La fin du
séparatisme rhénan
Le 12 février 1924, 40 séparatistes rhénans sont
massacrés à Pirmasens, une petite ville proche de la frontière française.
Après la guerre de 14-18, beaucoup de Rhénans veulent s'émanciper de la tutelle
prussienne. Certains souhaitent une solution fédérale. C'est le cas de Konrad Adenauer,
le bourgmestre de Cologne, qui deviendra chancelier après la deuxième guerre mondiale.
D'autres réclament l'indépendance de la Rhénanie.
Leur leader, le Dr Leo Dorten, reçoit les encouragements d'intellectuels français comme
Jacques Bainville ou Maurice Barrès. Mais les troupes françaises qui occupent la
Rhénanie, conformément au traité de Versailles, conservent une stricte neutralité.
A l'automne 1923, un groupe de séparatistes s'empare des bâtiments publics
d'Aix-la-Chapelle et proclame la République rhénane. Elle ne tiendra que quelques jours
et le groupe sera dispersé par des commandos nationalistes.
Les derniers séparatistes se réfugient dans le tribunal de Pirmasens où ils trouveront
une fin horrible. C'en sera fini du mouvement rhénan.