Bataille de
Marathon
Encore une bataille... mais quelle bataille ! Le 13
septembre de l'an 490 avant Jésus-Christ, les Athéniens remportent à Marathon une
victoire mémorable sur les Perses.
Cambyse et son fils
Cyrus, fondateurs de la dynastie perse des Achéménides, avaient soumis les cités
grecques de la rive asiatique de la mer Égée.
Mais l'une d'elles, Milet, se soulève et appelle Athènes à son secours. Les Athéniens
viennent au secours des cités grecques en révolte contre les Perses. Ils débarquent en
Asie mineure et brûlent la ville de Sardes.
C'est plus que n'en peut supporter le «Roi des Rois», Darius 1er, successeur de
Cyrus le Grand.
Après avoir battu les Athéniens près de la rivière Halys, Darius brûle à son tour
Milet et déporte ses habitants en Mésopotamie. Puis il envoie sa flotte vers la Grèce
sous le commandement de son gendre Mardonios. Mais la flotte est détruite par la tempête
en -492, non loin du Mont Athos. 300 navires et 20.000 hommes sont portés disparus.
La deuxième tentative est la bonne. Sous le commandement des généraux Datis et
Artapherne, les Perses et leurs alliés, les Mèdes, débarquent dans la plaine de
Marathon, à 35 km d'Athènes. Les envahisseurs sont 100.000 selon la tradition, plus
vraisemblablement 20.000.
Ils ne trouvent en face d'eux que l'armée des citoyens d'Athènes, au nombre de 10.000.
Les autres cités grecques ont fait défection, à l'exception de Platées, en Béotie,
qui a envoyé un millier d'hommes.
Grâce à l'habileté du stratège Miltiade et à leur audace, les Athéniens et leurs
alliés platéens surmontent leur faiblesse numérique.
De façon quelque peu surprenante, ils chargent les Perses au pas de course et les
obligent à rembarquer.
Selon la tradition, un messager dénommé Philippidès court annoncer la victoire aux
habitants d'Athènes. Il meurt d'épuisement à l'arrivée, après 4 heures de course, en
prononçant les mots: «Salut, nous sommes vainqueurs». Son souvenir est à
l'origine de l'épreuve la plus prestigieuse des Jeux Olympiques de l'ère moderne, le marathon,
une course de 42,195 km.
Aujourd'hui encore, dans la plaine de Marathon, on reconnaît le tumulus sous lequel
reposeraient 6400 Perses. Sans doute le plus ancien des cimetières militaires.
La bataille de Marathon marque la fin de la première guerre médique. Bien que de faible
importance par les effectifs engagés et la portée militaire, elle a un retentissement
moral considérable.
La Grèce est sauvée grâce à Athènes et la cité asseoit son hégémonie sur ses
voisines en prenant la tête de la confédération de Délos, du nom d'une île sacrée
où sont conservés les trésors communs à la confédération.
Sous l'impulsion de Thémistocle, le chef du parti populaire, Athènes va aussi se
préparer à un nouvel affrontement avec les Perses.
À Persépolis, Xerxès succède à son père Darius en 486. Il prend le temps de
réprimer une révolte en Égypte avant de reprendre la guerre contre la Grèce. Cette
seconde guerre médique s'achèvera encore au désavantage des Perses à Salamine.