Occupation
de Saigon par les Français
Le 18 février 1859, une flotte française remonte une
rivière au sud du Viêt-nam.
Les nouveaux-venus, sous le commandement de l'amiral Rigault de Genouilly, occupent le
site de Saigon. Ce port sert au ravitaillement de Hué, la capitale de l'empire du
Viêt-nam.
De vieilles fréquentations
Les contacts entre la France et le Viêt-nam remontent au XVIIe siècle avec l'arrivée
des premiers missionnaires.
C'est un jésuite français, Alexandre de Rhodes, qui transcrit la langue vietnamienne
dans l'écriture latine aujourd'hui en usage dans le pays.
Au début du XIXe siècle, le futur empereur Gia-long, de la dynastie Nguyen,
s'empare de Hué et Hanoi, faisant l'unité du pays sous son égide.
Il bénéficie de la sympathie de monseigneur Pigneau de Behaine, vicaire apostolique de
Cochinchine.
Mais les massacres perpétrés contre les chrétiens par l'un de ses successeurs, Tu Duc,
fournissent à Napoléon III un prétexte pour une entreprise de conquête.
C'est ainsi que Saigon est occupée.
Par le traité de Saigon du 5 juin 1862, les Français imposent à l'empereur du
Viêt-nam la cession de Saigon et de la Cochinchine, le grenier à riz du Viêt-nam.
Ils obtiennent aussi une indemnité, des facilités commerciales et des garanties pour les
chrétiens.
Le Viêt-nam devient un protectorat de fait et certains y voient l'amorce d'un nouvel
empire colonial et une base de départ vers la Chine.
Après la conquête complète du Vietnam, les Français constitueront sous leur autorité
une Union indochinoise en rapprochant le pays des deux autres protectorats du Cambodge et
du Laos.
La Chine devra renoncer à sa suzeraineté sur le Viêt-nam.
Les derniers militaires français quitteront le Viêt-nam en 1956.