux chrétiens d'Occident l'héritage de l'Antiquité.
Dans les universités médiévales, les clercs s'initient à la philosophie grecque grâce
aux traductions arabes.
Une autre aventure commence, qui n'est pas encore terminée, celle de la civilisation
européenne.