28 octobre 1886

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Les deux soeurs à la terrasse (détail), par Pierre-Auguste Renoir (France 1841-1919)
Ce jour-là...

  < La statue de la Liberté >  


La Liberté éclairant le monde

«La Liberté éclairant le monde» est inaugurée à l'entrée du port de New York le 28 octobre 1886.

Ce cadeau de la France aux États-Unis célèbre l'amitié franco-américaine. Il a été financé par une souscription publique des deux côtés de l'Atlantique et grâce à une active campagne de promotion du journaliste américain Joseph Pulitzer.

C'est la plus colossale statue jamais construite (35 mètres de haut et 93 avec le piédestal). Elle est l'oeuvre du sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi.

Auguste Bartholdi


Né à Colmar en 1834, Auguste Bartholdi s'est fait connaître en sculptant le «Lion de Belfort».

Pour figurer la «La Liberté éclairant le monde», le sculpteur a choisi comme modèle sa propre femme, Jeanne-Emilie de Puissieux, une ancienne couturière.

La statue a été exécutée avec des plaques de cuivre et d'abord montée à Paris. Une armature intérieure en fer conçue par l'ingénieur Gustave Eiffel l'a rendue apte à résister aux plus violentes tempêtes. Elle fut transportée aux États-Unis en 350 morceaux et remontée sur son piédestal de granit en quatre mois.

Emma Lazarus


La statue de la Liberté tient dans sa main gauche une tablette où l'on peut lire «July 4th, 1776» (Déclaration d'indépendance des États-Unis). Les sept rayons de sa couronne sont censés représenter les sept océans et continents de la Terre. La couronne, enfin, comporte 25 fenêtres qui symbolisent autant de joyaux.

Le piédestal de la statue présente un poème d'Emma Lazarus. Il s'adresse aux millions d'immigrants qui débarquent à Ellis Island et pour lesquels la statue de la Liberté figure l'espoir d'une vie meilleure:

«Give me your tired, your poor,
Your huddled masses yearning to breathe free,
The wretched refuse of your teeming shore.
Send these, the homeless, tempest-tost, to me,
I lift my lamp beside the golden door!

Donne-moi tes pauvres, tes exténués
Qui en rangs pressés aspirent à vivre libres,
Le rebut de tes rivages surpeuplés,
Envoie-les moi, les déshérités, que la tempête me les rapporte
De ma lumière, j'éclaire la porte d'or!»

 

Mise à jour le 22 février 2003