Rapport de
Khrouchtchev au XXe Congrès
Dans la nuit du 24 au 25 février 1956, Nikita
Khrouchtchev donne lecture d'un rapport sur les crimes de Staline au XXe Congrès du Parti
communiste d'URSS.
Le 16 mars, le New York Times en livre des extraits. Le rapport est publié in
extenso quelques semaines plus tard.
Trois ans après la mort de Staline, les communistes du monde entier ouvrent les yeux sur
la réalité sanglante du régime.
Le rapport du Premier secrétaire du Parti communiste d'URSS aura des effets détonants.
Il va nourrir l'idée que Staline aurait dévoyé l’utopie généreuse du
marxisme-léninisme.
Les peuples de Pologne et de Hongrie vont réclamer la liberté. Mais les chars
soviétiques entreront à Budapest et écraseront la
révolte dans le sang.
Mao Tsé-toung, le leader de la Chine populaire, s'inquiète de la brèche ouverte dans
l'idéologie marxiste-léniniste. Il va se faire le défenseur de l'orthodoxie. Il va
s'approprier la mémoire de Staline et prendra ses distances avec l'URSS de Nikita
Khrouchtchev.
Les deux Grands du monde communiste seront bientôt au bord de la guerre et ne vont plus
cesser de se quereller.
Bibliographie
L'histoire de l'URSS a nourri une imposante littérature. A défaut de lire le volumineux
ouvrage du grand historien François Furet (Le passé d'une illusion), on peut se
reporter à la biographie de Lénine par Hélène Carrère d'Encausse ou à l'essai
d'Alain Besançon: Présent soviétique et passé russe.