L'affaire
des placards
Dans la nuit du 18 octobre 1534, des protestants français
placardent des proclamations contre la messe en différents lieux du pays et jusque sur la
porte de la chambre de François 1er, à Amboise.
Le roi avait jusque-là fait preuve d'une grande ouverture d'esprit, n'hésitant pas à
s'allier avec les protestants d'Allemagne et le sultan de Constantinople
En représailles de cette «affaire des placards», il ordonne la chasse aux
hérétiques.
Après quelques années de répit, l'intolérance religieuse reprendra le dessus.
Vaudois, patarins et autres hérétiques
En avril 1545, François 1er consentira au massacre de 3000 Vaudois établis dans la
montagne du Lubéron, au sud de la France. Une vingtaine de villages seront dévastés par
la soldatesque du sieur d'Oppède.
Cette action ternira les dernières années du roi, qui mourra deux ans plus tard avec,
dit-on, un très vif regret de cette décision.
Les Vaudois se réclament d'un certain Pierre Valdo qui prêchait à Lyon au XIIe siècle
et fut excommunié vers 1182. Comme les Cathares de la région de Toulouse ou encore les
Patarins italiens, mais aussi comme saint François d'Assise, dénonçait avec
vigueur la décadence morale du haut clergé et revendiquait une église plus proche des
vertus évangéliques de charité et de pauvreté.
Après le massacre du Lubéron, les derniers Vaudois se fondirent dans la Réforme
protestante.