Bazaine
capitule à Metz
Le 27 octobre 1870, le maréchal François Achille Bazaine capitule à Metz avec son
armée de 180.000 hommes.
Déclenchée par l'imprudence de Napoléon III, la guerre entre la France et la Prusse
avait conduit deux mois plus tôt à la capture de l'empereur, à Sedan.
L'armée de Bazaine était le dernier espoir de la France bien qu'elle fut assiégée à
Metz par les Prussiens.
Le maréchal entre en contact avec l'ex-impératrice Eugénie, par l'intermédiaire du
général Bourbaki, peut-être dans l'espoir de restaurer l'Empire.
Les négociations traînent en longueur. La disette s'installe dans la ville assiégée.
Bazaine renonce en définitive à poursuivre le combat.
Sa reddition suscite la stupeur. Elle s'ajoute aux échecs du général Trochu dans ses
tentatives de desserrer l'étau ennemi autour de la capitale.
Elle réduit à néant la tentative de Léon Gambetta de résister à l'invasion. Ce
dernier, qui tente d'organiser de nouvelles armées à partir de Tours, lance une
proclamation où il accuse explicitement le maréchal Bazaine de trahison!
Trois ans plus tard, Bazaine passe en Conseil de guerre. Condamné à mort, il est
grâcié par le maréchal-président Mac-Mahon (celui qui a été battu à Sedan).
Bénéficiant d'obscures complicités, il trouvera en définitive le moyen de s'enfuir à
l'étranger. Il mourra à Madrid en 1888 suite à un attentat commis par un individu venu
de France.