Révolution
de Mai en Argentine
Le 25 mai 1810, la bourgeoisie créole de Buenos Aires
chasse le vice-roi d'Espagne. Elle commence à songer à l'indépendance.
Une colonisation médiocre
Le Rio de la Plata, à la pointe sud du continent américain, avait été occupé par les
Espagnols dès le XVIe siècle.
Mais cette région à peine peuplée de quelques Indiens et dépourvue de richesses
minières n'intéressait guère Madrid et avait été longtemps laissée à l'abandon.
En 1776, pour résister à la pression des Portugais venus du Brésil voisin, les
Espagnols se décident à établir une vice-royauté à Buenos-Aires.
Mais ils persistent à freiner le développement économique de leur colonie. Ils lui
imposent en particulier un «pacte colonial» qui interdit aux habitants de
commercer avec quiconque d'autre que la métropole.
Profitant de l'invasion de l'Espagne par Napoléon, les
Anglais débarquent et incitent les habitants de Buenos-Aires à la rébellion.
C'est ainsi qu'est chassé le vice-roi. Cette révolution de Mai aboutit à la formation
d'une «première junte» qui assume le gouvernement de la région.
L'anarchie se développe jusqu'à ce que les victoires du général Juan de San Martin
entraînent le départ définitif des Espagnols.
En mars 1816, les partisans de la République comme ceux de la monarchie unissent leurs
efforts au congrès de Tucuman, une ville voisine de Buenos Aires.
Le 9 juillet 1816, l'ancienne vice-royauté proclame officiellement son indépendance sous
le nom de Provinces unies de la Plata.
Mais les dissensions ne s'arrêtent pas pour autant, l'Uruguay, le Paraguay et la Bolivie
faisant sécession de l'Argentine.
Le 25 mai est fête nationale en Argentine.