Coup d'État
de Fructidor contre les royalistes
Le 4 septembre 1797 (18 fructidor An V), le Directoire qui gouverne
la France organise un coup d'État contre les royalistes des deux Assemblées.
Le régime du Directoire a succédé à celui de la Convention peu après la chute de
Robespierre.
Prenant acte de la fin de la Terreur, les Français souhaitent retrouver la paix
civile, militaire et religieuse et ils élisent des députés modérés dans les deux
Assemblées des Cinq Cents et des Anciens.
Ces députés sont favorables au retour de la monarchie en la personne du prétendant
Louis XVIII, comte de Provence et frère du malheureux Louis XVI, guillotiné quatre ans
plus tôt.
Mais les anciens montagnards de la Convention n'en veulent pas. Comme le Directeur Paul
Barras, beaucoup se sont compromis dans la Terreur et en ont profité pour s'enrichir.
Comme eux, beaucoup de Français ont tiré profit de la Révolution en achetant des biens
nationaux. Ils craignent de les perdre.
Le général Napoléon Bonaparte, protégé de Barras, combat avec succès les Autrichiens
en Italie. Il a déjà servi le régime en écrasant une insurrection royaliste à Paris,
le 13 Vendémiaire an IV.
Il répond une nouvelle fois présent à ses bienfaiteurs et envoie au Directoire l'un de
ses généraux, Pierre Augereau.
Celui-ci assiège les Assemblées. 53 députés et 2 Directeurs suspects de sympathies
royalistes sont déportés, le Directoire est provisoirement sauvé.
Deux ans plus tard, Bonaparte sera à nouveau appelé à la rescousse.
Cette fois, il agira pour son propre compte et fondera le Consulat.