Les grandes heures de la démocratie américaine:
16 décembre 1773: "Tea
Party" de Boston
19 avril 1775: échauffourée de Lexington
4 juillet 1776: "Independance
Day"
17 octobre 1777: victoire de Saratoga
19 octobre 1781: victoire de Yorktown
3 septembre 1783: reconnaissance de l'indépendance des États-Unis
17 septembre 1787: une Constitution
fédérale pour les États-Unis
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Le 4 juillet
1776, à Philadelphie, où ils sont réunis en congrès (en anglais, «Convention»),
les représentants des Treize colonies anglaises d'Amérique du nord adoptent dans
l'enthousiasme une proclamation unilatérale d'indépendance.
L'auteur du texte est le conventionnel Thomas Jefferson, notamment assisté de John Adams
et Benjamin Franklin. Il énonce en des termes voués à l'immortalité le droit de tous
les êtres humains à la quête du bonheur:
«We hold these truth to be self-evident, that all men are created equal, that they
are endowed by their Creator with certain unalienable rights that among these are life,
liberty and the pursuit of happiness…»
L'anniversaire de ce jour a mérité de devenir la fête nationale des États-Unis
d'Amérique même s'il n'a pas consacré l'indépendance effective du pays. Celle-ci
attendra le traité de Versailles.
Il faut dire que les deux tiers des 2,5 millions d'habitants des Treize Colonies restent
fidèles à la couronne britannique et au roi George III ou au moins indifférents aux
revendications des Insurgents (ou insurgés).
Parmi les loyalistes figure le propre fils de Benjamin Franklin, l'un des héros de l'insurrection.
La guerre ne fait que commencer entre l'armée des Insurgents, placée sous le
commandement de George Washington, et les armées loyalistes et anglaises, renforcées par
de nombreux mercenaires allemands.
Retentissement
européen
L'insurrection et la déclaration d'indépendance ont un très grand retentissement dans
la noblesse libérale d'Europe. Contre l'avis du jeune roi Louis XVI, le marquis de La
Fayette (19 ans) arme une frégate à ses frais et rejoint les Insurgents.
D'autres officiers se joignent au mouvement comme le commandant Pierre L'Enfant, qui
jettera les plans de la future capitale, le général
Louis Duportail, mais aussi le Prussien von Steuben, le Polonais Kosciusko ou l'Allemand
de Kalb. Leur expérience militaire sera précieuse aux insurgés.
L'écrivain et espion Beaumarchais organise des envois d'armes à destination des
insurgés avec l'approbation du ministre des Affaires étrangères, Vergennes, désireux
de favoriser tout ce qui pourrait affaiblir l'ennemie héréditaire de la France,
l'Angleterre.
Le soutien décisif apporté par les nobles libéraux et, un peu plus tard, par le roi
Louis XVI en personne permettra aux insurgés d'emporter enfin la décision à Saratoga puis Yorktown.
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