Le 30 décembre 1922, la Russie change son nom pour
celui d'URSS. Il s'agit d'une fédération qui regroupe la Russie proprement dite,
l'Ukraine, la Biélorussie et la Transcaucasie. Au fil des décennies, elle en viendra à
compter quinze Républiques à l'autonomie très formelle.
L'avènement de l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques, un nom sans référence géographique, veut témoigner de la vocation du marxisme-léninisme à s’étendre à toute l’humanité et à abolir les vieilles nations. Tandis que Lénine, le fondateur du régime communiste, disparaît peu à peu de la scène politique, ses héritiers putatifs se disputent sur l’opportunité de privilégier ou non la révolution mondiale. C’est finalement Staline, partisan de la révolution dans un seul pays, qui l’emportera sur son principal rival, Trotski. Ces débats ne sont plus de saison. L’URSS est morte avant son soixante-neuvième anniversaire et les anciennes nations d’Europe orientale, bien que très affaiblies par les drames des dernières décennies, tentent tant bien que mal de retrouver leur place. Autres anniversaires du jour Le 30 décembre 1905, La Veuve Joyeuse triomphe à Vienne. Le compositeur austro-hongrois Franz Lehar renouvelle l'opérette. Le creuset viennois se révèle très réceptif à ce genre mineur qui sera exporté dans toute l'Europe. Dans le même temps, la ville impériale voit le triomphe de l’Art nouveau ou Jugendstil, inventé par les artistes de la Sécession, aux premiers rangs desquels figurent l’architecte Otto Wagner, le musicien Arnold Schönberg et le peintre Gustav Klimt. A posteriori, après la Grande Guerre et l’effondrement de l’Autriche-Hongrie, on qualifiera cette époque d’«apocalypse joyeuse». Le 30 décembre 1911, Sun Yat-Sen proclame la République de Chine. Il devient le premier président du gouvernement provisoire installé à Nankin. Les républicains dénoncent la légitimité du gouvernement impérial de Pékin. Celui-ci, affaibli par les séditions et les humiliations que lui ont fait subir les puissances occidentales, ne tardera pas à disparaître. Le 30 décembre 1916, le moine Raspoutine est empoisonné eet achevé de deux coups de revolver. Son cadavre est jeté dans la Neva. Haï pour son avidité et sa luxure, ce moine illettré, de son vrai nom Gregori Iefimovitch, s'était acquis à la cour du tsar une immunité de fait grâce aux soins qu'il prodiguait au tsarévitch, le jeune prince héritier, atteint d'hémophilie. Son assassinat par le prince Youssoupov et le grand-duc Dimitri Pavlovitch n'arrêtera pas la course à l'abîme de la Russie impériale. C'est
sa fête: Roger
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